26 janvier 2022

Scream : Neve Campbell partante pour une suite, mais à une seule condition

Le discours a sensiblement évolué. Il y a deux semaines, Neve Campbell déclarait sans trop s'appesantir qu'il y aurait certainement d'autres films Scream dans le futur. Aujourd'hui, alors que le tout nouvel opus de la saga a joliment débuté au box-office américain, l'interprète de Sidney Prescott va plus loin, se montrant très enthousiaste à l'idée de reprendre son rôle une sixième fois.

"J'adorerais revenir", déclare au micro de The Hollywood Reporter Neve Campbell, qui pose toutefois une condition à un nouveau retour à Woodsboro. "Il faut que l'histoire soit forte, ça dépend de ça. Je ne ferai un nouveau film que si le scénario est bon. (...) Ce qui a été fait avec le Scream qui vient de sortir est vraiment bon, donc je suis curieuse de voir ce qui pourrait arriver après. On verra."

Le nouvel opus de la saga Scream, qui voit le retour de Neve Campbell, Courteney Cox et David Arquette ainsi que l'arrivée d'une nouvelle bande d'adolescents pour affronter le terrible Ghostface, est actuellement en salles.

Paris Police 1900 : la suite de la série en tournage pour Canal+ Séries

Moins d'un an après la diffusion de Paris Police 1900 sur Canal+, série historique policière montrant l'envers de la Belle Epoque, la chaîne vient d'annoncer qu'une seconde saison venait d'entrer en tournage dans la capitale et en région parisienne pour une durée de cinq mois.

Située cinq ans après la première saison, qui se déroulait en 1899, ces nouveaux épisodes écrits par Fabien Nury (Guyane) et Xavier Dorison (Les Brigades du Tigre) mettront à nouveau en scène Jérémie Laheurte (Jouin), Evelyne Brochu (Meg), Thibault Evrard (Fiersi), Marc Barbé (Lépine), Eugénie Derouand (Jeanne), Alexandre Trocki (Cochefert) et Christian Hecq de la Comédie-Française (Berthillon) dans une nouvelle enquête sulfureuse.

Alors que la police des mœurs nettoie les rues de Paris de ses prostituées sur l’ordre du préfet Lépine, le cadavre d’un homme est retrouvé au Bois de Boulogne. Cette enquête confiée à l’inspecteur Antoine Jouin l’entraîne dans un monde clandestin où proxénètes, maîtres chanteurs et médecins véreux sont associés.

Ayant à coeur de dépeindre les inégalités des institutions de l'époque en mettant à l'honneur des personnages féminins forts comme la jeune avocate Jeanne Chaulin, il y a fort à parier que cette nouvelle saison explore la dure réalité de l'exploitation du corps des femmes au début du XIXème permise par un système profondément patriarcal.

Les six épisodes de la saison 2 de Paris Police sont réalisés par Julien Despaux et Frédéric Balekdjian et produits par Emmanuel Daucé pour Tetra Media Fiction. La saison 1 de Paris Police est disponible en intégralité sur myCANAL et Canal+ Séries.

25 janvier 2022

Florent Pagny atteint d'un cancer du poumon : le chanteur annule tous ses concerts

C'est une bien triste nouvelle que vient d'annoncer ce mardi 25 janvier Florent Pagny sur sa page Instagram. Le chanteur, qui venait de prendre les routes de France, de Suisse et de Belgique pour une tournée grandiose, a expliqué à ses abonnés qu'une tumeur au poumon venait de lui être diagnostiquée. Pour célébrer ses 60 ans, Florent Pagny avait décidé d'offrir le plus beau cadeau à ses fans, en se lançant dans une série de concerts inoubliables, pendant lesquels il avait prévu de reprendre ses plus grandes chansons, pour le plus grand plaisir de ceux qui le suivent depuis ses débuts. Il y a quelques mois, le chanteur de 60 ans avait fait le choix de revenir s'installer en France, lui qui vivait dans les plaines de Patagonie avec son épouse Azucena Caamaño.

