02 février 2026

Idris Elba écope d’une amende pour excès de vitesse en scooter à Londres

Idris Elba était-il si heureux qu’il en a oublié de regarder son compteur ? Toujours est-il qu’au lendemain de l’annonce de sa collaboration avec le roi Charles III pour un film Netflix célébrant les 50 ans du King’s Trust, l’acteur de 53 ans a été flashé en excès de vitesse dans Londres !

La star de Luther a été condamnée par le tribunal de Westminster pour avoir roulé à 28 mph (45 km/h) dans une zone limitée à 20 mph (32 km/h) le 21 juin 2025 à 10h12. La police métropolitaine a présenté trois images montrant Idris Elba au guidon d’un scooter BMW électrique sur une voix sur berge du quartier londonien de Chelsea.

D’après les documents juridiques obtenus par la presse britannique, le comédien a reconnu être le conducteur mais a fait valoir qu’il n’avait jamais reçu l’avis d’amende forfaitaire qui lui aurait permis de régler l’affaire en dehors des tribunaux. En outre, Idris Elba, qui a plaidé coupable pour éviter les frais d’un procès, n’avait jamais commis d’infraction routière avant celle-ci.

Le tribunal a finalement infligé à Idris Elba une amende de 147 livres, trois points de pénalité sur son permis, ainsi que 110 livres de frais de justice et 59 livres de contribution à des associations de victimes d’accident routiers, pour un total de 316 livres (environ 375 euros).

Un petit dérapage qui ne devrait pas couper à l’acteur l’envie de se déplacer en scooter, lui qui est connu pour être un inconditionnel du deux-roues. Un penchant pour les scooters tel que Taylor Swift avait été jusqu’à inclure dans son titre London Boy un enregistrement d’Idris Elba disant : « On peut rouler sur mon scooter, tu sais, juste se balader à Londres » !

Quant à sa collaboration avec le souverain britannique, cette infraction ne la remet pas en cause. Charles III a même annoncé qu’Idris Elba sera élevé au rang de chevalier de la couronne britannique cette année.

Placebo signe la musique de la nouvelle pièce de théâtre de la Royal Shakespeare Company

Placebo change de scène. Le groupe emmené par Brian Molko et Stefan Olsdal va composer la musique d’une nouvelle adaptation de La Résistible Ascension d’Arturo Ui, la pièce de Bertolt Brecht, mise en scène par la Royal Shakespeare Company au printemps prochain.

Le spectacle sera joué du 11 avril au 30 mai au Swan Theatre de Stratford-upon-Avon, avec Mark Gatiss (Mycroft Holmes dans la série Sherlock) dans le rôle-titre.

Pour Placebo, il s’agit d’une première incursion dans le monde du théâtre, 30 ans après la sortie de leur premier album.

« Nous sommes très honorés et enthousiastes de collaborer avec la Royal Shakespeare Company pour la première fois », expliquent Brian Molko et Stefan Olsdal dans un communiqué, estimant que cette pièce de théâtre est un avertissement « plus urgent et prémonitoire que jamais » dans le climat politique actuel.

La pièce, écrite en 1941, transpose l’ascension d’Hitler dans le Chicago de la Grande Dépression à travers le parcours d’un gangster qui prend le contrôle du commerce du chou-fleur. Le dramaturge Bertolt Brecht y met en avant le crime comme point commun entre les pratiques de la pègre et des nazis.

Pour l’habillage musical, Placebo a imaginé une partition « brillamment expansive, sombrement séductrice et profondément théâtrale », qui sera jouée en live chaque soir sur scène. Le metteur en scène Seán Linnen se réjouit de cette collaboration inédite. Il décrit le groupe comme « l’un des plus audacieux et imaginatifs de l’histoire du rock » et estime que leur musique rendra cette allégorie antifasciste « complètement exaltante » pour le public de la prestigieuse Royal Shakespeare Company.

