04 janvier 2026

Selon Leonardo DiCaprio, les cinémas risquent de finir comme les clubs de jazz

Et si aller au cinéma devenait un rituel marginal, réservé à quelques irréductibles ?

Leonardo DiCaprio s’inquiète sérieusement de l’avenir des salles obscures. Dans un entretien accordé au Times of London, l’acteur de Titanic s’interroge frontalement : le public a-t-il encore réellement envie de se déplacer au cinéma ?

"Est-ce que les gens ont encore l’appétit pour les salles ?", se demande-t-il, avant de lâcher une image aussi frappante que mélancolique : "Est-ce que les cinémas vont devenir des silos… comme les clubs de jazz ?"

La star en chasse d'un second Oscar grâce à Une Bataille après l'autre craint que les cinémas ne deviennent des lieux de niche, fréquentés par un public restreint et passionné, exactement comme les clubs de jazz aujourd’hui. Plus clairement, le jazz était autrefois une musique populaire et grand public et aujourd’hui, il survit surtout dans quelques clubs spécialisés, souvent confidentiels. Et DiCaprio redoute que le cinéma suive le même chemin.

D'ailleurs, selon la star, le basculement est déjà bien engagé. Rapidement même : 

"Tout change à une vitesse fulgurante", observe-t-il. "Nous assistons à une transition énorme. D’abord, les documentaires ont disparu des cinémas. Aujourd’hui, les drames n’y restent que très peu de temps, et les gens préfèrent attendre leur sortie en streaming. Je ne sais pas où tout cela nous mène."

Un constat lucide, presque fataliste, qui résume l’état d’un cinéma de plus en plus fragilisé par l’économie des plateformes, la réduction des fenêtres d’exploitation et l’évolution des usages.

Malgré tout, Leonardo DiCaprio refuse de baisser les bras. L’acteur espère encore que les cinéastes de demain pourront montrer leurs œuvres là où elles ont vocation à exister : sur grand écran.

"J’espère simplement qu’il y aura encore suffisamment de véritables visionnaires à qui l’on donnera l’opportunité de faire des choses uniques, visibles en salle", confie-t-il. "Mais cela reste à prouver..."

Anne-Claire Coudray : ce message lourd de sens passé discrètement en fin de JT

Ancien joker de Claire Chazal sur TF1. Anne-Claire Coudray est devenue la présentatrice titulaire du JT de 20h de TF1 le week-end en 2015. Cette année-là, son illustre consœur avait été poussée vers la sortie après quasiment 25 ans de bons et loyaux services. Ce ne fut en revanche pas le cas de Jacques Legros. En effet, l'ancien joker du JT de 13h de TF1 a décidé lui-même de quitter son poste cette année.

Anne-Claire Coudray avait ainsi décidé de lui adresser un petit message dans son JT de 20h le 4 mai 2025. "Un mot pour vous dire que demain, à 13 heures, Jacques Legros vous retrouvera sans doute avec beaucoup d’émotion pour sa dernière semaine à la présentation des journaux. Jacques, on pense évidemment très fort à toi et on sera à tes côtés", avait ainsi déclaré la journaliste.

De son côté, la présentatrice du JT de 13h de TF1, Marie-Sophie Lacarrau, a elle aussi adressé un message à son ancien joker. "Je sais que cette semaine va être très particulière, ça va être les montagnes russes évidemment dans ta tête. Jacques, 'Le roi des jokers'. C’est comme ça que beaucoup te décrivent. Et c’est vrai que tu es flamboyant ! 26 ans de JT, dont presque 5 passés ensemble", avait-elle premièrement déclaré.

"J’ai envie de te remercier pour tout ce que tu auras apporté au journal de 13 Heures, te remercier pour ce lien que tu as tissé avec les téléspectateurs. Je te souhaite de bien en profiter encore pendant ces quelques jours avec l’équipe du 13 Heures, avec ceux qui te sont fidèles devant leur télé", avait ensuite ajouté Marie-Sophie Lacarrau. Pour rappel, Jacques Legros avait dévoilé les raisons de son choix dans différentes interviews.

