30 avril 2020

Jacquou le Croquant sur France 2 à 14h : retour sur le destin tragique de Jocelyn Quivrin, mort à 30 ans

Adaptation cinématographique du roman du même nom d'Eugène Le Roy, Jacquou le Croquant est un film d'aventure se déroulant en 1815. Jacquou, un jeune paysan du Périgord, vit heureux avec ses parents jusqu'à ce que le cruel comte de Nansac le rende orphelin et misérable. Jurant de se venger, il va grandir et s'épanouir sous la protection du bon curé Bonal qui le recueille. Il deviendra, en quelques années, un jeune homme déterminé et séduisant, prêt à réparer l'injustice dont sa famille a été victime.

A l'occasion de la diffusion du film cet après-midi sur France 2, retour sur la carrière de Jocelyn Quivrin, l'interprète du comte de Nansac, décédé à l'âge de 30 ans…

Jocelyn Quivrin débute très jeune sa carrière cinématographique, apparaissant à treize ans dans la fresque historique Louis, enfant roi. Il incarne alors Philippe, Duc d'Anjou, le premier d'une longue série de rôles en costumes, allant de Lautrec (1998) aux Amours d'Astrée et de Céladon (2007) de Rohmer, en passant par les mini-séries Rastignac ou les ambitieux et L'Enfant des lumières (2002), ainsi que les longs métrages Jacquou Le Croquant et Jean de La Fontaine, le défi.

Jouant les Martiens (Peut-être, Cédric Klapisch) et donnant la réplique à Eric Cantona (L'Outremangeur, 2003), Jocelyn Quivrin trouve deux rôles marquants en 2004 : dans le drame Grande école (où il rencontre sa future compagne Alice Taglioni) et le thriller L'Empire des loups (2005), adapté du roman de Jean-Christophe Grangé et où il fait équipe avec Jean Reno.

En 2008, Jocelyn Quivrin obtient le Lauréat du Prix Patrick Dewaere et est nommé au César du Meilleur espoir masculin pour sa prestation du collègue du publicitaire dépressif joué par Jean Dujardin dans 99 francs. La même année, il partage l'affiche de Notre univers impitoyable avec Alice Taglioni, une comédie signée Léa Fazer se déroulant dans le monde de l'entreprise.

Ne rechignant pas à de petites apparitions, comme on peut le voir dans le film d'arnaque Ca$h et les drames A l'aventure et La Famille Wolberg, Jocelyn Quivrin s'illustre en 2009 dans deux comédies à succès : LOL de Lisa Azuelos et Incognito d'Eric Lavaine.

Au mois de novembre de la même année, il perd le contrôle de son Ariel Atom, dans le tunnel de Saint-Cloud en région parisienne, et meurt sur le coup.

Pressenti pour jouer le candide et idéaliste Philibert dans la comédie de cape et d’épée Les Aventures de Philibert, capitaine puceau, l'acteur s'était entraîné en prenant quelques cours d'escrime. Jean Dujardin devait quant à lui revêtir la panoplie du méchant Clotindre, mais ne se voyant pas jouer dans ce film sans son ami, il préféra se retirer au profit d’Alexandre Astier.

Matrix 4 : les réalisateurs de John Wick de retour dans la saga !

Avant de passer derrière la caméra de gros blockbusters d'action tels que Deadpool 2, Hobbs & Shaw et bien sûr la trilogie John Wick, Chad Stahelski et David Leitch avaient fait leurs armes... dans la Matrice, en tant que coordinateurs des cascades de la fameuse saga.

Alors que le tournage d'un quatrième opus a débuté en début d'année sous la direction de Lana Wachowski (avant d'être récemment mis en pause pendant la période de confinement), les deux experts en cascades ont récemment déclaré à Collider qu'ils avaient été rapellés pour mettre la main à la pâte et que de leur point de vue, Matrix 4 s'annonçait particulièrement enthousiasmant :

"De ce que j'en sais, c'est incroyablement fun", a ainsi confié Chad Stahelski. "Je pense que si vous êtes un fan de la trilogie originale, vous allez adorer ce film. Ça revient en force."