Nouvelles images du biopic sur Michael Jackson

Le biopic centré sur Michael Jackson rencontrera-t-il le même engouement que Bohemian Rhapsody ? Pour rappel, le film sur Freddie Mercury avait séduit plus de 4,3 millions de spectateurs en France et récolté près d'un milliard de recettes dans le monde. Réalisé par Antoine Fuqua, Michael est bien parti pour suivre le même destin.

La nouvelle bande-annonce enflamme les réseaux sociaux alors que le blockbuster lève le voile sur les nombreuses reconstitutions de la carrière du chanteur, entre scènes de clips vidéo - comme Thriller -, concerts emblématiques et incidents qui ont bouleversé la vie de l'artiste.

On en découvre plus sur les scènes familiales et notamment Joe Jackson, le père de Michael Jackson, interprété à l'écran par Colman Domingo (Euphoria). On entrevoit également Bubbles, le chimpanzé adopté par la star à l'époque - et qui serait toujours vivant.

Enfin, ces images nous permettent d'en voir plus sur l'interprétation de Jaafar Jackson, qui interprète le rôle-titre et qui n'est autre que le neveu du roi de la pop. Et le mimétisme semble être le mot d'ordre.

Tourné depuis quelques temps et plusieurs fois repoussé, le film fait l'objet de plusieurs polémiques et théories en tous genres. L'une d'entre elle voudrait que le biopic soit divisé en deux parties mais le studio Lionsgate reste sur sa décision de proposer un seul et unique film - que l'on imagine déjà épique.

Fast & Furious 11 sortira en 2028

Le projet semblait patiner depuis la sortie de Fast & Furious X en mai 2023, mais on sait enfin quand sortira le dernier volet de la saga aux 7 milliards de dollars !

Vin Diesel et Universal ont annoncé la date de sortie et le titre du onzième et dernier volet de Fast & Furious. Intitulé Fast Forever, le film sortira dans nos salles le 17 mars 2028.

Sur son compte Instgram, Vin Diesel a posté une photo de Paul Walker et lui accompagnée du message suivant : "Personne n'a dit que le chemin serait facile... mais c'est le nôtre. Celui qui nous a définis et qui est devenu notre héritage... Et un héritage... dure pour toujours. 17 mars 2028 ! FAST FOREVER."

Toujours mis en scène par Louis Leterrier, le dernier volet de la franchise débutée en 2001, devrait reprendre là où le précédent s'arrêtait. Compte tenu du cliffhanger final, on espérait voir une suite sortir en 2025, mais les plans ont changé et le film a été retardé à plusieurs reprises. Gageons que cette date soit la bonne.

Pour mémoire, dans Fast X, Dom et son fils Brian se retrouvent face à Dante (Jason Momoa), pris au piège dans un barrage prêt à céder. En parallèle, l'avion de Roman (Tyrese Gibson), Tej (Ludacris), Han (Sung Kang) et Ramsey (Nathalie Emmanuel) s'écrase, laissant planer le doute sur le sort réservé à la famille de Dom.

Lors du dernier Fuel Fest, Vin Diesel avait déclaré que le grand final reviendrait aux fondamentaux, à savoir des courses automobiles dans les rues de Los Angeles et moins de voyages à travers le monde ou de cascades impossibles. Des plans qui iraient ainsi dans le sens d'Universal qui souhaitait réduire les coûts de production.

L'acteur et producteur déclarait également que le onzième et dernier film de la franchise marquera les retrouvailles de Brian (Paul Walker - décédé en 2013) et Dom... Evoqué dans tous les films depuis son tragique décès, Brian pourrait donc bien faire son retour à l'écran grâce à son frère Cody Walker (qui l'avait déjà doublé) et à l'IA.

Mais pour en savoir plus, rendez-vous dans les salles le 17 mars 2028.

The Abandons : Kurt Sutter fustige Netflix

Kurt Sutter, célèbre créateur de Sons of Anarchy, n'a jamais eu sa langue dans sa poche. Et il vient de le prouver une nouvelle fois. Après l'annonce en janvier de l'annulation de The Abandons, le western avec Lena Headey (Game of Thrones) et Gillian Anderson (The X-Files), le showrunner a publié un message cinglant sur Instagram et consulté par Deadline avant sa modification.

