17 décembre 2025

Le coup de gueule d'Andréa Bescond pour les réalisatrices françaises

Equivalent des Golden Globes américains, les Prix Lumières (à ne pas confondre avec le Festival Lumière dédié au cinéma de patrimoine) sont remis chaque année depuis 1996 par un parterre de votants composé de correspondants de la presse internationale à Paris. Ils sont généralement remis en janvier ou février, avant les César. 

Les nominations de l’édition 2026 ont été dévoilées il y a quelques jours, et l’absence de femmes réalisatrices a interpellé Andréa Bescond. Actrice, danseuse, dramaturge mais aussi scénariste de cinéma, la créatrice des Chatouilles (la pièce comme le film, qu'elle a co-signé avec Éric Métayer) est également connue pour son engagement féministe. Et sur son compte Instagram, elle pousse un coup de gueule, énumérant ses collègues qui auraient pu être citées (liste à laquelle on pourrait ajouter Carine Tardieu, la réalisatrice de L’Attachement) : 

"Il me semblait que les réalisatrices françaises avaient fait une grande année de cinéma en 2025. Que ce soit en terme de choix de sujets, d’audace, de qualité de réalisation, de singularité… Je suis étonnée de ne voir aucun de ces noms attendus aux nominations des Prix Lumières. Merci Hafsia Herzi, Rebecca Zlotoswki, Julia Ducournau, Amélie Bonnin, Marie-Hélène Roux, Alice Douard, et toutes celles qui manquent, d’avoir fait rayonner le cinéma français cette année avec votre immense talent. Je suis triste et scandalisée (c’est un euphémisme) les réalisatrices représentent à peine 30% de l’industrie, elles fabriquent de grands films mais sont invisibles aux palmarès. Dites-le nous si on gêne…"

Cinq long-métrages et leurs réalisateurs (tous des hommes, donc) ont été nommés pour les Prix Lumières du meilleur film et de la meilleure mise en scène : Dossier 137 de Dominik Moll, L’Etranger de François Ozon, L’Inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier, Mektoub, My Love : Canto Due d’Abdellatif Kechiche et Nouvelle Vague de Richard Linklater. 

On compte en revanche trois réalisatrices dans la catégorie meilleur premier film : Louise Hémon pour L’Engloutie, Pauline Loquès pour Nino et Valentine Cadic pour Le Rendez-vous de l’été, récemment récompensé par le prix Louis-Delluc. Et deux autres en documentaire : Romane Bohringer pour Dites-lui que je l’aime et Sepideh Farsi pour Put Your Soul on Your Hand and Walk. 

Le prix Louis-Delluc du meilleur film a d’ailleurs été remis à La Petite dernière d’Hafsia Herzi, déjà récompensé au Festival de Cannes et donc ignoré par les Prix Lumières. La réalisatrice a commenté d’un sobre "merci" le post d’Andréa Bescond qui donne "rendez-vous aux César", en espérant que les femmes cinéastes y auront leur place. 

L’Académie ouvrira le premier tour du vote le 6 janvier 2026, et on connaitra le 28 janvier la liste des nommées aux César 2026. La cérémonie des Lumières aura elle lieu le 18 janvier. 

Ce que Leonardo DiCaprio refuse catégoriquement de faire

Star de cinéma ultime, Leonardo DiCaprio a une carrière exemplaire, avec quasiment aucun loupé. Sa collaboration avec le réalisateur Martin Scorsese, notamment, est légendaire, même si c’est finalement grâce à Alejandro González Iñárritu qu’il a obtenu l’Oscar qu’il méritait depuis des années, venu récompenser sa prestation habitée dans The Revenant.

Et c’est d’ailleurs après avoir tourné sous la direction de ces deux grands cinéastes que l’acteur avait confié en 2016 à Variety qu’il se sentait "maudit de ne probablement jamais pouvoir travailler lui-même comme réalisateur", tellement il ne pourrait pas être à leur hauteur.

