15 juin 2020

ADN, Wakanim, Crunchyroll : quels animés voir du 15 au 22 juin

Prison School (Wakanim, ADN)

Prison School nous emmène au sein du lycée Hachimitsu, réputé pour être un des plus sévères du pays. Jusqu'à cette année, il était réservé aux filles, mais les garçons y sont désormais autorisés. Seulement, comme c'est l'année-test, ils ne sont que cinq dans tout l'établissement ! Kiyoshi est l'un d'eux. Il est particulièrement timide mais cherche à discuter avec des filles. Dès le premier jour, il fait connaissance avec Chiyo car la jeune fille est amatrice de sumo, tout comme lui. Mais à peine ont-ils lié amitié que ses quatre camarades garçons décident d'aller espionner les filles aux bains ! Kiyoshi acceptera-il de les accompagner, au risque de perdre la confiance de son amie ? Attention, cet anime est réservé à un public averti ! Son humour ravageur n'a d'égal que sa violence, assez crue. Prison School se révèle toutefois d'une redoutable efficacité. Si la série joue de son côté ecchi avec certains personnages féminins très sexualisées, c'est pour mieux servir l'humour qui consiste surtout à punir les jeunes hommes de leur perversité, un peu à la manière d'un Nicky Larson.

Seiren (ADN)

Dans Seiren, nous suivons Kamita Shouichi, un jeune lycéen qui a peur de grandir. Un jour, sa professeur principale le convoque pour parler de ses plans de carrières. En chemin, Shouichi va rencontrer différentes jeunes filles qui vont le mener vers un futur inconnu. Cet animé "school life" réjouissant nous conte le parcours initiatique d'un étudiant particulièrement touchant dans sa personnalité. Dans le même style que Amagami SS, la série est découpée en trois arcs de quatre épisodes qui se focalisent sur chacune des héroïnes, Hikari Tsuneki, Tōru Miyamae et Kyouko Touno. Très bien écrit, l'anime est magnifié par un design des personnages très fin et détaillé ; pas étonnant quand on sait que le character designer, Naoto Hosoda, a travaillé comme animateur avec le maestro Makoto Shinkai sur 5cm par seconde et Garden of Words. Les relations entrre Shouichi et les différentes filles qu'il rencontre sont émouvantes et toujours pertinentes, au service d'un récit qui fait du bien à l'âme. Seiren est une belle pépite romantique qui se déguste comme un petit bonbon acidulé.

The Ones Within (ADN)

Streamer populaire de sa génération, le jeune Iride Akatsuki voit sa vie basculer lorsqu'il est kidnappé et forcé de participer à un jeu sinistre : atteindre les 100 millions de vue en relevant divers défis ou mourir. Les studios SILVER LINKS signe un coup de maître avec l'adaptation de Naka no Hito Genom [Jikkyouchuu] (rebaptisé "The Ones Within" en anglais), à l'heure où la tendance du streaming ne cesse d'augmenter. Cette oeuvre unique de l'auteur japonais Osara reprend les bases du survival game et les adapte au contexte actuel d'internet, là où les steamers sont toujours plus nombreux et avec en tête, cette consécration professionnelle que représente le million de vues. Si sa thématique et son antagoniste à tête d'animal n'est pas sans rappeler l'anime Danganronpa, classique du genre sorti en 2013, The Ones Within parvient tout de même à se démarquer par son originalité. En plus de personnages attachants et de beaux graphismes, l'histoire alterne subtilement entre l'angoisse propre au survival, et une bonne dose d'humour, pourtant rarement utilisé dans ce genre d’anime. Ce mélange atypique fait toute la particularité de l'ambiance de la série et permet une immersion totale dans le jeu. Avec une intrigue qui se dévoile habilement au fur et à mesure des épisodes, vous êtes certains de rester accrochés jusqu'à la fin.

