11 juin 2026

Quentin Tarantino sans filtre sur le cinéma post-Covid

Cela fait sept ans qu'aucun long-métrage inédit de Quentin Tarantino n'est plus sorti dans les salles obscures. Une longue attente depuis la découverte de Once Upon a Time… in Hollywood, présenté en avant-première lors de la 72e édition du Festival de Cannes. Si le cinéaste américain repousse encore et toujours son dixième et ultime film, une version longue de Kill Bill, intitulée The Whole Bloody Affair et d'une durée de 4h35 (entracte compris), débarquera sur nos écrans le 8 juillet.

En attendant, le chef d'orchestre de Pulp Fiction n'a rien perdu de son esprit critique. Dans une tribune publiée en exclusivité dans la revue Sight & Sound, celui qui a reçu en 2011 un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière n'a pas mâché ses mots sur l'état de santé du cinéma américain d'aujourd'hui depuis la pandémie de Covid-19.

Après avoir insulté Paul Dano il y a quelques mois, il a confié son désintérêt pour "tous les nouveaux films qui sortent de l’usine à saucisses sans saveur qui s’appelait autrefois Hollywood". Et de déplorer "les défauts, les invraisemblances, la flatterie à l’égard du public, les acteurs mal choisis ou tout simplement les stupidités [qui] torpillent généralement" ces productions récentes.

Fort de ce constat, la star du septième art estime que "de nos jours, le concept même de ce qu’est un film [lui] inspire davantage du mépris que de la générosité. Ce qui est assez logique, car en comparaison, les films des six dernières années font passer les années 80 pour les années 30", âge d'or du cinéma.

Cependant, quelques exceptions trouvent grâce aux yeux de Quentin Tarantino. Ce dernier précise qu’aucun long-métrage ne l’a réellement marqué depuis plusieurs années, à l’exception d’un seul.

Le réalisateur cite en effet le remake de West Side Story signé Steven Spielberg (2021) ou les deux chapitres de Horizon: An American Saga de Kevin Costner, mais déclare qu'aucun ne l'a "réellement captivé et transporté dans ce pays magique du plaisir [qu'il visitait] autrefois et qui expliquait pourquoi [il aimait] le cinéma plus que toutes les autres formes d’art." Et d'en arriver à cette conclusion : "Aujourd’hui, je préfère lire un livre."

Néanmoins, Quentin Tarantino a fait l'éloge de The Rip de Joe Carnahan, avec Ben Affleck et Matt Damon. "C’est un thriller policier excitant, avec un concept original qui parvient à livrer ses promesses de manière très intelligente, écrit-il. L’ensemble fonctionne : la mise en scène de Carnahan, la superbe distribution, l’esthétique du film... Mais le véritable point fort est le scénario sensationnel de Carnahan et Michael McGrale." Pour savoir si vous êtes du même avis que lui, rendez-vous sur Netflix où le film est actuellement proposé au visionnage.

Jamais récompensés par les Oscars, Glenn Close et Ridley Scott vont finalement recevoir un prix d'honneur

Chaque année, l'Académie des Oscars organise les Governors Awards, une cérémonie qui met à l'honneur des personnalités marquantes de l'industrie du cinéma international. En 2025, Tom Cruise recevait un Oscar honorifique pour l'ensemble de sa carrière. Pour cette nouvelle édition, attendue pour le 15 novembre prochain, l'Académie récompense, entre autres, deux figures qui n'ont encore jamais reçu d'Oscar pour le travail.

La première n'est autre que l'actrice Glenn Close. Depuis plus de 40 ans, la star américaine a marqué le monde entier grâce à ses rôles intenses. Au cours de sa carrière, elle fut nommée à huit reprises. Parmi ses interprétations les plus marquantes, on pense bien sûr à celles dans Liaison Fatale d'Adrian Lyne, Les Liaisons Dangereuses de Stephen Fears ou encore Les 101 Dalmatiens de Stephen Herek.

Autre grand nom récompensé : Ridley Scott. Le cinéaste a considérablement marqué le cinéma international grâce à de nombreux films majeurs tels que Alien, le huitième passager, Blade Runner, Thelma & Louise et Gladiator, pour ne citer qu'eux. Il a été nommé à trois reprises à l'Oscar du meilleur réalisateur - pour Thelma & Louise, Gladiator et La Chute du faucon noir.