"Cher Netflix, la prochaine fois que la peur vous pousse à choisir l'algorithme plutôt que la vision d'un créateur, souvenez-vous comment ce choix a détruit un projet potentiellement magnifique", écrit-il à côté d'une affiche de la série, flanquée de gros titres sur l'annulation.

Mais le plus choquant vient ensuite : "Pour info : les actionnaires détestent apprendre que plus de 150 millions de dollars ont été gaspillés sur une seule série pour tenter de corriger les erreurs inutiles d'échecs de leadership – une tendance destructrice pour Hollywood et Wall Street."

Si ce chiffre est exact, cela signifie un budget de plus de 21 millions de dollars par épisode pour une série dont les épisodes durent en moyenne entre 35 et 54 minutes. Du lourd.

L'histoire de The Abandons est effectivement chaotique. Comme on vous l'a raconté, Kurt Sutter a quitté sa propre série trois semaines seulement avant la fin du tournage, en raison de "différences créatives". Parmi les problèmes : le premier épisode qu'il avait écrit durait initialement 1h40. La version finale diffusée sur Netflix ne fait que 50 minutes.

La série, initialement commandée pour dix épisodes, a finalement été réduite à sept. Un signe que les tensions entre Sutter et Netflix étaient déjà bien réelles avant même la diffusion.

Pourtant, The Abandons n'a pas été un flop total. Comme on vous le mentionnait déjà, la série a enregistré 19,8 millions de vues durant ses 28 premiers jours. Elle s'est classée 4ème du Top 10 anglophone durant ses deux premières semaines avec respectivement 7,4 et 7,6 millions de vues.

Mais l'audience s'est effondrée ensuite : seulement 4,8 millions de vues supplémentaires sur les 17 jours suivants, avant de disparaître du Top 10. Clairement, le bouche-à-oreille n'a pas pris. Et avec un budget aussi colossal, Netflix ne pouvait pas se permettre de poursuivre.

L'affaire prend une tournure encore plus surréaliste quelques heures après la publication du post initial. Sutter le remplace par une version entièrement caviardée, accompagnée de ce message : "Les avocats de l'entreprise m'ont contacté. Et je dois respecter les accords contraignants. L'image ci-dessus est composée de titres réels publiés dans la presse. J'ai modifié mes commentaires en conséquence. Je vous présente mes sincères excuses."

Netflix, contacté par Deadline, a refusé de commenter. On peut toutefois voir le post modifié de Sutter :

Au-delà du cas The Abandons, cette affaire révèle les tensions croissantes entre créateurs et plateformes de streaming. Sutter dénonce ouvertement le pouvoir de "l'algorithme" sur les décisions créatives, une critique que l'on entend de plus en plus souvent à Hollywood.

Avec un final en cliffhanger écrit par Sutter lui-même, The Abandons restera une série inachevée, symbole d'un projet ambitieux brisé par des divergences de vision. Et d'un budget pharaonique qui n'aura servi à rien.

Cocorico 2 dévoile sa bande-annonce avec Didier Bourdon et Christian Clavier

"Nouveaux ancêtres, nouveaux problèmes" L'équipe de Cocorico revient pour une suite, après avoir été l'une des comédies françaises à succès de 2024 ! Cocorico, réunissant pour la toute première fois au cinéma le tandem Christian Clavier - Didier Bourdon, avait rassemblé près de 2 millions de spectateurs il y a deux ans au cinéma.

A l'image d'une comédie comme Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? (qui a connu deux suites), ce film joue pleinement sur les contrastes et les origines sociales opposées. On y suivait Alice (Chloé Coulloud) et François (Julien Pestel) qui, sur le point de se marier, décident de réunir leurs deux familles.

Pour l’occasion, ils réservaient à leurs parents un cadeau original : des tests ADN pour que chacun puisse découvrir les origines de ses ancêtres. Mais la surprise va virer au fiasco quand les Bouvier-Sauvage, grande famille aristocrate, et les Martin, beaucoup plus modestes, découvraient les résultats, pour le moins… inattendus !