Woodpecker Detective's Office (Crunchyroll)

C'est vingt ans après sa parution, que le roman policier de Kei Li se voit finalement adapté en série d'animation par les studios Linden Films. On y suit les aventures de Takuboku Ishikawa, brillant poète, à l'ouverture de son agence de détectives privés : le Woodpecker. Accompagné de son ami Kyosuke Kindaichi, il enquête sur l'étrange apparition de fantômes dans la tour Asakusa Juunikai. Transposée à la fin de l'ère Meiji, cette histoire évolue dans un Japon aux prémices de son occidentalisation et de sa modernisation. Fort de cette base historique que les scénaristes ont tenu à respecter, la série peut se vanter de son apport culturel et historique, discrètement glissé au coeur des différentes enquêtes. Les héros, eux-même nommés et représentés d'après de véritables auteurs de l’époque, apprivoisent Tokyo et ses mystères au fil des épisodes, à un rythme parfait. Ajouté à cela, des dessins et une colorisation efficace, et l'anime a l’avantage d’avoir une ambiance aussi intrigante qu’apaisante. À découvrir que vous soyez amateurs d'enquêtes, de poésie, d'histoire ou simplement curieux.

Je la vois déjà en haut de l'affiche (Wakanim)

Rebaptisé en français selon une célèbre chanson de Charles Aznavour, Je la vois déjà en haut de l'affiche ("Oshi ga Budōkan Ittekuretara Shinu" d’après son titre d'origine) est un manga comique signé par Hirao Auri. Si l'annonce de son adaptation en anime pour début 2020, n'a donné l'impression que d'une énième série sur les idols, l'histoire se différencie par l'originalité de son point de vue : celui des fans. On y découvre alors le quotidien d’Eripiyo, Kusama et Motoi, passionnés d’un groupe peu connu, "ChamJam". Bien décidés à faire valoir le talent de leurs stars préférées, ces trois adolescents vont tout entreprendre pour les propulser sur le devant de la scène et leur permettre de se produire au Budokan, une grande salle de spectacle de Tokyo. La série aborde efficacement toute la difficulté de se faire une place dans le monde de la musique lorsque l'on est débutant, et le soutien sans faille d'une communauté envers ses artistes favoris. L'histoire nous offre ainsi l'occasion de découvrir toute l'importance de la pop japonaise dans la culture du pays. Mais au-delà de cet aspect informatif, l'humour et les graphismes aux couleurs pastel donnent le ton léger et agréable de cet anime.

Star Wars : la série animée Clone Wars n’aura pas de suite

A ceux qui espéraient que le grand retour cette année de Clone Wars sur Disney+ permettrait à la série d’animation Star Wars de se poursuivre, tenez-le pour dit : aucune suite, spin-off ou épisode spécial ne verront le jour, ce de manière officielle et définitive. Interrogé par le site spécialisé The Nerdist, le créateur du programme Dave Filoni – aujourd’hui à l’oeuvre sur la série live-action The Mandalorian – a confirmé que le final de la septième saison de Clone Wars était l’ultime épisode du show, et qu’il lui tardait de se consacrer désormais à d’autres projets.

"Nous sommes vraiment reconnaissants d’avoir pu finir la série. Mais je pense que créativement parlant, il arrive un moment où l’on veut aller de l’avant. Il y a toujours un moment où l’on étend les histoires à un tel point que l’on ne voit plus la fin arriver. Je ne veux pas ressentir cela. Je veux que l’on ressente que tout cela avait un sens et que cela a été mené à son terme, donc partons à la recherche de quelque chose de nouveau et d’excitant."

Il convient néanmoins de rappeler que plusieurs héros de Clone Wars, à commencer par la Jedi Ahsoka Tano, apparaîtront dans la seconde saison de The Mandalorian à retrouver en exclusivité en octobre prochain sur la plate-forme Disney Plus.

14 juin 2020

La Momie sur TF1 Séries Films : pourquoi Brendan Fraser a-t-il disparu des écrans ?

À la fin des années 90, Brendan Fraser devient une superstar mondiale grâce au triomphe de La Momie. Il enchaîne les succès avec Endiablé, Le Retour de la Momie puis Collision. Soucieux de réaliser lui-même ses cascades, il n'hésite pas à payer de sa personne, manquant de s'étrangler sur le tournage de La Momie où se brûlant gravement la main sur celui de Voyage au centre de la Terre en 2007. "J'étais entouré de bandages, de glace et de compresses de randonnée car elles sont petites et légères et tiennent sous les vêtements. Je me construisais un exosquelette tous les jours", confie l'acteur.