L'artiste Floyd Norman, figure de l'animation, ayant collaboré sur de nombreux films Disney comme La Belle au bois dormant, Le Bossu de Notre-Dame et Toy Story 2, recevra également un Oscar d'honneur. Les productrices Christine Vachon et Pamela Koffler, célèbres pour leur travail dans le cinéma indépendant, recevront quant à elles le prix Irving G. Thalberg Memorial.

La 17e cérémonie des Governors Awards se déroulera le 15 novembre prochain

Mort à 73 ans du réalisateur Medhi Charef

L'écrivain et cinéaste Mehdi Charef, connu notamment pour son film Le Thé au harem d'Archimède, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à 73 ans, ont annoncé sa famille et son éditeur à l'AFP : "Nous garderons de lui son immense générosité, sa douceur, sa poésie, son espièglerie et son inépuisable intérêt pour les êtres humains, envers et contre leurs fragilités et leurs contradictions" a déclaré sa famille dans un communiqué transmis à l'agence de Presse.

Né à Maghnia en Algérie en octobre 1952, Mehdi Charef arrive en France à l'âge de dix ans et vit dans des cités de transit et les bidonvilles de la région parisienne. Issu d'une famille d'ouvriers, il suit une formation de mécanicien et travaille à l'usine comme affuteur de 1970 à 1983.

Ecrivain, il débute en tant que réalisateur grâce à Costa-Gavras qui lui conseille de réaliser lui-même l'adaptation d'un de ses romans : Le Thé au harem d'Archimède. Cette chronique de la vie d'une cité HLM de la banlieue parisienne dans les années 1980 à travers le parcours de deux jeunes remporte le César de la meilleure première oeuvre et le Prix Jean Vigo. Le cinéaste continue à traiter de l'immigration deux ans plus tard avec son nouveau film, Miss Mona.

Adepte de sujets graves, il esquisse au travers de la plupart de ses films des portraits de femmes. En 1988, dans Camomille, il décrit une droguée en manque qui veut changer de vie. Dans Au pays des Juliets, sélectionné à Cannes, il suit la trajectoire de trois prisonnières.

Avec Marie-Line en 2000, il donne à Muriel Robin son premier rôle dramatique qui lui vaut une nomination pour le César de la meilleure actrice. Avec La Fille de Keltoum l'année suivante, il revient dans son pays d'origine pour rendre un hommage aux Algériennes.

En 2007, il signait un autre très beau film, en grande partie autobiographique, Cartouches Gauloises, sur fond de Guerre d'Algérie. Un projet qu'il a mis longtemps à accoucher d'ailleurs : "cela ne s'est pas fait tout de suite parce que je craignais les gens : Français, Harkis, Algériens... La vision que j'avais de la guerre n'était pas celle des adultes, et je le savais. Je suis d'une génération où mon père me disait qu'il fallait se taire quand on habitait dans un pays étranger, et surtout ne pas faire de politique, ni de manifestations" nous racontait-il lorsque nous nous étions entretenu avec lui.

Son dernier film est Graziella, sorti en 2015; une chronique d'une rencontre entre deux existences cabossées sur fond de milieu carcéral, dans laquelle il dirige l'actrice Rossy de Palma face à Denis Lavant.

Englouti, la bande-annonce

La rentrée ne sera pas de tout repos pour Austin Abrams ! Après avoir fait face à une épidémie et les créatures qu'elle fait naître du côté de Raccoon City dans Resident Evil, l'acteur d'Evanouis sera un plongeur sous-marin à le recherche des restes de son père décédé (joué par Josh Brolin) qui se fait avaler par une baleine blanche et ne dispose que d'une heure d'oxygène pour tenter de sortir de son ventre.

On pense évidemment à Pinocchio, voire au mythe biblique de Jonas et la baleine, devant ce postulat de départ. Mais les premières images mises en ligne, et qui nous montrent l'engloutissement du personnage principal, nous font davantage penser aux Dents de la mer, dans le sens où le film risque très fort de susciter une nouvelle peur auprès des spectateurs, et grandement réduire leur envie d'aller se baigner en mer cet été. Surtout si vous découvrez cette bande-annonce dans une salle de cinéma.

Trois ans après Traquée et ses extra-terrestres, passés directement par Disney+, Brian Duffield s'empare du roman "Whalefall" de Daniel Kraus pour signer une autre histoire de survie dans laquelle le public risque lui aussi d'être en apnée. Pour le moment, c'est son imagination qui doit fonctionner, car la bande-annonce ne se concentre que sur le début d'un film qui promet d'être un sacré grand huit : "Il y a beaucoup de spectacle, parfois de façon surprenante", affirme le réalisateur à Variety.