En parallèle de l'affiche et de la bande-annonce, le synopsis officiel a également été dévoilé : Après avoir découvert la vérité sur leurs origines, grâce à des tests ADN aux résultats pour le moins surprenants, les Bouvier-Sauvage et les Martin décident d’enterrer la hache de guerre, pour organiser le mariage de leurs enfants. Mais c’était sans compter sur un imprévu de taille : un cousin de Frédéric a été retrouvé grâce aux tests… Révélant que les résultats étaient erronés. Les deux familles vont découvrir que leurs ancêtres n’ont pas fini de les surprendre !

Le casting est aussi confirmé, avec le retour de Christian Clavier, Didier Bourdon, Sylvie Testud, Marianne Denicourt, personnages principaux du premier volet.

Rendez-vous dans les salles le 8 avril 2026 pour découvrir la suite de leurs aventures.

La bourde de Ian McKellen à propos d’Avengers Doomsday

A 86 ans, Ian McKellen s’apprête à reprendre deux de ses rôles iconiques : Gandalf dans Lord Of The Rings : The Hunt For Gollum et Magneto dans Avengers : Doomsday. D’ailleurs, alors qu’il était interviewé dans l’émission Jake's Takes, l’acteur a évoqué ce qui pourrait être une séquence clé du film Marvel attendu en salles le 16 décembre prochain.

"J’ai détruit le New Jersey l’autre jour", a ainsi déclaré le comédien qui n’avait plus incarné Erik Lehnsherr depuis X-Men : Days of Future Past en 2014, avant d’ajouter : "Oh, peut-être que je n’aurais pas dû dire ça !"

S’il est difficile de tirer des conclusions de cette petite bourde, il est bon de rappeler que le New Jersey est là où Wanda Maximoff (qui n’est autre que la fille de Magneto dans les comics, mais a priori pas dans le MCU, à moins que le multivers ne change tout ça) a créé sa réalité alternative dans la série WandaVision.

Mais c’est aussi l’état où évolue Kamala Khan qui, à la fin de sa série Miss Marvel, apprenait qu’elle était porteuse du gène mutant. Magneto pourrait très bien mettre le New Jersey sens dessus dessous en partant à sa recherche. Rappelons néanmoins que ni Elizabeth Olsen (Wanda) ni Iman Vellani (Kamala) ne sont pour l’instant annoncées au casting de Doomsday, mais les frères Russo peuvent bien nous réserver quelques surprises.

Ian McKellen a en outre confirmé qu’il avait tourné avec Robert Downey Jr., qui prête ses traits au grand vilain du film, Dr. Doom, après l’avoir côtoyé dans les années 90 sur les tournages du Don du Roi et de Richard III. "D’être de retour avec lui sur [Doomsday], c’était bien sûr un homme différent, mais à l’intérieur le même petit garçon qui m’avait tant charmé. Il a un grand talent", a ainsi confié le spécialiste de Shakespeare.

Bien sûr, l’interprète de Magneto a aussi retrouvé son comparse de toujours, Patrick Stewart alias le Professeur X, comme le montrait d’ailleurs le teaser de Doomsday consacré aux X-Men, et rencontré toute une nouvelle génération de super-héros.

"C’était amusant de jouer avec tous ces jeunes acteurs qui étaient si confiants à propos des rôles qu’ils ont joués dans beaucoup, beaucoup de films. Patrick et moi, nous sommes venus en tant que vétérans, mais ils ont été très respectueux, et nous ont autorisé à avoir des fauteuils confortables", a-t-il déclaré en riant. De quoi donner encore plus hâte aux fans de découvrir Magneto interagir avec leurs héros préférés du MCU !

Don Camillo et les contestataires : Fernandel n’a pas pu finir ce film dont il espérait qu’il soit "le plus drôle"

Avant de tomber gravement malade, Fernandel tournait un sixième film Don Camillo, dont il révélait à la télévision le scénario et trouvait qu'il était "le plus drôle de la série".

