29 juin 2026

Voilà pourquoi Blur préfère attendre avant de penser à un come-back

Les Blur ne sont pas encore prêts à faire leur retour sur scène, et la raison ne dépend pas des membres du groupe mené par Damon Albarn. En effet, le quatuor préfère attendre qu’Oasis ait terminé son come-back avant de se lancer dans l’arène.

C’est en tout cas ce qu’a déclaré Alex James, le bassiste du groupe, lors d’une interview donnée sur les ondes de Radio X (via Yahoo ! News).

« Je pense qu’on doit laisser Oasis finir ce qu’ils ont commencé avant même d’y songer », a-t-il confié, ajoutant, avec humour : « Je ne veux vraiment pas remuer ce nid de frelons, croyez-moi ! »

La déclaration d’Alex James semble faire écho aux vieilles rivalités entre les deux groupes qui dominaient la scène Britpop dans les années 1990. On se souvient d’ailleurs que la dernière réunion de Blur à Wembley en 2023 avait précédé de peu le retour fracassant d’Oasis, comme si les deux groupes jouaient, à distance, un jeu de chaises musicales.

L’agenda de leurs rivaux de toujours est en tout cas encore bien chargé, alors qu’ils se sont octroyé « une pause » en cette année de Coupe du monde de football. Entre la sortie d’un documentaire produit par Steven Knight (Peaky Blinders) en septembre, une possible tournée européenne l’année prochaine, et des rumeurs de concerts à Knebworth quelque part entre les deux, les Gallagher et leur troupe devraient encore tenir le haut du pavé jusqu’à au moins la fin de l’année 2027.

Oasis : Noel Gallagher détestait Wonderwall jusqu’à très récemment

Noel Gallagher a longtemps été blasé de devoir jouer Wonderwall, mais il n’est plus du même avis depuis la victoire 4-2 de l’Angleterre face à la Croatie pendant le Mondial 2026. En effet, des milliers de supporters sont restés dans les tribunes après le match pour entonner Wonderwall avec les joueurs.

Une scène virale qui pousse de nombreux Britanniques à réclamer que la ballade d’Oasis devienne l’hymne non officiel de leur équipe pour cette compétition. Et cette séquence a également fait vibrer le petit cœur de l’auteur de cette chanson, qui est pourtant plus connu pour ses propos un peu grincheux et grinçants.

Interrogé par le Sun (qui mène d’ailleurs campagne pour faire du classique d’Oasis l’hymne de l’Angleterre pendant le tournoi), Noel Gallagher a tranché : « Wonderwall appartient au peuple. C’était un moment magique entre les supporters et les joueurs. »

Une position d’autant plus savoureuse que le guitariste a longtemps affiché sa lassitude pour ce titre, jadis qualifié de chanson dont il était « fatigué d’entendre parler ». Le titre, sorti en 1995 sur (What’s the Story) Morning Glory, avait déjà servi de bande-son à d’innombrables fêtes d’étudiants et soirées acoustiques, mais jamais à ce point dans un contexte sportif mondial. Reste à voir si le nouvel hymne (non officiel) de l’équipe d’Angleterre lui permettra d’aller loin dans la compétition. Si tel était le cas, ce serait une belle ironie pour Noel Gallagher qui, comme beaucoup d’Irlandais, prônait jusque-là le « tout sauf l’Angleterre ».

Harry Styles suscite des inquiétudes après s’être écroulé sur scène à Londres

Harry Styles a surpris ses fans ce week-end en s’effondrant sur la scène du stade Wembley, à Londres, en pleine performance. Le chanteur de 32 ans donnait l’un de ses concerts prévus dans le cadre de sa tournée Together Together, lorsqu’il s’est laissé tomber un instant sur scène.

Une vidéo du moment a été partagée sur les réseaux sociaux. On voit l’ancien membre de One Direction tourner le dos au public après avoir recraché de l’eau dans les airs à la manière d’une « baleine », comme il a l’habitude de le faire lors de ses shows, avant de se laisser tomber et tousser plusieurs fois, dos au sol.