Pour tenir le coup, Fraser subit également de la chirurgie, notamment une laminectomie, procédure permettant de supprimer une ou plusieurs lames vertébrales. Puis c'est une lombaire qui ne tenait plus et il a fallu le réopérer. L'un de ses genoux a dû être partiellement remplacé et ses cordes vocales ont lâché. L'acteur a passé énormément de temps dans les hôpitaux pendant sept ans, payant ce qu'il décrit comme sa volonté de "beaucoup trop forcer, au point que cela devienne destructeur". L'autre raison de son état selon lui ? Son rythme de travail : "J'avais l'impression de travailler encore et toujours et de réparer des trucs que j'avais déjà réparé mais qui se faisaient détruire encore et encore pour le plaisir de tous".

En plus de ses ennuis de santé, Brendan Fraser a dû également passer par une longue phase de reconstruction après une agression sexuelle. Dans une longue interview à GQ en 2018, le comédien trouve enfin le courage de libérer sa parole. Durant l'été 2003, fragilisé par sa santé, Fraser se rend au Beverly Hills Hotel pour un dîner organisé par la Hollywood Foreign Press Association (HFPA). C'est cette organisation qui s'occupe notamment des célèbres Golden Globes. Sur le chemin du retour, il est appelé par Philip Berk, ancien président de la HFPA qui, selon la version de Berk dans son auto-biographie, lui pince les fesses. La version de Fraser est toute autre :

"Sa main gauche s'est approchée, a attrapé ma fesse et l'un de ses doigts a touché mon anus. Et il a commencé à le bouger". A ce moment, Fraser s'est "senti mal. Je me sentais comme un petit enfant. J'avais comme une boule dans la gorge. J'avais l'impression que j'allais pleurer". Depuis, l'acteur et ses représentants ont demandé des excuses à Berk, qui nie la version de Fraser. L'ex-président de la HFPA a cependant écrit une lettre au comédien affirmant : "Si j'ai fait quelque chose qui a dérangé M. Fraser, ce n'était pas intentionnel et je m'en excuse".

Brendan Fraser a trouvé la force de parler grâce à l'avènement du mouvement #MeToo : "Je connais Rose McGowan, Ashley Judd et Mira Sorvino, j'ai travaillé avec elles. Je ne leur ai pas parlé depuis des années mais ce sont mes amies. J'ai suivi leur merveilleux mouvement et ces gens capables de dire ce que je n'avais pas eu le courage de dire". Même depuis qu'il s'est exprimé à ce sujet et qu'il a raconté son histoire, Fraser se dit toujours "effrayé". Son état d'esprit a mis du temps à changer. Il commente : "Est-ce que je sens que j'avais besoin d'en parler ? Absolument. Est-ce que j'ai voulu le faire beaucoup de fois ? Absolument. Est-ce que j'y ai renoncé ? Absolument."

Après cette agression sexuelle, Brendan Fraser sombre dans une longue dépression qui s'accentue sur le tournage des Looney Tunes passent à l'action de Joe Dante. Dans cette comédie, l'acteur donne la réplique à des personnages de dessins animés et joue un cascadeur, doublure de Brendan Fraser. Il en viendra même à croiser le vrai Brendan Fraser à la fin du film. Dans cette scène, le comédien est donc dédoublé à l'écran et se frappe lui-même. "Je crois qu'à cette époque je voulais me tabasser moi-même avant que quelqu'un d'autre ne le fasse", révèle-t-il.

Fraser n'étant plus que l'ombre de lui-même, l'industrie hollywoodienne commence à l'oublier : "Le téléphone professionnel a cessé de sonner et j'ai commencé à me demander pourquoi. Cela tient à de nombreuses raisons, mais [ce qui s'est passé avec Berk] est-elle l'une d'entre elles ? Je crois que oui." Sa dépression a aussi été liée à la pression du métier d'acteur à Hollywood. "Je ne suis pas réservé ou quoi, mais j'ai senti que je ne pouvais plus faire partie de ce monde du cinéma. Je ne m'y sentais plus à ma place". En 2010, il tourne aux cotés d'Harrison Ford dans Mesures exceptionnelles avant de définitivement se détourner d'Hollywood. L'échec de La Momie 3 n'a pas arrangé les choses et l'artiste est remplacé par Dwayne Johnson dans Voyage au centre de la Terre 2.

