27 avril 2020

Les Goonies : confinés, ils se réunissent 35 ans plus tard

Les Goonies sont éternels, et Josh Gad a tenu à le prouver, confinement ou non ! L'acteur et interprète américain, qui prête sa voix au personnage d'Olaf dans La Reine des Neiges, a organisé une réunion virtuelle du casting sur sa chaine Youtube, dans un nouveau format intitulé "Reunited Apart with Josh Gad", alors que le film sorti en 1985 souffle ses trente-cinquièmes bougies cette année.

L'ensemble du casting original, constitué de Sean Astin (Mikey), Corey Feldman (Mouth), Jeff Cohen (Chunk), Martha Plimpton (Stef), Jonathan Ke Quan (Data), Kerri Green (Andy) et Josh Brolin (Brand) a répondu présent, chacun depuis son canapé.

Très attaché au film qui a "défini son enfance", Josh Gad s'est fait une joie de présenter cette réunion virtuelle, qui sera la première d'un format d'interview voué à se décliner avec d'autres stars tout au long du confinement. Chaque épisode permettra en outre de lever des fonds pour aider les différents centres de recherche et de production dédiés à la lutte pour endiguer le coronavirus, rapporte le site Entertainment Weekly. La réunion des Goonies a ainsi permi de soutenir le Center for Disaster Philanthropy, qui aide les personnes les plus vulnérables touchées par l'épidémie de Covid19 aux Etats-Unis.

Troie sur TMC : pourquoi Brad Pitt regrette-t-il d'avoir joué dans ce film ?

Sorti en 2004, Troie remporte un immense succès, générant près de 500 millions de dollars de recettes au box-office mondial. En France, il attire 2,7 millions de spectateurs en salles. Le film consacre définitivement Brad Pitt au rang de star incontestée, l'acteur rendant le personnage d'Achille iconique à souhait.

Cependant, le succès du film laisse un goût amer au comédien. Récemment, ce dernier s'est confié lors d'une interview pour le New York Times. À l'époque, Brad Pitt doit tourner To The White Sea sous la direction des frères Coen mais le projet est finalement annulé. Le studio Warner Bros. lui propose alors de tourner la fresque historique de Wolfgang Petersen.

Selon l'acteur, il n'a pas eu d'autres choix que d'accepter la proposition. "Je devais faire Troie parce que, j’imagine que je peux le dire maintenant, j’avais lâché un autre film. Alors je devais faire quelque chose pour le studio en échange. Donc on m’a mis dans le film de Petersen. Ce n’était pas une expérience douloureuse, mais j’ai compris que le film allait dans une autre direction que celle que j’aurais voulu voir. Moi-même j’ai fait des erreurs dans ce projet et j'ai réalisé que ça ne ressemblait pas à ce que je souhaitais faire. C'était une erreur de ma part.", déplore le comédien.

Cela n'a pas empêché le comédien de s'investir à 100% dans son rôle, subissant un entraînement intensif de 6 mois pour acquérir une masse musculaire digne d'un Dieu grec. Il a aussi adopté une alimentation stricte et arrêté la cigarette. À noter qu'il s'est également blessé au talon pendant une scène de combat ! Ironique quand on connaît le point faible du célèbre Achille.

Toutefois, Brad Pitt n'était pas à l'aise avec l'aspect ultra-commercial du film et a mal vécu le tournage à cause de cela. "À chaque plan, c’était comme si on disait "Voilà le héros !" Il n’y avait pas de mystère. C’est à cette époque que j’ai pris la décision de m’investir uniquement dans des œuvres de qualité, faute d’un meilleur terme. Ça a été un tournant décisif dans ma carrière, me guidant dans la décennie suivante au cinéma", révèle l'interprète d'Achille. "Ce projet a été une grande déception. Lorsque vous essayez de gérer votre carrière, vous recevez beaucoup de conseils. Certains vous disent que vous devriez faire ci et ça, d'autres vous diront le contraire", ajoute-t-il.

L'acteur a ensuite appliqué son credo, tournant des productions plus exigeantes sous la houlette d'auteurs comme Terrence Malick (Tree of Life), les frères Coen (Burn After Reading), Alejandro González Iñárritu (Babel), David Fincher (Benjamin Button) ou Quentin Tarantino (Inglourious Basterds puis Once Upon A Time In Hollywood, qui a lui a valu l'Oscar du meilleur second rôle). Récemment, Brad Pitt a crevé l'écran dans Ad Astra de James Gray et s'apprête à jouer dans le prochain Damien Chazelle, Babylon, prévu pour janvier 2022.

