17 janvier 2025

David Lynch célébré par Kyle MacLachlan : "Il a changé ma vie"

Il y a quarante-deux ans, David Lynch, réalisateur de génie, choisissait Kyle MacLachlan pour jouer dans Dune, son unique film à gros budget. Un choix qui a changé la vie de l’acteur, comme il l’a confié dans un émouvant message publié jeudi sur Instagram, pour saluer la mémoire du réalisateur disparu.

"Pour des raisons qui dépassent mon entendement, David Lynch m’a sorti de l’obscurité pour jouer dans son premier et dernier film à gros budget", écrit MacLachlan dans son hommage. "Il a clairement vu quelque chose en moi que même moi je ne reconnaissais pas. Je dois toute ma carrière, et ma vie en fait, à sa vision."

L’acteur se souvient avec admiration de l’homme derrière la caméra : "Ce que j’ai vu en lui, c’est un homme énigmatique et intuitif, avec un océan créatif qui jaillissait en lui. Il était en contact avec quelque chose que nous autres aimerions pouvoir atteindre."

Leur collaboration ne s’est pas arrêtée là. Après Dune, leur "amitié a prospéré" sur les tournages de Blue Velvet et de Twin Peaks. "J’ai toujours trouvé qu’il était la personne la plus authentiquement vivante que j’aie jamais rencontrée", poursuit l'acteur de 65 ans. "David était en phase avec l’univers et avec sa propre imagination à un niveau proche de la meilleure version de l’humain !"

MacLachlan souligne que Lynch avait une approche unique de la vie et de l’art parce qu'il "ne s’intéressait pas aux réponses, car il comprenait que les questions sont le moteur qui fait de nous ce que nous sommes. Elles sont notre souffle."

En conclusion de son message, Kyle MacLachlan confie son chagrin face à la perte de cet ami si précieux : "Alors que le monde a perdu un artiste remarquable, j’ai perdu un ami cher, qui a imaginé un avenir pour moi et m’a permis de voyager dans des mondes que je n’aurais jamais pu concevoir par moi-même. Il me manquera plus que les limites de ma langue ne peuvent le dire, plus que ce que mon cœur ne peut le supporter. Mon monde s'est rempli parce que je l’ai connu et il est plus vide maintenant qu’il est parti. David, je reste à jamais changé et je serai toujours ton Kale. Merci pour tout."

Lost Highway, l’essence des 90’s selon David Lynch

Un film qui résumerait à lui tout seul l’esthétique des années 90 ? Voyons voir… Il y aurait Matrix, bien sûr, cette vaste régurgitation de tous les sous-courants de la pop culture fin de siècle. Pulp Fiction, évidemment, ses gangsters qui parlaient de hamburgers et de massages de pieds et propulsèrent le cinéma dans son ère « méta ». Et puis Fight Club, sans conteste, dernier râle de la génération X, s’achevant sur l’image prophétique de l’effondrement des Twin Towers. A côté de ces trois mastodontes générationnels, tapi dans l’ombre, se cache Lost Highway – moins applaudi, certes, mais compilant génialement tous les motifs, tics et marottes du cinéma de cette décennie. Le film de David Lynch « cochait toutes les cases » (comme on ne disait pas dans les années 90). Ce choc rétinien indélébile millésimé 1997 a pourtant souffert, quelques années plus tard, de la comparaison avec Mulholland Drive (2001), qui poussait ses innovations stylistiques (récit coupé en deux, relecture monstrueuse du film noir hollywoodien…) à un degré de perfection absolue, faisant rétrospectivement apparaître son prédécesseur comme un simple brouillon du chef-d’œuvre à venir. Aujourd’hui, pourtant, il s’impose comme une somme, le seul Lynch à combiner les deux faces de l’inspiration de son auteur : le glamour vénéneux d’un côté (la veine Blue Velvet-Mulholland Drive), la brutalité post-industrielle de l’autre (l’axe Eraserhead-Inland Empire). Un film lynchien total, donc, mais pas autarcique pour autant. Car si Lost Highway condensait les obsessions de son auteur, il était aussi l’œuvre d’une époque. 

