04 juin 2026

007 First Light : la renaissance d'une icône après 14 ans d'absence

"Bond est une propriété intellectuelle très appréciée et très importante, et beaucoup de gens ont grandi avec elle. Cela signifie beaucoup, pour beaucoup de gens". C'était les propos lâchés au micro du Hollywood Reporter par Hakan Abrak, CEO du mythique studio de développement IO Interactive, à l'origine de la création d'un personnage largement entré dans la Pop culture : l'agent 47, alias Hitman.

Délaissant son assassin fétiche créé il y a 26 ans, le studio danois a enfin lâché dans l'arène un tout nouveau jeu : 007 First Light. Une origin story conçue autour de l'iconique espion. L'enjeu est évidemment colossal, tant pour le studio IO Interactive que pour Amazon / MGM : mine de rien, il s'agit du premier visage que l'on voit depuis le rachat par Amazon de la MGM, et la prise de contrôle du devenir de la licence, bien (bien) avant le prochain volet cinématographique censé être orchestré par Denis Villeneuve.

Une attente énorme aussi. Le dernier jeu James Bond en date, 007 Legends, qui accompagnait le 50e anniversaire de la licence au cinéma, était un ratage dans les grandes largeurs, et fut édité en 2012 par Activision. C'est dire si la licence côté vidéoludique n'a pas exactement suivi le même chemin vers les cimes que son homologue au cinéma…

Dans cette logique bien comprise, pas question pour les deux entités de traiter ce 007 First Light comme un "simple" produit dérivé de l'une des plus mythiques licences de l'Histoire du cinéma. IO Interactive et Amazon / MGM lui applique au contraire un traitement de faveur.

Sur le budget colossal de développement, déjà, digne d'un blockbuster ciné : on parle d'une enveloppe de 200 millions de dollars. Un thème principal du jeu, excellent d'ailleurs, qui a été composé en duo par David Arnold et Lana del Rey. David Arnold qui n'est évidemment pas étranger à la licence, puisqu'il était l'auteur des BO des films Demain ne meurt jamais, Le Monde ne suffit pas, Meurs un autre jour, Casino Royale, et Quantum of Solace.

Un solide casting physique et vocal aussi. Sous les traits de ce nouveau James Bond se cache l'acteur Patrick Gibson, qui déclarait d'ailleurs au micro de Deadline, à juste titre, que ce rôle, même vidéoludique, "était une énorme responsabilité". Il est épaulé par Alastair Mackenzie qui incarne le légendaire Géo Trouvetou du MI6, le bien nommé Q; Lennie James, sous les traits de Greenway, le mentor de James Bond.

Ainsi que par les actrices Priyanga Burford (dans la peau de M, à la tête du MI6) et Kiera Lester, qui campe miss Moneypenny. On rajoutera pour faire bonne mesure un guest plutôt étonnant, Lenny Kravitz, qui prête ses traits à un seigneur de la guerre et trafiquant du nom de Bawman, solidement installé en Mauritanie.

"L'histoire est l'épine dorsale de tout" nous disait l'an dernier Rasmus Poulsen, le directeur artistique du jeu et de cette franchise vidéoludique encore en devenir. Ce qui était jusqu'alors une profession de foi peut désormais se juger sur pièce. L'intrigue de ce 007 First Light tient largement ses promesses, et tient même la dragée haute face à certains opus de la saga cinématographique aux scénarios autrement plus faibles ou caricaturaux au-delà du raisonnable.

Bien sûr, l'intrigue de 007 First Light coche toutes les cases du cahier des charges qu'on est en droit d'attendre d'un James Bond, entre méchants supers méchants, jeux de séduction de notre agent secret, humour et flegme tout britannique; large rasades de gadgets, placements de marques de luxe, et séquences spectaculaires, notamment à base de courses-poursuites et d'affrontements au corps-à-corps plutôt punchy.

C'est ici d'autant plus méritoire que IO Interactive n'a jamais été réputé pour avoir précisément fait des jeux orientés story driven; la (géniale) saga des jeux Hitman ayant toujours adopté un récit ultra fragmenté et même parfois presque anecdotique, comme une mise en bouche.