Troie, notamment la version longue, reste pourtant un péplum très apprécié du public. 

Mes premières fois : c’est quoi cette nouvelle série Netflix ?

Après une année traumatisante, Devi Vishwakumar, une ado indo-américaine décide de casser son image de paria pour devenir populaire. Mais rien, ni personne, ne lui facilite la tâche.

A l’heure où les séries tentent d’être le plus inclusive possible, rares sont les productions américaines centrées sur des héroïnes comme Devi Vishwakumar (on peut citer Quantico et Master of None dans un autre genre). Non seulement cette adolescente tente de survivre tant bien que mal au lycée, mais elle doit aussi embrasser et assumer sa double culture. Et c’est ce mélange qui fait la fraicheur de Mes premières fois, la nouvelle comédie de Netflix à découvrir depuis la 27 avril. Cette série, on l’a doit à Mindy Kaling. Après nous avoir raconté l’histoire de sa mère dans The Mindy Project, c’est son propre vécu qu’elle relate dans cette nouvelle production toute aussi drôle et incisive.

Lorsque le géant américain lui propose de faire une série sur sa jeunesse, Kaling fait appel à son amie scénariste Lang Fisher. Ensemble, elles lancent une campagne inédite d’auditions via Instagram pour trouver des talents bruts. Ce sont au total 15 000 candidates qui ont postulé pour décrocher le rôle principal et c’est au final la jeune et prometteuse Maitreyi Ramakrishnan qui a été choisie pour prêter ses traits à la bouillonnante Devi. L’actrice canadienne d’origine Tamil n’avait encore jamais joué de sa vie mais prestation a été plébiscitée par les critiques américains (la série est d’ailleurs notée 84/100 sur Metacritic).

Mais Mes premières fois (Never Have I Ever en VO) n’est pas qu’une série centrée sur une héroïne indo-américaine. Elle aborde des sujets universels comme la découverte de soi ou les premiers émois amoureux. "Généralement les geeks sont mis de côté dans les séries, on voulait cette fois les mettre au centre et les rendre cools. Ce sont des personnages qui aiment les séries pour ado comme Riverdale et qui se sentent mal parce qu’ils ne ressemblent pas à eux. Je me retrouve un peu là dedans", révèle Mindy Kaling dans cette interview donnée à Netflix.

La série se démarque aussi avec un détail singulier qui fait sourire : c’est le champion de tennis John McEnroe lui-même qui fait la voix-off de la série. Et impossible de ne pas faire le rapprochement entre son légendaire caractère de feu et celui de l’héroïne !

Les 10 épisodes de la saison 1 sont à binge-watcher sur Netflix !

Avengers : les frères Russo prêts à rediffuser leurs films en salles après le confinement

Il y a un an, Avengers: Endgame (chapitre final de la lutte entre les super-héros Marvel et le titan Thanos) sortait dans les salles et devenait le plus grand succès de l'histoire du box-office en surpassant Avatar.

Invités dans le podcast CinemaBlend's ReelBlend, les deux réalisateurs du film Joe et Anthony Russo ont récemment raconté leur grande émotion suite à la réception de leur film et confié leur amour pour les salles de cinéma :

"L'expérience de la salle de cinéma est une expérience de partage", a ainsi déclaré Joe Russo. "Peut-être bien que le moment le plus émouvant de toute notre carrière a eu lieu il y a quelques semaines, lorsque le confinement a débuté, et que Endgame s'est retrouvé dans les tendances sur les réseaux sociaux car tous les gens postaient des vidéos d'avant-premières de leurs cinémas [ndlr : filmées l'année dernière], où le public était vraiment connecté au film émotionnellement."

Les réalisateurs ont également exprimé leur enthousiasme quant à une éventuelle ressortie de leurs derniers films (Avengers: Infinity War et Avengers: Endgame) après le confinement. Toutefois, une telle initiative n'a encore été ni confirmée ni même évoquée par la Walt Disney Company.