Une manière pour lui de conserver un anonymat impossible en France, et de confronter ses enfants à leur double-culture, Azucena étant d'origine sud-américaine. "J’ai pu profiter de l’anonymat, vivre normalement. Même si, ces dernières années, avec Internet et les réseaux sociaux, on commence à me repérer même au fin fond de l’Argentine. Mais bon. Une fois que je suis dans ma campagne, personne ne vient me prendre la tête, c’est l’essentiel.", avait-il confié dans les colonnes de Gala. Père de famille avant tout, Florent Pagny, qui a souvent évoqué ses deux enfants Inca et Aël avec fierté, a été contraint de les laisser prendre leur envol, puisqu'ils sont tous les deux partis vivre aux Etats-Unis.

Florent Pagny avait annoncé qu'il prévoyait de lever le pied après sa tournée qui a débuté en novembre dernier, en réduisant les voyages notamment. Sur sa page Instagram, le chanteur a finalement publié une vidéo à laquelle ses fans ne s'attendaient pas, dans laquelle il explique : "Je dois faire une annonce un peu particulière, je ne vais pas pouvoir terminer ma tournée des 60 ans. Je dois annuler l'ensemble de mes concerts suite à un problème de santé. En effet, on vient de me diagnostiquer une tumeur au poumon, une tumeur cancéreuse pas très sympathique qui ne peut pas s'opérer", a-t-il déclaré.

L'artiste, qui a également indiqué qu'il allait démarrer un protocole de chimiothérapie et de rayons X, a néanmoins évoqué sa présence dans la dernière saison de The Voice, déjà enregistrée. Soutenu par son épouse, Florent Pagny, qui espère retrouver ses fans prochainement pour une nouvelle tournée, a conclu sa vidéo en déclarant notamment: "Moi et ma moitié devons nous mettre en mode guerriers afin d'affronter cette épreuve un peu particulière".

Adele appelle personnellement ses fans pour s'excuser d'avoir dû annuler ses concerts à Las Vegas

C’est une Adele dévastée qui est apparue auprès de ses fans le week-end dernier, alors qu’elle a dû annuler à la dernière minute ses spectacles à Las Vegas. La star devait monter sur scène le 21 janvier dernier, mais à moins de 24 heures du premier show, intitulé Weekends with Adele, elle a annoncé dans une première vidéo, sur Instagram, que le concert n’aurait pas lieu. Quelques heures plus tard, elle s’est adressée personnellement à ses fans, via un téléphone tendu par ses assistants à des spectateurs éconduits.

« Je suis désolée et j’ai hâte de vous rencontrer, d’accord. Prenez votre sac gratuit – et vous n’avez pas l’âge de boire, donc vous ne pouvez pas avoir le jeton de boisson gratuite. Mais prenez tout ce qu’on vous offre et n’hésitez pas à discuter avec tout le monde. Demandez à n’importe qui de mon équipe n’importe quoi sur le spectacle, demandez-leur n’importe quoi sur moi », peut-on entendre la star, en larmes, déclarer à un groupe de fans qui venaient de lui chanter une chanson.

Sur Twitter, un autre fan a partagé une discussion qu’il a eue avec la star via message privé, dans lequel on entend également Adele parler, pour prouver qu’il s’agit bien d’elle.

On ignore exactement ce qui a pu, à la dernière minute, provoquer l’annulation d’un des spectacles les plus attendus de l’année à Las Vegas. La chanteuse devait jouer tous les week-ends jusqu’à la mi-avril et avait expliqué que « la moitié » de son équipe « a le covid » pour expliquer qu’elle ne se produirait pas. Cependant, les rumeurs, relayées notamment par Page Six, laissent entendre que l’interprète de Rolling in the Deep n’était pas contente du travail d’Esmeralda Devlin, la créatrice de décors, qui avait déjà collaboré avec elle sur sa tournée précédente.