Au bout de quelques secondes, on le voit se relever sous les acclamations du public et faire des signes de la main tout en trottinant sur scène, comme pour indiquer qu’il va bien. TMZ a rapporté selon des sources proches de l’entourage du chanteur de Watermelon Sugar que celui-ci avait en fait avalé de l’eau de travers ! Heureusement, il ne s’est pas blessé et n’a pas été affecté par la chaleur écrasante de la semaine dernière, comme certains l’ont cru.

Dans les commentaires de la vidéo de l’incident, plusieurs internautes ont salué son professionnalisme. « Ce n’est pas descendu par le bon tuyau. C’est un artiste, il a pensé à se coucher et à tousser de manière théâtrale plutôt que de rester debout, mal à l’aise, à tousser. C’est un pro. Je l’adore », a écrit un fan sur TikTok. « Voilà un vrai artiste, qui s’assure que son audience ne s’inquiète pas trop », a souligné un autre.

Harry Styles s’envolera en juillet pour l’Amérique afin de poursuivre sa tournée internationale, qui soutient notamment son nouvel album, Kiss All The Time, Disco, Occasionally, et terminera par Sydney, en Australie, au mois de décembre.

Lizzo brise le silence après l’échec cuisant de son nouvel album Bitch

Lizzo encaisse le coup. Bitch, sorti le 5 juin 2026, s’est écoulé à seulement 2.649 exemplaires lors de sa première semaine aux États-Unis, selon Billboard. Un contraste saisissant avec son précédent opus, Special, sorti en 2022, qui avait démarré à 39.000 ventes et atteint la deuxième place du classement américain, comme le rappelle USA Today.

Dans une interview donnée pour Swiftologist, la chanteuse a confié s’être sentie « stressée et triste » pendant plusieurs jours à la sortie du projet, son premier depuis la plainte pour faute professionnelle déposée par ses anciennes danseuses, qui l’accusaient notamment de harcèlement et discrimination. L’artiste de 38 ans avait fait une pause pour se remettre du remous médiatique qui a suivi.

« Le chiffre a chuté, et je me suis dit : "Oh, d’accord, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais" », a-t-elle déclaré. « Je ne pensais pas que ce serait fou, mais je ne pensais pas non plus que ce serait ça. Il y a eu, disons, 24 heures de ma vie où j’ai fondé ma réussite et ma valeur sur un chiffre, et je pense que ça m’a brisé le cœur. »

Heureusement, la chanteuse s’est vite ressaisie, réalisant que l’album contient, selon elle, « certaines de (s) es meilleures compositions ». « Je veux que les gens les découvrent », a-t-elle assuré, même si elle estime et « accepte » que son « lien musical avec le monde a changé ». Lizzo avait déjà dénoncé la mutation de l’industrie musicale sur X il y a quelques semaines. « Le streaming a remplacé la radio, et j’étais une star des ondes. C’est comme ça que mes fans ont découvert ma musique. Sans parler de l’attaque très évidente et publique dont j’ai été victime et qui a bouleversé ma carrière », analysait-elle.

Aujourd’hui, Lizzo a dû « changer de perspective » et se questionner : « "Mais tu n’es pas fière de toi ?" Et je me suis dit : "Si, en fait, je suis fière de moi." Tu n’as pas hâte de chanter ces chansons ? Tu n’es pas contente qu’elles soient sorties ? "Si." » L’artiste a donc décidé de ne se détacher des chiffres. « On se brise l’âme si on se base là-dessus », a-t-elle constaté.

Michaël Youn partage son désarroi lors de l’annulation de La Kermesse Festival de Lyon

Michaël Youn est profondément déçu par l’annulation du festival La Kermesse à Lyon en raison des intempéries de ce week-end. L’acteur s’y était rendu le 28 juin pour se produire avec son groupe Fatal Bazooka au Matmut Stadium de Gerland, lorsque l’événement a été interrompu en plein concert « en raison des conditions météorologiques et orageuses » qui ont secoué le pays après une semaine de canicule.