Le réalisateur de la saga John Wick a également expliqué en quoi avait consisté sa présence sur le tournage du film, précisant que sur ce quatrième film, contrairement à ce qui avait été fait sur la production de la trilogie originale (qui impliquait des équipes secondaires pour certaines séquences), Lana Wachowski se chargeait désormais directement de diriger toutes les scènes d'action.

"Ils nous ont demandé de donner un coup de main sur les chorégraphies et sur certains entraînements physiques pour les acteurs", a raconté Stahelski. "Je donne un petit coup de main sur une séquence, je crois que Dave aide sur une autre. Lana est revenue avec beaucoup d'amour pour organiser une sorte de réunion de famille, donc c'était très fun. C'était super de revoir de nombreux membres de l'équipe. Nous venions de terminer une séquence à San Francisco au moment de la pandémie."

Attendu dans les salles pour le 19 mai 2021, Matrix 4 verra le retour de Keanu Reeves (Neo), de Carrie-Anne Moss (Trinity) et de Jada Pinkett Smith (Niobe). 

Riverdale : un saut dans le temps de 5 ans confirmé !

La saison 4 de Riverdale n’est pas encore terminée mais on sait déjà que la saison 5 sera pleine de surprises et de changements. Deux acteurs emblématiques de la série depuis la première saison sont sur le départ, à savoir Marisol Nichols (Hermione Lodge) et Skeet Ulrich (FP Jones). Ce dernier a profité d’une interview à distance dans l’émission Today Show pour confirmer son départ : "J’aime tout le monde dans cette série, mais je suis prêt à aller de l’avant et à m’orienter vers d'autres projets créatifs. Riverdale nous prenait dix mois dans l’année et même si j’arrivais à participer à quelques films entre les tournages, je n'ai eu qu'une semaine de temps libre en deux ans".

Après être revenu sur son rôle culte de Billy Loomis dans Scream et sur le décès de Luke Perry, Skeet Ulrich a dévoilé un peu plus d’informations sur les prochains épisodes de Riverdale et a évoqué un saut dans le temps : "Je me sens prêt à faire autre chose et je sais qu’ils veulent amener la série dans une toute nouvelle direction avec un saut dans le temps de 5 ans. Je me suis dit que c’était le bon moment pour partir".

Les rumeurs persistantes sur ce fameux saut dans le temps viennent donc d’être confirmées par Skeet Ulrich. Que va donc réserver Riverdale pour la saison 5 avec un saut dans le temps de 5 ans ? La saison 4, en cours de diffusion, devrait se terminer avec la remise des diplômes d’Archie, Betty, Veronica et Jughead qui terminent leurs années lycée. La saison 5 pourrait sûrement sauter les années à l'université de ses personnages et les faire revenir à Riverdale pour un nouveau mystère. En attendant, le tournage de la saison 4 de Riverdale est interrompu en raison de l’épidémie de coronavirus et le prochain et dernier épisode tourné et monté, "Killing Mr. Honey", sera diffusé le 6 mai sur The CW aux Etats-Unis et le lendemain sur Netflix en France.

Transformers : un prequel animé par le réalisateur Josh Cooley


Après Bumblebee, un nouveau prequel de Transformers va voir le jour. Néanmoins, il s’agira cette fois-ci d’un film d’animation dont l’intrigue ne sera pas directement liée à celle des longs métrages en prises de vues réelles signés Michael Bay. Nos confrères de Deadline révèlent en exclusivité que Josh Cooley, le metteur en scène oscarisé de Toy Story 4, s’attellera en effet à la réalisation de cet opus qui retracera les origines de la rivalité entre Optimus Prime et Megatron sur la planète Cybertron. Andrew Barrer et Gabriel Ferrari, les scénaristes d’Ant-Man et la Guêpe, se chargeront de l’écriture du script.

Alors que les studios Paramount Pictures travaillent actuellement sur l’expansion de la franchise Transformers au cinéma, la production d’un long métrage animé est apparu comme une priorité de premier plan, l’expansion du coronavirus et l’interruption des tournages pour une durée indéterminée rendant incertain le futur de l’industrie cinématographique. La production d’un film d’animation pouvant se faire par échanges à distance entre les équipes, il a donc été jugé plus opportun d’avancer sur ce projet, avant que d’autres volets en prises de vues réelles puissent voir le jour.