"Ça n’a pas été facile de prendre cette décision. Ça faisait un moment que ça trottait dans ma tête. Je voulais avoir cette liberté de choix. Je ne voulais pas faire le journal de trop, ou qu’on me suggère que c’était le moment de partir. Ou que moi-même je prenne moins de plaisir, ou que je me sente moins à l’aise. Ou que je trouve ça plus dur de me lever le matin. Je ne voulais pas de tout ça. Mais partir quand tout va plutôt bien", avait-il ainsi déclaré dans les colonnes de Ouest-France.

"Je suis soulagé d'avoir pris cette décision après mûre réflexion. 'Soulagé' est peut-être un grand mot, mais c'est comme quand on réfléchit depuis longtemps à quelque chose et que le jour où on prend la décision, on est content de l’avoir prise. Je suis à la fois normal et bizarre. Je ne veux même pas y penser tellement je flippe. Ça m'angoisse parce que je me connais, je suis émotif. Je me sens capable de pleurer... mais je ne veux pas", avait-il aussi précisé auprès de Télé-Loisirs.

Malcolm X : ce biopic avec Denzel Washington a connu un tournage très compliqué

Lors de la quatrième édition du Red Sea International Film Festival (RSIFF) en Arabie saoudite, en décembre 2024, Spike Lee a fait une pause dans ses fonctions de président du jury pour revenir sur certains moments marquants de sa carrière. Le cinéaste a notamment évoqué le tournage épique de Malcolm X ainsi que son récent projet avec Denzel Washington, Highest 2 Lowest.

Qualifiant sa collaboration avec l’acteur de “duo dynamique de D et Lee”, il a confié au Hollywood Reporter : “Nous sommes frères. Nous faisons juste notre truc.” Malgré les 18 ans écoulés depuis leur dernière collaboration sur Inside Man, Spike Lee assure que le temps n’a rien changé à leur complicité : “Nous nous connaissons bien. De plus, nos familles sont très proches.”

En revenant sur le tournage de ce biopic devenu culte, le réalisateur a décrit des obstacles inattendus et parfois dangereux. “La première fois que je suis venu à Djeddah, je tournais Malcolm X”, se souvient-il. “J’étais là depuis deux semaines en attente de l’autorisation de la plus haute cour islamique pour amener une caméra à La Mecque pendant le Hajj.” Finalement, une équipe musulmane a été envoyée sur place, devenant la première à recevoir une telle autorisation.

Le film a aussi posé des problèmes financiers dès le départ : “Ce film m’a presque tué. Ce film était en dessous du budget dès le début. Je le savais. Warner Bros. le savait.” La première version présentée au studio durait quatre heures et coïncidait avec le verdict de l’affaire Rodney King : “Los Angeles était en flammes”, se rappelle Lee. Quand le studio lui a demandé de couper significativement le film, il a refusé : “Absolument pas.”

La production a même été interrompue après que Lee ait déjà dépensé un million de dollars, soit la moitié de son salaire. Pour sauver le projet, il a dû solliciter des dons auprès de personnalités noires influentes. “En fait, je suppliais : c’est le seul film qui puisse être réalisé. Le premier homme que j’ai appelé était Bill Cosby”, a-t-il avoué. Tracy Chapman, Janet Jackson, Prince, Magic Johnson et Michael Jordan ont aussi contribué, ce dernier ayant dépassé le montant donné par Johnson pour la compétition, selon Lee.

Le tournage comportait également des moments spectaculaires : la scène avec Nelson Mandela, prévue le dernier jour, a été perturbée par un atterrissage d’urgence à Nairobi en raison d’une alerte à la bombe. “Ce film m’a presque tué”, a répété le cinéaste, soulignant l’intensité de cette expérience.

Malgré tous ces défis, Malcolm X est devenu un classique, et Spike Lee a salué le jeu de Denzel Washington  qui est pour lui “l’une des meilleures performances dans un biopic de tous les temps” tout simplement. Washington a d’ailleurs été nommé aux Oscars pour ce rôle. Le réalisateur a également félicité son ami pour son récent rôle dans Gladiator II, pour lequel il a reçu une nomination aux Golden Globes.

Spike Lee, quant à lui, a été honoré par un Oscar d’honneur en 2015, avant de remporter sa première statuette en compétition en 2019 pour le meilleur scénario adapté de BlacKkKlansman.