Schizophrène ? Barry Gifford, auteur du roman Sailor et Lula (adapté par David Lynch en 1990) et co-scénariste de Lost Highway, n’aimait pas qu’on emploie ce terme pour désigner le héros du film, Fred Madison (Bill Pullman). Ce  saxophoniste free-jazz assassine par jalousie sa femme Renée (Patricia Arquette) avant de partir dans une « fugue dissociative » qui lui fera prendre le visage et l’identité d’un jeune garagiste nommé Pete Dayton (Balthazar Getty). "C'est sur un type qui est littéralement, physiquement, écartelé par un changement de personnalité", précisait l’écrivain dans Libération en mars 1996. L’idée avait germé dans l’esprit de David Lynch alors que, circa 1993-94, il passait des heures devant la télé, scotché, comme le reste du monde, par la retransmission du procès d’O.J. Simpson. "J’ai entendu dire qu’après avoir été libéré, il était allé jouer au golf, expliqua Lynch. Et je me suis dit : « Voilà quelqu’un qui sait compartimenter. Il assassine brutalement deux personnes et il va golfer en souriant ». C’est la fugue dissociative : quand tu prends mentalement distance avec toi-même pour ne pas devenir fou". Du Patrick Bateman d’American Psycho (Bret Easton Ellis, 1991) au Narrateur de Fight Club (David Fincher, 1999), la décennie 90 fut traversée par une cohorte de héros divisés, « splittés », écartelés. « Fendus comme une bûche », disait Lynch. Et tous surplombés, donc, par l’ombre d’O.J. Simpson, idole déchue devenue l’incarnation de la part sombre de l’homo americanus. 

51 minutes après le début, Lost Highway se brise en deux, un acteur en remplace un autre, la brune devient blonde, et le film commence à s’enrouler sur lui-même comme un ruban de Möbius. Lynch rejoue Vertigo sur un mode strident et cauchemardesque. A vrai dire, avant même qu’il s’en empare, l’idée d’une cassure dans le récit était déjà dans l’air. Lost Highway est encore en tournage quand sort dans les salles américaines Chungking Express de Wong Kar-wai, lui aussi scindé au milieu. Et en 1997 sort The Blackout d’Abel Ferrara, autre film fracassé en deux. Mais c’est la version lynchienne qui retourne le plus le cerveau, et s’imposera comme une matrice esthétique majeure. L’intéressé lui-même poussera la logique vers l’incandescence totale dans Mulholland Drive, avant que s’engouffrent dans la brèche Apichatpong Weerasethakul (Tropical Malady), Quentin Tarantino (Boulevard de la Mort), Miguel Gomez (Tabou) ou, encore très récemment, Trey Edward Schults (Waves). L’autoroute théorique la plus encombrée du 21e siècle a donc été ouverte en 1997. 

Au cinéma, chaque décennie a ses genres dominants. Sa couleur. Celle des années 90 est le noir. Du Silence des Agneaux de Jonathan Demme au Memento de Christopher Nolan, le film policier (et ses dérivés) est alors réinventé de fond en comble. David Fincher fixe la grammaire moderne du film de serial-killer (Seven), Curtis Hanson ressuscite le classicisme hollywoodien en adaptant Ellroy (L.A. Confidential), le jeune Tarantino repeint les murs en rouge sang (Reservoir Dogs), Michael Mann sort l’artillerie lourde (Heat)… Sans parler de John Dahl, Kathryn Bigelow, des frères Coen, et pour rester en Amérique. David Lynch, lui, se demande jusqu’où il peut pousser le genre. Aux avant-postes de cette nouvelle vague dès 1987 (Blue Velvet), il va encore plus loin avec Lost Highway. Les clichés sont là – cigarettes, femme fatale, Cadillac, grossium mafieux haut en couleur (le Mr Eddy joué par Robert Loggia) – mais éclairés d’une lumière nouvelle, plus effrayante. Avec son chef opérateur Peter Deming, Lynch travaille littéralement à réinventer la couleur noire –  "nous avions mis au point toute une gradation dans l’obscurité", expliquera le directeur de la photo. Le corridor dans lequel s’enfonce Fred Madison avant d’en ressortir déterminé à tuer Renée est sans doute l’un des noirs plus impénétrables jamais filmés. A quel moment le film noir devient-il un film d’épouvante ? S. Craig Zahler, réalisateur des traumatisants Bone Tomahawk et Traîné sur le bitume, ne parle pas de Lost Highway comme d’un thriller, mais comme l’un des cinq plus grands films d’horreur de tous les temps. Ça se défend.