Dix ans plus tard et alors qu’il vient d’ajouter le très réputé Paul Thomas Anderson à la liste des prestigieux cinéastes pour lesquels il a tourné (leur Bataille après l’autre est le film préféré de la rédaction d’AlloCiné cette année), Leonardo DiCaprio n’a pas changé d’avis. Loin de là. Encore plus catégorique, il a cette fois déclaré lors de l'événement A Year in TIME à Manhattan où il recevait le titre d’artiste de l’année (via Variety) :

"Certaines personnes m'ont demandé si je voulais réaliser un film. Je leur ai répondu : 'Je ne voudrais jamais réaliser'. Je ne pourrais jamais faire quelque chose qui se rapproche de ce que fait Martin Scorsese. Pourquoi voudrais-je faire ça ?"

Alors que le réalisateur d’Aviator et du Loup de Wall Street était présent sur scène à ses côtés, Leonardo DiCaprio a d’ailleurs fait part d’un petit regret quant à leur temps passé ensemble sur des plateaux de cinéma :

"Je me concentre tellement sur mon travail d'acteur [rires] : on prend des décisions, on incarne des personnages, on essaie de pénétrer au plus profond de leur âme. J'aurais adoré être davantage un voyeur, observer ce que tu fais derrière la caméra."

Mais bonne nouvelle, l’acteur va pouvoir se rattraper puisque le duo va se retrouver dès février pour tourner un septième long-métrage ensemble : What Happens at Night, une histoire de fantômes avec également Jennifer Lawrence au casting. Et qui sait, peut-être qu’après avoir consciemment observé Martin Scorsese au travail, Leonardo DiCaprio se sentira finalement prêt pour lui aussi passer derrière la caméra ?

Le comédien pourra même demander conseil à sa partenaire de Titanic qui vient justement de sauter le pas : la première réalisation de Kate Winslet, Goodbye June d’après un scénario du fils qu’elle a eu avec Sam Mendes, Joe Anders, arrive sur Netflix le 24 décembre !

La France toujours en lice dans la catégorie meilleur film international aux Oscars 2026

Quelles sont les chances françaises aux Oscars 2026 ? L'annonce des nominations aux Golden Globes a déjà donné quelques indices. On sait par exemple que le film d'animation Arco d'Ugo Bienvenu a de bonnes chances d'être nommé catégorie animation, ou encore que Nouvelle Vague de Richard Linklater, réalisé et produit en France, est aussi un long métrage ayant ses chances.

Mais une chose est sûre : la France a déjà un sérieux candidat pour concourir dans la catégorie meilleur film international lors de la cérémonie des Oscars le 15 mars 2026 ?

Un simple accident de Jafar Panahi vient de franchir une nouvelle étape. Après avoir été choisi le 17 septembre dernier comme candidat officiel pour représenter la France, le long métrage de Jafar Panahi fait désormais partie des 15 finalistes.

Pour rappel, il n'en restera plus que 5 au moment des nominations des Oscars qui seront annoncées le 22 janvier 2026.

Un simple accident de Jafar Panahi est produit par Les Films Pelléas (déjà coproducteur de Anatomie d'une chute de Justine Triet) et distribué par Mémento. Il a remporté la Palme d'or au Festival de Cannes en mai dernier.

Ce n'est pas la première fois qu'un cinéaste étranger est choisi pour représenter la France. La dernière fois remonte à 2023 avec Trần Anh Hùng, pour La Passion de Dodin Bouffant, qui était tourné en langue française. Rappelons que Filippo Meneghetti (pour Deux en 2021) ou encore Paul Verhoeven (pour Elle en 2017) se trouvaient également dans ce cas de figure (nationalité du réalisateur étrangère, mais film en langue française)

A quand remonte le dernier film en langue étrangère préselectionné pour représenter la France ? C'était l'année dernière avec Emilia Pérez, tourné en espagnol, et réalisé par le Français Jacques Audiard. Auparavant, en 2016, le film Mustang de la cinéaste franco-turque Deniz Gamze Ergüven avait été préselectionné. Comme Emilia Pérez, le film avait bien été nommé ensuite pour concourir à la cérémonie (mais sans rapporter la statuette).