« Elle était déjà nerveuse et la brouille l’a fait sombrer dans la panique car elle voulait absolument que tout soit parfait », a déclaré une source anonyme proche de la production à la publication.

De nombreux fans ont fait part de leur déception après avoir dépensé toutes leurs économies pour aller voir la chanteuse : les tickets pour le concert coûtaient de 85 à 5.000 dollars, sans compter, bien sûr, le voyage à Las Vegas et les très onéreux hôtels de la Cité du Pêché.

Holly Madison balance sur Hugh Hefner et la Playboy Mansion

Fini les secrets de la Playboy Mansion. Dans un nouveau documentaire, intitulé justement Secrets of Playboy, plusieurs anciennes compagnes de Hugh Hefner, le tout-puissant créateur du magazine érotique, décédé à 91 ans en 2017, ont décidé de lever le voile sur ce qu’il se passait en coulisses. Holly Madison, Playmate et petite amie de Hugh Hefner entre 2001 et 2008, aujourd’hui âgée de 42 ans, décrit la maison, dans laquelle le patron du magazine vivait entouré de jeunes femmes et y organisait des fêtes, comme une « secte ».

« Il passe pour quelqu’un de bienveillant et de généreux, surtout quand on le voit dans cette ambiance, parce qu’il fait passer du bon temps à tous ses amis et qu’il rayonne. Et vous commencez à construire cette image dans votre tête de quelqu’un qui ne peut vraiment pas faire de mal. Maintenant, en regardant en arrière sur mon temps à Playboy, ça me fait penser à une secte », explique-t-elle dans le documentaire, dont des extraits ont été partagés par People. « C’était très facile de s’isoler du monde extérieur là-bas. Vous aviez un couvre-feu à 21 heures. On nous encourageait à ne pas recevoir d’amis – on n’avait pas vraiment le droit de partir, sauf si c’était des vacances en famille ».

Holly Madison raconte également comment les relations intimes – pas franchement débridées – avec le vétéran de l’industrie du sexe étaient « organisées », presque de façon automatique. « Le sexe se passait toujours un peu pareil, à la même heure, comme si c’était la même nuit qui se répétait. On sortait en boîte tous les mercredis et vendredis et on s’attendait à ce que ça se passe quand on rentrait à la maison (…) C’était mécanique et robotique », confie-t-elle.

Et si aucune femme, dans la Playboy Mansion, n’a été forcée à avoir recours à la chirurgie esthétique, Holly Madison explique que Hugh Hefner savait toujours trouver les mots (les plus blessants possible) pour encourager ses jeunes compagnes à passer par la case bistouri. « Il me disait que je n’étais pas assez photogénique. Alors bien sûr, ce que ça te fait, c’est que tu te demandes ce qui ne va pas chez toi et ce que tu dois faire réparer », explique-t-elle, ajoutant que toutes les femmes se ressemblaient pour que le boss ait une impression de contrôle sur elles.

Secrets of Playboy sera diffusé en dix parties dès lundi prochain sur la chaîne américaine A&E.

Yesterday : : Ana de Armas coupée au montage du film ? Deux fans attaquent Universal

Au pays où les affaires judiciaires sont un vrai business lucratif pour des armées d'avocats, il arrive de temps à autre sur le bureau d'Hollywood des plaintes plutôt étonnantes. Comme celle que viennent de déposer deux fans d'Ana de Armas contre Universal, rapporté par Variety.

La raison ? Ayant loué sur Amazon Prime le film Yesterday de Danny Boyle, ils ont peu goûté le fait que la comédienne a été coupée au montage du film, alors qu'elle figure dans la bande-annonce. Le scénariste du film, Richard Curtis, avait d'ailleurs regretté cette coupe au montage.