Fraser ne tournera plus que des films indépendants jusqu'à son come-back dans la série Trust, dans laquelle il se fait à nouveau remarquer. Le comédien va beaucoup mieux et semble reprendre du plaisir à jouer la comédie, comme on peut notamment le voir dans Doom Patrol. Il y incarne le super-héros Robotman alias Clifford Steele. "Vous pouvez parfois penser que vous n'êtes pas à la hauteur, que vous avez échoué. C'est faux. C'est une nouvelle époque, une nouvelle ère, et des changements positifs vont découler des témoignages sur les agressions sexuelles. Je suis optimiste et je garde espoir". Désormais installé à Bedford (New York), l'ex-George de la Jungle se détend en faisant du tir à l'arc et en s'occupant d'un cheval qu'il a recueilli sur le tournage de la série historique Texas Rising en 2015.

47 Ronin sur TFX : pourquoi ce film d'action est-il le plus gros échec commercial de Keanu Reeves ?

Avant de revenir sur le devant de la scène avec John Wick, Keanu Reeves est à l'affiche en 2014 de 47 Ronins, qui s'inspire d'une vieille légende nippone, elle-même basé sur un fait réel. Le film raconte comment 47 samouraïs errants jurent de venger l'assassinat de leur maître par un perfide seigneur de guerre.

Avec un budget estimé entre 175 et 200 millions de dollars, 47 Ronin, qui mêle arts martiaux et fantastique, devait être l'un des succès cinématographiques de 2014. Mais les résultats au box-office sont catastrophiques : seuls 38 millions de dollars de recettes sont récoltés sur le territoire américain, sur un total de 151 millions de dollars dans le monde. Même au Japon, où le sujet et le casting auraient pu séduire les spectateurs, c'est un échec. Variety précise à l'époque qu'il s'agit du plus mauvais démarrage pour un film ayant coûté plus de 150 millions de dollars.

La réalisation de 47 Ronin est confiée à un novice, Carl Rinsch. Il s'agit de son premier et dernier long-métrage. Au-delà de son manque d'expérience, encore plus handicapant sur une grosse machine comme celle-là, on raconte que la production est tendue car Rinsch souhaite faire un pur film de samouraïs, tandis qu'Universal veut un objet plus mainstream et grand public. Cette incompatibilité s'ajoute à un tournage chaotique : le script est sans cesse réécrit, jusque durant le tournage, réduisant par exemple le personnage important de Kapitan à une courte apparition silencieuse.

Bien que mettant en scène une histoire et des personnages japonais, 47 Ronin est une production américaine. Afin de rendre le film plus authentique, on décide d'entourer Keanu Reeves d'acteurs japonais, dont Hiroyuki Sanada, Tadanobu Asano et Rinko Kikuchi. Certains, ne maîtrisant pas la langue de Shakespeare, sont contraints de prononcer leur texte phonétiquement avant d'être doublés. Enfin, il est décidé au dernier moment de tourner en 3D stéréoscopique, ce qui ralentit la production en plus de plomber le budget. Une gestation compliquée qui crée un bouche-à-oreille négatif autour de 47 Ronin avant même sa sortie.

Un coup dur pour Keanu Reeves, qui, un mois plus tôt aux États-Unis, n'a pas non plus rencontré le succès avec Man Of Tai Chi, sa première et unique réalisation. Également consacré aux arts martiaux, ce long-métrage n'a rapporté que 5,4 millions de dollars, pour 25 millions de dollars de budget. Heureusement pour le comédien, le carton de John Wick relancera sa carrière moins d'un an plus tard.

Bande-annonce de T’as pécho, avec Ramzy Bedia

Arthur, 15 ans, a un coup de foudre pour Ouassima, qui ne le regarde même pas… Alors que lui n’a jamais pécho, elle sort avec Matt, le beau gosse du collège. Pour s’approcher d’elle, Arthur rassemble une bande de losers célibataires et lui propose de leur donner des cours de péchotage, à 10 euros la leçon. Dans les vestiaires de la piscine, débute alors un long apprentissage intime et collectif sur "les filles et l’amour : mode d’emploi".

