10 juillet 2020

The Addiction d’Abel Ferrara : un film de vampires à ne pas rater sur le vidéo-club de Carlotta Films

En exclusivité et en avant-première - précédant une sortie prochaine en salles et en DVD/Blu-ray -, le vidéo-club de Carlotta Films rend accessible The Addiction d’Abel Ferrara. A partir d’aujourd’hui et pendant 4 jours (soit le 14 juillet inclus), la plateforme de vidéo par abonnement de l’éditeur de films de patrimoine met en ligne l’œuvre en version restaurée 2K. Deux ans après Snake Eyes, Abel Ferrara revient en 1995 avec un film en noir et blanc à plus petit budget, tourné en 20 jours dans les rues quasi cauchemardesques de New York. The Addiction retrace le parcours de Kathleen (Lily Taylor de Six Feet Under), une brillante étudiante en philosophie à l’Université de New York qui prépare activement sa thèse de doctorat. Un soir, elle croise sur son chemin une étrange et séduisante femme qui la conduit de force dans une impasse avant de la mordre au cou. Bientôt, Kathleen va développer un appétit féroce pour le sang humain qu’elle assouvira en attaquant ses proches ou des inconnus...

Abel Ferrara rend hommage au cinéma impressionniste de F.W. Murnau comme c’était déjà le cas dans The King of New York avec un de ses acteurs fétiches, Christopher Walken, que le metteur en scène retrouve ici. A travers le genre du " film de vampires ", le réalisateur aborde une thématique plus personnelle comme la dépendance aux drogues. L’addiction vitale des vampires pour le sang fait écho à l’accoutumance des toxicomanes. La pénétration (par la morsure ou l’injection) dans la chair et la contamination résonnent d’autant plus avec le contexte socio-historique du film, à savoir l’épidémie du sida qui faisait encore rage avant l’arrivée des trithérapies à la seconde moitié des années 1990. Ainsi, le sang souillé transforme les individus en démons. De manière plus ample, le long métrage traduit la peur de devenir malades des usagers de drogues par voie intraveineuse.

Cet événement sera peut-être l’occasion – si vous n’avez pas encore souscrit aux différents abonnements existants - de découvrir le reste du catalogue fourni et qualitatif de la plateforme de SVOD. Il n’y pas de quoi s’ennuyer, ni à hésiter de longues minutes sur le programme à choisir car tout est à voir ! Ce mois-ci, le vidéo-club met en avant le metteur en scène allemand, Rainer Werner Fassbinder en " réalisateur du mois " à travers 6 films (L’Amour est plus froid que la mort, Tous les autres s’appellent Ali, Le Droit du plus fort, Roulette chinoise, Despair, Le Mariage de Maria Braun). Dans la catégorie " Incontournables ", The Intruder de Roger Corman et Le Festin de Babette de Gabriel Axel s’ajoutent aux autres titres du catalogue comme The Last Movie de Dennis Hopper, disponible dans la section " Déjà culte ". En " Découvertes et raretés ", c’est la comédie musicale Office de Johnnie To qui complète la collection. Tous ces longs métrages sont accessibles depuis le 1er juillet. Rendez-vous en août pour une nouvelle avant-première exceptionnelle et d’autres ajouts de titres !

Amber Heard "a déféqué" dans son lit : ce surnom moqueur de Johnny Depp après cette "découverte" scabreuse

Le feuilleton du divorce entre Johnny Depp et Amber Heard se poursuit. La Haute Cour de justice de Londres examine l'affaire qui oppose les deux acteurs, au divorce tumultueux. Et il s'avère que l'épisode de défécation supposée d'Amber Heard dans le lit conjugal a profondément marqué Johnny Depp. En effet, au cours de l'audience qui se tient vendredi 10 juillet, l'on apprend que la star de Pirates des Caraïbes a été inspirée par cette mésaventure. Alors, après cet épisode, Johnny Depp s'est mis à la surnommer Amber Turd, traduisez... "Amber Merde".

"Il y avait des blagues du genre 'Amber Turd', 'Amber dans la merde'", a relaté l'avocate Sasha Wass. Ce à quoi Johnny Depp a répondu : "C'est l'une des choses les plus absurdes et inattendues que j'avais jamais vécu, donc oui, j'en ai ri au début car je trouvais ça tellement étrange."