Un gros effort est ainsi fait pour permettre aux joueurs d'embrasser pleinement la destinée de son jeune héros, de son recrutement, au moment de la réactivation du programme "00", jusqu'à son accomplissement final en obtenant officiellement son matricule de légende, 007. On taira évidemment la manière dont il l'obtient pour ne pas vous gâcher la surprise, mais le twist est assez formidable.

007 First Light est un jeu qui s'adresse avant tout au grand public, et n'y voyez pas là une connotation négative. En fait, le studio a en quelque sorte extrait, en version très light (pardon pour le jeu de mots...) justement, l'ADN de sa licence Hitman, pour l'adapter à son jeu James Bond. Ca passe, par exemple, par des mécaniques de jeu / gameplay baptisées "opportunités", déjà à l'oeuvre dans les derniers jeux Hitman.

En clair, en fonction de l'endroit où Bond se trouve, des gens autour de lui dont il peut écouter la conversation, des indices se révèlent au fur-et-à-mesure, offrant différentes alternatives pour mener à bien ses missions. On reste évidemment très loin de la profondeur d'un Hitman. Et le tout reste quand même ultra balisé. Pas question de trop faire de pas de côté, même dans certaines missions qui offrent un cadre généreux en terme de taille, comme la toute première mission justement, qui se déroule dans un château en Slovaquie.

Visuellement, elle est même assez époustouflante, avec un niveau de détail et des éclairages qui caressent la rétine. Sur ce point, l'approche visuelle globale du jeu souffle parfois le chaud et le froid. La mission en Mauritanie, à l'exception de son début, est quand même quelques nets crans en-dessous. Il n'y a pas chez IO, pas encore en tout cas, cette science de la narration visuelle que peut avoir un Naughty Dog, où chaque objet peut presque à lui seul raconter une histoire. Il est vrai aussi que lui s'est justement fait une spécialité des jeux story driven. Chacun son pré carré après tout.

Au gré des quelques vingt heures nécessaires pour boucler le jeu, on se laisse donc porter par un gameplay qui déroule finalement une mécanique que certains pourront juger répétitive à la longue, mais qui passe finalement plutôt bien, tant le rythme du jeu est soutenu et sans temps mort, même durant ses quelques phases de respirations où notre héros prend le temps de se poser. Enfin, jamais très longtemps non plus. C'est que l'appel du devoir au service secret de Sa majesté est quand même une abnégation de tous les instants.

Finalement, le seul vrai (et gros) abcès de fixation de ce 007 First Light serait l'I.A. des ennemis. On a même eu le sentiment que sur ce point, on régressait par rapport à ce qui était proposé dans un Hitman : World of Assassination.

N'y allons pas par quatre chemins : elle est souvent aux fraises, comme le fait de mettre au tapis un ou deux ennemis, et logiquement le vacarme qui va avec, alors même que leurs copains qui ne se trouvent pas à plus de cinq mètres ne bougent pourtant pas un sourcil. Pour les coups de feu, le constat clinique n'est guère éloigné. Presque aveugles et sourds, ça fait tache. Et c'est même ironique quand on sait que l'un des aspects fondamentaux de l'intrigue porte sur l'I.A. justement. Et que le studio a quand même travaillé plus de six ans sur le développement du jeu…

Ces défauts sont-ils pour autant rédhibitoires ? Non, évidemment. Pas au point d'anesthésier le vrai plaisir que l'on a eu à accompagner ce 007 naissant sillonnant les quatre coins de la planète. Et c'est même un petit miracle doublé d'un exploit qui s'est produit : mise en sommeil durant 14 ans, la licence s'est bel et bien réveillée, pour offrir une expérience enfin digne de son pedigree trop longtemps maltraité.

Le public semble en tout cas avoir répondu à l'appel, et pas qu'un peu : 1,5 millions d'exemplaires de 007 First Light ont été vendus en 24h. Un premier jalon d'une licence encore en devenir, mais repartie sur de bons rails, et qui revient de très loin. Bravo !

Mort à 56 ans de la réalisatrice Marjane Satrapi

Révélée par sa bande dessinée autobiographique Persépolis qu'elle avait brillamment adaptée au cinéma dans une oeuvre multi primée et couronnée par deux César, la réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi est décédée à 56 ans.

L'annonce a été faite par son entourage à l'Agence France Presse ce jeudi 4 juin. "Marjane Satrapi morte de tristesse un peu plus d’un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l’amour de sa vie", déclare un communiqué de ses proches transmis à l’AFP (via Libération).

