Figure emblématique du cinéma français depuis déjà de nombreuses années, Karin Viard sera prochainement à l'affiche du film intitulé La Maison des femmes. "C'est une maison qui est adossée à l'hôpital de Saint-Denis, qui a été créée en 2016 par Radha Hatem et qui a pour but de venir en aide aux femmes victimes de violences. Ces violences étant vraiment très nombreuses et variées", a ainsi souligné la comédienne lors de son récent passage sur le plateau du JT de 20h de France 2.
"C'est un film féministe, mais qui n'oppose pas hommes et femmes, qui dit que cette lutte contre les violences faites aux femmes ne pourra se faire qu'avec l'aide des hommes. Et il y a beaucoup d'hommes qui ne sont pas du tout d'accord avec ces violences faites aux femmes et je trouve que c'est un point de vue intéressant", a également précisé Karin Viard. Avant de dresser un constat lucide sur sa génération.
"Je suis d'une génération où j'ai non seulement accepté un certain nombre de comportements, mais je les ai même cautionnés. J'ai trouvé que c'était normal. J'ai trouvé qu'il n'y avait pas de problème avec ça. Et en faisant ce film, tu te rends compte que les violences faites aux femmes sont variées, multiples, que le patriarcat, c'est une violence faite aux femmes d'une certaine façon. Et ça a changé ma façon de voir les choses. Je trouve que c'est nécessaire de s'engager dans cette lutte, en fait", a-t-elle ainsi reconnu.
Un an plus tôt, Karin Viard avait évoqué le fait que les "comportements totalement abusifs" étaient banalisés quand elle a commencé sa carrière dans le cinéma. "De la part de ceux qui produisent ces comportements inappropriés. Il y avait aussi une forme de normalité. Je ne veux pas les excuser. Il faut quand même poser ce contexte de l’époque qui rend tolérable un nombre de trucs qui ne le sont pas du tout", avait-elle déclaré sur l'antenne de France Inter.
"Moi, quand je suis arrivée. Je trouvais normal que les hommes soient plus payés que moi. Que l’on parle des femmes devant moi de façon complètement misogyne. Je trouvais ça normal. Je disais : 'Ils sont un peu lourds'. Que l’on me pelote, que l’on me moleste un peu physiquement. Que l’on me foute une main au cul...", avait également expliqué Karin Viard.
"Je ne voudrais pas qu’on croie que le monde du cinéma a cautionné ces comportements en toute conscience. Tu avançais un peu à l’aveugle. C’était comme ça. Et je le dis, en trouvant ça nul de le dire. Mais c’est vrai aussi, j’ai 58 ans. Je suis obligée de dire que moi-même, j’ai participé de cette chose ignoble. En l’acceptant et en trouvant ça pas si choquant que ça au fond. C’est dingue quand tu y penses", avait finalement conclu la comédienne.

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