"Pour nous, la vraie force de la salle de cinéma, c'est qu'elle relie les publics les uns aux autres, à travers le monde", a expliqué Joe Russo. "Le fait d'avoir pu participer à des films qui ont accompli cela à une telle échelle, à ce niveau d'implication émotionnelle de la part du public, était très émouvant, et restera le plus grand moment de notre carrière. Donc si on pouvait utiliser ces films pour ramener les gens dans les salles de cinéma, cela nous rendrait fous de joie. Je veux dire que nous soutiendrons la moindre opportunité qui permettrait aux gens de revenir et de partager à nouveau ces histoires ensemble."

Infinity War et Endgame sont-ils susceptibles de ressortir dans les salles obscures pour accueillir le retour des spectateurs ? Aucune annonce officielle n'a encore été faite à ce sujet.

The Last Kingdom sur Netflix : tout ce qu'il faut savoir sur la saison 4

Attendue depuis novembre 2018 par les fans, la saison 4 de The Last Kingdom est enfin disponible sur Netflix depuis ce dimanche 26 avril. Et si la série historique britannique développée par Stephen Butchard à partir de la saga littéraire Les Chroniques saxonnes de Bernard Cornwell n'a rien perdu de son esthétique bluffante et de son penchant pour les combats ultra violents et sanglants à souhait, cette nouvelle saison marque indéniablement le début d'un nouveau chapitre pour Uhtred (Alexander Dreymon), le guerrier tiraillé entre son héritage saxon et son éducation danoise. Avec à la clé de nouveaux enjeux, de nouveaux ennemis, et des pertes lourdes.

Avant de vous lancer dans un binge-watch intensif de cette saison 4 de The Last Kingdom, voilà tout ce qu'il faut savoir sur cette nouvelle fournée…

Comme la saison 3, la saison 4 de The Last Kingdom est constituée de 10 épisodes d'environ 55 minutes chacun. Soit deux épisodes de plus que les deux premières saisons, qui étaient à l'époque diffusées sur la BBC au Royaume-Uni, avant que la série ne devienne une "originale Netflix" dès la saison 3.

Adaptée en partie des tomes 5 et 6 des Chroniques saxonnes, "The Pagan Lord" et "The Empty Throne", la saison 4 de The Last Kingdom prend certaines libertés avec le matériau d'origine. En effet, alors que "The Pagan Lord" s'ouvre sur un saut dans le temps de dix ans, un laps de temps plus court semble s'être écoulé depuis la mort d'Alfred lorsque débute le premier épisode de cette quatrième saison. Mais le but principal d'Uhtred dans ce nouveau chapitre reste globalement le même que dans les romans de Cornwell : se réapproprier son héritage en reprenant Bebbanburg des mains de son oncle, Aelfric (Joseph Millson), dont les armées sont affaiblies suite à une attaque des Écossais. Mais l'arrivée dans l'équation de Wihtgar (Ossian Perret), le fils d'Aelfric et le cousin d'Uhtred, pourrait bien venir compliquer les plans de notre héros. D'autant plus qu'Uhtred va une fois de plus se retrouver impliqué dans les affaires politiques du royaume de Wessex.

Malgré le semblant d'unité s'étant fait sentir dans le final de la saison 3, lorsque les armées de Mercie et du Kent étaient venues prêter main-forte à celle du Wessex lors de l'affrontement contre les Danois, les peuples sont plus que jamais divisés au début de la saison 4 et le souhait d'une Angleterre unifiée, tel qu'il a été rêvé par Alfred, semble bien loin. Les Danois, emmenés par Cnut (Magnus Bruun), décident donc de profiter de ces tensions pour attaquer leurs ennemis et parvenir à leurs fins : renverser le roi Edouard (Timothy Innes) et prendre sa place sur le trône afin de régner sur le Wessex et sur toute l'Angleterre. Avec pour première cible le royaume de Mercie...

Uhtred, qui vit un amour caché avec Aethelflaed, ne va pouvoir rester insensible au sort des nations saxones et va donc une fois de plus s'investir dans la guerre contre les vikings danois. Une guerre qui aura également une motivation plus personnelle pour celui qui, au cours de ces nouveaux épisodes, va croiser la route de ses enfants, Stiorra et le jeune Uhtred. Mais les mauvaises décisions prises par Edouard, qui semble plus que jamais manipulé par son beau père, Aethelhelm, au grand dam de Lady Aelswith, pourraient-elles coûter la victoire aux Saxons et consolider un peu plus la domination des Danois ? Réponse au cours de cette quatrième saison tout aussi réussie que les précédentes. Avec au programme, comme toujours dans The Last Kingdom, la mort de plusieurs figures importantes de la série. Vous voilà prévenus…