"Après avoir remporté la Palme d’or à Cannes, Un simple accident s’envole maintenant pour les Oscars. Ce drame iranien, signé de l’immense cinéaste Jafar Panahi et réalisé avec le soutien déterminant de la France et notamment du CNC, à travers l’aide aux cinémas du monde, est la preuve que notre pays, 130 ans après avoir inventé le cinéma, est le cœur battant des coproductions internationales et une terre d'accueil pour les créateurs du monde entier, notamment ceux qui sont empêchés de travailler dans leur propre pays. Je lui souhaite de remporter la prestigieuse statuette", a déclaré Gaëtan Bruel, Président du CNC.

Le dernier film français à avoir remporté l'Oscar du meilleur film étranger est Indochine de Régis Wargnier en 1993. Au total, la France a remporté l'Oscar du meilleur film étranger à 9 reprises en 97 cérémonies.

Un simple accident a été retenu au sein d'une liste de 15 films que voici :

  • Argentine : Belén de Dolores Fonzi (sorti directement sur Prime Vidéo en France)
  • Brésil : L'Agent Secret de Kleber Mendonça Filho (actuellement en salles)
  • France : Un simple accident de Jafar Pahani (sorti le 1er octobre 2025 au cinéma)
  • Allemagne : Les Échos du passé de Mascha Schilinski (sortie le 7 janvier 2026 au cinéma en France)
  • Inde : Une jeunesse indienne - Homebound de Neeraj Ghaywan (sortie le 25 mars 2026 au cinéma en France)
  • Irak : Le Gâteau du Président de Hasan Hadi (sortie le 4 février 2026 au cinéma en France)
  • Japon : Le Maître du Kabuki de Sang-il Lee (sortie le 24 décembre 2025 au cinéma en France)
  • Jordanie : Ce qu'il reste de nous de Cherien Dabis (sortie le 11 mars 2026 au cinéma en France)
  • Norvège : Valeur sentimentale de Joachim Trier (sorti courant 2025 au cinéma en France)
  • Palestine : Palestine 36 d'Annemarie Jacir (sortie le 14 janvier 2026 au cinéma en France)
  • Corée du Sud : Aucun autre choix de Park Chan-Wook (sortie le 11 février 2026 au cinéma en France)
  • Espagne : Sirât d'Oliver Laxe (sorti courant 2025 au cinéma en France)
  • Suisse : En première ligne de Petra Biondina Volpe (sorti courant 2025 au cinéma en France)
  • Taiwan : Left-Handed Girl de Shih-Ching Tsou (sorti courant 2025 au cinéma en France)
  • Tunisie : La Voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania (actuellement au cinéma)

C'est la première fois qu'un film irakien est retenu pour concourir aux Oscars.

Rappelons qu'il s'agit ici d'une présélection. Il faut désormais attendre le 22 janvier 2026 pour savoir si le film sera officiellement nommé. La 98e cérémonie des Oscars se tiendra le 15 mars 2026. 

Le Chant des forêts : découvrez un documentaire immersif sur les forêts enchanteresses des Vosges

Les forêts des Vosges. C'est ici que Vincent Munier a tout appris grâce à son père Michel, naturaliste, ayant passé sa vie à l'affût dans les bois. Il est l'heure pour eux de transmettre ce savoir à Simon, le fils du réalisateur

La première force du Chant des forêts tient dans la splendeur de ses images, sublimes et inédites, saisies avec une intimité rare. « Pas d’ingénieur du son, ni de technicien. Pas de grues, de drones, de travelling, de brumes artificielles et, bien sûr, aucun animal apprivoisé. Juste une caméra pensée pour se faire oublier. » Cette captation minimaliste permet au spectateur d’entrer au plus près de la vie sauvage.

Entre gros plans nocturnes d’une netteté étonnante et scènes capturées au cœur des jeux, des chasses ou des parades, les spectateurs découvrent, à travers l’œil de la caméra, des espèces rarement filmées : le grand tétras, le lynx, la grue, le renard, le cerf… Le Chant des forêts nous offre aussi des visions presque irréelles de lumière, de brume, d’ombres et de nuées d’oiseaux.