« Qu’est-ce que c’est ? », demande Fred à Renée alors qu’elle inspecte le contenu de l’enveloppe kraft qu’un inconnu a déposé sur les marches de leur maison. « Une cassette vidéo », répond la belle brune en peignoir satiné. Pour les millenials qui découvrent aujourd’hui Lost Highway, la précision a son importance : oui, ces gros trucs noirs s’appelaient des cassettes (ou VHS) et, oui, c’est comme ça qu’on regardait les films à la maison dans les années 90. Si Lost Highway accuse son âge, c’est bien dans l’exhibition de ces machins antédiluviens. Ou, pire, de l’énorme caméscope dont se saisit l’Homme-Mystère (le clown spectral joué par Robert Blake) pour terrifier Bill Pullman dans le climax du film. Tout Lost Highway est fléché par des gadgets électroniques (interphones intimidants, téléphones menaçants…) filmés comme des vecteurs du Mal, des agents de la peur et du chaos. A la suite de David Cronenberg dans Videodrome, Lynch poursuit une réflexion sur l’image vidéo comme symbole de perversion, de décadence et de corruption. Après Lost Highway, les VHS maléfiques seront les stars du Ring de Hideo Nakata. Puis du Caché de Michael Haneke, en 2005, où un couple bourgeois est également terrorisé par des K7 livrées anonymement à son domicile. Même si, entre temps, tout le monde était passé au DVD.

Comme tous les films de David Lynch, Lost Highway s’écoute autant qu’il se regarde. Grésillement des ampoules, silence interminable entre deux répliques, tiens, écoutons cette araignée qui se promène au plafond… Au-delà du sound design du film, ahurissant, la B.O. st un instantané fulgurant de la manière dont sonnait la décennie 90. Lynch y compile tout ce que le rock d’alors avait de plus mutant, méchant, vicieux et terminal, dans une playlist au croisement du metal, du post-punk et de l’indus. Trent Reznor (qui n’était pas encore le compositeur officiel des films de David Fincher), Marylin Manson, les Smashing Pumpkins, les terrifiants Allemands de Rammstein, les nappes electro-lounge de Barry Adamson… Le tout sous le patronage de David Bowie, avant-gardiste en chef dont le « I’m deranged » électrise le générique mythique – ligne jaune discontinue nous sautant au visage, bitume avalé à toute allure dans la Vallée de la Mort. Même la rengaine rétro, This Magic Moment, est choisie dans sa version la plus récente, celle enregistrée par Lou Reed en 1995. Uniquement des morceaux qui viennent juste de sortir, comme pour mieux saisir l’énergie d’une époque. 

David Lynch sort Lost Highway début 1997, six mois après Crash, de David Cronenberg : c’est un moment « critique » essentiel pour ces deux ex-freaks des années 80. Venus du bis, du fantastique, de l’underground, les deux David se sont métamorphosés au cours des nineties en auteurs adorés par l’intelligentsia et le Festival de Cannes, figures de proue d’une nouvelle cinéphilie qui permet désormais de citer dans la même phrase Resnais et Carpenter, Bergman et Argento. Avec Lost Highway, Lynch crée sa mythologie définitive, celle de l’artiste chic et zarbi à la crinière exubérante, attrapant les idées qui tournoient autour de lui comme les volutes de sa cigarette. On l’a oublié aujourd’hui, mais, à ce moment-là, le cinéaste-plasticien revient de loin. Après avoir commencé la décennie sur les chapeaux de roue, avec une Palme d’or (pour Sailor et Lula) et un show télé révolutionnaire (Twin Peaks), il a envoyé deux séries dans le décor (On the Air et Hotel Room) et s’est fait massacrer par la critique pour Twin peaks, Fire walk with me, le film prequel de la série. Avec Lost Highway, il trouve enfin le chemin de sa maison. Les intérieurs design des Madison sont d’ailleurs tournés à domicile, dans sa résidence d’Hollywood. Une villa des hauteurs dont il n’est plus jamais redescendu.