Cette année, Spike Lee a sorti son cinquième film avec Denzel Washington, Highest 2 Lowest, qu’il avait décrit comme “une réinterprétation, pas un remake” du film Entre le ciel et l’enfer d’Akira Kurosawa. “Donc, dès le début, j’ai été influencé par Kurosawa”, a-t-il expliqué, rappelant son initiation au cinéma international lors de ses études.

Overlord : ce film de guerre de 1975 est le plus réaliste sur le Débarquement du 6 juin 1944

Totalement absent des écrans français, Overlord est pourtant l’un des regards les plus justes jamais portés sur le Débarquement. Réalisé au milieu des années 1970, ce long-métrage singulier a traversé les décennies dans une quasi-indifférence, malgré une reconnaissance internationale et une approche cinématographique hors norme.

Avant même d’être un film de guerre, Overlord est une expérience de réalisme. Le réalisateur Stuart Cooper y raconte le destin ordinaire de Tom Bellows, un jeune Britannique appelé sous les drapeaux, depuis son entraînement jusqu’au 6 juin 1944. Ici, pas de héros flamboyant ni de grand discours patriotique : le récit s’attache à l’attente, à la répétition des gestes militaires, à la lente absorption de l’individu par une mécanique qui le dépasse.

Ce regard presque documentaire fait écho à une intuition historique célèbre. Quelques semaines avant l’invasion alliée, le maréchal allemand Erwin Rommel écrivait à son épouse : “Les Alliés doivent débarquer, c’est un fait. Mais les 24 heures précédant l’invasion seront primordiales. Pour nous, comme pour les Alliés, ce sera le jour le plus long…” Ces mots, devenus emblématiques, annoncent la gravité de l’événement que le cinéma n’a cessé d’explorer par la suite.

Le grand public connaît surtout cette période à travers Le Jour le plus long (1962), puis, bien plus tard, grâce au choc visuel provoqué par Il faut sauver le soldat Ryan (1998) de Steven Spielberg. La séquence du débarquement à Omaha Beach y a redéfini les standards du film de guerre moderne. Pourtant, entre ces deux monuments, Overlord s’impose comme une œuvre discrète mais fondamentale, presque invisible, et pourtant d’une authenticité troublante.

Sorti en 1975, le film est salué par l’Ours d’argent au Festival de Berlin, une récompense prestigieuse qui ne suffira pas à lui assurer une diffusion durable, notamment en France. Malgré une projection remarquée en version restaurée à Cannes Classics il y a une dizaine d’années, le film n’a toujours pas bénéficié d’une sortie en DVD, Blu-ray ou même en VOD sur le territoire français.

Visuellement, Overlord impressionne par son noir et blanc somptueux, signé John Alcott. Ce chef opérateur d’exception, collaborateur privilégié de Stanley Kubrick, a marqué l’histoire du cinéma avec Orange mécanique, Barry Lyndon ou encore Shining. Son travail ici confère au film une texture presque intemporelle, à la fois brute et élégante.

Mais la véritable audace de Cooper réside dans le montage. Les scènes de fiction se mêlent à des images d’archives authentiques du Débarquement, tournées le jour même, parfois depuis des bombardiers ou des Spitfires en plein vol. Pour éviter toute rupture visuelle, le réalisateur utilise des objectifs d’époque, datant des années 1930 et 1940, afin que les images reconstituées se fondent parfaitement dans les archives. Le spectateur ne distingue plus ce qui relève du tournage contemporain ou du document historique.

De cette fusion naît un film bouleversant, à mi-chemin entre le témoignage historique et la réflexion existentielle. Overlord ne cherche pas à impressionner par le spectaculaire, mais à faire ressentir la fragilité humaine face à la guerre. Presque 51 ans après sa sortie, il demeure une œuvre majeure, injustement oubliée, que l’on espère voir un jour enfin à notre portée afin qu’elle puisse être reconnue à la hauteur de sa valeur. 

03 janvier 2026

Helen Mirren n'a pas gardé un bon souvenir d'Alfred Hitchcock, rencontré pour le tournage d'un film classé X

Après la sortie de Marnie qui fut un gros échec critique et commercial, Alfred Hitchcock dut se résoudre à tourner en 1966 un nouveau film d'espionnage, Le Rideau déchiré, emmené par le tandem Paul Newman et Julie Andrews. Nouvel échec. Il fallait un nouveau succès pour le maître. Et vite.