Il a été rapporté durant l'audience que Johnny Depp avait reçu des photos des selles dans le lit, qu'il avait à l'époque trouvé "hilarantes". "Je ne pense pas avoir autant ri de ma vie depuis des années. Au moins, les photos sont hilarantes", avait-il écrit dans un message.

Le 7 juillet, la star de Pirates des Caraïbes expliquait qu'il aurait décidé de divorcer au moment où l'actrice aurait déféqué dans le lit conjugal, "pour rire". Il avait précisé que Amber Heard ou "l'un de ses amis est probablement" responsable de cet incident. Toutefois, "cette blague inoffensive" était la goutte de trop et aurait détruit leur mariage. Durant l'audience du 10 juillet, Johnny Depp a assuré que ce n'était pas l'un des chiens du couple qui avait pu faire ses besoins dans le lit, évoquant un "mystère".

Ghost of Tsushima, un jeu développé avec le soutien de la fondation Akira Kurosawa

Présenté pour la première fois à la conférence de Sony Playstation peu avant l'E3 en juin 2018, Ghost of Tsushima fut une véritable claque. Développé par le studio Sucker Punch, à qui l'on doit notamment les jeux InFamous,le jeu se déroule en 1274, après l’invasion Mongol de l’île de Tsushima. On y incarnera Jin Sakai, un ancien samurai qui adoptera la voie du Fantôme afin de combattre en délaissant les techniques traditionnelles. Entièrement doublé en anglais et -on pousse un soupir de satisfaction- en japonais pour plus d'immersion, Ghost of Tsushima se déroule dans un monde ouvert, et mêle action, aventure et infiltration.

Dans un entretien exclusif accordé à Entertainment Weekly, Jason Connell et Nate Fox, les directeurs créatifs du jeu reviennent sur l'inflluence profonde d'Akira Kurosawa sur le développement du titre, et sur la manière dont les combats se déroulent. "Je pense que l'une des influences les plus évidentes est Sanjuro. Un film dont la fin montre un combat face à face entre deux samouraïs. La tension entre les deux, l'attente réciproque pour que l'un des deux fasse le premier mouvement, avant que l'un des deux meurt d'un seul coup de sabre... Nous avons essayé de retranscrire directement cela dans notre jeu" explique Nate Fox. Qui cite aussi volontiers l'influence des Sept samouraïs, "qui a défini pour moi le concept même de ce qu'est un samouraï. Le samouraï dans ce film a une dignité que nous avons eu à coeur de mettre dans notre jeu".

Au-delà des références cinéphiliques, l'influence de Kurosawa est si forte que le studio a même créé un mode de jeu qu'il a baptisé "Kurosawa mode". Un format cinématique en noir et blanc, qui donne l'impression aux joueurs activant ce mode de se plonger en plein dans un film du maître nippon. Sucker Punch s'est même attaché à travailler avec la Fondation Kurosawa, qui gère l'héritage du cinéaste, pour obtenir sa bénédiction.

"On s'est dit que ca serait super de baptiser ce mode de jeu "Kurosawa mode". Nous avons donc contacté la fondation, pour voir si c'était quelque chose qui pouvait l'intéresser. Nous leur avons envoyé une courte vidéo avec ce mode de jeu, à quoi ca ressemblait". Jason Connell ajoute  : "ce n'est pas juste un filtre noir & blanc. Nous avons fait des recherches sur les textures et techniques que Kurosawa aurait pu utiliser." Comme il était difficile d'obtenir exactement ce qu'elles souhaitaient en matière de rendu visuel sur ce mode, les équipes de développement ont donc épluché plan par plan certaines scènes de films de samouraïs, les effets météos (scène de l'affrontement  sous la pluie dans les Sept samouraïs par exemple), et les effets de lumières selon les différentes heures de la journée. Même le traitement sonore a bénéficié dans ce mode de jeu d'un soin tout particulier, travaillé comme une bande-son d'un film des années 50-60 qui serait découvert en salle de cinéma.

Exclusivité PS4, Ghost of Tsushima sort ce 17 juillet. 

Mort de Jean-François Garreaud à 74 ans

Le comédien Jean-François Garreaud s’est éteint ce vendredi 10 juillet à l’âge de 74 ans, selon France Bleu. Les causes de son décès, survenu dans la maison de son père périgourdin à Saint-Jory-de-Chalais, en Dordogne, ne sont pas encore connues. Bernard Vauriac, le maire de la commune, a confirmé l’information à France Bleu Périgord ce matin.