"Et nous avions le sentiment de n'avoir jamais vu un long métrage se dérouler là où celui-ci se déroule." Ce qui a donné naissance à plusieurs défis de taille, comme le fait de rendre les choses aussi réalistes que possible, ou s'assurer qu'Englouti soit plus qu'un simple film de monstre : "La baleine n'est pas une méchante. Elle ne comprend pas qu'elle a avalé Austin. Elle essaye juste d'avaler son déjeuner, et Austin n'est qu'une corollaire de cela. Nous voulions aller au-delà du film de monstre et faire en sorte de ressentir qu'Austin vit dans son estomac. Il y a quelque chose de terrifiant à ce sujet, mais de très beau aussi."

Beau et terrifiant : c'est effectivement ce que l'on attend d'Englouti, qui débarquera le 14 octobre dans nos salles et promet, s'il est à la hauteur de ces premières images, d'être un thriller qu'il sera particulièrement difficile d'oublier. Surtout lorsque vous vous approcherez de la mer.

Charlie Dalin est mort : le vainqueur du dernier Vendée Globe avait 42 ans

C’est une onde de choc qui secoue le monde de la voile et du sport. Le skipper prodige Charlie Dalin, figure emblématique du Vendée Globe, s’est éteint dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin, à seulement 42 ans. C’est sa femme, Perrine Le Pape, qui a annoncé la terrible nouvelle via un communiqué transmis à l’AFP, précisant que son époux luttait courageusement contre une "longue maladie".

Alors que ses fans espéraient le voir fendre les flots lors des prochaines compétitions, la maladie a finalement remporté son ultime régate. "C’est avec une profonde tristesse que notre famille et moi-même annonçons le décès de mon mari Charlie Dalin, des suites d’un cancer.", a écrit sa compagne dans un message poignant. Une annonce qui laisse le monde du sport en deuil.

Ingénieur de formation, ce Normand d’origine avait su dompter les mers les plus hostiles avec une précision chirurgicale. On se souviendra évidemment de son incroyable performance lors du Vendée Globe 2020-2021. Premier à franchir la ligne d'arrivée après 80 jours de solitude absolue, il avait finalement terminé deuxième au classement compensé, avec un fair-play qui avait ému la France entière.

Champion de France de course au large, multiple vainqueur de la Transat Jacques Vabre, Charlie Dalin était ce qu'on appelle un "perfectionniste". Toujours souriant, même dans les tempêtes les plus sombres, il était admiré par ses pairs pour son intelligence de course et sa discrétion. Mais voilà, depuis plus de deux ans et demi, il luttait contre une tumeur stromale gastro-intestinale.

Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages pleuvent. De François Gabart à Armel Le Cléac'h, tous saluent la mémoire d’un "marin d’exception" et d’un homme d’une grande sensibilité.

Sa famille a d'ores et déjà fait savoir ques hommages publics lui seront rendus dans les jours à venir, afin que ses proches, ses partenaires techniques et ses nombreux admirateurs puissent lui adresser un dernier adieu. Le lieu et la date devraient être communiqués très prochainement. En attendant, le drapeau du nautisme est en berne. Charlie Dalin a rejoint l'horizon, laissant derrière lui un sillage de records et de souvenirs impérissables.

10 juin 2026

Apolline de Malherbe a une routine stricte et elle s'y tient

Depuis qu’elle a pris les commandes de la matinale de RMC, Apolline de Malherbe incarne un rythme de vie ultra-cadré (ou presque). Habituée des plateaux et des interviews politiques, la journaliste a opéré un virage professionnel majeur en succédant à Jean-Jacques Bourdin sur la tranche du matin. Une responsabilité qui impose une discipline de fer et une organisation millimétrée, loin de l’image parfois spontanée que renvoie la radio d’actualité.

Derrière son énergie à l’antenne, la journaliste assume une hygiène de vie adaptée à ses horaires extrêmes. Le matin devient son terrain de jeu… mais aussi une contrainte physique forte. Comme elle l’expliquait dans un portrait accordé à Le Monde, elle vit ses débuts de journée comme un marathon quotidien : “le matin est un moment merveilleux et chaotique dans la vie”, confiait-elle, consciente de s’immiscer dans le réveil des Français dès l’aube.