Pour son premier long-métrage, Adeline Picault - scénariste à la télévision et au cinéma - nous propose une comédie adolescente et dans l’ère du temps, autour d’un groupe de lycéens marginaux. Si sur le papier, T’as pécho ne propose rien d’original, le long-métrage compte sur une distribution plutôt sympathique composée de jeunes talents prometteurs (Paul Kircher, Inès d'Assomption, Sophie-Marie Larrouy, Renely Alfred…) et d’acteurs confirmés comme Ramzy Bedia, Vincent MaCaigne et Moussa Mansaly pour nous faire rire. Le teaser nous dévoile d’ailleurs quelques gags.

Si les cours seront déjà fini d’ici là, T’as pécho vous donne rendez-vous sur les bancs de l’école et les sièges rouges du cinéma dès le 29 juillet.

Tom Cruise : de quel trouble neurologique souffre l'acteur ?

Comme Johnny Hallyday, Jean Dujardin ou encore Stéphane Plaza, Tom Cruise souffre de dyspraxie. Il s'agit d'un trouble d'apprentissage caractérisé par une mauvaise coordination des gestes et des problèmes d'orientation dans l'espace. Il existe plusieurs types de dyspraxie comme la dyspraxie visuo-spatiale ou la dyspraxie verbale. Comme l'a expliqué le meilleur agent immobilier français en mai 2020, la communication entre le cerveau et le corps ne se fait pas toujours très bien. Au quotidien, les personnes qui souffrent de ce trouble neurologique peuvent rencontrer des problèmes au quotidien comme "la maladresse, faire ses lacets, s'organiser, ranger, se repérer dans le temps".

En revanche, cette "maladie" donne à ceux qui y sont touchés une grande créativité. Les scientifiques assurent d'ailleurs que ces personnes doivent privilégier les métiers où le relationnel est au centre de tout. Autant dire que Tom Cruise a donc tapé dans le mille. En tant qu'acteur, il passe son temps à échanger avec d'autres comédiens, des réalisateurs ou des producteurs. Finalement, la dyspraxie l'a peut-être aidée à trouver sa voie et devenir un acteur connu et reconnu par tous. Aujourd'hui, son talent n'est plus à prouver.

"Les handicaps sont une forme de singularité qui met toujours en valeur tant d'autres qualités insoupçonnées ! Être différent signifie simplement que vous êtes assez courageux pour être vous-même", avait déclaré Stéphane Plaza en espérant faire changer le regard des gens sur le handicap. En effet, peu importe dont quoi souffre une personne, elle peut toujours en tirer un bénéfice et être plus performante dans un autre domaine même si ce n'est pas commun. Autant dire que ce soit l'acteur américain ou l'agent immobilier français, ils ont tous les deux prouvé que leur handicap ne les empêche pas de faire ce qu'ils aiment.

Emmanuelle Béart : pour quelle raison l'actrice a-t-elle été arrêtée en 1996 ?

Emmanuelle Béart est une femme au grand coeur. Et celui qui a eu la chance de le conquérir, c'est Frédéric Chaudler. Depuis 2011, les amoureux filent le parfait amour. "Être amoureuse à 50 ans, personnellement je le vis mieux. Avec ce corps qui se relâche un peu, enfin. Ça se relâche et je profite de ce relâchement", avait indiqué l'actrice à propos de cette relation. Ainsi, après des années d'amour, ils ont décidé de se dire "oui" le 21 septembre 2018, à Paris à la mairie du 6e arrondissement. Le lendemain, ils ont scellé leur union lors d'une cérémonie religieuse qui s'est déroulée à Gassin, près de Saint-Tropez. Pour officier ce mariage religieux, Emmanuelle Béart n'a pas choisi n'importe quel prêtre.