Netflix : nouveautés du 17 au 23 janvier

L’incontournable de la semaine

The Night Agent saison 2 (23 janvier) : Inspiré du roman de Matthew Quirk, The Night Agent a été LE succès surprise de Netflix en 2023, en devenant la série la plus vue par les abonnés cette année-là avec 98 millions de vues.

On y suit un agent du FBI subalterne (Gabriel Basso) travaillant dans les sous-sols de la Maison-Blanche est chargé d'un téléphone qui ne sonne jamais… jusqu'à une nuit qui va tout changer. Soudain, projeté dans un complot haletant et dangereux, il va grimper jusqu'aux plus hautes sphères, jusqu'au Bureau ovale.

Deux ans après, Peter Sutherland est de retour avec une nouvelle mission à haut risque. En traquant un agent de la CIA accusé d'avoir divulgué des secrets, il se retrouve dans le viseur d'un trafiquant d'informations et d'un criminel de guerre impitoyables…

Dix nouveaux épisodes haletants vous attendent jeudi prochain.

Le vendredi 17 janvier

Back in Action : Alors qu’ils ont démissionné depuis longtemps de la CIA pour fonder une famille, Emily et Matt sont rattrapés malgré eux par l’espionnage lorsque leur couverture est démasquée… Avec Cameron Diaz et Jamie Foxx.

Le samedi 18 janvier

Les Trolls 3 (catalogue) : Après deux films à se tourner autour pour finalement tomber dans les bras l’un de l’autre, Poppy et Branch sont officiellement en couple (#broppy)! Alors qu’ils n’ont plus de secrets l’un pour l’autre, Poppy fait une découverte incroyable relative au passé de Branch…

Le mercredi 22 janvier

La vie est un long fleuve tranquille (catalogue) : Dans une petite ville du nord de la France, deux familles nombreuses, les Le Quesnoy et les Groseille, d'origines bien différentes, n'auraient jamais dû se rencontrer…

Le Bonheur Est Dans Le Pré (catalogue) : "Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, cours-y vite, le bonheur est dans le pré, cours-y vite il va filer." C'est ce que s'empresse de faire le héros du film d'Etienne Chatiliez après avoir échappé à la mort, aux employées de son usine de matériel pour W.C. et à ses emmerdeuses de femme et fille.

Le jeudi 23 janvier

The Sentinel (catalogue) : Il y a vingt ans, Pete Garrison, agent des services secrets américains, a sauvé la vie d'un Président. Aimé et respecté de ses collègues, il est à présent chargé de la protection rapprochée de la Première Dame. Sa vie bascule lorsqu'un collègue et ami est assassiné avant d'avoir pu lui transmettre des informations de la plus haute importance...

C’est déjà disponible

A l’aube de l’Amérique : Vous aimez les westerns sombres et violents ? Alors foncez voir cette nouveauté qui cartonne actuellement sur la plateforme et qui nous emmène dans l'Amérique de 1857. Fuyant leur passé, une mère et son fils font de nouvelles rencontres et affrontent les étendues hostiles du Far West américain, où règnent liberté et cruauté.

16 janvier 2025

Décès du réalisateur David Lynch à 78 ans

David Lynch, réalisateur mythique de Mulholland Drive, Twin Peaks, Elephant Man, Une Histoire vraie ou Blue Velvet, nous a quittés à l’âge de 78 ans. Ses proches ont annoncé la triste nouvelle dans un communiqué relayé sur la page Facebook du metteur en scène. "C’est avec grand regret que nous, sa famille, annonçons le décès de l’homme et de l’artiste David Lynch", ont-ils déclaré.