"C'était une coupe très traumatisante, parce qu'elle était brillante dedans" avait-il lâché au site Cinemablend, dans un entretien publié en 2019. "C'est une de ces choses qui arrivent sur nos scènes préférées d'un film, mais nous avons dû les couper pour le bien de l'ensemble".

Toujours est-il que les deux plaignants, Conor Woulfe, 38 ans et originaire du Maryland et Peter Michael Rosza, 44 ans, originaire de San Diego, attaquent donc la Major pour tromperie, et demandent 5 millions de dollars au titre du préjudice estimé.

Cette plainte n'est pas sans rappeler celle qui avait été déposée en 2011 par une femme américaine contre District Film, le distributeur du film Drive de Nicolas Winding Refn.

Elle aussi avait estimé que la bande-annonce du film avait laissé entendre une oeuvre dans la veine d'un Fast & Furious. En clair, ca manquait pour elle de poursuites, cascades à gogo et voitures hyper tunées... "Drive partage très peu de similarités avec des courses-poursuites visibles dans un film d'action, [...] et il y a peu de scènes de conduites " précisait la plainte.

Tant qu'à charger la mule, la plainte affirmait en outre que Drive "comporte un racisme diffamatoire envers les membres de la communauté juive, faisant ainsi la promotion de la violence à l'encontre de la communauté juive"... L'interessée tenta même de battre le rappel pour que sa plainte se transforme en Class Action, sans succès.

Ce type de plainte est-il abusif ? Fondé ? Est-ce une spécificité propre aux Etats-Unis, ou bien la même chose est-elle possible en France ? Une bande-annonce d'un film peut-elle devenir une publicité mensongère ?

Nous avons contacté pour avis deux avocats. Elisabeth Marrache, du cabinet Marrache Avocat, spécialisé sur les divers domaines de la création et notamment en droit d’auteur et du numérique; ainsi que Frédéric Calinaud, fondateur du cabinet du même nom en 2013. Entretiens croisés.

Elisabeth Marrache : En France, il n’y a pas encore eu de cas de plainte à ce sujet. C’est une démarche très anglo-saxonne pour le moment de faire un recours pour « non satisfaction » ou « non promesse tenue ». Pour le moment, les tribunaux américains n’ont pas jugé qu’une bande-annonce rentrait dans le cadre de l’application du code de la consommation américaine.

Intégrer une mention « images non contractuelles », c’est compliqué : une bande-annonce est considérée comme une œuvre cinématographique et comme un outil d’auto promotion, et pas comme un outil publicitaire. Elle n’a pas une qualification d’œuvre publicitaire en France. De fait, on échappe aux recours de publicité trompeuse ou déloyale.

La définition de la bande-annonce et le régime de la bande-annonce n’est pas prévu par le code du cinéma. Il n’y a pas de définition stricte. C’est une zone floue. Le CNC est compétent en termes de classification vis-à-vis du public auquel s’adresse la bande-annonce. Mais il n’a pas la compétence pour juger de la qualité du contenu et si les images correspondent au film.

La question, en France, se pose plus sur le droit d’auteur que sur l’intérêt du public. L’angle juridique qui m’aurait intéressé, c’est celui d’un cinéaste qui poserait un recours pour atteinte à son droit moral ou non-respect de son œuvre vis-à-vis d’une bande-annonce. On serait là sur une problématique de dénaturation d’une œuvre originale. Mais pour le moment, il n’y a pas eu de jurisprudence.

Frédéric Calinaud : Il y aussi une différence entre choisir les images qui vendent le mieux un film ou une ambiance, chercher à faire passer un film pour ce qu’il n’est pas pour vendre des billets, et chercher à volontairement dérouter le spectateur pour l’amener sur des fausses pistes en termes de scénario. Ce qui est le cas sur Avengers.

La limite est très ténue entre la volonté de vendre et la démarche de ne spoiler ou de surprendre le spectateur. Juridiquement, c’est compliqué à déterminer. Le cas Avengers relève du pur marketing. On s’adresse à un public très averti qui passe des heures à décrypter, décoder et commenter chaque image.