Pris de passion pour le cinéma après des petits boulots de carreleur et de comptable dans les années 1960, Jean-François Garreaud débute sa carrière à la télévision dans les années 1970 et s’illustre dans plusieurs téléfilms et séries. Le public le connaît surtout pour ses rôles dans Fabien de la Drôme, Sous le soleil, Plus belle la vie, et depuis 2014 dans la fiction Nina. Son rôle le plus populaire reste celui du commandant Michel Lemarchand dans la série La Crim’.

Par ailleurs très prolifique au théâtre, le comédien français a connu également quelques rôles marquants sur grand écran. On l’a vu dans Va voir maman, papa travaille de François Leterrier, Violette Nozière de Claude Chabrol et Une histoire simple de Claude Sautet. Il a également tourné pour Alain Delon dans Le Battant. Son dernier rôle marquant au cinéma était dans Contre-enquête aux côtés de Jean Dujardin.

Netflix : les séries à voir du 10 au 16 juillet

Le vendredi 10 juillet

The Twelve : Douze citoyens ordinaires convoqués comme jurés dans un procès doivent décider du destin d'une directrice d'école très respectée accusée de deux meurtres.

Les aventures extraordinaires de Capitaine Superslip dans l’espace : Les meilleurs amis Georges et Harold entament une mystérieuse mission dans l'espace aux côtés de leurs camarades de classe et de leur directeur d'école tyrannique.

Le mercredi 15 juillet

Sombre désir : Un week-end fatidique déchaîne les passions et se termine en tragédie pour une femme mariée qui finit par s'interroger sur son entourage.

C'est déja disponible

Les Demoiselles du téléphone saison finale : Lorsque sa principale rivale se sert d'un camp de prisonniers pour se venger, Lidia et ses amis redoublent d'audace dans leur lutte contre le régime franquiste.

Ju-On Origins saison 1 : La série de films d'horreur japonais "Ju-On" était en fait basée sur des événements réels qui se sont produits pendant plus de 40 ans... et la vérité dépasse la fiction. Cette série est une origin story des films The Grudge. 

Stateless : Quatre étrangers se retrouvent coincés dans un centre de détention pour immigrés australien. Chaque personnage aborde les contradictions de la protection et du contrôle des frontières de son point de vue. Cette mini-série Netflix s’offre un joli casting (Cate Blanchett et Yvonne Strahovski en premier lieu).

The Mandalorian sur Disney+ : découvrez le clip de la BO

Déjà culte après seulement une saison de diffusion, l'excellente bande originale de The Mandalorian composée par Ludwig Göransson s'offre aujourd'hui un clip, dévoilé sur la chaîne Youtube de Disney+. En attendant la saison 2 (annoncée pour le mois d'octobre), on peut y voir le compositeur sur le plateau de la série jouer de tous les instruments qui lui ont permis de mettre en musique les aventures de Mando.

Pour en apprendre davantage sur l'élaboration de ces mélodies si particulières, au croisement entre partitions symphoniques et complaintes tribales, on vous conseille d'ailleurs d'aller jeter un oeil à la série documentaire Disney Les Making-of : The Mandalorian (également disponible sur Disney+) dédiée aux coulisses du show. Le septième épisode est entièrement consacré au travail de Göransson.

Nouveautés Disney+ du 10 au 16 juillet

Nouveaux épisodes de séries Originales :

Projet Héros Marvel – épisode 17 : Super-Salvador

Héros fidèles avec Bill Farmer - épisode 9 : Chiens d’avalanche et brigade de beagles

Dimanche en famille – épisode 36 : L'arbre généalogique Lilo et Stitch

Une Journée à Disney – épisode 32 : Marc Smith : responsable du story-board

Ajouts au catalogue :

Agent Carter – Saison 2

Eddie the Eagle

Les cités perdues d'Albert Lin – Saison 1

09 juillet 2020

Camilla Parker Bowles : son total look crème fait sensation pour sa sortie avec le prince Charles

Camilla et Charles reprennent du service. Après plusieurs mois de confinement, le couple royal est de retour sur le devant de la scène et multiplie déjà les engagements officiels. Et notamment ceux à travers le pays pour remercier celles et ceux qui sont restés mobilisés pendant la pandémie de Covid-19. Ainsi, jeudi 9 juillet ce n'est pas une mais deux sorties officielles que le prince Galles et la duchesse de Cornouailles ont effectué. Dans un premier temps, ils se sont rendus au Asda Distribution Centre à Bristol, avant de visiter l'usine de chemises Turnbull Asser à Gloucester, qui a fabriqué des équipements pour le personnel soignant des hôpitaux britanniques.