De nos jours, aucun réalisateur ne ressemble à David Lynch. Son premier long métrage, Eraserhead, un surprenant cauchemar en noir et blanc, est devenu un classique de l'épouvante. C'est grâce à ce film que Mel Brooks décide de lui confier la réalisation de Elephant Man (1981). Egalement tourné en noir et blanc, l'histoire de John Merrick remporte pas moins de 8 nominations aux Oscars et lance définitivement la carrière de Lynch.

Il laisse passer l'opportunité de diriger Le Retour du Jedi, préférant miser sur Dune, une autre aventure de science-fiction qui, bien sûr, est loin de connaître le même engouement que le troisième volet de la saga Star Wars. Vient Blue Velvet dont l'excès de sexe et de violence choque certains, alors que d'autres crient déjà au génie. En 1990, Sailor et Lula remporte la Palme d'or au Festival de Cannes. Avec Twin Peaks, une série télévisée, Lynch devient un véritable phénomène de la culture pop. La transposition au cinéma ne se fait pas attendre.

Après cinq ans d'absence, il revient derrière la caméra pour Lost Highway, avant d'offrir un film dans la droite lignée de l'esprit humaniste d'Elephant Man, Une histoire vraie. En 2001, Mulholland Drive renoue avec l'étrange et précipite dans les coulisses d'un Hollywood inquiétant. Il obtient également sa troisième nomination à l'Oscar du Meilleur réalisateur, mais la statuette lui échappe encore.

Pour ce film, Lynch est récompensé du prix de la mise en scène au festival de Cannes, une récompense qu'il partage avec Joel Coen (The Barber : l'homme qui n'était pas là). Après quelques courts et moyens métrages, dont Rabbits réalisé en 2002, il tourne Inland Empire en 2006, et retrouve à cette occasion son actrice fétiche Laura Dern.

Il s'agira de son dernier long métrage sorti au cinéma.

En 2017, il tourne 18 épisodes d'une nouvelle saison de Twin Peaks à l'ambiance fidèle à la série d'origine, et dont les deux premiers épisodes sont présentés au Festival de Cannes. Trois ans plus tard, il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Ne cessant jamais de filmer de très courtes vidéos sur des sujets très variés, documentaires ou moments de vie, Lynch poursuit sa volonté de s'éloigner des plateaux pour se consacrer notamment à la peinture. En 2022, il accepte cependant de jouer un John Ford plus vrai que nature dans The Fabelmans de Steven Spielberg, qui marque sa dernière présence sur un grand écran, devant comme derrière la caméra.

Un géant en saluant un autre, en lui confiant le rôle d'une figure incontournable du 7ème Art.

The Game s’est porté volontaire auprès des secours agissant en marge des incendies de Los Angeles

The Game a rejoint les rangs des volontaires aidant les premiers intervenants à combattre les flammes et accompagner les sinistrés des incendies ravageant plusieurs zones du comté de Los Angeles depuis le 7 janvier. Le rappeur, de son vrai nom Jayceon Terrell Taylor, a relayé ces moments « importants » sur son compte Instagram.

« Mon équipe et moi-même sommes aux côtés des courageux hommes et femmes qui luttent contre les incendies, jour après jour, pour leur rendre la vie un peu plus facile », a-t-il expliqué dans la légende d’une vidéo où il s’adresse également à sa communauté.

Le natif de Compton, en banlieue de Los Angeles, a ensuite remercié les pompiers et secouristes, avant d’adresser un message de soutien aux victimes du brasier.

Dans un autre post, l’artiste a dévoilé les images des actions diverses des secouristes et volontaires sur le terrain. En légende, The Game décrit ses journées bien remplies et partage un message d’espoir avec les résidents de sa ville meurtrie : « Los Angeles est une ville extraordinaire et ensemble, nous allons la reconstruire, petit à petit. Je ne vous remercierai jamais assez d’être venus de tout le pays pour aider nos pompiers et d’avoir risqué votre vie pour nous ».

À ce stade, les incendies dans la région, nourris par des vents persistants, ont détruit plus de 12.000 bâtiments, entraîné l’évacuation de centaines de milliers de résidents et coûté la vie à 25 personnes, selon le Los Angeles medical examiner. The Game ne s’est toutefois pas arrêté à l’aide humanitaire : le rappeur a aussi accompagné des refuges dans l’assistance aux animaux rescapés des feux et séparés de leur famille.