Aux images s’ajoutent les sons bruts de la forêt, enregistrés grâce à des micros spécialisés — « des sons justes, tout ce qui nous échappe » — que le réalisateur alterne avec de la musique classique d’une grande justesse, sublimant la beauté des paysages. “Malgré le poids des habitudes, malgré le formatage social, il faut rester un éternel émerveillé. C’est ce que j’essaie de transmettre à travers ce film”, résume Vincent Munier.

Le documentaire est aussi une ode à l’amour de la forêt, une passion transmise de père en fils. Dans une tente, une cabane de bois ou au détour d’une promenade, Vincent Munier nous entraîne caméra à l’épaule dans leurs refuges secrets, filmant les discussions, les guets et les observations que tous trois mènent jour et nuit.

Au-delà des images, le spectateur en apprend énormément sur la vie sauvage grâce aux commentaires et aux anecdotes du père du réalisateur – naturaliste passionné, activiste et fervent défenseur des forêts des Vosges – qui analyse et explique les phénomènes observés à son petit-fils Simon, avide de découvertes et déjà fasciné par la nature. « Même un arbre mort continue à donner la vie », lui rappelle-t-il.

S’il a cosigné avec son fils les livres photographiques Clair de Brume en 2007 et Au fil des Songes en 2010, Michel Munier est aussi l’auteur de L’oiseau-forêt (2022), un chant d’amour et un cri de détresse dans lequel il invite à la sobriété et à une approche respectueuse de la nature qui nous entoure. Il est “un de ces écolos des années 1970-80 qu’on caricaturait souvent, mais qui étaient de tous les combats : défendre un ruisseau, protéger une forêt menacée par un téléski” affirme son fils.

Le Chant des forêts lui rend aussi hommage : à sa force de vie, à son héritage précieux, mais aussi à tous ceux qui se battent ; associations, bénévoles, militants discrets… “Sans eux, l’érosion du vivant aurait été bien plus brutale” ajoute le réalisateur..

Vous l’aurez compris, Le Chant des forêts ne se limite pas à magnifier la nature : le documentaire met en lumière une problématique que l’on croit parfois lointaine, surtout en tant que citadins, mais qui n’en est pas moins réelle. Chaque année, des espèces animales disparaissent. Parmi elles, le grand tétras, un imposant gallinacé présent dans les Vosges depuis plus de 10 000 ans, c’est-à-dire depuis la dernière période glaciaire, et qui a définitivement quitté le massif. “Après des décennies de combats, malgré toute l’énergie de mon père et de nombreux naturalistes, l’espèce a décliné jusqu’à s’éteindre du massif. Trois raisons : le réchauffement climatique, la gestion forestière plus industrielle, et l’accroissement des dérangements humains.”

Ces disparitions tragiques devraient nous alerter sur nos modes de vie et encourager une véritable prise de conscience, tant pour les générations actuelles que pour celles à venir. Une prise de conscience que le fils du réalisateur, lui, semble avoir bien intégrée : “Que peut-on faire pour que d’autres espèces ne disparaissent pas ?” déplore-t-il à l’écran.

À l’échelle même de la forêt, l’être humain adopte souvent une vision autocentrée et ethnocentrée, que le réalisateur résume ainsi : “Nous parlons encore trop souvent des animaux en termes de «  nuisibles  », de «  gibier  » ou de «  dégâts  », comme si tout devait être jugé selon notre intérêt immédiat. Or, dans la forêt, il n’y a pas de hiérarchie. Chaque être, du plus infime au plus imposant, compte dans l’équilibre global.”

En effet, dire aujourd’hui que la nature est belle ne suffit plus. Il nous faut rappeler que cette beauté n’a rien d’un luxe : elle constitue une condition essentielle à notre survie. C’est précisément le message que porte ce documentaire : ”Je crois qu’on peut éveiller les consciences par la beauté, par la poésie, par l’émerveillement. C’est la porte d’entrée pour l’action.”

En révélant la fragilité du vivant, Vincent Munier nous rappelle que la beauté de la nature n’est pas infinie et qu’il revient à chacun de nous de la préserver. Le Chant des forêts qui allie formidablement émerveillement, transmission, et réflexion est à découvrir dès aujourd’hui en salle.