À la tête de cette nouvelle formule de matinale, Apolline de Malherbe revendique une ligne claire sur RMC et BFMTV  : informer sans dévier vers le commentaire. Dans Le Monde, elle insiste sur la responsabilité de l’antenne et lâche une phrase qui a fait réagir : “Je ne laisserai pas dire des conneries à l’antenne.” Une déclaration cash, assumée, qui résume sa volonté de tenir le cadre dans un espace médiatique souvent traversé par les débats enflammés.

Cette exigence intervient dans un contexte de forte exposition médiatique. Souvent critiquée sur les réseaux sociaux, la journaliste doit composer avec une audience exigeante et des sujets sensibles. Elle défend pourtant une radio du réel, au plus près des auditeurs, entre interventions en direct et témoignages de terrain, fidèle à l’ADN de RMC.

Pour tenir ce rythme intense, Apolline de Malherbe a tout revu dans son quotidien. Réveil à 3 heures du matin, préparation mentale, et disparition des habitudes festives : “Je me lève à 3 heures du matin, je ne bois plus.” confie-t-elle, symbole d’un mode de vie entièrement structuré autour de son antenne. Une rigueur indispensable pour tenir sur la durée dans un univers aussi exigeant.

Cette hygiène de vie s’accompagne d’un rapport très discipliné au travail. Dans son portrait publié par Le Monde, elle explique travailler de façon nomade, souvent sur téléphone, et fonctionner par accumulation jusqu’à l’antenne. Une méthode qui lui permet de tenir la cadence, mais qui laisse peu de place au repos…

Louane : après son mariage, elle se lance dans une aventure inédite

2026 s’annonce comme une période charnière dans la vie de Louane, marquée par une succession d’événements personnels et professionnels majeurs. Entre les défilés prestigieux de la Fashion Week et une escapade festive pour son enterrement de vie de jeune fille au Maroc entourée de ses proches. Sans oublier son mariage avec Florian Rossi.

Parmi ces temps forts figure également la sortie du premier extrait de son sixième album, confirmant un rythme de vie particulièrement intense pour la chanteuse. Dans ce tourbillon d’actualité, elle s’apprête désormais à enrichir encore un peu plus son parcours en ajoutant une nouvelle corde à son arc.

C’est une nouvelle étape majeure qui s’ouvre pour Louane. En septembre 2026, l’artiste franchira un cap inédit dans sa carrière en montant pour la première fois sur les planches. Elle sera à l’affiche dès le 15 septembre au théâtre Fontaine à Paris. Elle jouera dans la pièce 2:22 A Ghost Story, un thriller surnaturel signé Danny Robbins. Ce spectacle connaît un grand succès depuis plusieurs années à Londres et au Royaume-Uni. En France, l’adaptation sera mise en scène par Ladislas Chollat, figure du théâtre contemporain.

Il est notamment à l’origine de Deuxième partie, pièce portée par Patrick Bruel dont les dernières représentations avaient été annulées. Sur scène, Louane donnera notamment la réplique à Guillaume Labbé et Valentin de Carbonnières. Elle partagera également l’affiche avec Constance Dollé, visage familier du petit écran récemment vue dans L’été 36 sur TF1. Une distribution solide pour accompagner ce virage artistique ambitieux et très attendu.

Si ce passage au théâtre marque une grande première, Louane n’en est pas à son coup d’essai dans le métier de comédienne. Révélée au grand public lors de la deuxième saison de The Voice en 2013, elle enchaîne rapidement avec ses débuts au cinéma.

Dès 2014, elle obtient le rôle principal de La famille Bélier. Elle y donne la réplique à François Damiens, Karin Viard et Éric Elmosnino. Cette performance lui vaut le César du meilleur espoir féminin en 2015.

Par la suite, elle poursuit sa carrière entre cinéma, télévision et doublage. Elle prête notamment sa voix à la princesse Poppy dans Les Trolls ou encore à Violette Parr dans Les Indestructibles 2. Elle donne également la réplique à Michel Blanc dans Marie-Line et son juge. L'artiste apparaît en 2022 dans la série Visions sur TF1. Une polyvalence qui confirme une trajectoire artistique déjà bien installée, bien avant cette nouvelle aventure sur scène.

Karine Ferri surprend avec ce nouveau projet qui pourrait tout changer

Le public la connaît surtout comme animatrice de télévision, visage incontournable des grandes émissions de divertissement. Pourtant, Karine Ferri semble bien décidée à surprendre une nouvelle fois ceux qui la suivent depuis des années. La mère de trois enfants vient en effet de dévoiler un projet inattendu qui pourrait marquer un véritable tournant dans sa carrière.