Pour rappel, un film animé Transformers avait vu le jour en 1986 ainsi qu’une série animée de 98 épisodes.

Dérapages (Arte) : l'histoire vraie de fausse prise d'otage qui a inspiré la série

Dans Dérapages, mini-série en 6 épisodes diffusée sur Arte, Alain Delambre (Eric Cantona) est un homme que le chômage a détruit. Contre toute attente, sa candidature est retenue pour un poste de DRH. Alain veut y croire à tout prix, quitte à mettre sa famille en danger. Quand il comprend qu’il n’est qu’un faire-valoir pour conforter une candidature déjà retenue, il profite de l’épreuve finale pour dynamiter le système. Alain n’a alors plus rien à perdre... A l'origine adaptée du roman de Pierre Lemaître Cadres noirs, elle est inspirée, aussi étonnant que cela puisse paraître, d'une affaire de fausse prise d'otage qui a vraiment eu lieu en 2005 et qui sert donc ici d'"épreuve finale" pour tester la résistance au stress des collaborateurs.

Les faits se sont déroulés le 25 octobre 2005 au château de Romainville à Ecquevilly dans les Yvelines et sont racontés dans une enquête détaillée de Médiapart. À l’initiative du directeur général de la régie publicitaire de France Télévisions de l'époque, une douzaine de personnes qui constitue le comité de direction est réunie pour un séminaire. C'est alors qu'un commando de 9 personnes cagoulées, lourdement armées, fait irruption dans la salle de réunion et prend en otage les cadres apeurés. Ce sont en réalité des agents du GIGN venus arrondir leur fin de mois. 

Pendant plus d'une heure, les salariés sont ainsi sequestrés, menottés, cagoulés, malmenés, tandis que l'un des preneurs d'otage leur annonce qu'ils exigent qu'on leur remette la somme d'un million d'euros ainsi que la diffusion d'une vidéo lors du journal de 20h de France 2 du soir-même. La pression monte et la directrice commerciale présente, en état de choc, doit être évacuée. On finit par leur révéler que ce qu'ils viennent de vivre n'était en réalité qu'une mise en scène pour tester leur résistance, laquelle a été imaginée par leur directeur général, Philippe Santini.

Ce qui a été vécu comme un "véritable acte terroriste" par les victimes laisse évidemment des traces au sein de l'entreprise, conduisant à des départs, volontaires ou non, de plusieurs collaborateurs et à des dégâts psychologiques importants. Il faut attendre un mois avant que Le Canard Enchaîné ne révèle l'affaire au grand public, une affaire qui ne fera finalement que peu de bruit puisque passée sous silence par les grands médias.

En 2009, la plainte au pénal d'un collaborateur licencié aboutit à la condamnation de Philippe Santini, ainsi que celle du chef du faux commando, pour “complicité de violences volontaires aggravées, avec préméditation et usage ou menace d’une arme et séquestration”. Il ne quittera toutefois ses fonctions chez France Télévisions que trois ans plus tard...

Ce type de méthodes de recrutement et de management semble heureusement rester rarissime et on ne recense pas d'autres cas similaires en France, ni avant ni après cette affaire. 

29 avril 2020

L'Appât sur Arte : retour sur cette terrifiante affaire criminelle à l'origine du film de Tavernier

L'Appât s'inspire d'un fait divers survenu à Paris dans les années 1980 : l'affaire Hattab-Sarraud-Subra, qui a été elle-même minutieusement retranscrite dans un roman du même nom écrit par Morgan Sportès. En moins de dix jours, deux hommes riches sont retrouvés morts à leur domicile après avoir été assassinés dans des conditions effroyables. Rapidement, trois jeunes sont interpellés et, par la suite, condamnés devant la Cour d'Assises à de longues peines.

Ce fait divers se distingue surtout de par le profil assez inhabituel de ses criminels : Valérie Subra, 18 ans à l'époque des faits, est la fille de cadres supérieurs, prend des cours d'esthéticienne et travaille dans un magasin au Sentier ; Laurent Hattab, 19 ans, très frimeur, est le fils d'un patron d'entreprise située dans ce même quartier parisien ; Jean-Rémy Sarraud, 20 ans, abandonné par sa mère à 6 ans, multiplie les petits boulots et vit aux crochets de "gosses de riches".

