Depuis qu’elle a pris les commandes de la matinale de RMC, Apolline de Malherbe incarne un rythme de vie ultra-cadré (ou presque). Habituée des plateaux et des interviews politiques, la journaliste a opéré un virage professionnel majeur en succédant à Jean-Jacques Bourdin sur la tranche du matin. Une responsabilité qui impose une discipline de fer et une organisation millimétrée, loin de l’image parfois spontanée que renvoie la radio d’actualité.
Derrière son énergie à l’antenne, la journaliste assume une hygiène de vie adaptée à ses horaires extrêmes. Le matin devient son terrain de jeu… mais aussi une contrainte physique forte. Comme elle l’expliquait dans un portrait accordé à Le Monde, elle vit ses débuts de journée comme un marathon quotidien : “le matin est un moment merveilleux et chaotique dans la vie”, confiait-elle, consciente de s’immiscer dans le réveil des Français dès l’aube.
À la tête de cette nouvelle formule de matinale, Apolline de Malherbe revendique une ligne claire sur RMC et BFMTV : informer sans dévier vers le commentaire. Dans Le Monde, elle insiste sur la responsabilité de l’antenne et lâche une phrase qui a fait réagir : “Je ne laisserai pas dire des conneries à l’antenne.” Une déclaration cash, assumée, qui résume sa volonté de tenir le cadre dans un espace médiatique souvent traversé par les débats enflammés.
Cette exigence intervient dans un contexte de forte exposition médiatique. Souvent critiquée sur les réseaux sociaux, la journaliste doit composer avec une audience exigeante et des sujets sensibles. Elle défend pourtant une radio du réel, au plus près des auditeurs, entre interventions en direct et témoignages de terrain, fidèle à l’ADN de RMC.
Pour tenir ce rythme intense, Apolline de Malherbe a tout revu dans son quotidien. Réveil à 3 heures du matin, préparation mentale, et disparition des habitudes festives : “Je me lève à 3 heures du matin, je ne bois plus.” confie-t-elle, symbole d’un mode de vie entièrement structuré autour de son antenne. Une rigueur indispensable pour tenir sur la durée dans un univers aussi exigeant.
Cette hygiène de vie s’accompagne d’un rapport très discipliné au travail. Dans son portrait publié par Le Monde, elle explique travailler de façon nomade, souvent sur téléphone, et fonctionner par accumulation jusqu’à l’antenne. Une méthode qui lui permet de tenir la cadence, mais qui laisse peu de place au repos…