Le public a appris lors du spectacle du chanteur K. Maro que le festival était finalement annulé et que le stade devait être évacué. Michaël Youn a réagi à chaud dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux. « C’est horrible », commence-t-il, l’air dépité et lançant quelques regards à la foule derrière lui. « Parce que vous êtes tous là, mais c’est annulé… Alors que vous êtes tous là ».

Si cette décision n’est « la faute de personne », l’acteur de Fatal n’a pu cacher sa déception. « C’est la faute des intempéries. On est dégoûtés évidemment », a-t-il déploré, avant d’ajouter avec humour : « Pour une fois que je faisais un stade, Gerland quoi ! » En fond sonore, on entend le public huer pendant que des personnes se dirigent tranquillement vers la sortie.

K. Maro a eu le temps de se produire quelques instants avant de devoir annoncer la fin anticipée de l’événement au public, d’après Lyon Mag. Dans ses Stories Instagram, le chanteur de Femme Like U s’est excusé auprès de ses fans. « Désolé de n’avoir pu finir le concert, c’était la déception pour tout le monde mais c’était hors de notre contrôle », a-t-il écrit sous une capture d’écran du message du festival au sujet de l’annulation. « Ce sera partie remise, à bientôt Lyon ».

La Kermesse n’est pas le seul festival à avoir été interrompu pendant le week-end. Rétro C Trop, dans la Somme, a rencontré le même problème, tandis que Solidays à l’hippodrome de Longchamp a été annulé à seulement quelques heures de son ouverture programmée. D’autres évènements sportifs et culturels ont aussi été annulés ou reportés, comme la Marche des fiertés à Paris.

Taylor Swift huée lors d’une apparition surprise à un concert de country

Taylor Swift a suscité une réaction contrastée lors du concert d’adieu d’Alan Jackson le 27 juin 2026 à Nashville, dans le Tennessee. Absente physiquement, la pop star a envoyé un message vidéo spécial pour rendre hommage au chanteur de country, qui met fin à sa carrière après plus de 30 ans en raison d’un problème de santé, la maladie de Charcot-Marie-Tooth.

Dès que le visage de Taylor Swift est apparu sur l’écran géant, la foule a réagi instantanément par un mélange de huées bruyantes et d’applaudissements. Des vidéos filmées par des fans montrent comment les sifflets ont parfois couvert ses paroles, rendant son message inaudible par moments.

Vers la fin de son intervention, on entend la future mariée déclarer à Alan Jackson : « Je vous apprécie tellement pour la manière dont vous m’avez traitée, moi et les autres artistes et auteurs, avec tant de soutien et d’encouragement au fil des années. »

Ce concert d’adieu a également accueilli des stars de la country, un genre musical que Taylor Swift affectionne tout particulièrement et qui a marqué ses débuts.

Sur les réseaux sociaux, des internautes se sont interrogés sur les réactions du public d’Alan Jackson. Certains ont mis en avant les tensions persistantes entre certains fans de country et Taylor Swift, alors que la chanteuse d’Opalite s’est davantage tournée vers le monde de la pop lorsque sa carrière a explosé.

Bande-annonce de Werwulf, avec Aaron Taylor-Johnson et Lily-Rose Depp

Après le vampire, Robert Eggers se penche sur le mythe du loup-garou. Fort du succès de son Nosferatu - 182 millions de dollars de recettes pour un budget estimé à 50 millions -, le réalisateur présente Werwulf. De nombreuses fois portée à l'écran au cinéma, la créature promet d'être ici plus terrifiante que jamais si on se fit au style gothique du cinéaste et son goût prononcé pour le folklore.

Dans les premières images dévoilées ce lundi 29 juin, Aaron Taylor-Johnson - qui retrouve Robert Eggers après Nosferatu - est la cible d'une malédiction qui maltraitera son corps. À ses côtés, Lily-Rose Depp, qui joue sa femme, est affublée d'un bec de lièvre.