En effet, elle a choisi Monseigneur Gaillot. C'est avec lui que la comédienne était venue en aide à des sans-papiers installés à l'église Saint-Bernard, dans XVIIIe arrondissement de Paris en août 1986. A l'époque, cette affaire avait fait grand bruit alors que des policiers avaient forcé les portes de l'église pour déloger les deux-cent-dix Sénégalais, Maliens et Mauritaniens. Emmanuelle Béart avait d'ailleurs été arrêtée et conduite à la gendarmerie alors que la loi interdit ce genre de pratique. Il semblerait donc qu'elle soit restée très proche du prêtre avec qui elle avait tenté de régulariser la situation de tous ces sans-papiers.

La comédienne, connue pour avoir joué dans Manon des sources, Les Destinées sentimentales, 8 Femmes, ou encore Les Témoins, était sur le plateau de C à vous, vendredi 12 juin 2020. Elle a notamment évoqué son père, Guy Béart, qui était un auteur-compositeur-interprète."Il n'était pas formaté mon père. Il débordait, il sortait du cadre, confie Emmanuelle Béart, face à Anne-Elisabeth Lemoine et aux chroniqueurs de l'émission, qui boivent ses paroles. Je ne rêvais que d'une chose, c'est qu'il soit normal, qu'il soit comme tous les autres, qu'il prenne un micro..."

Prince Harry : ses douloureuses confidences sur sa mère Lady Di pendant une discrète rencontre

En juin 2015, 38 personnes ont été tuées dans un attentat, lorsqu'un homme armé a ouvert le feu dans l'hôtel Marhaba de Sousse, au sud de Tunis. Au moment de l'attaque, 565 clients se trouvaient dans l'hôtel, qui accueille principalement des Britanniques et des résidents d'Europe centrale. L'attentat avait également fait des dizaines de touristes blessés, de nationalités belge, britannique, norvégienne et allemande. Et parmi les survivants, se trouvait un jeune homme du nom de Owen Richards.

Owen Richards est l'un des plus jeunes survivants de l'attaque terroriste, et a perdu trois membres de sa famille dans le drame. Au moment des faits, il était âgé de 16 ans, lorsque son frère, son oncle et son grand-père ont été abattus dans le massacre. Lors de cette terrible journée, le jeune adolescent avait accompagné son grand-père Pat Evans, âgé de 78 ans, dans ses derniers moments, après avoir essayé de lui sauver la vie.

L'année dernière, en mars 2019, Owen Richards avait eu l'occasion de rencontrer le prince Harry, lors d'une cérémonie d'hommage dédiée aux victimes des attentats de Sousse et du musée du Bardo, organisée à Birmingham. Alors âgé de 21 ans, Owen Richards a confié au Mirror que lors de leur rencontre, le duc de Sussex lui a donné des conseils. "Il m'a dit que je devais parler de ce qu'il s'est passé. Il a dit que lui-même avait connu ça personnellement, car quand il a perdu sa mère, lui n'en avait pas parlé", a expliqué le jeune homme.

Owen Richards a ajouté : "C'était assez étrange quand il a dit : 'quand ma mère est morte', car ce n'est pas n'importe quelle mère, c'est la princesse Diana". Selon le jeune homme, le prince Harry a sincèrement voulu lui donner des conseils, et a voulu avoir avec lui bien plus qu'une simple conversation banale. "Ma mère et moi avions un ours en peluche, de notre association caritative Smile for Joel, que nous avons donné au prince Harry pour son épouse enceinte", a conclu le jeune homme, en faisant référence à Meghan Markle, alors enceinte du petit Archie.

Percy Jackson - la mer des monstres sur Disney+ : pourquoi cette suite a failli ne jamais voir le jour ?

En 2013 sortait sur nos écrans Percy Jackson : la mer des monstres, second volet de la saga cinématographique adaptée des romans par Rick Riordan. Dans ce nouvel opus, le héros campé par Logan Lerman part à la recherche de la légendaire Toison d’Or avec ses amis, cachée au cœur du Triangle des Bermudes. Si le film a fait près d’1,5 millions d’entrées en France, il aurait pu ne jamais voir le jour. Et pour cause, Le Voleur de Foudre n’avait pas rencontré le succès escompté. 