Pour l'occasion, Camilla Parker Bowles avait fait dans la sobriété. Désormais elle aussi adepte du Namasté pour saluer de loin, comme son époux avant le confinement, la duchesse avait opté pour un ensemble jupe midi et veste crème. Un ensemble qu'elle avait accompagné d'une paire d'escarpins couleur camel. Sobre mais efficace pour la duchesse, qui est une habituée des tenues monochromes, notamment vertes, sa couleur fétiche.

Un retour également des tenues plus officielles, elle qui pendant le confinement a volontiers craqué pour des jeans, des blazers et des chemises plus décontractées que les vêtements qu'elle porte pour ses sorties officielles. Notamment pour son apparition surprise avec Kate Middleton à l'occasion de la semaine de l'hospice des enfants, quelques jours après avoir fait fi du confinement pour se rendre avec le prince Charles dans un hôpital de Gloucestershire. Une sortie sous haute protection pour le couple royal, qui a respecté d'importantes distances de sécurité avec les employés de l'établissement hospitalier, qu'ils ont rencontré en extérieur. Ils ont ainsi pu remercier les personnes travaillant pour l'organisation NHS Foundation Trust, même s'ils ne portaient pas de masques de protection.

Frankenweenie (Disney+) : quand Tim Burton déclare son amour au cinéma d'horreur

Avant de donner à Batman ses lettres de noblesses sur grand écran, de lancer un cavalier sans tête aux trousses de Johnny Depp ou de rendre à hommage vibrant à Ed Wood, c'est dans l'animation que Tim Burton a commencé sa carrière, avec une poignée de courts qui ont attiré l'attention de Disney sur lui. Peu en phase avec le ton des films auxquels il collabore, le futur réalisateur de Beetlejuice y connaît une expérience contrastée : si son travail sur Rox & Rouky (1981) se passe plutôt bien, ses concept arts pour Taram et le chaudron magique sont refusés quelques années plus tard. Ce qui n'empêche pas le studio de lui faire confiance en matière de mise en scène et de lui donner sa chance à plusieurs reprises.

Il signe alors deux courts métrages qui se distinguent pour leurs qualités esthétiques et narratives tout autant pour leur aspect personnel : Vincent (1982), histoire animée en stop-motion d'une jeune garçon aux cheveux hirsutes qui, comme Tim Burton, a grandi en regardant des films d'horreur et rêve d'être Vincent Price, star des années 60 qui joue ici les narrateurs et que le cinéaste dirigera dans Edward aux mains d'argent avant sa mort ; et Frankenweenie, récit en prises de vues réelles qui revisite l'un des films cultes du réalisateur, Frankenstein, et raconte comme un enfant sème la pagaille dans le voisinage en ressuscitant son chien mort. Porté par Shelley Duvall, Daniel Stern et l'une des stars montantes de l'époque, Barret Oliver (L'Histoire sans fin), le film devait être projeté en avant-programme lors de la ressortie de Pinocchio en 1984. Mais les projections-test en ont décidé autrement.

Au vu du nombre d'enfants bouleversés par le court métrage malgré son happy end, les studios Disney claquent la porte au nez de Tim Burton, coupable d'avoir gaspillé leurs ressources pour donner naissance à un film bien trop effrayant pour leur cible familiale. Le réalisateur est alors embauché par la Warner, et apprend quelques années plus tard, et à sa grande surprise, que Frankenweenie a été projeté en Australie lors de séances de Brisby et le Secret de Nimh. Car, malgré leur colère, ses anciens patrons ne l'ont pas mis à la poubelle et une version censurée est même éditée en VHS, pour surfer sur la notoriété acquise par leur ancien poulain. Et il faut attendre le début des années 90 pour que les choses s'arrangent, puisque le réalisateur renoue avec eux pour produire et superviser L'Étrange Noël de M. Jack, dont il a imaginé l'histoire et les personnages (l'un d'eux, le chien Spot, apparaît même sur une pierre tombale dans le générique de Frankenweenie). Un long métrage couronné de succès et qui, au moment de sa première exploitation en vidéo, est accompagné de Vincent en guise de bonus. Et c'est tout.