Tous les trois rêvent de voler beaucoup d'argent pour mener la grande vie aux Etats-Unis. Pour ce, ils élaborent un plan diabolique : Valérie est chargée de séduire, en boîte de nuit, des hommes à la situation financière solide, pour qu’ils l’invitent ensuite chez eux. Une fois sur place, la jeune fille fait entrer ses deux complices, lesquels attachent la victime pour lui extorquer de l'argent… En employant les moyens les plus violents qui soient.

Leur première cible est un avocat de 50 ans. Après avoir été ligoté, il est tué par Laurent et Jean-Rémy de plusieurs coups de couteau. Et ce pour un butin de... 1 200 francs. Quelques jours plus tard, le trio diabolique s'introduit chez un homme de 29 ans, qui est directeur d'une maison de prêt-à-porter. Là encore, les deux hommes le tuent à l’arme blanche (un coupe-papier) après l'avoir attaché et lui avoir volé 13 000 francs.

Les meurtriers trouvent alors une nouvelle cible, mais la police parvient à mettre la main sur Valérie (et donc ses complices) grâce aux carnets de visite des deux précédentes victimes.

Les réactions des trois jeunes, lors du procès en assises, dénotent une inconscience totale face à la gravité de leurs actes. L'un d'eux déclare même : "C'est facile de tuer, ça va très vite, tout le monde peut le faire". Les accusés sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine de sûreté de 16 ans pour Laurent et Jean-Rémy, et de 18 ans pour Valérie. Toutefois, cette dernière est libérée en 2001 et ses complices en 2003.

Si le but de Bertrand Tavernier n'était pas de retranscrire cette histoire sordide dans les moindres détails, il s’en est servi pour faire un film reflétant ses obsessions de cinéaste : une faillite morale de la société, accentuée par une dictature de l'apparence, conduisant à une perte de repères et donc à l'augmentation de la criminalité. De ce point de vue, les trois assassins du film ont en fait pris pour cibles leurs doubles : de nouveaux riches qui ne jurent que par l’argent.

Les Trolls 2 : un gros succès aux Etats-Unis en VOD qui provoque la fureur des exploitants

Après l'exercice il y a quelques jours de prospective sur le devenir de certains films en salle (ou non), voilà bien une idée qui n'est pas franchement de nature à apaiser les tensions et les nerfs, déjà mis à rude épreuve en cette période de pandémie liée au Covid-19...

Initialement prévu en salle, le film d'animation Les Trolls 2 - Tournée mondiale, produit par Universal, a finalement directement atterri en VOD aux Etats-Unis. Il est ainsi proposé à 19,99 $ pour une location de 48h en ligne par la major, suite à la fermeture des salles américaines depuis la mi-mars. Et c'est un carton inattendu. Rien qu'au cours des 19 premiers jours, le film a généré près de 100 millions $ de recettes.

En déduisant les divers frais dont ceux du marketing, les revenus resteraient encore élevés selon le site Deadline, puisqu'il tourneraient aux alentours de 77%. Bien plus que le partage traditionnel des recettes effectué entre les studios et les exploitants de salles de cinéma, selon un ratio de 50 / 50 ou 60 / 40 selon les cas. Evidemment, le film ayant coûté 95 millions de dollars à produire, Universal risque de perdre un peu d'argent dans l'opération, d'autant qu'il faut ajouter les dépenses liées au marketing. Il n'empêche que ces très bons chiffres, étant donné le contexte et vu l'offre proposée, interpellent logiquement la major.

Dans une déclaration au Wall Street Journal publiée ce 28 avril, Jeff Shell, PDG de NBC- Universal, a précisé que "les résultats [du film] ont dépassé nos attentes et ont prouvé la viabilité de la VàD. Dès que les salles rouvriront, nous comptons sortir des films sur les deux supports". Des propos qui ont résonné comme une déclaration de guerre aux oreilles d'Adam Aron, le PDG d'AMC, le plus puissant circuit de multiplexes aux Etats-Unis, fort d'un maillage de 8043 écrans répartis dans 634 cinémas à travers le pays.