« J’ai débuté le cinquième jour avec une mission de sauvetage d’animaux », a-t-il expliqué dans la légende d’une publication montrant des animaux de compagnie rescapés et des images de ses patrouilles près de demeures calcinées. « C’est un miracle que certains de ces animaux aient survécu aux incendies, vu les conséquences de ce qu’il s’est passé ici. Nous avons apporté de la nourriture et de l’eau dans l’espoir qu’ils fassent suffisamment confiance à l’équipe pour les emmener dans un refuge proche où, espérons-le, la plupart d’entre eux retrouveront leur propriétaire. »

Arthur obtient l’ouverture d’une enquête après la diffusion d’une vidéo l’accusant de comportements sexistes

Arthur est dans la tourmente depuis la publication par L’effrontée, un média féministe luxembourgeois, d’une vidéo de quatre minutes qui assure par ce biais démontrer un comportement déplacé du présentateur pendant le jeu A prendre ou à laisser sur TF1 dans les années 2000. On y voit notamment le présentateur embrasser une candidate par surprise ou faire mine d’en séduire une autre, qui peine visiblement à supporter ses remarques susurrées à l’oreille.

Le clip est rapidement devenu viral et Arthur a été accusé de tenter de faire mettre certaines preuves sous le tapis, quand d’autres invoquent surtout des questions de droits télévisés.

Depuis fin décembre, l’animateur affirme que le cyberharcèlement à son encontre a redoublé et il a décidé de porter plainte. Son avocate, Jade Dousselin, a dénoncé, selon Le Parisien, un « cyberharcèlement calomnieux, organisé pour atteindre l’image et la sécurité ». Une plainte qui a entraîné l’ouverture d’une enquête par le Pôle national de la lutte contre la haine en ligne (PNLH) pour injures publiques aggravées « par un motif discriminatoire en lien avec la religion », comme le rapporte la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP).

Arthur aurait aussi porté plainte pour atteinte à la représentation de la personne par montage vidéo, attaqué au civil pour demander à X de retirer certaines vidéos et de faciliter l’identification des détenteurs de comptes litigieux, et assigné le groupe Meta qui héberge Facebook et Instagram notamment.

Celui qui fête trente ans de télé avait justifié auprès du Parisien son comportement sur la chaîne par les codes d’une autre époque et l’obligation de meubler un jeu qui était « plus long que ce qu’il aurait dû être ». En attendant l’audience prévue le 18 février, la sécurité d’Arthur, déjà mise en place depuis l’attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023, a été renforcée.

Meghan Markle et le prince Harry réagissent à l’arrêt du fact-checking de Meta et taclent Mark Zuckerberg

Meta a fait volte-face sur son système de contrôle et vérification des faits (fact-checking) sur ses plateformes, et du côté du prince Harry et de Meghan Markle, la pilule a du mal à passer. Le couple a adressé un message à ce sujet sur le site de sa fondation Archewell, condamnant une décision qui, à l’inverse d’éviter toute forme de « censure » comme l’a justifié le propriétaire de Meta, Mark Zuckerberg, la semaine dernière, portera « atteinte à la liberté d’expression ».

« Contrairement à ce qu’affirme l’entreprise, le fait d’autoriser davantage de violence et de normaliser les discours de haine ne fait qu’étouffer la parole et l’expression, au lieu de les encourager », ont-ils écrit. Sans directement nommer le PDG de Meta, le duc et la duchesse de Sussex ont ensuite dénoncé sans langue de bois le manque de responsabilités de Mark Zuckerberg et de son entreprise envers leurs « centaines de millions d’utilisateurs dans le monde » sur les réseaux Instagram, Facebook et Threads.

« Dans un environnement d’information déjà confus et, dans de nombreux cas, intentionnellement perturbateur, Meta a montré que ses paroles et ses engagements n’ont que très peu de sens et d’intégrité. En annonçant ces changements, sans doute en réponse à des vents politiques, elle abandonne une fois de plus la sécurité publique au profit du gain, du chaos et du contrôle », peut-on lire à quelques jours de l’investiture à la présidence de Donald Trump, soutenu par le PDG de X, Elon Musk, qui a lui-même retiré toute forme de fact-checking à l’ancien Twitter après l’avoir racheté en 2022.

