05 juillet 2026

Russell Crowe est "devenu un homme" durant le tournage de Gladiator

L’an dernier, à l’occasion de sa venue à Malte pour le Mediterrane Film Festival (via THR), Russell Crowe a replongé dans ses souvenirs liés à l’un des films les plus marquants de sa carrière : Gladiator de Ridley Scott, évidemment. Un tournage et une œuvre qui ont profondément transformé sa vie.

Les îles maltaises avaient d’ailleurs servi de décor au péplum culte, et c’est avec une certaine émotion que l’acteur néo-zélandais est revenu sur cette période décisive. Pour lui, rien de ce qu’il avait tourné auparavant n’avait atteint une telle ampleur.

Il raconte ainsi que cette expérience a représenté un véritable basculement personnel et professionnel.

“D’une manière un peu étrange, je peux dire que je suis devenu un homme à Malte. Quoi que j’ai pu tourner avant, rien n’avait la majesté, l’ambition, le budget et au final la portée de Gladiator. Je dis ‘devenu un homme’ car ce n’était pas un tournage facile. J’ai dû me battre chaque jour pour l’intégrité du personnage que je jouais, comme le fait le personnage lui-même au cours du film. Parfois, vous avez suffisamment de chance pour faire quelque chose qui résonne avec les gens.”

Russell Crowe a également partagé une anecdote récente qui l’a particulièrement marqué. Il raconte avoir croisé un homme imposant, sauveteur en chef, profondément ému au moment de le rencontrer.

Ce dernier, bouleversé, lui a confié l’influence qu’a eue le film sur sa vie : “Vous ne pouvez pas comprendre. Quand j’avais 8 ans, ma mère m’a mis devant la télé pour regarder la cassette de Gladiator. Elle m’a dit que si vous vous demandez quel type d’homme votre mère attend de vous, c’est ce type d’homme – l’honneur, l’intégrité, la foi, de ce type d’homme. Un homme fait à Malte.”

Sorti en 2000, Gladiator est aujourd’hui considéré comme un classique du cinéma historique. Noté 4,5 sur 5 sur AlloCiné, le film a rencontré un immense succès avec 465,5 millions de dollars de recettes mondiales.

Au-delà du box-office, il a marqué un tournant majeur : il a propulsé Russell Crowe au rang de star internationale et a également contribué à relancer la carrière de Ridley Scott, alors moins présent sur les écrans dans les années 1990.

Le film a également connu un immense succès aux Oscars 2001 en remportant 5 récompenses majeures, dont celles du Meilleur film et du Meilleur acteur pour Russell Crowe. Il a également été primé pour ses costumes, son mixage sonore et ses effets visuels, confirmant son statut de grand triomphe du cinéma historique de l’époque.

La nuit du chasseur était le film préféré de William Friedkin

Disparu en août 2023 à l'âge de 87 ans, William Friedkin était un cinéaste de légende. Devenu incontournable depuis French Connection, il a marqué d'une empreinte indélébile le cinéma des années 70-80, en amenant entre autres l'horreur jusque dans l'antre des Oscars avec son film mythique, L'Exorciste.

Personne n'est prêt à oublier son multi oscarisé French Connection, classique absolu du cinéma américain où Gene Hackman livre une extraordinaire composition sous les traits du flic irascible et brutal Jimmy Doyle, dit "Popeye". Pas plus que l'on est prêt à oublier son Sorcerer, sorti 24 ans après Le Salaire de la peur mais qui lui est pourtant supérieur.

Ni même Police Fédérale Los Angeles, ce chef-d'œuvre emblématique et virtuose des années 80, dans lequel, grâce à son approche esthétique et sa musique très ancrées dans leur époque, il brouillait les frontières entre flics et malfrats, en mettant en scène un mortel jeu du chat et de la souris dans une cité des anges plus babylonienne que jamais.