Le long métrage, coécrit par Robert Eggers et Sjón, se déroule dans l’Angleterre du XIIIe siècle. Tous les dialogues du film ont été écrit en moyen anglais, une langue du XIVe siècle. Robert Eggers a notamment travaillé avec deux professeurs d'Oxford pour rester fidèle à langue. Les acteurs ont, quant à eux, collaboré avec un coach pour adoucir la prononciation et la rendre plus accessible au public.

Initialement envisagé en noir et blanc, à l’image de The Lighthouse, le film sera finalement tourné en couleur. Robert Eggers a d’ores et déjà annoncé qu’il s’agirait de son projet le plus sombre à ce jour, au sens propre comme au sens figuré.

Attendu pour les fêtes de Noël aux États-Unis, Werwulf sortira le 6 janvier 2027 en France.

Mel Brooks fête ses 100 ans, et il est toujours en activité !

Le 28 juin 2026, l'acteur, réalisateur et producteur Mel Brooks a fêté ses 100 ans ! Né en 1926 et toujours actif à l'heure de ces lignes, on lui doit plusieurs comédies culte du cinéma américain, parmi lesquelles Frankenstein Junior ou Le Shérif est en prison. Mais il serait réducteur de le cantonner à ces deux films.

Doué en musique alors qu'il n'est qu'un enfant, Melvin James Kaminsky adopte le pseudonyme de Mel Brooks durant l'adolescence, afin d'éviter d'être confondu avec le trompettiste Max Kaminsky. Durant la Seconde Guerre mondiale, à 18 ans, il rejoint l'armée américaine en 1944 et débarque en France en novembre de la même année, au sein de la 78ème division d'infanterie.

Au cours de son service, il officie déjà comme comique pour les troupes. A son retour aux Etats-Unis, il poursuit dans cette voie. En 1949, il écrit pour les émissions télé "Admiral Broadway Revue" de Sid Caesar (1949), "Your Show of Shows" (1950-1954), puis "Caesar's Hour" (1954-1957) et participe ponctuellement à des films, souvent non crédité, comme Le Tombeur de ces dames de Jerry Lewis (1961).

Ayant quitté New York pour Hollywood, Brooks crée la série d'espionnage parodique Max la menace, qui marque son époque, et dure 138 épisodes diffusés de 1965 à 1970. Durant cette période, il signe l'un de ses classiques : la comédie musicale Les Producteurs (1967). Dans ce film provocateur, il met en scène un producteur véreux et un comptable peu regardant montant une comédie musicale catastrophique afin qu'elle soit un bide et d'empocher un beau pactole. Le sujet ? Un hommage au Führer Adolf Hitler, écrit par un ancien nazi.

Première réalisation de Brooks, Les Producteurs est mal distribué et devient un flop. Il se rentabilisera grâce à ses ressorties et ses nouvelles adaptations sur les planches et ailleurs. Coup dur pour Brooks, qui a heureusement Max la menace pour rebondir. A la fin de la série en 1970, il sort son deuxième long métrage, Le Mystère des douze chaises, puis le film qui va le faire connaître internationalement : Le Shérif est en prison (1974).

Western parodique brisant le quatrième mur, le film balaye tout sur son passage, rapportant plus de 110 millions de dollars pour un budget estimé à 2,6 millions ! Presqu'un record : la même année, il réalise également Frankenstein Junior, qui réussit quasiment le même exploit. Grâce à ces deux parodies, Mel Brooks devient le roi du rire à Hollywood.

Il en profite pour mettre en scène un film muet, La Dernière folie de Mel Brooks (1976), puis Le Grand frisson (1977), dans lesquels il passe également devant la caméra. En 1981, il se lance dans l'ambitieux La Folle histoire du monde (1981), qui retrace l'aube de l'humanité jusqu'à la Révolution française, puis La Folle histoire de l'espace (1987), qui tourne en dérision Star Wars.

S'ensuivront Sacré Robin des bois (1993) qui moque entre autres Robin des Bois, prince des voleurs et Dracula mort et heureux de l'être (1995), qui parodie le mythe de Dracula trois ans après la sortie de celui de Francis Ford Coppola.