Si David Dawson (Alfred), Tobias Santelmann (Ragnar), et Harry McEntire (Aethelwold) ne font plus partie du casting de The Last Kingdom après la mort de leurs personnages en saison 3, le reste de la distribution principale de la série, dont Alexander Dreymon (Uhtred), Emily Cox (Brida), Toby Regbo (Aethelred), Millie Brady (Aethelflaed), et Ian Hart (Beocca), est évidemment fidèle au poste. À noter d'ailleurs la place plus importante donné à Aelswith (Eliza Butterworth), la veuve d'Alfred, qui, mise de côté par Edouard et Aethelhelm, va tenter de réparer ses erreurs passées, mais aussi à Finan, le fidèle acolyte d'Uhtred incarné par Mark Rowley.

Du côté des nouveaux personnages, cette saison 4 fait notamment la part belle aux enfants adolescents d'Uhtred, Stiorra (Ruby Hartley) et le jeune Uhtred (Finn Elliot). Et ce dernier s'impose comme l'un des éléments les plus intéressants de cette nouvelle salve d'épisodes de par ses croyances chrétiennes profondes, opposées à celles de son père, et le tiraillement et la quête d'identité que sa relation naissante avec Uhtred va provoquer en lui. Enfin, cette nouvelle saison de The Last Kingdom introduit également du côté de la Mercie et des armées d'Aethelred un duo frère-soeur as de la manipulation : Eadith (Stefanie Martini) et Eardwulf (Jamie Blackley). Nouvelle maîtresse d'Aethelred, Eadith essayer de faire jouer son pouvoir de séduction pour parvenir à ses fins politiques tandis qu'Eardwulf est un guerrier prêt à tout pour rétablir le nom et l'honneur de leur famille. Et tous les deux vont finir par jouer un rôle important dans cette quatrième saison.

Coronavirus : Brad Pitt se moque de Donald Trump dans une vidéo pour le Saturday Night Live

Brad Pitt a fait sensation ce week-end en se glissant dans la peau d'Anthony Fauci, le très médiatisé conseiller épidémiologiste de Donald Trump dans la crise du coronavirus. Une parodie hilarante réalisée pour le compte du Saturday Night Live, la célèbre émission de la chaîne NBC, dans laquelle la star hollywoodienne se moque sans retenue du président américain en jouant un Fauci corrigeant nombre des déclarations du chef d'Etat parmi lesquelles l'arrivée très rapide d'un vaccin, la disparition du virus comme par miracle ou encore le désinfectant comme possible traitement contre le COVID-19...

La savoureuse vidéo est à découvrir ci-dessous, avec un Brad Pitt redevenant finalement lui-même pour remercier le Docteur Fauci et les soignants.

Voir Brad Pitt imiter l'épidémiologiste Anthony Fauci n'est pas un hasard. Il y a peu, ce dernier, interrogé par la chaîne CNN, avait déclaré qu'il verrait bien l'acteur de Once Upon a Time... in Hollywood l'imiter dans le cadre du Saturday Night Live. C'est désormais chose faite.

Mission : Impossible 7 et 8 décalés

Annoncé au mois de juillet 2021, Mission: Impossible 7 vient finalement d'être décalé au mois de novembre 2021.

Le tournage de la septième aventure d'Ethan Hunt, avait été interrompu en mars en raison de l'épidémie de coronavirus. Le film de Christopher McQuarrie devait en partie se dérouler à Venise, lors du célèbre Carnaval. Le 23 avril dernier, Tom Cruise annonçait à Variety qu'il espérait que le tournage reprenne au mois de juin, ce qui impliquait de supprimer les séquences se déroulant en Italie puisque les frontières du pays sont toujours fermées. Paramount cherchait à tout mettre en oeuvre avant que le film ne soit pas retardé et sorte comme prévu au mois de juillet 2021. Mais le studio a dû se faire une raison puisque la sortie du nouveau volet porté par l'agent spécial Hunt a finalement été décalée de 4 mois. Tomorrow war avec Chris Pratt prend donc la place de Mission: Impossible 7 dans le calendrier des sorties et sortira le 21 juillet 2021 (ex décembre 2020).

Un changement qui impacte également la suite, puisque Mission: Impossible 8, censé sortir en août 2022 sortira finalement en novembre 2022.