Si Friedkin avait une autre constante, c'était son immense cinéphilie doublé d'un amour inconditionnel pour le support physique qu'il a accompagné tout au long de sa carrière, du laserdisc au DVD jusqu'au 4k en passant par le Blu-ray. A ce titre, il vénérait le fabuleux travail éditorial et de restauration mené par le fameux éditeur américain Criterion. Il y a onze ans, son passage dans le Criterion Closet, émerveillé de voir autant de chefs-d'oeuvre du patrimoine cinématographique mondial, est resté mémorable.

Parmi tous ses films préférés, celui qu'il plaçait tout en haut de sa pile est effectivement une merveille absolue : La Nuit du chasseur de Charles Laughton.

"J’avais vingt ans quand je l’ai vu pour la première fois. Il m’a terrifié à l’époque, et il me terrifie toujours" confiait le cinéaste en 2012. "Le pasteur, interprété par Robert Mitchum, est le psychopathe le plus effrayant

que j’ai jamais vu à l’écran. C’est le seul film réalisé par Charles Laughton, et son récit obsédant et exagéré rappelle les interprétations que Laughton faisait lui-même de ses personnages.

Les images poétiques et expressionnistes sont l’œuvre de Stanley Cortez, un véritable maître américain que j’ai eu la chance de connaître bien des années avant sa mort. Stanley a notamment assuré la photographie de La Splendeur des Amberson et des Trois Visages d’Ève, dans lesquels son éclairage est tout aussi unique. La bande originale orchestrale, qui met mal à l’aise, est signée Walter Schumann, qui a également composé le générique de Dragnet et dont la musique souligne et alimente l’horreur, à l’instar de celle de Bernard Herrmann dans Psychose. [...] L’histoire du film est l’équivalent américain des contes des frères Grimm".

D'une noirceur absolue, très inhabituelle pour un film mettant en scène des enfants (que, soit-dit en passant, Laughton n'aimait pas trop...), La Nuit du chasseur fut très froidement accueilli par la critique et le public, en 1955. Blessé, Laughton jura de ne plus jamais réaliser d'autres films, et préféra de toute façon se (re)tourner vers sa première passion, le théâtre...Le script de son film suivant, une adaptation des Nus et les morts d'après Norman Mailer, restera au fond du tiroir, avant d'échouer entre les mains de Raoul Walsh en 1958.

Heureusement, le temps a fait son oeuvre et a rendu justice à Charles Laughton. La Nuit du chasseur est à juste titre considéré comme un des plus grands films de l'Histoire du cinéma, porté par un hallucinant Robert Mitchum qui y trouve le plus grand et fameux rôle de sa carrière.

Le film est d'ailleurs, par bonheur, sorti tout récemment chez nous dans une sensationnelle édition 4k, en novembre 2025. Il est aussi (encore) disponible dans le catalogue de Prime Video. Si vous n'avez jamais vu cette merveille, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Rambo : Sylvester Stallone était catastrophé par la première version

Avant de devenir l’un des films les plus emblématiques du cinéma d’action, Rambo a bien failli connaître un destin totalement différent. Dans une émission animée par Howard Stern en 2005, Sylvester Stallone est revenu sur un épisode pour le moins chaotique de la post-production.

À l’origine, l’histoire vient du roman First Blood publié en 1972 par David Morrell. Il aura fallu près de dix ans pour que le personnage de John Rambo voie enfin le jour à l’écran, tant le projet a connu de versions, de réécritures et de changements de studios.

Pas moins de 18 scripts différents auraient circulé avant que le film ne trouve sa forme définitive, un développement particulièrement instable qui explique en partie les tensions autour du montage final.

Lors de son intervention, Stallone revient sur la découverte du tout premier montage du film, long de trois heures et, selon lui, totalement raté.

“Je vous jure sur la tête de mes enfants qu’on a essayé de racheter les droits et de brûler les négatifs”, a-t-il insisté.