De la même manière, le couple redoute les discours toxiques pouvant émerger en toute liberté des plateformes, et déplore l’« abandon des engagements en matière de diversité et d’équité ». « Les récentes décisions de Meta vont directement à l’encontre de sa prétendue mission de "tisser des liens entre les humains" et donnent la priorité à ceux qui utilisent les plateformes pour répandre la haine, les mensonges et la division au détriment de tous les autres », ont-ils tranché. « La conception des plateformes, dictée par les politiques internes, détermine directement notre expérience en ligne. Ignorer cela revient à mettre sciemment tout le monde en danger et à contribuer à une crise mondiale de la santé mentale ».

Le couple a conclu son message en partageant les noms et liens Internet des associations prônant la sécurité en ligne, en particulier des jeunes, et la santé mentale. Des sujets au centre des engagements des parents d’Archie, cinq ans, et Lilibet, trois ans, « depuis cinq ans », époque à l’époque durant laquelle ils ont quitté la monarchie britannique et le Royaume-Uni pour s’installer en Californie.

Saif Ali Khan, star de Bollywood, poignardé lors d’une intrusion à son domicile

La star de Bollywood Saif Ali Khan a été attaquée à son domicile, dans un quartier chic de la ville indienne de Mumbai.

L’acteur de Devara Part 1, qui était il y a quelques semaines à l’affiche en France, se serait battu pendant la nuit de jeudi avec un intrus qui cherchait probablement, d’après les représentants du comédien, à le cambrioler. Saif Ali Khan a alors été poignardé à plusieurs reprises, et le Dr Nitin Dange, de l’hôpital Lilavati, a constaté que l’acteur « a subi une blessure majeure à la moelle épinière thoracique en raison d’un couteau logé dans la colonne vertébrale ».

Le médecin précise qu’« une intervention chirurgicale a été pratiquée pour retirer le couteau et réparer la fuite de liquide céphalo-rachidien. Deux autres blessures profondes à la main gauche et une autre au cou ont été soignées par l’équipe de chirurgie plastique », a-t-il ajouté selon la BBC.

Les représentants de Saif Ali Khan sont cependant rassurants. L’acteur « est sorti de l’opération et est hors de danger. Il est actuellement en convalescence et les médecins surveillent ses progrès ». Maintenant, à charge pour la police de déterminer les causes de cette intrusion et les circonstances de l’accident.

Saif Ali Khan, 54 ans, est issu d’une famille d’anciens nawabs, c’est-à-dire de souverains ou d’aristocrates, qui ont régné sur Pataudi, un petit État princier situé à la périphérie de Delhi. Sa femme, Kareena Kapoor Khan, est également une star de Bollywood. Singham Again, son dernier film, est sorti au mois de novembre. Selon le média indien Onmanorama, elle était rentrée d’une soirée 45 minutes seulement avant l’attaque. La publication ajoute que trois personnes sont actuellement interrogées et que Saif Ali Khan aurait tenté de protéger sa famille alors qu’il n’était pas armé. Le couple a deux enfants de quatre et huit ans.

Until Dawn : la bande-annonce est là !

"Pourriez-vous tenir jusqu'à l'aube ?" La bande-annonce de Until Dawn, le nouveau film d'épouvante de David F. Sandberg, déjà à l'œuvre sur Dans le noir, Annabelle 2 et les films Shazam, vient d'être dévoilée.

Adapté du jeu vidéo d'action-aventure de type survival horror, sorti en 2015 sur PlayStation 4, ce titre est assez atypique puisqu'il ressemble davantage à un film interactif, dans lequel le joueur doit faire des choix selon les événements se déroulant à l'écran.