Dessinatrice depuis son plus jeune âge, Marjane Satrapi passe son enfance en Iran, où elle traverse les restrictions des libertés et la révolution islamiste. A 14 ans, ses parents, des intellectuels engagés, l'envoient étudier en Autriche. Elle y décroche son bac puis décide de faire les Beaux-arts de Téhéran, où elle obtient une maîtrise de communication visuelle. Arrivée en France pour devenir graphiste, elle entre aux Arts Décos de Strasbourg avant que ses professeurs ne lui conseillent de s'orienter vers l'illustration.

Arrivée à Paris, sa rencontre avec le dessinateur David B change radicalement son parcours. Il lui conseille de transcrire sa vie et le portrait qu'elle se fait de l'Iran contemporain, sous la forme d'une BD, qu'elle adapte en 2005 avec Vincent Paronnaud. Persepolis est alors projeté sur grand écran sous la forme d'un film d'animation en noir et blanc, doublé par de nombreuses personnalités telles que Chiara Mastroianni et Catherine Deneuve. Le film obtient le Prix du Jury au festival de Cannes 2007. La même année, elle fait une apparition dans Les Beaux gosses de Riad Sattouf, le film qui révèle Vincent Lacoste.

Toujours avec son complice, l'artiste met de côté le dessin et propose Poulet aux Prunes en 2011, un film en prises de vue réelles, également adapté d’une de ses bandes dessinées. Dans ce drame, Mathieu Amalric prête ses traits à un violoniste qui, ayant perdu son instrument, décide d'attendre la mort seul dans son lit. Commence alors pour lui un voyage onirique qui va le révéler à lui-même. Puis, la réalisatrice tourne La Bande des Jotas, une comédie qui repose sur la conversion loufoque de sportifs en tueurs à gages. Elle retrouve pour l'occasion l'actrice Maria de Medeiros et assure pour la première fois le rôle principal d'un film.

En 2015, elle signe une savoureuse comédie horrifique, The Voices, portée à bout de bras par Ryan Reynolds, et fera une incursion dans le registre du biopic en 2020 avec Radioactive, portrait de la brillante scientifique Marie Curie incarnée par une Rosamund Pike habitée.

Paradis Paris, sorti en 2024, restera donc comme le film testament de Marjane Satrapi. Une histoire de destins croisés sur fond de mort (et donc de vie) et de solitude, dans laquelle Monica Bellucci incarne une soprano qui se réveille à la morgue, alors que son décès a été prononcé par erreur.

03 juin 2026

Martin Scorsese utilise désormais l'IA pour préparer ses films

C'est un tournant symbolique dans la relation conflictuelle entre Hollywood et l'IA.

Le réalisateur des Affranchis, de Taxi Driver et de Killers of the Flower Moon a annoncé son partenariat avec Black Forest Labs, une entreprise allemande spécialisée dans l'intelligence artificielle générative.

Martin Scorsese y occupera un rôle de conseiller afin d'aider l'entreprise à développer de nouveaux outils créatifs pour le cinéma. Dans un communiqué, le cinéaste explique pourquoi il estime que l'industrie doit s'ouvrir à ces nouvelles technologies :

"Le cinéma est un médium jeune, qui n'a qu'environ 125 ans. Nous devons donc rester ouverts à la manière dont il peut évoluer."

Pour lui, l'IA s'inscrit dans la continuité des innovations qu'il a déjà adoptées au fil de sa carrière :

"J'ai utilisé la 3D sur Hugo et les technologies de rajeunissement numérique sur The Irishman. Aujourd'hui, grâce à cet outil, je peux partager plus clairement et plus efficacement ce que j'imagine avec mon équipe créative - le chef décorateur, les artistes visuels ou encore le directeur de la photographie - afin qu'ils puissent enrichir cette vision."

Dans une vidéo publiée pour accompagner cette annonce, Scorsese montre comment il utilise l'IA pour créer des storyboards. Il prend notamment l'exemple du célèbre plan-séquence des Affranchis dans lequel Henry Hill traverse le club Copacabana.

"Avec un outil comme celui-ci, vous pouvez résoudre certaines questions beaucoup plus rapidement, gagner du temps en production et réduire la fatigue des équipes."