Selon l’acteur, ce premier cut était excessif et mal rythmé. Il se souvient notamment : “À l’origine, il durait trois heures. Je suis resté une heure et demie dans les bois à poursuivre des types. Je veux dire, et en plus je pontifiais tout au long du film.”

Face à ce résultat, Stallone aurait proposé des coupes drastiques pour sauver le projet. Il raconte notamment avoir voulu réduire au maximum sa propre présence à l’écran :

“J’ai suggéré de couper tous mes dialogues. Chaque ligne, en faisant en sorte que les autres parlent du personnage. [...] Au passage, dans la plupart des grands films, les personnages principaux parlent peu. On est passé de 3h à 1h38.”

Cette réduction massive du montage aurait totalement transformé le film, passant d’une fresque trop longue à une œuvre beaucoup plus tendue et efficace.

Le film final, signé par Ted Kotcheff, tranche radicalement avec cette première version. En resserrant le récit, Rambo devient une œuvre plus sobre, où le silence et la retenue du personnage renforcent sa dimension tragique.

La franchise évoluera ensuite vers une direction beaucoup plus spectaculaire avec Rambo II : la mission, puis d’autres suites plus musclées encore. À l’inverse, Sylvester Stallone reviendra plus tard à une approche plus sombre avec John Rambo, qu’il considère lui-même comme l’un de ses meilleurs films d’action.

Finalement, ce montage chaotique, presque rejeté par son propre acteur principal, aura paradoxalement permis de donner naissance à un classique du cinéma d’action.

03 juillet 2026

Laurent Ruquier sur le point d’acquérir un nouveau théâtre à Lyon

Laurent Ruquier retourne à « ses premiers amours », la comédie et le théâtre. L’animateur de 63 ans sera notamment de retour sur les planches avec le ténor Vincent Niclo à partir du 16 septembre dans Chante et tais-toi à la Comédie des Champs-Élysées, l’un des deux théâtres dont il est propriétaire.

Et un autre projet l’attend pour la rentrée : l’acquisition d’une troisième salle, le théâtre de la Tête d’Or à Lyon. Un projet qu’il n’avait pas du tout prévu, comme il l’a confié à Marc-Olivier Fogiel sur RTL la semaine dernière.

« Ce sont à chaque fois des propriétaires de théâtres qui m’ont sollicité. Je ne suis pas sûr au départ que le théâtre de la Tête d’Or à Lyon, je l’aurais pris si je savais à ce moment-là que j’aurai déjà la Comédie des Champs-Élysées, mais ça s’est fait simultanément », a-t-il expliqué.

Lors de sa visite, Laurent Ruquier a été séduit par ce lieu inauguré en 2001 dans le 3e arrondissement de Lyon. « J’ai visité ce théâtre, il est magnifique », s’est-il réjoui. « On a signé une première lettre d’intention hier avec Pascal Héritier, l’actuel directeur, et c’est un outil formidable. »

Pascal Héritier a précisé, dans la Tribune de Lyon, que l’achat devrait se conclure durant l’été, ou « au plus tard en septembre ».

De son côté, Laurent Ruquier est ravi de retrouver « les planches » dans sa nouvelle comédie à la rentrée. L’animateur a révélé sur RTL que ce rôle lui était tombé dessus « par hasard », alors que son équipe cherchait un partenaire pour Vincent Niclo. Il est toutefois évident pour lui que le théâtre fera « partie de (s) a vie » et occupera « 90 % de (s) on temps dans les années qui viennent ». Laurent Ruquier a ajouté que la télévision « ne veut plus » de lui. Quant aux Grosses Têtes, qui fêteront l’an prochain leurs 50 ans, l’animateur pense continuer à présider l’émission pendant au moins « trois saisons ».

Eminem a perdu son procès contre la marque australienne Swim Shady

Eminem a perdu son procès contre la marque australienne d’accessoires de plage Swim Shady. Le rappeur les accusait de violation de marque déposée avec l’usage d’un nom similaire à son alter ego Slim Shady et sa marque Shady. Dans sa plainte, l’artiste de 53 ans et son équipe juridique soulignaient une « similitude susceptible de prêter à confusion ».