Le premier film Percy Jackson, réalisé par Chris Columbus, sort en 2010 et reçoit des avis partagés de la part de la critique et des spectateurs, qui estiment que le scénario a pris trop de libertés par rapport au matériau d’origine. Riordan lui-même fera part de sa déception aux studios durant le tournage : si le film n’est pas fidèle à son livre, ses lecteurs n’iront pas le voir au cinéma. Mais rien n’y fait. Dans le script, le fils de Poséidon est âgé de 17 ans, alors qu’il en a seulement 13 dans le livre. Dès sa sortie dans les salles américaines, Le Voleur de Foudre rencontre un succès moyen, loin des prédictions du studio (88 millions de dollars aux Etats-Unis pour 95 millions de budget). Ces chiffres remettent sérieusement en question la mise en chantier de la suite, qui est stoppée par la société de production. Il faut attendre les chiffres à l’internationale pour que cela fasse pencher la balance favorablement : Le Voleur de Foudre récolte ainsi 137 millions dans le monde. Une suite est officialisée en mars 2011 (plus d’un an après la sortie du premier opus).

Il faudra alors attendre deux ans de plus avant de découvrir la suite, La Mer des Monstres, dans les salles obscures. Columbus laisse sa chaise de réalisateur à Thor Freudenthal. Le budget est un peu moins conséquent que le premier (90 millions) tout comme le box office à l’internationale (200 millions). Et sera officiellement la fin de la saga Percy Jackson au cinéma. Alors qu’un troisième film adapté du roman Le sort du Titan était attendu, Logan Lerman a refroidi les fans en révélant dans cette interview donnée en 2014 qu’il en avait fini avec la franchise et qu’une suite n’était plus à l’ordre du jour. 

Mais bonne nouvelle pour les fans de la première heure : Disney+ développe actuellement une nouvelle série Percy Jackson. Si l’on en croit l’auteur, la première saison prendra le temps d’adapter Le Voleur de Foudre, afin d’être la plus fidèle possible.

Mommy sur Netflix : comment Xavier Dolan a construit son film autour d'une seule scène

Attention, l'article suivant révèle des éléments sur la trame du film.

2014, 67e édition du Festival de Cannes. À seulement 25 ans, Xavier Dolan reçoit le prix du jury pour son cinquième long métrage, Mommy, actuellement disponible sur Netflix. Cette récompense, décernée des mains de la présidente, Jane Campion, ex aequo avec Adieu au langage de Jean-Luc Godard, est une étape de plus dans l'ascension fulgurante du réalisateur. Peu de temps après sa sortie, Mommy occupe la première place du box-office français et franchit même la barre symbolique du million d'entrées. Un succès considérable pour ce film d'auteur québécois, devenu aujourd'hui une œuvre culte pour toute une génération.

Portée par Anne Dorval, Antoine-Olivier Pilon et Suzanne Clément, l'histoire suit le parcours semé d'embûches d'une mère veuve et de son fils, atteint d'hyperactivité. Très vite, leurs vies vont être bouleversées par l'arrivée d'une voisine bègue, qui va leur proposer son aide. Véritable tourbillon d'émotions, Mommy brille, en partie, par son lot de scènes mémorables. Parmi elles, il y a la danse improvisée au milieu de la cuisine sur On ne change pas de Céline Dion, ou le changement de ratio, lorsque le personnage principal, Steve, brise le quatrième mur et élargit l'écran, passant du carré 1:1 au format 1:85. 

Comment ne pas évoquer également la scène où Diane, jouée par Anne Dorval, imagine le futur idéal pour son fils, juste avant de le faire interner de force dans un hôpital psychiatrique. Cette séquence, presque muette et longue de cinq minutes, est rythmée par le titre Experience de Ludovico Einaudi. C'est d'ailleurs à partir de ce morceau que tout le film a été pensé et construit.

Découverte grâce à l'un de ses amis, la musique a bouleversé le cinéaste, qui s'est imaginé toute une histoire autour : "T'entends ça, y'a comme une horloge, comme un cœur qui bat, tu sais que faut que quelqu'un voit sa vie rêvée là-dessus, il faut qu'on voit des enfants grandir, il faut qu'on voit des gens changer, il faut qu'on voit la beauté des gens faner, il faut qu'on voit des feuilles d'automne qui tombent, c'est une chanson qui dit ça.", expliquait-il dans une interview pour Challenges en 2014.