C’est quelque chose d’assez récent cette démarche de décrypter des bandes-annonces. Et donc d’y trouver des images qui ne sont pas dans le film final, ou qui sont modifiées. Mais si on remonte l’histoire du cinéma, énormément de bandes-annonces de classiques ont sans doute le même souci. Même chose pour les photos d’exploitation qui étaient à l’époque affichées devant les cinémas. Et personne ne criait au scandale, personne ne s’est senti floué de ne pas retrouver une image précise dans le film.

Le phénomène est surtout exacerbé par le web, par le fait qu’un blockbuster à trois ou quatre bandes-annonces sans compter les bandes-annonces internationales… Peut-être que cette surenchère visuelle a généré une surenchère dans la frustration.

Elisabeth Marrache : La question au final, c’est qui aurait intérêt à agir et contre qui se retourner. Ce qui est complexe, encore plus quand on sait que les bandes-annonces varient d’un pays à l’autre en termes de contenu et de durée. Il faut aussi ajouter à cela que tout le monde ne comprend pas un film de la même façon…

Indiquer « images non-contractuelles » dénature dès lors la notion même d’œuvre. C’est le propre d’une œuvre de laisser la place à l’imagination : enfermer une bande-annonce dans des clauses contractuelles risquerait de contractualiser toutes les étapes de la création. Je ne pense pas que ce soit la solution de tout légiférer. Surtout en matière d’œuvre artistique.

Bande-annonce de Belfast, un film de Kenneth Branagh

En ce début d’année, Kenneth Branagh revêt sa casquette de réalisateur pour lever le voile sur son film le plus intimiste. Au cinéma ce 2 mars 2022, Belfast s’inspire librement de l’enfance du célèbre et prolifique acteur/cinéaste/scénariste britannique.

Nous voilà plongés à l’été 1969, à la rencontre de Buddy, 9 ans. Issu de la classe ouvrière, cet enfant choyé et évoluant dans une communauté chaleureuse et soudée tombe amoureux de la télévision et des salles de cinéma.

Nourris par l’imaginaire de ces films américains le faisant voyager, les rêves du petit garçon tournent au cauchemar lorsque le premier homme pose un pas sur la lune. Ce geste marque le début d’une révolte sociale, et les émeutes rythment bientôt le quotidien de Buddy.

Entre joies et violences, deuils et espoirs, rires, larmes et musique, Belfast nous emporte dans un tourbillon de vie rythmé par une photographie en noir et blanc à couper le souffle signée Haris Zambarloukos, directeur de la photo de Thor, Le Crime de l’Orient-Express, Artemis Fowl…

Une chronique autobiographique dans laquelle brillent le jeune Jude Hill, Judi Dench, Jamie Dornan, Caitriona Balfe, Ciarán Hinds; et récompensée du Golden Globe 2022 du meilleur scénario pour Kenneth Branagh et du Prix du Public au Festival international du film de Toronto 2021. Rendez-vous pris le 2 mars 2021 au cinéma.

Canal + et Netflix, grands gagnants du changement de la chronologie des médias

Une nouvelle chronologie des médias vient d'être signée, en ce lundi 24 janvier. Elle devrait être mise en place le 10 février prochain pour une durée de trois ans. Avant cela, une clause de revoyure a été fixée en février 2022, afin de faire un premier bilan. Car ce sujet a donné lieu à de longues négociations, et les décisions prises aujourd'hui sont déjà critiquées par des professionnels du cinéma et de la télévision.

Après plusieurs mois de discussions sous la médiation du CNC, le ministère de la culture, les plateformes de streaming et les chaînes de télévision ont validé ce nouveau calendrier de diffusion des films en streaming et à la télévision :

- un délai de 6 mois d'attente entre la sortie en salles et une première diffusion en crypté sur Canal +

- un délai de 15 mois pour Netflix

- un délai de 17 mois pour Amazon Prime Vidéo et Disney Plus

- Un délai de 22 mois pour les chaînes en clair (TF1, M6 etc.)