Après avoir tenté de mettre sur pied un thriller d’un type nouveau, connu sous le nom de Kaléidoscope, qui devait comporter des scènes sexuellement très explicites, tourné avec des comédiens inconnus pour un petit budget dans des décors naturels, et dont la technique (pellicules rapides, caméra portée) s’inspirait des films européens, Hitchcock parviendra finalement à signer en 1972 son 52e et avant-dernier film : Frenzy.

Cette recherche de nouvelles têtes d'affiches pour ses oeuvres en devenir aurait pu s'incarner avec l'actrice britannique Helen Mirren. Débutant sa carrière au sein de la fameuse Royal Shakespeare Company, elle avait fait ses premiers pas au cinéma en 1966 dans une comédie signée Robert Asher, Press For Time. La beauté lumineuse de l'actrice aurait pu faire merveille chez le cinéaste.

Leurs chemins se sont justement croisés, à la faveur de la pré production du film Frenzy justement. Adaptation d'une nouvelle d'Arthur La Bern intitulée Goodbye Piccadilly, Farewell Leicester Square, Frenzy évoque l'histoire d'un tueur en série qui viole et assassine des femmes. Le film est resté fameux pour être le seul du cinéaste à avoir reçu une classification X délivré par la BBFC (l'organisme de classification des films en Grande-Bretagne).

La raison ? Précisément la scène du viol et du meurtre par étranglement au début du film, qui révèle la poitrine de l'actrice Barbara Leigh-Hunt. Helen Mirren passa une audition pour le rôle d'une des victimes. Mais elle ne fut pas particulièrement intéressée par le rôle d'une serveuse avenante se faisant violer et étrangler, après avoir eu un rapport sexuel avec le principal suspect. Et, finalement, travailler avec Hitchcock...

"Il n'était tout simplement pas mon genre de réalisateur" racontera-t-elle au journal Daily Express (via Business Standard). "J'étais plus portée sur des cinéastes comme Federico Fellini, Pier Paolo Pasolini, Roberto Rossellini".

Elle poursuit : "Je ne l'aimais pas beaucoup, et je sais qu'il ne m'aimait pas beaucoup non plus". Ajoutant : "Il a jeté vers moi un coup d'œil et s'est exclamé : "Oh, mon Dieu. Elle va être un cauchemar !" Et la comédienne d'envoyer une dernière salve contre le maître : "De toute façon, les rôles proposés par Hitchcock étaient horribles". Le rôle pour lequel elle auditionna fut finalement attribué à Anna Massey.

Non sans une certaine ironie, Helen Mirren a retrouvé Alfred Hitchcock quarante ans plus tard, en quelque sorte. Elle incarnait sa femme, Alma Reville, dans le film Hitchcock.

Worldbreaker : bande-annonce avec Milla Jovovich

Milla Jovovich renoue avec l’action et les univers post-apocalyptiques. Aura Entertainment vient de dévoiler la bande-annonce officielle de Worldbreaker, un thriller de science-fiction musclé porté par l’ancienne héroïne de Resident Evil. Le film sortira en salles le 30 janvier 2026.

La bande-annonce dévoile un monde ravagé, dans lequel des monstres surgis d’une dimension parallèle ont pris le contrôle de la planète. Les tentatives humaines pour enrayer l’invasion ont échoué, provoquant l’effondrement de la civilisation. Un détail marque particulièrement l’univers du film : les hommes ont été les premières victimes, laissant aux femmes le soin de mener la résistance.

Dans ce contexte apocalyptique, le film devrait s’attarde sur une jeunesse contrainte de grandir trop vite. On devrait y suivre le personnage d'une jeune fille, entraînée dès l’enfance à survivre et à combattre, évoluant dans un quotidien rythmé par la peur, la fuite et la violence. Les images dévoilées promettent un film à l’action soutenue, entre combats rapprochés, créatures monstrueuses et atmosphère de fin du monde.

Worldbreaker est réalisé par Brad Anderson, connu pour The Machinist (2004) avec Christian Bale et The Call (2013) avec Halle Berry. Le scénario est signé Joshua Rollins déjà derrière Infinite Storm (2022). Le casting réunit également autour de Milla Jovovich : Luke Evans, Billie Boullet, Mila Harris, Kevin Glynn et Chris Finlayson.