Toutefois, le Registre australien des marques a pris une décision en faveur de Swim Shady le 1er juillet, rapporte Rolling Stone. Le Registre a constaté que « Shady » et « Shady Limited », qui proposent des t-shirts et autres produits dérivés de la musique de la star, n’avaient pas été utilisés pendant une période requise en Australie sur des vêtements, chaussures, sacs, chapeaux et produits en cuir, et que seul un échantillon de ces produits avait été vendu par le passé dans le pays.

De plus, Shady Limited serait géré par le label du rappeur, et non par lui-même, et n’aurait pas le statut de marque à part entière. Autant d’éléments qui ont provoqué le retrait des protections dont bénéficiait la marque du rappeur en Australie. En outre, dans le cadre de ce jugement, Eminem a été condamné à régler les frais de justice de Swim Shady. Il a jusqu’au 22 juillet pour faire appel.

Les fondateurs de la marque de produits de plage, Jeremy Scott et Elizabeth Afrakoff, se sont réjouis de cette décision auprès de l’édition australienne et néo-zélandaise de Rolling Stone. « Elizabeth et moi-même sommes ravis de la décision rendue aujourd’hui. Nous sommes reconnaissants envers le délégué d’avoir examiné les preuves avec soin et sommes extrêmement satisfaits du résultat », ont-ils déclaré.

Kad Merad parle de sa nouvelle vie d’agriculteur en Bourgogne

«C’est pas des conneries ! ». Dans la vie de Kad Merad, il n’y a pas que les films ni la publicité pour Grand Frais, mais il y a aussi l’agriculture. Invité de l’émission « RTL Soir » mardi, le comédien de 60 ans a échangé avec la journaliste Anne-Sophie Lapix sur son autre activité, en plein développement.

Alors en tournée promotionnelle du film d’Éric Fraticelli Permis de détruire, en salles depuis mercredi, Kad Merad a parlé de sa nouvelle vie d’agriculteur en Saône-et-Loire. « J’ai toujours eu besoin d’espace, de calme, pour me retrouver avec ma famille et mes copains, témoigne le compagnon de Julia Vignali. Et j’ai trouvé en Saône-et-Loire, pour être précis, un endroit très accueillant qui me plaît beaucoup… »

Celui qui partage l’affiche de Permis de détruire avec Patrick Timsit va plus loi, assurant enrichir son CV avec sa nouvelle activité : « Je me suis moi-même lancé dans le projet de développer de l’agricole. Je suis exploitant agricole, pour vous dire la vérité. Je suis acteur, exploitant agricole, c’est pas des conneries ! ».

Au micro de RTL, Kad Merad a assuré vouloir développer une exploitation bovine. « J’ai des bovins, des charolaises […]. Je suis en train d’abord de me renseigner, de discuter avec les éleveurs, parce que c’est un boulot très difficile. Ça ne s’improvise pas. »

Pour autant, ce projet ne semble pas prendre le pas sur sa carrière de comédien. « J’ai la chance d’abord d’avoir un peu d’espace et de pouvoir développer, conclut-il. À l’intérieur des Bourguignons, il y a le soleil. »

David Guetta raconte son premier job de DJ à 17 ans dans un club gay

David Guetta a su se démarquer dès son premier job en tant que DJ. Le musicien de 58 ans avait seulement 17 ans lorsqu’il a décroché son premier emploi dans l’industrie musicale qui ferait de lui une star internationale quelques années plus tard. Et c’est dans un « club gay » qu’il a fait ses marques, comme il l’a raconté dans le podcast de Léna Situations, Couch.

« Non pas que j’étais gay, mais c’était le seul job que je pouvais trouver et je voulais absolument être DJ », a-t-il expliqué à l’influenceuse. David Guetta s’est lancé à une époque où la house music « est née » et se développait principalement dans ces types de clubs aux États-Unis.