On savait depuis décembre 2021 que la chaîne cryptée avait réussi à réduire son délai de diffusion de 9 à 6 mois en s'engageant en contre-partie à investir 600 millions d'euros dans le cinéma européen jusqu'en 2024 (les détails sont à lire sous le tweet). La nouvelle chronologie des médias confirme ce nouveau délai de diffusion. Les dirigeants de Canal + sont ravis, rappelant que des négociations avaient déjà permis en 2018 de réduire cette fenêtre de 12 à 9 mois. En un peu moins de quatre ans, ils ont donc divisé ce délai par deux ! "Cette chronologie des médias modernisée reconnaît la position unique de Canal + dans le cycle de financement du cinéma", se félicite le groupe, tout en mentionnant les 400 films/an actuellement diffusés en première exclusivité sur la chaîne.

La surprise de ce nouvel accord concerne la réduction du délai de diffusion sur les plateformes de streaming. Jusqu'ici d'environ 36 mois, il passe à 15 pour Netflix et 17 pour les autres (Amazon Prime Vidéo, Disney Plus, Apple TV+, etc.). Cela s'explique par le fait que la branche française de Netflix est la seule à avoir signé l'accord avec le système de financement local des productions audiovisuelles et cinématographiques. Si la demande était de reverser entre 20% et 25% de leur chiffre d'affaire annuel dans l'Hexagone pour la production locale contre une fenêtre de diffusion réduite à 12 mois, la plateforme s'est finalement engagée après de fortes négociations à produire au moins dix films par an en France, plus un investissement moyen de 40 millions d'euros dans la création (séries comprises). Cela représente seulement 4% du chiffre d'affaires de Netflix en 2021 chez nous, mais marque "une première étape significative de modernisation de la chronologie des médias, selon le porte-parole de la plateforme. Il reflète notre approche constructive tout au long du processus de négociation et notre engagement à contribuer au cinéma français."

Si Netflix est content, les concurrents regrettent logiquement que leur délai de diffusion soit supérieur de deux mois. "Nous pensons que cela n'établit pas un cadre équitable et proportionné entre les différents acteurs de l'écosystème audiovisuel, a par exemple réagi l'équipe chargée des négociations de chez Disney. Ceci est d'autant plus frustrant que nous avons augmenté nos investissements dans la création de contenus originaux français." Le groupe, tout comme Amazon et les autres plateformes de streaming, devront tout de même respecter ces nouvelles règles, peu importe s'ils les ont signées ou non. Une décision qui a fait bondir la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques), qui publie une lettre ouverte pour justifier son refus de signer cette nouvelle chronologie des médias. Extrait : "Personne ne peut imaginer que les termes de cet accord peuvent aujourd’hui rester en vigueur pour une durée de trois ans. Les mutations rapides du secteur en termes d’offre, de technologie et de demande conduiront inéluctablement à une évolution rapide de la place du cinéma dans l’ensemble des offres disponibles sur le marché français. La conclusion de cet accord pour une durée de 3 ans apparait donc à la fois incompréhensible et déraisonnable. (...) La crainte est d’autant plus forte que cet accord contient des novations spécifiques pour les plateformes, notamment dans le cadre des co-exploitations entre les services de SVOD et les chaînes gratuites qui accroissent encore les effets négatifs de la chronologie des médias française sur la disponibilité continue des œuvres de cinéma pour le public français. En effet, même si un film n’est acheté par aucune offre de télévision payante, il restera la plupart du temps complètement indisponible pendant 15 à 17 mois après sa sortie en salles, au grand dam des cinéphiles français. Cette très longue indisponibilité n’aura malheureusement que deux échappatoires aussi dangereuses l’une que l’autre. En premier lieu certains de ces films risquent tout simplement de ne pas sortir en salles avec des effets financiers immédiats sur la fréquentation et donc les ressources du compte de soutien du CNC alimentées par la taxe sur les recettes de billetterie des salles. En second lieu cette longue durée d’indisponibilité sera une puissante incitation au piratage des films concernés."