Les 7 Mercenaires va avoir droit à son remake en série

Dans le panthéon des meilleurs westerns de tous les temps, une place de choix est accordée aux Sept Mercenaires de John Sturges. Ce film choral sorti en 1960 est un remake inavoué des Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa ; dans les deux versions, un groupe de mercenaires est engagé par des villageois désespérés pour chasser un groupe de bandits qui pillent leurs richesses.

Pilier de l’âge d’or du cinéma hollywoodien, Les Sept Mercenaires réunit un casting de légendes telles que Yul Brynner, Steve McQueen (son premier rôle de grande importance au cinéma), Charles Bronson, James Coburn, Robert Vaughn ou encore Eli Wallach. Une distribution de rêve, mais qui causa de nombreux conflits d’ego durant le tournage.

Succès d’estime aux États-Unis à sa sortie, mais triomphe dans le reste du monde, Les Sept Mercenaires a fait l’objet de trois suites : Le Retour des sept en 1966, Le Colt des sept mercenaires en 1969 et La Chevauchée des sept mercenaires en 1972. En 2016, la franchise a fait son grand retour via un remake signé Antoine Fuqua.

Cette nouvelle version réunit des stars de notre époque, telles que Denzel Washington, Chris Pratt ou encore Ethan Hawke. Et près de dix ans après sa sortie, c’est un nouveau remake qui s’apprête à voir le jour, non plus au cinéma mais cette fois-ci à la télévision. MGM+ vient de commander une série Les Sept Mercenaires dont l’écriture a été confiée à Tim Kring (Heroes).

"Tim Kring est un maître de la narration", a déclaré le patron de la plateforme dans un communiqué. "Tim, Donald De Line, Larry Mitisch et Bruce Kaufman ont conçu une série qui contient toute l’énergie des westerns classiques, rend honneur à l’héritage du film original, et s’appuie sur les thématiques intemporelles du pouvoir de la réunion face à l’oppression et de la rédemption de héros tourmentés qui viennent en aide à ceux qui en ont besoin."

Huit épisodes sont prévus pour cette mini-série. Aucun nom n’a pour le moment été annoncé au casting du programme, mais les futurs interprètes savent qu’ils auront à succéder à d’authentiques légendes du cinéma. Le tournage du programme est prévu pour le mois de juin prochain, et sa diffusion est vraisemblablement attendue pour 2027.

La plateforme MGM+ est disponible en abonnement payant sur le service Prime Video.

16 décembre 2025

La comédienne Françoise Brion est morte à 92 ans

L'actrice française Françoise Brion s'est éteinte lundi 15 décembre à 92 ans. Celle qui avait incarné l'épouse d'Alexandre le bienheureux avec Philippe Noiret était aussi apparue dans la série Les Hordes, Nelly et Mr. Arnaud, Adieu poulet, L'Eau à la bouche, Codine et L'immortelle d'Alain Robbe-Grillet.

Françoise Brion fait ses débuts dans la figuration dans Ariane de Billy Wilder puis Donnez-moi ma chance de Léonide Moguy et Nathalie de Christian-Jaque (1957).

Elle tourne trois films avec Jacques Doniol-Valcroze : L'Eau à la bouche, avec Bernadette Lafont, Le Cœur battant, face à Jean-Louis Trintignant et La Dénonciation. Des années plus tard, elle le retrouvera pour Meurtre sur mesure (1999).

Durant les années 60, elle tourne également à trois reprises avec Eddie Constantine dans Comment qu'elle est ? et Lemmy pour les dames de Bernard Borderie et Cartes sur table de Jesús Franco. Elle travaillera d'ailleurs à nouveau avec le cinéaste espagnol pour Le Miroir obscène (1973). En 1968, elle incarne l'épouse tyrannique du personnage de Philippe Noiret dans Alexandre le bienheureux d'Yves Robert.

Très active au théâtre en parallèle du grand écran, elle est également demandée au cinéma par Pierre Granier-Deferre (Adieu poulet), Serge Leroy (La Traque, Attention, les enfants regardent), Otto Preminger (Rosebud) ou encore Nelly Kaplan (Néa) et Jacques Doillon (La Tentation d'Isabelle).