Ce dernier s'est fendu d'une lettre ouverte à Donna Langley, la CEO de Universal, pour lui faire part de son mécontentement. Et encore, le mot est faible; sa fureur plutôt : en rétorsion, il précise que son circuit de salles "ne distribuera plus aucun film Universal dans ses 1000 cinémas dans ces conditions", englobant donc les salles AMC d'Europe et du Moyen-Orient. Et d'ajouter : "Cette politique affecte tous les films Universal en tant que tels. Elle entre en vigueur dès aujourd'hui et à la réouverture de nos salles, et n'est pas une menace creuse ou inconsidérée. Cela étant, cette politique ne vise pas uniquement Universal par pure colère ou pour être punitive de quelque manière que ce soit, elle s'étend également à tous ceux qui abandonnent unilatéralement les pratiques actuelles de chronologie des médias en l'absence de négociations de bonne foi entre nous, de sorte que eux en tant que distributeurs et nous en tant qu'exploitants puissions profiter tous deux de ces changements et qu'aucun de nous n'en souffre. Actuellement, Universal est le seul studio qui envisage un changement complet. D'où cette communication immédiate en réponse".

Adam Aron conclut sa lettre de manière assez lapidaire : "AMC a investi beaucoup de temps et d'énergie avec les dirigeants d'Universal ces dernières années pour essayer de trouver un nouveau modèle de chronologie qui serait bénéfique à la fois pour votre studio et pour nous. Bien que les déclarations unilatérales d'Universal sur cette question nous soient désagréables, comme cela a toujours été le cas AMC est prêt à s'asseoir avec Universal pour discuter des différentes stratégies de chronologies et des différents modèles économiques entre votre société et la nôtre. Toutefois, en l'absence de telles discussions et d'une conclusion acceptable à ce sujet, nos décennies d'activité commerciale incroyablement fructueuses ensemble sont malheureusement arrivées à leur terme". Ambiance...

De son côté, la major a évidemment tenu à répondre au PDG de la société AMC, tentant de jouer l'apaisement : "En sortant Les Trolls 2 - Tournée Mondiale en VàD, notre objectif était de fournir du divertissement aux personnes confinées, alors que les cinémas et autres formes de divertissement extérieur ne sont pas disponibles. Compte tenu de la réaction enthousiaste au film, nous pensons avoir fait le bon choix. Notre désir a toujours été de fournir du divertissement à un public aussi large que possible. Nous croyons absolument à l'expérience de la salle et nous n'avons fait aucune déclaration contraire. Comme nous l'avons dit précédemment, nous prévoyons de distribuer les futurs films directement dans les salles de cinéma, ainsi qu'en vidéo à la demande lorsque ce mode de distribution sera approprié. Nous sommes impatients d'avoir d'autres conversations privées avec nos partenaires de l'exploitation, mais nous sommes déçus par cette tentative apparemment coordonnée de l'AMC et de la NATO de confondre notre position et nos actions".

La major fait allusion au communiqué de la NATO, acronyme de National Association of Theatre Owners, soit l'association des exploitants américains de salles, qui s'est exprimé par l'entremise de son représentant, John Fithian. "Les circonstances exceptionnelles ne doivent pas être une raison pour Universal de les utiliser comme tremplin pour contourner la sortie des films en salle. [...] Les salles de cinéma offrent une expérience immersive et partagée qui ne peut pas être reproduite - une expérience à laquelle de nombreux spectateurs Vàd de ce film auraient participé si le monde n'était pas confiné".

Astrid et Raphaëlle : une saison 2 pour la nouvelle série à succès de France 2

Selon Télé Loisirs, Astrid et Raphaëlle est renouvelée par France 2 pour une saison 2. Cette série policière et d'aventures menée tambour battant durant 8 épisodes a trouvé son public, et la chaîne a décidé de faire confiance à ses créateurs Alexandre de Seguins et Laurent Burtin. La saison 1 voyait le commandant Raphaëlle Coste s'associer avec une jeune femme aussi brillante que déroutante, mémoire vivante des enquêtes criminelles : Astrid, 30 ans, autiste Asperger.