Les plateformes de streaming gagnent donc un délai supplémentaire par rapport aux chaînes de télévision en clair : TF1, France Télévisions, M6 et Arte pourront à présent diffuser un film 22 mois après sa sortie au cinéma, contre 36 auparavant, donc. En revanche, elles conserveront une fenêtre d'exclusivité, de 22 à 36 mois, ce qui signifie que les films en question devront être retirés des différentes plateformes le temps de leur diffusion à la télévision. Aux différents groupes de s'arranger entre eux pour signer des "périodes de co-exclusivité" pour que certaines oeuvres puissent être disponibles à la fois à la télé et en streaming. "Nous serons très vigilants sur le rapport de force entre ces grandes plateformes et les acteurs français", a réagi Thomas Valentin, vice-président du groupe M6.

Red One sur Amazon Prime Video : Dwayne Johnson va faire équipe avec Chris Evans

Après avoir partagé l’affiche du blockbuster Netflix Red Notice avec Ryan Reynolds et Gal Gadot, Dwayne Johnson s’apprête à tourner un nouveau film d'action avec une superstar du cinéma. L’ancien catcheur sera en effet associé à Chris Evans pour la comédie d’action Red One, décrite comme une relecture décalée des films de fin d’année.

Réalisé par Jake Kasdan (Jumanji : Bienvenue dans la jungle) sur un scénario de Chris Morgan (Fast & Furious présente : Hobbs and Shaw), Red One est présenté comme un blockbuster se déroulant durant la période des fêtes de Noël.

Si les détails de l’intrigue sont encore tenus secrets, nous savons néanmoins que l’action du film se déroulera aux quatre coins du monde. Ou comme le décrit en personne Dwayne Johnson : la rencontre improbable entre Le Miracle sur la 34ème rue et Hobbs & Shaw, avec un soupçon de La vie est belle.

Rappelons que Red Notice, produit et interprété par Dwayne Johnson, est devenu il y a quelques mois le film original le plus vu de tous les temps sur Netflix. Deux suites ont été mises en chantier par la plateforme, vraisemblablement pour des tournages simultanés. Johnson sera par ailleurs prochainement à l’affiche du nouveau film DC Comics Black Adam (au cinéma le 27 juillet prochain).

En tournage imminent, Red One est attendu sur la plateforme Amazon Prime Video pour la fin d’année 2023. D’autres gros noms pourraient d’ici là rejoindre la distribution du film.

Un personnage transgenre dans Batgirl, avec Ivory Aquino au casting

Actuellement en tournage, le film Batgirl pour HBO Max accueille une nouvelle actrice au casting. Il s’agit d’Ivory Aquino, vue dans les séries Dans leur regard, Les Chroniques de San Francisco, When We Rise et New Amsterdam, selon Deadline.

Elle incarnera Alysia Yeoh, barmaid et meilleure amie de Barbara Gordon alias Batgirl (Leslie Grace). Outre sa relation avec la super-héroïne, Alysia est également une femme transgenre et elle sera le premier personnage transgenre majeur à apparaître dans une adaptation cinématographique en live action de DC.

L’actrice et activiste transgenre rejoint un casting d’exception puisqu’on retrouve J.K. Simmons (Jim Gordon), Michael Keaton (Batman), Brendan Fraser (Firefly) et Jacob Scipio dans un rôle pour le moment inconnu.

Aucune information précise n’a filtré pour le moment sur l’intrigue de Batgirl, dont le scénario a été confié à Christina Hodson (Birds of Prey, The Flash). Le film, prévu pour HBO Max, est réalisé par Adil El Arbi et Bilall Fallah, le duo derrière Bad Boys For Life.