« Je me suis renseigné parce que j’ai toujours suivi la culture américaine depuis que je suis petit », s’est-il remémoré. « Et j’ai entendu parler de la house, mais c’était le tout, tout, tout début ». Ce genre a été une véritable révélation pour le DJ, qui a négocié avec son club pour y proposer une soirée dédiée à ce style lorsque le lieu était peu fréquenté.

« J’ai proposé au patron de la boîte : "Écoute le mardi, il n’y a pas beaucoup de monde. Laisse-moi jouer la musique que je veux et je ferai toute la promotion. Tu n’as pas besoin de me payer plus et puis, si ça ne marche pas, eh bah j’arrêterai" », avait-il proposé. Mais le jeune artiste avait eu du flair et a fini par créer des soirées dédiées à la house music, dont « la première soirée house hebdomadaire en France ». Le reste appartient à l’Histoire !

Jodie Foster étrille F1 avec Brad Pitt

F1, le film a beau avoir rapporté plus de 630 millions de dollars dans le monde, le blockbuster sportif d'Apple ne convainc pas tout le monde.

Invitée cette semaine au Aspen Festival of Ideas, Jodie Foster s'est montrée particulièrement sévère envers le film porté par Brad Pitt, allant jusqu'à suggérer qu'il semblait avoir été créé par une intelligence artificielle.

"Je ne dis pas ça de manière péjorative... Comment pourrais-je ? Le film a rapporté des centaines de millions de dollars... Mais quand je regarde un film comme F1, je me dis : 'Il a été fait par une IA, c'est pas possible !"

Elle explique ensuite sa pensée :

"La structure est exactement celle qu'on apprend à l'école. Les acteurs disent leurs répliques exactement comme un ordinateur les écrirait, en choisissant à chaque fois ce qui est censé être la bonne chose au bon moment."

Pour l'actrice, le film illustre parfaitement une tendance de fond :

"Ils ont réussi à maîtriser la technologie pour fabriquer quelque chose de grand, de beau, mais aussi où beaucoup d'éléments semblent venir d'ailleurs."

Récompensé par l'Oscar du meilleur son et nommé dans quatre catégories, dont celle du meilleur film, F1 devient ainsi, malgré lui, le symbole des interrogations de Jodie Foster sur l'avenir de Hollywood.

"L'IA est une nouvelle étape gigantesque dans la transformation de notre industrie", estime-t-elle, tout en reconnaissant que ces outils peuvent se révéler utiles pour certaines tâches techniques, comme la prévisualisation des scènes avant le tournage. L'actrice se montre en revanche beaucoup plus inquiète pour l'emploi. Elle rappelle que les studios utilisent déjà les technologies numériques pour remplacer des figurants et réduire les coûts. "On est en train de supprimer énormément d'emplois. J'espère que les syndicats pourront imposer une règle simple : si vous utilisez l'image d'un acteur vingt fois, vous le payez vingt fois. Et je trouve ça parfaitement normal." Pour autant, Jodie Foster ne rejette pas totalement l'intelligence artificielle. Elle cite l'exemple d'une séquence onirique réalisée avec l'aide de l'IA dans Vie Privée (2025) une séquence qu'elle jugeait réussie, bien que les images "n'aient aucun sens" : "Si nous parvenons à maîtriser l'IA de manière constante dans la durée, nous pourrons créer des œuvres qui nous reflètent et les rendre meilleures."

Bande-annonce de La Vie d’une femme, avec Léa Drucker

Après Close, L’Eté dernier et Dossier 137, Léa Drucker était à nouveau en compétition à Cannes cette année pour La Vie d’une femme, le nouveau film de Charline Bourgeois-Tacquet (Les Amous d’Anaïs). Une comédie dramatique où elle incarne une quinquagénaire sans enfants qui a tout sacrifié pour son travail et s’occuper des autres. A la faveur d’une rencontre, elle va connaitre une crise existentielle… 

Dans ce rôle qui lui va comme un gant, Léa Drucker est entourée de Mélanie Thierry, Charles Berling, Laurent Capelluto et Marie-Christine Barrault. Sans oublier la participation exceptionnelle de l’écrivain italien Erri De Luca.