Sur Instagram, le compte officiel du film Distorsion a partagé, en collaboration avec Karine Ferri elle-même, la première affiche du long-métrage. Une publication qui a immédiatement suscité de nombreuses réactions. Dans ce nouveau projet réalisé par Bryan Tourville, Karine Ferri apparaît dans un registre très éloigné de l'image solaire qui a longtemps fait sa popularité à la télévision. Sur l'affiche dévoilée au public, son regard grave et intense capte immédiatement l'attention. Plus déterminée que jamais, elle semble prête à explorer un univers bien différent de celui auquel elle a habitué les téléspectateurs.

Vêtue d'un haut en cuir noir, l'animatrice adopte un style résolument plus sombre. Mais c'est surtout l'effet visuel qui intrigue. Cette "distorsion" laisse présager une intrigue mystérieuse, à mi-chemin entre le thriller psychologique et la science-fiction. En accompagnement de cette révélation, les équipes du long-métrage ont entretenu le suspense autour du projet. “J-2 avant la bande-annonce de DISTORSION ! La bande-annonce officielle sort jeudi”, pouvait-on lire en légende de la publication.

Un message qui a immédiatement attisé la curiosité des internautes, impatients d'en découvrir davantage. Du côté des réseaux sociaux, l'enthousiasme était palpable. Les abonnés de l'épouse de Yoann Gourcuff n'ont pas tardé à exprimer leur surprise face à cette nouvelle aventure artistique. “Wahooo trop hâte”, “Superbe affiche”. 

Beaucoup saluent le courage de l'ancienne animatrice de TF1 qui ose sortir de sa zone de confort. Si cette expérience constitue un véritable défi, Karine Ferri n'en est toutefois pas à son premier pas dans le monde de la fiction. En 2011, elle avait notamment prêté sa voix au personnage de Chloé dans la version française du film d'animation Rio. Cette fois, il s'agit d'un engagement bien plus conséquent.

Au générique de Distorsion, elle donnera la réplique à Thomas Hamon, Jacky Sohier, Sandy Tourville et Sébastien Allano. Une distribution qui témoigne de l'ambition portée par ce projet encore entouré de mystère. Reste désormais à découvrir si cette incursion dans le septième art marquera le début d'un nouveau chapitre pour Karine Ferri.

Malade, Alain Chabat renonce finalement à sa venue dans C à vous, l’acteur accusé de simuler

Comme chaque jour, du lundi au vendredi, l'équipe de "C à vous" sur France 5 dévoile la liste des invités du jour peu de temps avant le direct. Ainsi, ce mardi 9 juin, dans le courant de l'après-midi, on a appris la présence de Jérémie Renier et Loury Lag pour le documentaire D’un monde à l’autre en salles le 10 juin, celle de Julia Vignali pour l’émission "Affaire conclue – objets mystères, sur les traces de Léonard de Vinci" mais aussi celle de l'équipe du film Le vertige en salles dès le lendemain.

Ainsi, ont fait le déplacement en studio : Jonathan Cohen, Anaïs Demoustier et le réalisateur Quentin Dupieux. En revanche, où était donc Alain Chabat qui campe l'un des rôles principaux dans cette comédie ? Le comédien de 67 ans a bien été convié par Anne-Élisabeth Lemoine mais, il n'est pas venu. L'animatrice de 55 ans a alors annoncé que son invité était "mal foutu".

Une annonce qui n'a pas manqué de faire réagir ses camarades de jeu en plateau. "Alors comme ça t’es mal foutu ?", a lâché Quentin Dupieux. "Je suis très bien foutu et mal foutu", a alors rétorqué la star d'Astérix et Obélix : mission Cléopâtre. C'est alors que le réalisateur du Vertige et Jonathan Cohen se sont amusés de l'absence de leur copain, assurant qu'il simulait sa maladie pour ne pas venir sur le plateau de "C à vous".

"Il est tellement pas malade…", a alors ajouté la vedette du Flambeau sur Canal + avant qu'Anne-Élisabeth Lemoine ne rentre dans son jeu : "Tout ça pour échapper à la promo, c’est vraiment minable". Par la suite, l'équipe de France 5 a proposé à Alain Chabat de rester en visioconférence durant toute l'émission, entre "deux médocs" ou "deux suppositoires". Ne parvenant pas à se faire prendre au sérieux, l'interprète de Didier a fini par trouver la parade.