Mission Impossible est emmené par Tom Cruise, Hayley Atwell, Rebecca Ferguson, Simon Pegg, Ving Rhames, Vanessa Kirby, Henry Czerny et les nouveaux venus dans l'univers d'Ethan Hunt :  Shea Whigham, Pom Klementieff et Nicholas Hoult.

ADN, Wakanim, Crunchyroll : les animés du 27 avril au 4 mai


Arte (Wakanim)

Arte nous transporte au début du 16e siècle dans la ville de Florence en Italie. La ville est le berceau de la Renaissance où la peinture, la sculpture et divers arts prospèrent. C’est à cette période vivante et florissante que naît Arte, fille d’une noble famille, passionnée depuis toujours par le dessin. Cependant, dans une époque où vivre seule en tant que femme est inconcevable, vivre de sa passion l’est tout autant... Arte décide donc un jour de se rebeller contre sa mère qui souhaite qu’elle se marie, et de faire tout son possible pour devenir peintre, en commençant par travailler en tant qu’apprentie dans un atelier ! « Si je dois éprouver du remords, autant le faire en suivant mon cœur. »

Voici l’histoire d’Arte, une jeune fille qui, malgré les traditions, décide de devenir peintre ! Cet animé fait vraiment du bien parmi l'offre pléthorique existante. Le récit, fort et féministe, n'assène pas son message à grands coups de marteau. Au contraire, il distille petit à petit ses éléments, le tout magnifié par une héroïne charismatique et attachante à laquelle on peut tous s'identifier, garçon comme fille. L'animation est splendide et les paysages de Florence au 16e siècle sont extrêmement bien retranscrits. Le dépaysement est total et l'univers tranche radicalement avec ce que l'on peut voir dans les animés japonais. Une belle réussite.

Re Zero (Crunchyroll)

Initialement lisible sur un site de romans amateurs, l'oeuvre de l'auteur japonais Tappei Nagatsuki s'est vu offrir une version papier seulement deux ans après sa première publication internet. Divisé en plusieurs arcs narratifs et histoires annexes, Re: Zero se concentre tout particulièrement sur le personnage de Natsuki Subaru, un adolescent projeté sans raison dans un monde parallèle où il rencontre Emilia, une jeune fille aux cheveux blancs dont il tombe amoureux. Fort de son envie de la protéger, le garçon va devoir apprendre à maîtriser le mystérieux pouvoir que ce monde lui a confié : celui de revenir dans le passé chaque fois qu'il meurt.

Comptant parmi les séries les plus vendues au Japon, l'annonce de son adaptation en anime a ravi les lecteurs de la première heure, comme les simples amateurs de fantasy. L'expertise des studios WHITE FOX à qui l'on doit Akame ga KILL ! ou encore Goblin Slayer, nous emporte dans un univers riche en magie et en créatures fantastiques. Ses décors colorés, la profondeur de ses personnages et ses multiples rebondissements sauront accrochés les spectateurs jusqu’à l’arrivée de la saison 2 prévue en juillet 2020.

Science Fell In Love 'ADN, Crunchyroll)

L'amour se définit le plus souvent par un concept fait d’une large palettes de sentiments différents. Pour autant, Shinya Yukimura et Ayane Himuro, deux étudiants en science de l'ingénieur ayant un faible l'un pour l'autre, entendent bien prouver que l'amour existe de façon concrète et quantifiable. Véritable scénario de comédie romantique, Science Fell in Love, So I Tried to Prove it, créé par Alfred Yamamoto, nous entraîne dans le quotidien scientifique et décalé d'un duo atypique et aux aspirations professionnelles étonnantes.

D'abord adaptée en drama puis en film entre 2018 et 2019, l'oeuvre a eu le droit à sa série d’animation début 2020. Dans une veine proche de la guerre amoureuse que l'on peut voir dans Kaguya-sama, sorti quelques mois plus tôt, cet anime repose sur un humour rafraîchissant et des personnages attachants. Les scènes alternent subtilement entre absurde et logique, et rendent le mélange de la romance et de la science très efficace !