A partir des années 80, elle s'éloigne des plateaux avant de revenir dans les années 90 à travers ses apparitions dans Rue du bac, Nelly et Monsieur Arnaud ainsi que La Bûche. Dans les années 2000, on la retrouve dans la comédie Travaux avec Carole Bouquet et le drame Le Premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon. En 2023, à 90 ans, elle est à l'affiche de Conann de Bertrand Mandico, qui sera son dernier film.

Daniel Auteuil inquiet pour sa santé mentale : ce rendez-vous qu’il n’a jamais loupé en 22 ans

Il est sorti le 26 novembre dernier mais il fait toujours parler de lui. Le film de Rebecca Zlotowski, Vie privée, a de quoi attiser la curiosité. En plus du sujet fascinant qu’il traite - une histoire de meurtre sur fond de psychologie humaine - il est en plus doté d’un casting incroyable. Daniel Auteuil donne la réplique à l’incroyable Jodie Foster mais aussi à la talentueuse Virginie Efira et à Vincent Lacoste. Ce dernier était d’ailleurs présent avec Daniel Auteuil sur le plateau de C à vous le 17 novembre dernier sur France 5 pour parler du film et en faire la promotion. Comme souvent cependant, la conversation a aussi pris une tournure plus privée.

C’est Pierre Lescure qui entraîne ses invités sur le sujet. En parlant du personnage de Liliane, joué par Jodie Foster, il explique que cette dernière finit par tester l’hypnose suite au commentaire d’un patient mécontent. S’adressant ensuite à Daniel Auteuil et Vincent Lacoste, il demande : "Je crois que vous avez déjà tous les deux suivi des psychanalyses. La vôtre a duré plus de 20 ans Daniel Auteuil ?". Et l’acteur de répondre par l’affirmative. "C’est ça, absolument. C’est une aventure passionnante la psychanalyse. L’hypnose je ne sais pas, j’aurais peur de ne pas revenir je pense… Parce que tu pars, mais tu ne sais pas où ils t’entraînent les types" a-t-il commencé par expliquer.

Et de poursuivre : "Alors que la psychanalyse, ça se maîtrise". Sans doute la raison pour laquelle Daniel Auteuil prend soin de sa santé mentale depuis si longtemps - pas moins de 22 ans - avec une psychanalyse qui le satisfait totalement. Du côté de Vincent Lacoste, même son de cloche. S’il reconnaît avoir fait quelques séances d’hypnose, il suit également une psychanalyse qui semble lui convenir. "Ça fait 15 ans que j’y suis, et c’est un travail très lent. Il faut avoir beaucoup de temps…".

La conversation revient ensuite autour du film qui, malgré ses personnages pas tout à fait équilibrés, n’est selon Vincent Lacoste pas une critique de la psychanalyse non plus. "Il joue simplement avec les codes de ce monde en quelque sorte". Car comme le souligne Anne-Elisabeth Lemoine, Vie privée est aussi un film d’enquête et avant tout une enquête de Liliane sur elle-même.

De quoi éveiller la curiosité, d’autant plus que les deux acteurs principaux n’ont pas tari d’éloges à l’égard de l’autre. Si Daniel Auteuil explique justement sur le plateau de C à vous avoir eu l’impression de se retrouver devant son âme sœur lorsqu’il a joué face à Jodie Foster, cette dernière avait également confié avoir été très à l’aise face à lui… Et ce malgré le fait que le baiser que partagent leurs personnages à l’écran n’ait pas forcément été une partie de plaisir selon son intervention dans Quotidien.

Eve Gilles : une nouvelle carrière en vue ? Ce secret qu’elle gardait précieusement

En 2023, la vie d'Eve Gilles change radicalement avec son élection en tant que Miss France 2024. Deux ans plus tard, elle se lance dans une nouvelle aventure en défendant les couleurs de la France au concours Miss Univers. Le vendredi 21 novembre 2025, toutes les candidates attendaient avec impatience de découvrir laquelle pourrait revêtir la couronne. Après plusieurs jours de répétitions et d’animations sur les réseaux sociaux, les Miss nationales ont défilé dans leurs tenues traditionnelles. Pour sa part, Eve Gilles a opté pour un costume inspiré de Jeanne d’Arc, symbolique à souhait : "J'ai choisi cette femme inspirante pour représenter mon pays afin de lui rendre hommage et de garder son histoire vivante dans nos mémoires", avait-elle expliqué sur Instagram.