"Je vous montre ma boîte de médocs pour dire que c’est vrai, vous voyez ?", a-t-il lancé face caméra. Finalement, l'équipe de "C à vous" a préféré le laisser tranquille en l'autorisant à se déconnecter. "On vous embrasse de loin mais c’est sincère" a alors conclu la présentatrice.

La comédienne Sophie Faucher est morte à 68 ans d’un cancer

Le monde du théâtre et de la télévision québécois est en deuil. La comédienne Sophie Faucher s'est éteinte paisiblement mardi dernier, à son domicile, entourée de ses proches, après un long combat contre le cancer à l’âge de 68 ans. 

Formée au Conservatoire d'art dramatique de Montréal à la fin des années 1970, Sophie Faucher avait construit une carrière dense et exigeante, ancrée dans le théâtre avant de conquérir le grand public télévisuel. C'est le rôle de Crystale Bouvier-Montgomery dans la série culte Le cœur a ses raisons, aux côtés de Marc Labrèche, qui l'avait rendue iconique auprès d'une génération entière de téléspectateurs. 

Sa disparition a immédiatement suscité une vague de témoignages dans le milieu culturel québécois, où elle était unanimement décrite comme une femme d'une générosité et d'une énergie hors du commun.

Marc Labrèche a été parmi les premiers à réagir à la disparition de celle qu'il connaissait depuis l'enfance. Les deux comédiens s'étaient rencontrés au Théâtre du Rideau Vert alors qu'ils avaient à peine 8 ans, dans le spectacle L'oiseau bleu. "Sophie fait donc partie de ma vie depuis l'enfance. Elle était comme une grande cousine", a-t-il confié à nos confrères de La Presse, rappelant qu'ils avaient partagé bien des aventures au fil des décennies, jusqu'aux plateaux du Grand Blond et du Cœur a ses raisons. 

C'est dans cette série parodique, créée par Marc Brunet, que Sophie Faucher a campé le personnage de Crystale Bouvier-Montgomery, une figure au visage botoxé qui nécessitait des heures de maquillage avant chaque tournage. Marc Labrèche se souvient de fous rires mémorables : "Elle avait de la misère à parler, et ses lèvres tombaient à terre quand elle riait trop !" Au-delà du personnage, c'est la femme qu'il décrit avec tendresse : "Elle n'était pas du tout snob ni prétentieuse. Elle était toujours à l'écoute, disponible, pétillante. Sa plus grande qualité ? La générosité. Tout le reste vient de là." 

L'auteur et scénariste Michel Marc Bouchard, qui lui vouait une amitié de quarante ans, a également pris la parole dans les colonnes de La Presse : "C'était une femme formidable et toujours d'une grande franchise. Elle pouvait avoir de forts coups de gueule, mais ça s'éteignait toujours par un grand éclat de rire. En 40 ans d'amitié, c'est la première fois que Sophie me fait pleurer."

Ceux qui l'ont côtoyée reviennent tous sur la même image : celle d'une femme qui croquait la vie à pleine dents. Pierre Brassard, qui l'avait rencontrée sur le tournage du Cœur a ses raisons, la décrit en effet comme "une vraie fille de théâtre, une amoureuse de la vie, du printemps, du soleil", dotée d'un humour pince-sans-rire et d'un "côté éclaté qui était unique". 

Emmanuel Bilodeau, ami de trente ans, rapporte aussi l'avoir vue une dernière fois le 4 juin dernier : trop affaiblie pour sortir de sa voiture, elle avait tenu à venir souhaiter l'anniversaire de sa fille. "Elle n'avait que la peau et les os. Le temps de se faire nos adieux." Ce qu'il retient d'elle ? "Son sens de la fête, de la joie, du bonheur partagé. Elle débarquait aussi à la maison toujours en feu, souvent avec du champagne. Elle profitait de la vie à 100 milles à l'heure !" 

La comédienne et autrice Anne Bryan, rencontrée au Conservatoire à la fin des années 1970 et avec qui elle avait co-scénarisé le film pour enfants Hola Frida !, résume avec sobriété ce que beaucoup ressentent : "C'est un pan de ma vie qui disparaît. Sophie avait une si grande âme. Pour moi, elle va rester un diamant pur et une actrice formidable.", conclut-elle en effet.