No Guns In Life (Wakanim)

Après les célèbres auto-mails découverts dans Fullmetal Alchemist, c'est un tout autre niveau de prothèses en acier que l'on peut découvrir dans No Guns Life. En effet, si Juzo Inui a pu survivre à la grande guerre, c'est grâce au revolver qui lui a été implanté à la place de la tête et qui fait de lui un extend. Depuis il gagne sa vie en enquêtant sur des individus eux-aussi affublés d’extensions mécaniques. Jusqu'au jour où un malfrat lui confie la garde d'un enfant. Produit des studios Madhouse, notamment responsable de la saison 1 de One Punch Man, ce thriller de science-fiction est l'adaptation du manga éponyme écrit par Tasuku Karasuma et publié depuis août 2014.

Avec une ambiance tantôt sombre par son scénario et légère par l’autodérision ponctuelle de ses graphismes, No Guns Life reprend les codes des séries d'enquêtes auxquels s'ajoute une bonne dose d'action et l'originalité indéniable de son personnage principal. Divisée en deux partie, la série qui devait initialement reprendre pour une deuxième saison en avril 2020, aura finalement le droit à sa suite un peu plus tard dans l'année, en raison des retards liés à la crise sanitaire du coronavirus.

Tower Of God (Crunchyroll)

La légende veut qu'au sommet de la Tour de Dieu se trouve tout ce que l'on désire. Rachel représente tout pour Bam, jeune garçon né dans les ténèbres. Lorsque celle-ci l'abandonne pour entamer l'ascension des 134 étages de la Tour, ce dernier se lance à sa poursuite. La progression graduelle de la Tour ne s'effectue cependant qu'à l'issue d'une épreuve imposée à chaque étage. Bam fera la rencontre de différents protagonistes et devra braver tests ardus et situations mortelles dans son avancée périlleuse. Tower of God est l'adaptation d'un manhwa coréen créé par l'auteur Lee Jong-hui alias Siu. Le Japon s'en empare pour en faire un animé proche de Hunter X Hunter dans son concept (un personnage idéaliste doit passer une série d'épreuves).

Toutefois, la comparaison s'arrête là et la série propose d'approfondir la réflexion avec des partis pris radicaux, Le plus marquant est l'adoption d'un style d'animation traditionnel, avec un crayonné volontairement rétro. Par certains aspects, il rappelle le style visuel de Go Nagai (Goldorak, Devilman), notamment dans la simplicité de ses dessins sublimant la profondeur psychologique des personnages. Le tout promet une interrogation sur le genre humain à travers la promesse de cette Tour de Dieu : réaliser ses rêves les plus fous.

Coronavirus : guéri, Tom Hanks fait don de son sang pour développer un vaccin

Tom Hanks à l’origine du vaccin contre le coronavirus, ce n’est pas le pitch d’un film à venir mais bel et bien un fait tiré de la vie réelle. L’acteur américain, guéri du coronavirus contracté en Australie lors de la pré-production du biopic sur Elvis Presley réalisé par Baz Luhrmann, a fait don avec son épouse d’échantillons de sang afin d’aider la recherche pour un traitement contre la maladie qui continue de s’étendre à travers le monde.

"La question est désormais, et maintenant ? Qu’allons-nous faire ? Que pouvons-nous faire ? Et en fait nous avons appris que nous avons développé les anticorps résistant au virus. Non seulement nous avons été contactés, mais nous avons proposé de nous-mêmes : ‘Vous voulez des échantillons de notre sang ? Peut-on également donner du plasma ? Et avec un peu de chance, notre don ira à l’endroit qui permettra de trouver ce que j’aimerais d'ores et déjà appeler un 'hank-cin'" a déclaré non sans humour l’acteur au micro du podcast américain Don’t Tell Me (via deadline).

Tom Hanks a été l’une des premières stars du cinéma à avoir annoncé être atteint du coronavirus en mars dernier. Après plusieurs semaines de traitement, ce dernier et son épouse ont pu regagner leur domicile aux Etats-Unis d’où ils témoignent activement de leur expérience et de l’importance de respecter les gestes barrières pour ralentir l’épidémie. Il y a quelques jours, il avait notamment adressé une lettre à Corona, un jeune australien harcelé par ses camarades de classe à cause de son prénom, lui déclarant notamment ne connaître personne s’appelant ‘comme la couronne autour du soleil’. La missive s’achevait par la phrase "Je suis ton ami", extraite du film Toy Story.