Malgré l’accueil très positif réservé à son costume et l’absence de faux pas durant ses passages sur scène, Eve Gilles n’a pas décroché le titre. À seulement 22 ans, elle reste néanmoins pleine de fierté et de gratitude : "Merci pour cette aventure ! C’est un clap de fin pour cette aventure Miss Univers. Je suis très fière d’avoir représenté la France !", a-t-elle partagé le 22 novembre 2025, clôturant ainsi une expérience internationale riche en émotions et en symboles.

Depuis son aventure remarquée à Miss Univers, Eve Gilles voit les sollicitations se multiplier et ne compte pas lever le pied. À peine rentrée en France pour quelques jours, le temps de retrouver ses proches, son compagnon et d’assister à l’élection de Miss France 2026, la jeune femme de 22 ans a déjà repris la route. Direction la Guinée où elle était invitée au Chapiteau by Issa à Kipé pour assister à la finale de Miss Guinée 2025.

Très active sur les réseaux sociaux, l’ancienne candidate de Danse avec les stars a partagé les coulisses de l’événement sur TikTok et échangé avec ses abonnés, confirmant que ce déplacement international n’était qu’une étape parmi de nombreuses autres à venir. "Mes futurs, j’en ai énormément dont je vous parlerai très bientôt. Mais là, j’en ai un nouveau qui est en train de se concrétiser", a-t-elle glissé, laissant planer le mystère sur la suite de son agenda.

Si son parcours de Miss continue de l’emmener à l’étranger, Eve Gilles semble aussi prête à explorer de nouveaux horizons créatifs. Face aux questions de ses fans, elle a évoqué un projet inattendu qui l’enthousiasme particulièrement et qui marque un possible tournant dans sa carrière.

"J’ai bientôt un entraînement pour du cabaret ! Vous vous souvenez de mes entraînements catwalk, j’ai fait aussi un petit peu de danse, eh bien, il se peut que vous puissiez bientôt me voir sur scène", a-t-elle confié. Une révélation qui fait écho à son passé, elle qui a grandi près de Dunkerque et suivi, dès l’enfance, des cours de danse modern-jazz avant d’en donner à son tour. Un retour aux sources artistiques qui pourrait bien surprendre le public dans les mois à venir.

Florence Foresti se confie sur ses débuts

À 52 ans, Florence Foresti est une humoriste accomplie. À la fin des années 1990, elle s’est fait connaître dans des cafés-théâtres, avant de rencontrer le succès. Au début des années 2000, elle est ainsi devenue l’une des humoristes les plus appréciées de France. Depuis, elle continue sa carrière et a même été choisie à deux reprises pour animer la cérémonie des César.

Mardi 16 décembre, Florence Foresti se livre comme rarement. En effet, la mère de Toni témoigne dans le documentaire Le Temps des femmes, diffusé sur France 2. Réalisé par Karine Dusfour, il met en lumière l’histoire des Françaises, des années 1960 à aujourd’hui.

La veille de la diffusion, un extrait du Temps des femmes a été diffusé dans l’émission C à vous sur France 5. Florence Foresti évoque alors sa “rage de vaincre” et sa “rage d’exister” parmi les hommes. “Dès que j’ai commencé l’humour, je jouais en amateur dans les petits cafés-théâtres. Il y avait souvent des scènes ouvertes avec plusieurs artistes et les garçons se retrouvaient entre eux, rigolaient entre eux. Et moi, j’étais toute seule dans la loge”, s’est-elle souvenue.

En plus d’être isolée, la compagne d’Alexandre Kominek explique que les hommes se moquaient d’elle. Elle confie : “Quand je disais un truc très drôle, ils disaient des trucs moindres. J’ai souffert une humiliation, un rejet. Ce n’est pas leur faute, c’est comme ça. Ils sont cons, c’est des mecs : ‘On est marrants, les filles ça ne peut pas être marrantes comme nous’”.