De 1948 à 1969, l'auteur italien Giovannino Guareschi publie les aventures de Don Camillo, qui seront adaptées au cinéma à partir de 1952, en commençant par Le Petit monde de Don Camillo, avec Fernandel et Gino Cervi dans les deux rôles principaux. Et c'est le dernier tome en date à l'époque, qui se traduit littéralement par "Don Camillo et les jeunes d'aujourd'hui", qui va devenir le sixième opus de la saga au cinéma.

Le tournage commence à l'été 1970 sous le titre "Don Camillo et ses contestataires". Mais en cours de route, Fernandel accuse des coups de fatigue toujours plus forts, au point que le film est mis en pause. En octobre 1970, Fernandel est interviewé pour parler de ce film interrompu et en raconte le scénario, très ancré dans son époque :

"Dans ce film, le fils de Peppone est un maoïste, et une nièce à moi, que je ne connais pas mais que j'ai quand même, est hippie. Vous voyez ce que ça donne, déjà. Alors en plus de Peppone qui est communiste et moi, qui suis ce que je suis, ça crée beaucoup d'histoires. Mais des histoires différentes de celles que nous avons vues. Ce ne sera pas uniquement le conventionnel de Jésus Christ, Don Camillo et Peppone, cette fois il y a les jeunes qui rouspètent."

 "Les hippies ne sont pas d'accord avec les maoïstes, les communistes pas du tout d'accord avec les deux, et moi avec personne. Et moi, je n'accepte pas non plus le concile, vous comprenez ? On m'envoie (...) un coadjuteur, car je ne veux pas dire la messe de face, je veux continuer à la dire comme avant, de dos. On veut me prendre le Christ, je ne veux pas. Alors je vais trouver les communistes qui eux empêchent que le Christ soit pris, parce que c'est avec ce Christ qu'ils ont été baptisés, mariés... Alors c'est une histoire complètement différente de ce que nous avons vu dans Don Camillo."

"J'ai tourné 14 jours, j'ai vu 30 à 35 minutes de film bon, et Christian-Jaque a fait un travail remarquable, et je crois que c'est le plus drôle de la série", conclut-il.

Fernandel est en convalescence au moment de cette interview, et espère reprendre le tournage. Sauf qu'en réalité, son état de santé est plus grave qu'il ne le pense, car les médecins et sa famille lui cachent qu'il est condamné. Le tournage de ce 6ème Don Camillo ne reprend pas, et Fernandel décède le 26 février 1971 à 67 ans.

Résultat, c'est l'Italien Gastone Moschin qui est choisi pour jouer Don Camillo, un acteur surtout connu pour quelques westerns (Le Spécialiste) et gialli (Milan Calibre 9). Quant à Peppone, il est maintenant incarné par Lionel Stander, acteur hollywoodien qui a commencé au milieu des années 1930 en jouant dans L'Extravagant Mr. Deeds ou Une étoile est née.

A la la fin des années 60, Stander s'est rendu en Italie pour relancer sa carrière et après plusieurs westerns comme Il était une fois dans l'Ouest (1968), La Colline des bottes (1969), il tourne lui aussi dans Milan Calibre 9 et se retrouve à refaire équipe avec Moschin sur Don Camillo.

A sa sortie en France en 1972, le film ne rencontrera pas le succès escompté, avec seulement 263 558 entrées, soit bien moins que les millions d'entrées réalisées par Fernandel et Cervi, et un résultat qui n'est pas étonnant pour un film porté par des acteurs quasi inconnus en France.

Finalement, le projet sera relancé sous le titre Don Camillo et LES contestataires, et l'équipe est totalement changée. Très ami avec Fernandel, Christian-Jaque refuse de tourner un Don Camillo sans lui et s'en va, et Gino Cervi, qui incarnait Peppone, est poussé vers la sortie par les producteurs. Reste à savoir par qui le remplacer le duo en place depuis 5 films.