L'échec commercial de ce dernier film met un terme à la carrière de metteur en scène de Mel Brooks, qui se cantonne ensuite à exploiter son catalogue en série animée (Spaceballs) ou en remakes (Les Producteurs, Max la menace).

En 2023, à 97 ans, il reprend la plume pour signer la suite de La Folle histoire du monde en série. Mel Brooks en est aussi le narrateur, ce qui lui vaut une nomination à l'Emmy. Deux projets ont suivi, sont tournés et vont sortir prochainement : la série Very Young Frankenstein, inspirée par Frankenstein Junior et le film Spaceballs: The New One, suite de La Folle histoire de l'espace.

A 100 ans, Mel Brooks est donc plus occupé que la plupart des gens de la moitié de son âge. Placée sous le signe du rire, sa vie et sa carrière lui auront apporté une longévité exemplaire, et deux Oscars : Meilleur scénario original pour Les Producteurs et un prix pour l'ensemble de sa carrière.

Le Conquérant : il y a 70 ans, John Wayne tournait un film historique aux conséquences désastreuses pour sa santé

À moins qu’il ne s’agisse de John Ford, la figure la plus puissante et influente sur n’importe quel plateau de tournage où John Wayne a mis les pieds était “Le Duc” lui-même.

Bien qu’il ait eu plusieurs collaborations fructueuses au cours de sa carrière, Wayne a toujours été considéré comme le maître incontesté. Il était la plus grande star du casting, l’atout commercial majeur de la production et l’un des acteurs les plus célèbres de la planète, ce qui signifiait, presque automatiquement, qu’il obtenait ce qu’il voulait.

C’était une perspective intimidante pour tout nouveau venu. C’est pourquoi il s’associait très rarement avec des cinéastes qui n’avaient pas encore fait leurs preuves. Lorsqu’il a donné sa chance à un novice, Dick Powell, qui n’avait qu’un seul long-métrage à son actif, celui qu’on surnommait “Le Duc” a rapidement découvert que le réalisateur était complètement dépassé. Le résultat final fut non seulement l’un des pires films qu’il ait jamais tournés, mais aussi l’un des plus critiqués de tous les temps.

L’héritage du film Le Conquérant de 1956 est pour le moins déplaisant. Outre son statut de paria critique et de désastre commercial – un film qui ne résiste pas à l’épreuve du temps, surtout lorsqu’on voit John Wayne, loin d’être mongol, incarner Gengis Khan –, il est parfois considéré comme l’un des tournages les plus controversés de l’histoire du cinéma.

Convaincus que rien ne pouvait mal tourner en filmant sur d’anciens sites d’essais nucléaires, près de 100 membres de l’équipe, acteurs et techniciens confondus, développèrent des cancers de diverses origines et près de 50 d’entre eux en décédèrent. Avant même que ces conséquences ne soient connues, Wayne était déjà conscient de mener un combat perdu d’avance pour sauver ce qu’il considérait comme un échec annoncé.

À l’époque, cependant, rien de tout cela ne laissait présager de tels problèmes de santé à long terme. Les frustrations de Wayne se concentraient surtout sur le tournage et sur ce qu’il percevait comme un manque de leadership au sein de la production.

Dick Powell, surtout connu comme acteur, n’avait à son actif, en tant que réalisateur, que le thriller noir Même les assassins tremblent (1953). John Wayne, lui, était une star de premier plan habituée à imposer son autorité. “Le Duc” n’avait rien contre Powell en tant que personne, mais il doutait fortement de son expérience et de ses compétences de cinéaste.

“C’était un homme tellement gentil que, quand j’ai vu qu’il était complètement dépassé, j’ai essayé de l’aider sans être trop direct, ce que j’avoue avoir tendance à faire”, a-t-il confié à l’auteur britannique, historien du cinéma et acteur, Michael Munn (via FarOut Magazine). “J’ai tendance à débarquer sans prévenir : ‘Attendez une minute ! Vous êtes en train de mettre la caméra là ?’ C’est ma façon de faire.”