Le duo, composé par Sara Mortensen (Astrid) et Lola Dewaere (Raphaëlle) sera donc de retour. Le tournage de la saison 2, qui devait commencer en juillet, est finalement reporté en raison de l'épidémie de COVID-19, comme le rapporte Lola Dewaere à Télé Loisirs : "Ça tellement marché. Il n’y a pas photo : oui il y aura une saison 2, c’est officiel. Mais avec le confinement, on ne sait pas quand on va pouvoir reprendre le tournage. Normalement, on devait reprendre de juillet à novembre. Mais là, on ne sait pas, on attend."

La comédienne en profite pour révéler que le passé de son personnage sera davantage fouillé dans ces nouveaux épisodes : "(...)Pour le moment, on était vraiment centré sur Astrid même si il y a eu des bribes du passé de Raphaëlle mais d’après ce que j’ai compris, les auteurs vont développer un peu plus le côté perso de Raphaëlle."

Pour le découvrir, il faudra donc attendre que la situation de confinement se termine afin qu'une reprise des tournages soit envisageable, mais France 2 est confiante, et Astrid et Raphaëlle reviendront dès que possible.

The End of October : Ridley Scott développe un film ou une série sur ce sujet d'actualité

Infatigable Ridley Scott. Alors qu'il doit encore boucler le tournage hexagonal de The Last Duel, interrompu en mars en raison de l'épidémie de coronavirus, le cinéaste britannique travaille déjà sur son prochain projet. Un projet fortement ancré dans l'actualité, puisque selon le site Deadline, il s'agit de l'adaptation du roman The End of October, centré sur une pandémie mondiale.

Publié cette semaine, The End of October, écrit par Lawrence Wright (Prix Pulitzer de l'essai en 2007 pour The Looming Tower: Al Qaeda and the Road to 9/11), raconte l'histoire d'un microbiologiste américain envoyé en Indonésie par l'Organisation Mondiale de la Santé afin d'enquêter sur une épidémie apparue dans le pays. Celle-ci va très vite se propager dans le monde, provoquant un véritable désastre économique.

The End of October, qui sera produit par Scott Free, la société de Ridley Scott, prendra la forme d'un long métrage ou d'une mini-série, la plateforme Netflix étant, selon Deadline, particulièrement intéressée pour héberger le projet. Le réalisateur de Gladiator, dont on ne sait pas s'il officiera à la réalisation, ne peut être ici taxé d'opportunisme : il a soumis l'histoire à Lawrence Wright il y a six ans, le roman étant aujourd'hui publié, troublante coïncidence, en pleine épidémie de COVID-19.

Ridley Scott a toujours été intéressé par le sujet de la pandémie. En 1994, le cinéaste envisageait de porter à l'écran Crisis in the Hot Zone, le roman de Richard Preston centré sur l'apparition d'un virus aux Etats-Unis, mais la sortie du film Alerte l'en empêcha (le livre a finalement été adapté récemment avec la série The Hot Zone). Trois ans plus tard, Scott travaillait sur le projet Je suis une légende, adapté du roman culte de Richard Matheson et centré sur une pandémie vampirique. Sa version avec Arnold Schwarzenegger ne verra pas le jour, le long métrage étant finalement réalisé par Francis Lawrence avec Will Smith en tête d'affiche.

VOD : Amazon Prime Video lance son service en France


Ce mardi 28 avril, Amazon Prime Video a annoncé le lancement de son service de vidéos à la demande en France. Dans un communiqué, le géant américain promet à ses clients des milliers de nouveaux films disponibles à l'achat ou à la location.

Intitulée Store Prime Video, cette nouvelle plateforme vient s'ajouter au catalogue de films et séries proposés en streaming sur Prime Video. Parmi les titres déjà disponibles en VOD, on retrouve des sorties récentes, telles que Joker, Jumanji: next level ou Le Prince Oublié, mais également une sélection d'oeuvres culte, comme Les Incorruptibles, Taxi Driver et American Beauty. Action, animation, comédies, drame... il y en aura pour tous les goûts et tous les âges.

Pour connaître le catalogue et les prix, rendez-vous sur Amazon.