Mais ça n'est que partie remise, car une version non-censurée de Frankenweenie est présente sur l'édition DVD de L'Étrange Noël de M. Jack, premier pas vers une réconciliation en bonne et due forme. En 2007, le réalisateur est annoncé aux commandes de deux projets estampillés Disney : une adaptation d'Alice au pays des merveilles qui devait alors être en performance capture come Le Pôle Express ; et un long métrage adapté de Frankenweenie, animé image par image avant d'être projeté en 3D. Réalisé au sein des studios de la banlieue de Londres qui ont notamment vu naître ses Noces funèbres ou encore le Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson, ce dernier sort dans les salles mondiales à l'automne 2012, et sonne comme une petite revanche et une seconde chance pour son auteur, qui parvient à imposer le noir et blanc et surtout le stop-motion qu'il avait dû sacrifier au profit des prises de vues réelles pendant les années 80, pour des questions de budget.

Contrairement à L'Étrange Noël de M. Jack, signé Henry Selick, ou aux Noces funèbres, co-réalisé avec Mike Johnson, le cinéaste est donc le seul maître à bord de ce triple-retour aux sources. Soit la relecture animée et en noir et blanc du court dans lequel il revisitait le Frankenstein de 1931. Un long métrage qui, comme il l'a plus d'une fois avoué, lui apportait du réconfort quand il était enfant, lui le marginal qui ne se sentait pas à sa place dans la banlieue américaine qu'il a plus d'une fois égratignée sur les écrans, et notamment dans Edward aux mains d'argent, sa version personnelle de… Frankenstein. Co-écrit par Tim Burton et Leonard Ripps, scénariste de l'original, auxquels se joint John August (Big Fish, Charlie et la chocolaterie…), le Frankenweenie de 2012 part du même postulat que son modèle : dévasté par la mort soudaine de son chien Sparky, le jeune Victor Frankenstein décide de faire honneur à son nom et se sert de la science pour tenter de ressusciter celui qui était son meilleur ami. Sans se douter un instant des conséquences que son expérience aura sur son entourage.

Et c'est ensuite que les choses changent et que le long métrage prend de plus en plus d'ampleur. Certes, le budget n'est "que" de 39 millions de dollars, ce qui peut paraître ridicule à côté d'un opus comme Rebelle de Pixar, sorti la même année, et qui en a coûté 185. Mais c'est trente-neuf fois le montant de la somme allouée à l'original. Et on sent que c'est suffisant pour que Tim Burton s'éclate avec, et qu'il peut enfin donner vie au film qu'il avait en tête à l'époque, en multipliant les références à sa propre filmographie (de Sleepy Hollow à Edward aux mains d'argent en passant par Batman) ainsi qu'à tout un pan du cinéma d'horreur classique : un personnage s'appelle Van Helsing, comme la némésis de Dracula ; un autre possède l'apparence de Boris Karloff dans Frankenstein alors qu'une tortue s'appelle Shelley, en hommage à l'auteure du livre dont celui-ci s'inspire ; et Christopher Lee, que le cinéaste a dirigé à plusieurs reprises, apparaît dans la télé des parents du héros, grâce à un extrait du Cauchemar de Dracula. Sans oublier le final.

C'est en effet dans sa seconde moitié que le long métrage se différencie le plus de son modèle. Dans la version de 2012, les expériences de Victor inspirent ses camarades de classe, et il n'est d'ailleurs pas difficile de faire un parallèle avec la situation de Tim Burton, devenu un réalisateur adulé que beaucoup ont tenté de copier, là où il était un marginal trois décennies plus tôt, avec un univers bien trop sombre pour les studios Disney qui l'employaient alors. Toujours est-il que, comme le héros de film d'animation, les autres enfants décident eux aussi de ressusciter leur défunt animal de compagnie, ce qui nous offre un climax aux allures de foire aux monstres, et des clins-d'œil à foison, puisque les créatures renvoient au Loup-Garou, à la Momie à La Fiancée de Frankenstein (déjà évoqué dans le court) ou encore à Godzilla, comme si l'enfance et le panthéon personnel du cinéaste s'animaient sur grand écran. De la même manière que dans Mars Attacks !, Pee-Wee Big Adventure ou certaines scènes de Batman et sa suite, le cinéaste se livre à un véritable jeu de massacre avec l'énergie d'un sale gosse que l'on imagine jubiler à l'idée de pouvoir semer la zizanie pour le compte d'un employeur qui l'avait mis à la porte trente ans plus tôt.