Rendez-vous en salles le 30 janvier 2026 pour découvrir Worldbreaker.

Prometheus : voici ce que pense James Cameron au sujet de ce film de science-fiction réalisé par Ridley Scott

Presque 14 ans après avoir débarqué sur les écrans, Prometheus reste un objet cinématographique qui ne fait toujours pas l’unanimité. Analysé, disséqué, parfois défendu avec ferveur, parfois rejeté sans ménagement, le film de Ridley Scott revient aujourd’hui sur le devant de la scène à travers le regard d’un autre géant du cinéma : James Cameron.

Pour mesurer l’ampleur du débat, il faut remonter à l’âge d’or de la saga Alien. En 1979, Ridley Scott signait Alien, le huitième passager, un chef-d’œuvre de l’horreur spatiale, devenu une référence absolue du genre. Quelques années plus tard, en 1986, James Cameron prenait le relais avec Aliens, le retour, un second volet culte, plébiscité par le public et toujours très bien noté par les spectateurs d’AlloCiné.

Ce double héritage a façonné des attentes immenses autour de tout nouveau projet lié à l’univers du xénomorphe.

Lorsque Ridley Scott décide de replonger dans cet univers en 2012 avec Prometheus, son ambition est claire : explorer les origines de la créature et élargir le mythe. Le film, qui suit une expédition humaine aux confins de l’espace, intrigue autant qu’il déstabilise. Dès sa sortie le 30 mai 2012, les discussions s’enflamment.

Rapidement, le long-métrage s’impose comme l’un des films de science-fiction les plus polarisants des années 2010. Certains saluent son audace visuelle et philosophique, d’autres pointent du doigt un scénario jugé confus ou incohérent.

Avec le recul, Ridley Scott lui-même a reconnu que le projet n’avait pas atteint le niveau d’exigence qu’il s’était fixé. Lors de la promotion de Gladiator II, le réalisateur britannique est revenu sans détour sur les faiblesses de Prometheus (via Deadline).

“Avec le grand scénariste Damon Lindelof, on s’est assis et on a tenté de reconstruire l’ère Alien. Mais on s’est endormis en cours de route.”

Il poursuit son autocritique en assumant une part de responsabilité personnelle : “Mes conseillers n’étaient pas assez vigilants aussi, sans aucun doute. Je suis en partie responsable car j’étais occupé sur d’autres films ; c’est ainsi que le projet a été laissé de côté alors qu’il n’aurait pas dû l’être. Quand on ressuscite quelque chose, il vaut mieux le faire à 100 %.”

C’est dans ce contexte que James Cameron a été interrogé lors d’un AMA (Ask Me Anything) sur Reddit. Son avis, nuancé mais franc, n’a fait qu’alimenter le débat. Le réalisateur de Titanic et Avatar a commencé par reconnaître les qualités du film : “J’ai d'abord pensé que Prometheus était un film intéressant. J’ai trouvé qu’il provoquait une certaine réflexion et qu’il était superbement monté sur le plan visuel.”

Cependant, son verdict final est plus réservé : “Mais au bout du compte, il manque de logique. Cependant, je l’ai apprécié et je suis heureux qu’il ait été réalisé. Je l’ai préféré aux deux Alien précédents.” Une remarque qui vise implicitement Alien 3 de David Fincher et Alien, la résurrection de Jean-Pierre Jeunet.

Cette prise de position n’est pas nouvelle. Dès septembre 2012, James Cameron confiait déjà ses impressions à Moviefone, soulignant à nouveau son intérêt pour le film tout en évoquant quelques réserves.

“J’ai apprécié Prometheus, je l’ai trouvé excellent. J’ai trouvé que Ridley revenait à la science-fiction avec enthousiasme, avec une belle photographie, une grande 3D. Il y a peut-être quelques petites choses que j’aurais faites différemment, mais ce n’est pas la question, on peut dire ça de n’importe quel film.”

Malgré les critiques persistantes autour de Prometheus, la franchise Alien n’a jamais cessé d’évoluer. Plus récemment, Fede Alvarez a relancé la saga avec Alien: Romulus, un retour assumé aux fondamentaux horrifiques. Sorti en 2024, le film a rencontré un solide succès commercial, engrangeant 350 millions de dollars au box-office mondial pour un budget estimé à 80 millions.