Pas de saison 3 pour la série Coeurs Noirs

Fin de mission pour les 45... Lundi 2 février 2026, France 2 propose à ses téléspectateurs de regarder les deux épisodes qui concluent la saison 2 de Cœurs Noirs, à partir de 21h10. Dans le premier volet de la soirée diffusé, Martin élabore un plan pour forcer Moktar à envoyer Sab se faire soigner dans une clinique en dehors de Mossoul...

Moktar fait pression sur la DGSE pour récupérer des fonds bloqués au Qatar. Comme les Français refusent d’aider à financer Daesh, Moktar organise une exécution où Sab est contrainte de tuer un prisonnier sous les caméras (Nina Meurisse raconte sa rencontre en amont du tournage avec un journaliste qui a été otage)... Nos héros parviendront-ils à sauver leur coéquipière ?

La tension est en tout cas à son comble dans ces dernières aventures à ne surtout pas manquer ! D'ailleurs, nos héros reviendront-ils sur nos écrans à l'occasion d'une saison 3 ? La série Cœurs Noirs aura-t-elle une suite ?

Pour le moment, on ignore si Cœurs Noirs aura une saison 3 ou non officiellement, même s'il semblerait que la seconde option soit la plus probable. Rencontrés par AlloCiné, les comédiens ont révélé à notre micro être partants pour une suite, sans pour autant avoir entendu parler de quoi que ce soit à ce sujet... De plus, comme les stars de Cœurs Noirs l'ont souligné auprès de Télé-Loisirs, la plupart des intrigues sont bouclées à la fin de cette saison 2.

Si les acteurs considèrent ainsi qu'il n'y aura certainement pas de suite (ceux-ci dévoilent aussi ce que pensent de vrais soldats de la série), le réalisateur Frédéric Jardin garde quant à lui l'esprit ouvert et imagine ce qu'il pourrait se passer dans une éventuelle saison 3...

Attention, les lignes ci-dessous contiennent des informations majeures sur la fin de la saison 2 de Cœurs Noirs !

Le metteur en scène déclare : "Il peut toujours y avoir une nouvelle saison. D'autant qu'à la fin, le personnage de Soraya [Dea Liane, ndlr] est blessé et enlevé. Donc après avoir sauvé le soldat Besson, on pourrait aller sauver le “soldat” Soraya. On peut légitimement se demander ce qu’il va advenir d’elle." Affaire à suivre...

Les saisons 1 et 2 de Cœurs noirs sont encore disponibles gratuitement en replay sur la plateforme france.tv. L'intégralité de la fiction est également visible sur la plateforme Amazon Prime Video.

À pied d'œuvre : découvrez le nouveau long-métrage de Valérie Donzelli, porté par Bastien Bouillon

Achever un texte ne veut pas dire être publié, être publié ne veut pas dire être lu, être lu ne veut pas dire être aimé, être aimé ne veut pas dire avoir du succès, avoir du succès n'augure aucune fortune… À Pied d’œuvre raconte l'histoire vraie d'un photographe à succès qui abandonne tout pour se consacrer à l'écriture, et découvre la pauvreté.

Après L’Amour et les forêts, lauréat du César de la meilleure adaptation en 2024, Valérie Donzelli s’attaque une seconde fois à la littérature française et contemporaine, en adaptant sur grand écran le roman de Franck Courtès À pied d'œuvre. Récompensé du prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise, ce huitième long métrage de la réalisatrice retrace l’histoire de Paul Marquet, magnifiquement incarné par Bastien Bouillon, un auteur confronté à la pauvreté alors qu’il tente de trouver sa voie dans et par l’écriture.

En piochant une nouvelle fois dans le vivier de la littérature, Valérie Donzelli confie que ses projets d’adaptations sont “presque plus personnels que ceux, plus loufoques, que j’ai réalisés auparavant à partir d’un scénario original”, la fiction littéraire lui offrant un cadre plus défini. Pour ce projet, elle est accompagnée à l’écriture de Gilles Marchand, scénariste de La Nuit du 12, récompensé de six César en 2023, avec qui elle façonne un récit à la fois sobre, incarné et profondément humain.