Le fait que le rôle ait été initialement écrit pour Marlon Brando, et qu’après son retrait et son remplacement par un acteur totalement différent, le scénario n’ait pas été réécrit, n’a pas arrangé les choses. Cela signifiait que Wayne avait du mal à “comprendre ce foutu dialogue”, ce qui ne faisait qu’aggraver son désarroi.

“On avait donc un réalisateur peu talentueux, mais qui se trouvait être un type formidable, et un scénario écrit pour Brando, mais déclamé par Duc Wayne”, s’exclama-t-il, exaspéré. “Et ce fut un véritable désastre.”

Il est rare de trouver des propos aussi directs de la part de John Wayne sur l’un de ses propres films. Même lorsqu’il évoquait des projets moins réussis, il restait généralement diplomate, ce qui rend ce jugement sur Le Conquérant d’autant plus marquant.

Le tournage du Conquérant est souvent qualifié de “meurtrier” en raison d’un fait longtemps débattu mais largement relayé : une partie importante de l’équipe aurait été exposée à des retombées radioactives.

Le film a été tourné en 1954 dans l’Utah, non loin de zones utilisées pour des essais nucléaires atmosphériques réalisés dans le Nevada au début des années 1950. À l’époque, les risques liés aux retombées radioactives étaient encore mal compris et les précautions quasi inexistantes. Dans les années qui ont suivi, une proportion inhabituelle de personnes ayant travaillé sur le film – acteurs, techniciens et membres de l’équipe – a développé des cancers. On estime qu’environ une centaine de cas auraient été recensés, dont plusieurs dizaines de décès.

Même si aucun lien scientifique formel n’a jamais été établi avec certitude entre le tournage et ces maladies, la coïncidence a alimenté une réputation noire durable autour du film. Cette suspicion, renforcée par la gravité des chiffres avancés et par le contexte des essais nucléaires de l’époque, a contribué à faire du Conquérant l’un des tournages les plus controversés et les plus tristement célèbres de l’histoire du cinéma.

Un jugement sévère sur son propre travail, mais pas infondé : Le Conquérant n’était pas seulement un échec critique, il est aussi entré dans l’histoire pour des raisons bien plus sombres.

Des décennies plus tard, il reste tristement célèbre pour des raisons qui dépassent largement son statut de “mauvais film”. Pourtant, les souvenirs de John Wayne rappellent que les signes avant-coureurs étaient visibles dès le départ. Bien avant que le film ne soit associé à la tragédie, sa plus grande vedette le considérait déjà comme l’une des productions les plus malavisées de sa carrière.

Les Angry Birds de retour au cinéma !

Dix ans après leur première aventure cinématographique les oiseaux d'Angry Birds sont de retour sur grand écran ! Sorti en 2016, le premier film inspiré du jeu vidéo a récolté 342 millions $ à l'international tandis que la suite, sortie en 2019, a engrangé 148 millions $ à l'international.

En France, les films ont fait venir plus de 1,5 million de spectateurs dans les salles.

Dans cette nouvelle aventure intitulée Angry Birds 3 - La Grande envolée, Red va devoir relever son plus grand défi : survivre à la paternité tout en sauvant le monde ! Pour se faire il va faire appel à ses amis Bomb et Chuck. Cette fois, Red va découvrir que sauver l'Île aux Oiseaux était peut-être finalement plus facile... qu'élever une famille !

Mis en scène par John Rice, le long métrage est prévu dans nos salles obscures pour le 23 décembre 2026.

Créé en 2009 par la société finlandaise Rovio Entertainment, Angry Birds est un jeu vidéo pour smartphones et tablettes dans lequel les joueurs propulsent des oiseaux à l'aide d'un lance-pierre afin de détruire les forteresses où se cachent leurs ennemis, les cochons. Face à son immense succès, la franchise s'est rapidement enrichie de nombreuses suites et déclinaisons. En 2013, elle donne naissance à la série d'animation Angry Birds Toons, avant d'être adaptée au cinéma quelques années plus tard.