L’univers s’est depuis encore étendu avec la série Alien: Earth sortie en août 2025, validée par Sigourney Weaver en personne et déjà renouvelée pour une seconde saison. Preuve que, controverse ou non, l’héritage d’Alien continue de fasciner… et de faire parler.

02 janvier 2026

Mort de Brigitte Bardot : déjà de "vulgaires et minables opérations" d’"escroqueries" signalées

À peine la disparition de Brigitte Bardot annoncée que sa mémoire se retrouve déjà menacée par des dérives numériques.

Ce vendredi 2 janvier 2026, la Fondation Brigitte Bardot a publié un communiqué d’alerte particulièrement ferme. Et de dénoncer la multiplication d’escroqueries exploitant l’image de l’icône disparue. Les malfaiteurs veulent soutirer de l’argent au public sous de faux prétextes caritatifs.

Selon la Fondation, de nombreuses offres circulent actuellement sur Internet et les réseaux sociaux. Elles proposent à la vente des photographies, des montages ou encore des visuels générés par intelligence artificielle représentant Brigitte Bardot, seule ou entourée d’animaux.

Ces contenus, parfois accompagnés de messages très émotionnels, prétendent que "100 % des ventes" seraient reversées à la Fondation. Ceci pour poursuivre l’œuvre de la militante pour la cause animale. Une affirmation catégoriquement démentie.

"Il s’agit de montages grossiers, d’offres et de ventes illicites, et de prétendues collectes de fonds qui n’ont jamais reçu le moindre assentiment de la part de la Fondation Brigitte Bardot", précise le communiqué. L’organisation refuse toute association avec ces pratiques et condamne fermement ce qu’elle qualifie de "vulgaires et minables opérations de récupération".

La Fondation appelle ainsi le public à la plus grande vigilance et à un profond respect de la mémoire de la défunte. "Il est demandé à chacun d’être attentif à ne pas se faire piéger", insiste-t-elle, rappelant que ces initiatives frauduleuses n’ont aucun lien officiel avec ses actions. Plus encore, la fondation annonce engager des poursuites judiciaires contre toute personne impliquée dans ces collectes illégales.

Dans ce contexte sensible, l’organisme tient également à rappeler les seules démarches légitimes pour honorer l’héritage de Brigitte Bardot. "Si vous souhaitez faire perdurer l’œuvre de Brigitte Bardot, il vous suffit de faire un don directement à la Fondation Brigitte Bardot", indique-t-il, en invitant les donateurs à renseigner leurs coordonnées via les canaux officiels.

Car au-delà du choc suscité par sa mort, l’engagement de Brigitte Bardot ne s’éteint pas. "Sa voix ne s’éteindra jamais. Tant qu’un animal souffrira, sa Fondation poursuivra son combat", rappelle le texte. Et de rendre hommage à celle qui a consacré une grande partie de sa vie à la défense des animaux. Grâce à son action, des milliers d’animaux ont été sauvés. Et grâce aux dons authentiques, beaucoup le seront encore.

Les responsables de la Fondation soulignent enfin l’importance concrète de chaque contribution. A savoir le financement des refuges, les interventions de terrain, la lutte contre la maltraitance et les campagnes de sensibilisation en France comme à l’international. Dans un moment de recueillement, ils appellent à transformer l’émotion en soutien réel et encadré. Le tout, loin des arnaques qui ternissent déjà l’hommage rendu à Brigitte Bardot.

John Wick va revenir en jeu vidéo !

Sorti en 2014, John Wick fut le coup d'envoi d'une franchise qui n'a cessé de grimper depuis ses débuts. D'un peu plus de 86 millions de dollars du premier, à plus de 431 millions de dollars pour John Wick 4, qui a déboulé sur nos écrans en mars 2023, c'est dire à quel point la saga est devenue au fil des ans une véritable martingale pour son studio producteur, Lionsgate. En quatre films (et même une série en Spin off, The Continental) sortis en sept ans, la saga a rapporté plus de un milliard de dollars de recettes.