Le synopsis de La Vie d’une femme : Gabrielle se consacre corps et âme à son métier. Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle court et se démultiplie, assaillie de responsabilités. Il lui reste peu de temps pour sa vie privée — un mari qui l’aime et une mère dont elle doit s’occuper. Lorsqu'une romancière vient passer quelques semaines dans son service pour les besoins d’un livre, son équilibre vacille. Dans le quotidien que Gabrielle s’est construit, y a-t-il de la place pour l’inattendu ?

"Lorsque j’ai découvert L’Été dernier de Catherine Breillat, ça a été comme une révélation : j’ai eu envie de la filmer de toute urgence", explique la réalisatrice dans le dossier de presse du film. "Elle explore dans ce film quelque chose de l’ordre de la sensualité, de l’abandon, que j’ai trouvé magnifique et qui m’a énormément touchée. Je lui ai immédiatement écrit une lettre pour lui faire part de mon admiration. Ensuite, quand mon scénario a été prêt, je lui ai proposé le rôle de Gabrielle – mais elle avait deux tournages déjà calés, et je l'ai attendue un an !"

La Vie d’une femme sortira le 9 septembre prochain au cinéma. 

Where the Buffalo Roam : Bill Murray garde un mauvais souvenir de ce biopic

Lorsqu'on pense à la filmographie de Bill Murray, plusieurs films nous viennent en tête : Un jour sans fin (1993) de Harold Ramis, Lost in Translation (2004) de Sofia Coppola, sans oublier Moonrise Kingdom (2012) de Wes Anderson. D'autres sont, quant à eux, tristement tombés aux oubliettes, comme le biopic Where the Buffalo Roam du réalisateur Art Linson (qui est l'un des producteurs de Yellowstone, 1883, 1923, Marshals : A Yellowstone Story, ou Dutton Ranch). D'ailleurs, Bill Murray lui-même garde un mauvais souvenir de ce film.

Sorti en 1980, Where the Buffalo Roam revient sur les expériences du journaliste Hunter S. Thompson, l'auteur du livre Las Vegas Parano, dont le film éponyme a été adapté au cinéma par Terry Gilliam. Dans la peau Thompson, Bill Murray en personne. Mais l'acteur ne garde pas une bonne image du tournage.

Dans les colonnes de Far Out Magazine, Bill Murray déclare : "C'était un réalisateur débutant, son premier et dernier film" (en réalité, il a Art Lison a réalisé la comédie dramatique The Wild Life quatre plus tard), avant de poursuivre par cette confidence surprenante : "Il n'y connaissait pas grand-chose et pensait que la cocaïne était la solution pour résoudre les scènes. Ça n'a pas vraiment fonctionné, mais certaines scènes étaient géniales".

Résultat, le film Where the Buffalo Roman a connu un véritable flop au box-office, et Bill Murray s'est fait la promesse qu'il ne jouerait plus jamais pour Art Lison. Pourtant, c'est loin d'être une catastrophe, puisque les spectateurs Allociné ont attribué à ce film l'honorable moyenne de 3,6 sur 5.

Bill Murray s'est notamment opposé à la fin du biopic, regrettant que plusieurs scènes aient été coupées sans qu'il en soit informé. Il faut dire que l'acteur américain a souvent été qualifié de tyran par d'autres personnalités. Par exemple, après le tournage du film Un jour sans fin, il n'a plus adressé la parole au réalisateur Harold Ramis pendant 20 ans, a critiqué son personnage dans Garfield, ou encore a insulté l'actrice Lucy Liu. De quoi faire réfléchir.