Ce qui unit la réalisatrice et Franck Courtès dans cette adaptation, c’est un même désir de témoigner d’une réalité peu visible : celle du prix exorbitant de la liberté artistique. Loin de toute mythification, À pied d'œuvre donne à voir ce que signifie, concrètement, choisir de créer hors des cadres établis, une liberté qui se paie par la précarité, et parfois l’incompréhension. Cette œuvre ne cherche ni à embellir ni à dramatiser cette condition, mais à restituer un point de vue, sans jugement. Selon Bastien Bouillon, la réussite du projet réside ici : “dans ce mélange de subjectivité, puisqu’on entre dans la tête et les phrases de Paul, et d’objectivité, puisqu'il ne nous dit pas ce qu’il faut penser”.

Valérie Donzelli puise ainsi dans sa propre expérience pour son projet, confiant avoir elle-même enchaîné de nombreux petits boulots dans sa jeunesse, une réalité que le long métrage embrasse pleinement. En adoptant le point de vue de Paul, elle affirme se sentir “au bon endroit”, portée par une proximité intime avec ce vécu. “Faire un film honnête, c’est très important pour moi”, soutient-elle. Plus qu’un portrait d’artiste, À pied d'œuvre esquisse alors une réflexion universelle sur le choix de la liberté et la quête de sens, dans un monde où créer reste un acte profondément engageant.

Au travers du parcours de Paul, À pied d'œuvre capte avec finesse les contraintes souvent invisibles du monde contemporain. En effet, le thème de la précarité permet d’aborder la dureté sourde de notre époque : “tous mes films sont politiques, même s’ils ne le sont pas de façon manifeste. Chacun raconte mon observation du monde”, affirme Valérie Donzelli. En ce sens, le spectateur voit le héros s’inscrire sur un site de services à domicile pour trouver des clients, symbole d’un nouveau monde du travail désormais régi par des plateformes.

“On est tous notés. Je trouve ce rapport au jugement particulièrement violent et hypocrite”, explique la cinéaste, montrant cette ubérisation du travail qui révèle les mécanismes d’un système où la précarité est aussi relationnelle. Ce projet donne ainsi à voir non seulement une insécurité matérielle, mais également un rapport au travail profondément transformé, où chacun devient à la fois prestataire et produit : une pression diffuse semble s’installer, modifiant les relations humaines elles-mêmes.

Paul entre dans ce système par nécessité, à contre-cœur, créant un tiraillement raconté avec pudeur, en laissant les situations parler d’elles-mêmes. Il ne refuse pas les règles, mais refuse la place qu’on lui assigne : celle d’un homme conforme, attendu là où il devrait être – un père de famille qui gagne de l’argent –. De fait, Valérie Donzelli explique : “ce que les gens jalousent chez lui c’est sa liberté, même si cette liberté leur fait peur. Car la liberté, par définition, est incontrôlable”.

En ancrant ainsi son récit dans des réalités très concrètes, À pied d'œuvre esquisse le portrait d’un homme en friction avec son époque, où tout s’optimise, se mesure et se rentabilise, y compris les individus. Être artiste, dans ce contexte, relève moins d’une posture que d’un état intérieur, fait de doute, de fragilité et d’exposition permanente. Mille fois, l’envie de renoncer et de rentrer dans le rang affleure. Pourtant, quelque chose insiste, dépassant la volonté. “Comment raconter ce que c’est que d’être artiste ? C’était toute la difficulté du film”, souligne la réalisatrice. À pied d'œuvre répond à cette question sans emphase, en donnant à voir le temps long, l’incertitude et le courage silencieux que suppose toute quête de sens et de liberté.

Nouveau long-métrage de Valérie Donzelli, À pied d'œuvre invite à une réflexion douce mais persistante : comment continuer à chercher du sens et de la liberté dans un monde de plus en plus normé ? Porté par Bastien Bouillon, À pied d'œuvre est à découvrir le 4 février au cinéma.