Le studio n'est donc évidemment pas prêt à lâcher cette poule aux oeufs d'or. Si le réalisateur Chad Stahelski claironnait en 2023 avoir des idées (et selon lui loin d'êtres toutes valables...) probablement jusqu'à un John Wick 9, Lionsgate souhaite développer sa licence en jeu vidéo, réfléchissant à un John Wick doté d'un budget triple "AAA". Autant dire sans commune mesure avec l'apparition du personnage dans l'univers de Fortnite en 2019, ou même le jeu John Wick Hex, sympathique jeu de rôle tactique sorti lui aussi en 2019.

L'information a été révélée par le site tech4gamers. Dans une conférence téléphonique tenue en novembre dernier avec ses investisseurs, le PDG de Lionsgate, Adam Fogelson, a confirmé avoir des discussions en cours concernant le développement d'un futur jeu AAA autour de la licence John Wick. Des discussions avaient semble-t-il déjà été engagée en 2023 sur ce même sujet, sans avancée réelle.

Toujours est-il que Lionsgate et le jeu vidéo est un peu un mariage raté. Certains d'entre vous se souviennent peut être du catastrophique jeu vidéo basé sur la franchise Saw, sorti en 2009 et édité à l'époque par Konami...

En 2014, le studio avait annoncé la création d'une division consacrée aux jeu vidéo, chargée de faire fructifier les licences de la maison. Elle avait alors été placée sous la direction de Peter Levine, un ancien cadre de Youtube qui avait également travaillé comme conseiller auprès du studio Rovio pour développer sa marque milliardaire Angry Birds.

L'année suivante, Lionsgate avait massivement investi dans le fameux studio Telltale Games, à hauteur de 40 millions $. Quatre ans plus tard, la major retirait ses billes, ce qui avait lourdement contribué à plomber le studio de développement, alors au bord de la faillite. Et depuis ? En dehors des exemples précités, rien, ou si peu... L'énorme succès du jeu open world Hogwarts Legacy, sur l'univers Harry Potter, ou l'excellente et très appréciée incursion de Keanu Reeves dans le jeu vidéo avec Cyberpunk 2077, ont peut être incité Lionsgate à enfin appuyer sur l'accélérateur...

En 1985, sur le tournage des Spécialistes, Gérard Lanvin a sauvé la vie de Bernard Giraudeau

Dans l'Histoire du cinéma d'action - cascades et périlleuses acrobaties obligent - il est arrivé plusieurs fois que des stars se retrouvent en danger de mort en tournant certaines séquences. Si les acteurs américains sont souvent les plus représentés dans ce domaine, certaines célébrités françaises ont elles aussi risqué leur vie lors d'un tournage.

C'était notamment le cas de Gérard Lanvin et de son coéquipier Bernard Giraudeau il y a 41 ans, sur le tournage du mythique film policier de Patrice Leconte, Les Spécialistes.

On y suivait la cavale de Stéphane et Paul, deux détenus évadés et menottés l'un à l'autre, qui n'hésitaient pas à sauter dans les Gorges du Verdon pour échapper à leurs poursuivants. Une scène mythique mais particulièrement dangereuse qui avait failli coûter cher aux deux comédiens.

"On a fait ce film qui a cartonné", raconte ainsi Gérard Lanvin.

"Et Bernard et moi, on est devenus très liés pendant ce film, parce qu'il avait un blouson de pilote de l'armée américaine en cuir, et on était menottés et on nous a lâchés dans les torrents, dans les gorges du Verdon. Il a failli se noyer et j'ai réussi à le sortir. Mais ça a été des moments très douloureux parce qu'on est dans une difficulté notoire."

Les deux acteurs ont-ils vraiment failli se noyer ? Ils se sont en tout cas retrouvés dans une situation critique.

"On n'a pas pensé que le blouson allait prendre 20 kilos et qu'attaché dans des torrents, c'était très compliqué de sortir de là", poursuit Lanvin.

"Et il y a des gens qui peuvent vous dire : 'Surtout, la seule chose, c'est qu'il ne faut pas que ton pied s'accroche dans une branche, parce qu'on ne pourra pas venir vous chercher'. Donc, failli mourir, on ne peut pas aller jusque-là. Mais quand même, on a été dans une grosse difficulté et notre effort ensemble nous a rapprochés profondément."