Une décision que les studios Disney ont sans doute regrettée et les retrouvailles ont pris des allures de retour du fils prodigue. Avec, à la clé, un gros succès (Alice au pays des merveilles et son milliard de dollars de recettes en 2010), une relecture de Dumbo dans laquelle Tim Burton envoie quelques petites piques à l'empire de son patron via le méchant incarné par Michael Keaton et son parc d'attractions, et ce Frankenweenie. Sans atteindre les sommets du box-office (81,5 millions de dollars de recettes dans le monde, contre 118 pour Les Nocès funèbres sept ans plus tôt), le résultat est burtonien en diable et ce à tous les niveaux.

Sur le plan visuel déjà, avec l'animation en stop-motion qui a nécessité quelques deux cents marionnettes (dont dix-huit pour le héros et quinze pour son chien Sparky), le noir et blanc qui lui permet de renvoyer un peu plus facilement vers l'expressionnisme allemand et ses angles inquiétants qu'il chérit tant, ou les références évoquées plus haut. Et sur le fond, le long métrage met en scène l'enfant que le cinéaste rêvait d'être, cet amoureux du cinéma d'horreur qui voulait créer des monstres. Ce qui lui a d'ailleurs plus réussi qu'à Victor, comme le prouve notamment cet opus attachant et réjouissant, bourré de détails et qui, s'il pourra impressionner les plus jeunes, reste destiné à toute la famille. Et contrairement à l'original, également disponible sur Disney+, celui-ci n'a pas été caché ou censuré pendant de nombreuses années.

Bella et Gigi Hadid : pourquoi leur famille se retrouve mêlée à l'affaire Jeffrey Epstein

La famille Hadid se serait bien passée de ce genre de publicité. Le 2 juillet dernier, le FBI a arrêté Ghislaine Maxwell, ex-compagne de Jeffrey Epstein mêlé au scandale qui porte le nom du célèbre milliardaire. En cavale depuis août 2019, et désormais poursuivie pour avoir maltraité et organisé un trafic de jeunes femmes, de Manhattan à la Floride entre 2002 et 2005, elle a été retrouvée dans une luxueuse maison du New Hampshire après que les enquêteurs aient perdu sa trace pendant plusieurs mois.

Dans une série de tweets, désormais supprimée mais rapportée par Page Six, le journaliste néerlandais Henk Van Ess, expliquait avoir réussi à retrouver la trace de Ghislaine Maxwell en novembre 2019 grâce à son adresse IP, affirmant même que celle-ci avait été cachée par... Yolanda Hadid, la mère de Gigi et Bella Hadid. En effet selon le journaliste, l'ex-compagne de Jeffrey Epstein aurait fait une halte dans une boutique de New Hope, en Pennsylvanie, là même où la famille Hadid possède une ferme. Assimilant ainsi la fille de l'ex-magnat Robert Maxwell à la mère des deux mannequins.

Une terrible accusation pour Yolanda Hadid qui a décidé de se défendre sur Twitter. "Je ne connais pas Ghislaine et je ne l'ai jamais rencontrée - la première fois que j'ai entendu parler d'elle ou de tout cela, c'était en regardant le documentaire, comme le reste du monde, sur Netflix", assure ainsi la maman de Gigi et Bella Hadid, qui ajoute que ce documentaire à propos de l'affaire Epstein a fait l'objet dans sa famille d'une "conversation de dîner" où tous se sont demandés "comment il était possible que cette femme ne soit pas déjà en prison".

A noter notamment que le New Hampshire, là où a été arrêtée Ghislaine Maxwell, se trouve à des milliers de kilomètres de là où réside Yolanda Hadid, comme elle l'a précisé au journaliste. "Donc, je ne sais pas comment j'ai été amenée dans votre récit, mais je prends ces fausses déclarations très au sérieux. Veuillez cesser de m'impliquer. Ce que cette dame a fait est dérangeant et elle mérite d'être en prison pendant longtemps", a-t-elle ainsi conclu. Sur Twitter également, Gigi Hadid, actuellement enceinte de son premier enfant, a elle aussi pris la défense de sa mère, et dénoncer que le journaliste ne l'ait jamais contactée pour avoir une réaction de sa part.