Développé par Supermassive Games et édité par Sony Computer Entertainment, Until Dawn brasse de nombreuses références au slasher et à l'horreur, comme Scream, Souviens-toi... l'été dernier, Evil Dead ou encore Vendredi 13 et Saw. Voir ce jeu, devenu une franchise vidéoludique, être adapté en long-métrage est donc une suite logique

Cependant, la bande-annonce dévoilée ce jour annonce quelque chose d'entièrement différent du jeu avec de nouveaux personnages et une histoire inédite.

Dans le jeu, un groupe d'amis se retrouve pris au piège dans les montagnes de Blackwood Pines, et est traqué par un tueur. Ici, il est question de surnaturel et de boucle temporelle puisque les protagonistes sont assassinés de différentes manières puis ressuscitent jusqu'à ce qu'ils parviennent à trouver un moyen de survivre ensemble à cette nuit sanglante. Une bande-annonce plus proche du slasher à concept Happy Birthdead que du jeu vidéo original.

Côté casting, Until Dawn est porté par Ella Rubin, Michael Cimino, Ji-young Yoo, Odessa A'zion, Maia Mitchell et Belmont Cameli. Rami Malek et Hayden Panettiere, qui ont participé au jeu, ne figurent pas dans le long métrage. Seul Peter Stormare est de retour, mais au lieu d'incarner le Dr Hill, un psychiatre qui brise le quatrième mur, il endosse ici le rôle du propriétaire d'une station service...

Until Dawn - La nuit sans fin sort dans nos salles obscures le 23 avril 2025. L'année s'annonce riche en adaptations de jeux vidéo, avec la deuxième saison de The Last of Us sur Max en avril, et les sorties en salles de Minecraft (2 avril), Mortal Kombat 2 le 22 octobre, Five Nights at Freddy's 2 (3 décembre), sans oublier Return to Silent Hill dans le courant de l'année.

Notons que Playstation et Sony prévoient de poursuivre l'adaptation de leurs jeux sur grand écran avec les adaptations ciné en prises de vues réelles des jeux vidéo à succès "Horizon : Zero Dawn" et "Helldivers".

Blade Runner : Ridley Scott a dû lutter pour imposer Harrison Ford dans le film

Ridley Scott aime régulièrement regarder dans le rétroviseur, surtout si c'est pour évoquer le film -son préféré d'ailleurs- Blade Runner. Dans un récent entretien accordé à GQ, balayant sa carrière, le cinéaste évoque la difficulté qu'il a eu à imposer Harrison Ford dans le rôle-titre aux investisseurs, pas particulièrement enthousiastes à cette perspective.

"Harrison Ford n'était pas encore une star" commente-t-il. "Il venait juste de faire voler le faucon Millenium dans Star Wars. Je me souviens que mes financiers disaient : "mais pu****, c'est qui Harrison Ford ?" je leur ai répondu : "Vous allez bientôt le savoir". Donc Harry est devenu mon acteur".

Comme l'explique d'ailleurs remarquablement le documentaire Dangerous Days : the Making Of Blade Runner, les relations furent tendues entre le réalisateur et les producteurs, ainsi qu'avec les acteurs. On peut d'ailleurs voir dans le documentaire, à quelques reprises, un Harrison Ford qui semble passablement agacé sur le tournage, l'air maussade. Il évoquera d'ailleurs souvent la voix off du film, qu'il fut contraint de faire et qu'il a détesté...

Dans un entretien accordé à Total Film (via Slashfilm) en 2023, Scott évoquait ainsi le tournage : "Ca été une très mauvaise expérience pour moi. J'avais des partenaires horribles. Des financiers qui me tuaient tous les jours. J’avais eu beaucoup de succès dans la gestion d’une entreprise et je savais que je faisais quelque chose de très, très spécial.

Je n’accepterais donc jamais un non comme réponse. Mais ils ne comprenaient pas ce qu’ils avaient. Vous filmez, vous montez et vous mixez. Et à mi-chemin, tout le monde dit que c’est trop lent. Il faut savoir qu’en tant que réalisateur, on ne peut écouter personne. Je savais que je faisais quelque chose de très, très spécial. Et c’est aujourd’hui l’un des films de science-fiction les plus importants jamais réalisés, dont tout le monde se nourrit. Chaque putain de film !"