Malgré l’exclusion des humoristes hommes, Florence Foresti n’a jamais lâché. Face caméra, elle révèle ainsi : “Cette rage, elle est exceptionnelle parce qu’elle donne une force. Rien que d’en parler, j’en tremble encore. J’ai souffert énormément de rejet, d’être ‘t’es une meuf toi, t’es pas drôle’. Ça, pour moi c’était épouvantable. Et ça m’a nourri au point que je les ai dépassés”.

Pour la productrice Mélissa Theuriau, le témoignage de Florence Foresti est crucial. “Ce qui est intéressant, c’est que c’est sa colère qui lui a permis d’avancer et de se dire : ‘Je vais aller plus loin que vous’. Et on est tous très heureux puisqu’elle a un talent hors norme. Mais elle se serait peut-être interdite finalement d’aller aussi loin si elle n’avait pas été réellement repoussée comme ça, de façon aussi violente et sexiste”, a-t-elle estimé dans C à vous. Un constat frappant.

Mimie Mathy : son triste aveu sur sa santé

Les fans l’attendaient et ça y est, on a enfin la date du retour de Joséphine, ange gardien sur TF1. Après deux ans d’absence, un nouvel épisode inédit sera diffusé sur la chaîne le 29 décembre pour le plus grand plaisir des téléspectateurs. A l’occasion de ce grand retour, l’actrice Mimie Mathy s’est confiée dans les pages de Télé Magazine pour teaser un peu ce fameux épisode et la suite, mais ce n’est pas tout. Celle qui a eu beaucoup de problèmes de santé ces dernières années - et qui avait inquiété ses fans lorsqu’elle avait été vue en fauteuil - a aussi tenu à donner de ses nouvelles.

C’est notamment au niveau du dos, pour lequel elle a été opérée en 2023 et qui entraîne des problèmes de mobilité, que Mimie Mathy souffre. Malgré tout cela, elle reste tout de même optimiste et tente de garder le positif en tête. "J’ai du mal à marcher. Pour l’instant, je tiens quand même debout. Même si je me déplace moins bien, je reste très optimiste. J’ai la chance que tout aille bien par ailleurs, mais mes jambes sont un peu défaillantes" a-t-elle commencé par expliquer.

Mimie Mathy poursuit : "J’estime avoir de la chance : je fais le métier que j’aime. Je partage ma vie entre Paris et la Provence. Franchement, la vie est belle. J’ai un mari qui m’aime et que j’aime, et neuf petits-enfants". Des raisons de se réjouir en effet, auxquelles s’ajoute le retour de la série qui l’a rendue si populaire auprès de nombreux téléspectateurs français. L’actrice n’a d’ailleurs pas hésité à donner quelques détails sur les prochains épisodes inédits de Joséphine, ange gardien qui seront bientôt diffusés sur TF1.

Dans "Les Sirènes", tourné en décembre 2023 d’après Mimie Mathy, c’est auprès d’une maître-nageuse que Joséphine ange gardien interviendra. Et cette dernière est jouée par nulle autre que Jennifer Lauret, la proche amie d'Ingrid Chauvin que les fans de Demain nous appartient ou encore Camping Paradis, également diffusés sur TF1, ne manqueront pas de reconnaître. Un actrice avec laquelle Mimie Mathy a beaucoup aimé collaborer, et qu’elle avait d’ailleurs déjà croisée. "Elle était venue voir mes spectacles, et on avait tourné ensemble quand on a fait le crossover de Joséphine avec Camping Paradis" a-t-elle expliqué. Et de conclure : "Jen, c’est un petit bout de femme incroyable".

Un retour des plus sympathiques donc pour Joséphine, ange gardien qui va bientôt fêter ses 30 ans. C’est en effet en 1997 que la série a été lancée sur TF1, et la perspective d’une célébration spéciale réjouit évidemment l’actrice. "Ce serait génial de fêter les 30 ans de Joséphine. On s’arrêtera peut-être après, mais il faut que ceux qui vont être diffusés plaisent" a-t-elle souligné. En attendant, Mimie Mathy pourrait bien apparaître dans une autre production. Elle a en effet confié avoir "un rendez-vous avec un producteur pour une nouvelle série". Affaire à suivre.