26 avril 2020

La Fille de d'Artagnan sur Arte : quand Sophie Marceau exige le renvoi du réalisateur Bertrand Tavernier

Entre deux drames policiers, L.627 et L'Appât, Bertrand Tavernier réalise en 1994 le film en costumes La Fille de D'Artagnan, très librement inspiré des Trois Mousquetaires et Vingt ans après d’Alexandre Dumas. Comme son titre l'indique, on y suit en 1654 la fille de l'illustre mousquetaire, Éloïse d’Artagnan, alors qu'elle assiste, impuissante, au meurtre de la mère supérieure du couvent où elle a été élevée. Convaincue que les coupables ourdissent un complot contre le jeune Louis XIV, elle gagne Paris pour alerter son père. Athos, Porthos et Aramis reprennent alors du service pour leur prêter main-forte.

Bertrand Tavernier n'est pas à l'origine destiné à mettre en scène le film. Il est toutefois très impliqué dans le projet puisqu'il en est le scénariste et le producteur avec sa société Little Bear. Avec La Fille de D'Artagnan, il veut rendre hommage aux films de cape et d'épée d'antan et en confie la réalisation à l'Italien Riccardo Freda, un vétéran du genre dans les années 50 et 60. Pour Tavernier, c'est l'occasion de relancer la carrière de ce cinéaste qui n'a plus tourné depuis plus de 20 ans et qui vit alors dans un grand dénuement dans une chambre de bonne à Paris. Freda n'est d'aileurs pas étranger à l'univers de Dumas puisqu'il a signé en 1949 Le Fils de D'Artagnan, même s'il plaisante en déclarant à son sujet : « Dumas n'aurait pas été fier d'une telle progéniture »*.

Freda a à sa disposition tous les moyens possibles pour réussir : un budget de 15 millions de francs, le soutien immodéré de Tavernier, des scénaristes chevronnés et une distribution solide. Malgré ces conditions de tournage confortables, il a l'intention de filmer La Fille de D'Artagnan comme un de ses péplums. Il déplace l'action au Portugal pour des raisons économiques et annonce une durée de tournage de seulement trois semaines, quand huit sont nécessaires. Sous la pression des producteurs, il rétorque: « Je ferai le film en quatre semaines ! Les quatre autres j'irai me promener... »

Cette attitude ne plaît pas à Sophie Marceau, interprète du rôle-titre. Ni ça, ni ses déclarations provocatrices sur son mépris des acteurs qu'il juge « médiocres » et qu'il affirme avoir toujours négligés. Lors d'un essai costumes et maquillage, il refuse de la rencontrer. C'en est trop pour elle qui l'insulte copieusement. Bertrand Tavernier et son fils Nils sont contraints d'intervenir pour la calmer et raisonner Freda. Mais rien n'y fait, celui-ci refuse d'adresser la parole à Marceau et décide que ce sera à Nils de la diriger sur le plateau. Faute de compromis, et inquiet qu'elle quitte le projet, Bertrand finit par rassurer Marceau en devenant le co-réalisateur.

Mais il est préoccupé et ses doutes sont confirmés quand il se rend sur le tournage et découvre les extérieurs inexploitables choisis par Freda : « J'ai eu l'impression d'avoir été trahi par un ami. Tout était désastreux ». La veille du tournage, le 18 octobre 1993, les deux tiers des décors ne sont pas prêts. Tavernier est plus impliqué que Freda et essaie de rattraper tant bien que mal ce projet chancelant. Cela n'échappe pas à Sophie Marceau qui, le soir de la première répétition, demande à Tavernier de reprendre à lui seul la réalisation du film. Déchiré à l'idée de prendre cette décision, il repousse l'affrontement avec Freda. C'est finalement Frédéric Bourboulon, le producteur, qui prend les devants et annonce au cinéaste italien que Marceau ne veut plus de lui. Blessé, il repart le lendemain pour Rome : « Je ne peux pas croire que Bertrand m'ait fait ça. (…) J'aurais voulu que Bertrand me parle, m'avertisse, nous sommes amis, je pouvais tout comprendre ».

Tavernier se retrouve dans une situation inconfortable après son départ en reprenant les rênes d'un film qui n'est pas le sien. Il choisit de reverser l'intégralité de son salaire à Freda (600 000 francs) et ne touche qu'un faible pourcentage sur le film. La première semaine de tournage de La Fille de D'Artagnan reste à ses yeux l'expérience la plus douloureuse de sa carrière.

*Toutes les citations sont extraites de Bertrand Tavernier de Jean-Claude Raspiengeas, Flammarion.