Le réalisateur de 83 ans assure avoir même déjà testé cette technologie sur l'un de ses prochains projets : "Pendant la préproduction, le temps coûte de l'argent. Cet outil nous a permis d'aller plus vite sans sacrifier la qualité ni le savoir-faire."

Cette prise de position intervient alors que Hollywood se divise de plus en plus sur l'IA. James Cameron collabore déjà avec une société spécialisée dans le domaine, tandis que Peter Jackson compare cette technologie à un simple effet spécial. À l'inverse, Guillermo del Toro s'est récemment montré très critique, déclarant qu'il préférerait "mourir" plutôt que d'utiliser une IA générative dans ses films.

Le débat est donc loin d'être terminé.

Léa Salamé surprise par une brusque confidence intime de Panayotis Pascot

Les interviews en direct réservent parfois des moments inattendus. Ce mardi 2 juin 2026, sur le plateau du 20 Heures de France 2, Panayotis Pascot, qui a fait son coming out, est venu évoquer son parcours, son spectacle et les thèmes qui nourrissent son travail. Mais au fil de la conversation menée par Léa Salamé, l’humoriste a fini par livrer une anecdote intime qui a pris tout le monde de court, y compris lui-même. Face à la journaliste, l’ancien chroniqueur a accepté de revenir sur une période marquante de son enfance. Depuis plusieurs années, Panayotis Pascot parle ouvertement de ses angoisses et de son rapport complexe à la mort. Un sujet qu’il aborde régulièrement dans ses livres comme sur scène.

Au journal télévisé, il a raconté à quel point cette peur occupait son quotidien lorsqu’il était enfant. Le jeune homme a expliqué qu’il éprouvait une inquiétude constante pour ses parents. Chaque soir, alors qu’il devrait être endormi, il descendait discrètement dans les escaliers pour vérifier qu’ils étaient toujours en vie. Une habitude qui a surpris Léa Salamé. “En général c'est l'inverse, c'est les parents qui vont voir si le bébé respire”, a-t-elle remarqué avec amusement.

Panayotis Pascot a alors détaillé ce rituel qui a rythmé une partie de son enfance. “Je descendais dans les marches de l'escalier et j'écoutais. J'avais de la chance, mon père a un ronflement dégueulasse, donc je pouvais savoir qu'il était en vie. Ma mère, c'était plus compliqué, donc j'allais la réveiller”, a-t-il raconté. Pour calmer son anxiété, ses parents ont finalement trouvé une solution originale. “Ils ont acheté un babyphone qu'ils ont branché. Et je pouvais les entendre”, a-t-il expliqué.

Cette révélation a ensuite donné lieu à un moment beaucoup plus léger. En repensant à ces années passées à écouter ses parents dormir, l’humoriste a plaisanté sur les conséquences inattendues de ce système. “Je les ai entendus pendant des années ronfler. Donc je pense que je les ai un peu privés de sexualité”, a-t-il lancé dans un éclat de rire. Une remarque qui a immédiatement déclenché un léger malaise sur le plateau.

Profitant de cette séquence, Panayotis Pascot a même adressé un message à ses parents devant des millions de téléspectateurs. “Je profite du JT pour m'excuser. Papa, maman, désolé, je ne suis plus à la maison, profitez !”, a-t-il déclaré. Une sortie spontanée qui a semblé surprendre autant l’humoriste que la présentatrice.

Quelques secondes plus tard, il a d’ailleurs reconnu lui-même : “Je n'avais pas prévu de dire ça au JT !”. Derrière cette parenthèse drôle se cache pourtant une réalité beaucoup plus profonde. Au cours de l’entretien, Panayotis Pascot a confirmé avoir longtemps souffert d’une peur obsessionnelle de la mort. “Effectivement, j'étais très angoissé, enfin, très très angoissé. Au bout d'un moment, il m'a emmené chez le psy pour ça, parce que je disais aux gens que je touchais mes tétons pour disparaître”, a-t-il raconté.

Cassie est partie des Etats-Unis après la condamnation de P. Diddy

«Je suis citoyenne américaine, mais je réside en dehors des Etats-Unis. » C’est la réponse faite par Cassie, dans un document juridique daté du 1er mai 2026, en réponse à la plainte déposée par un escort, Clayton Howard, contre Cassie et P. Diddy en Californie.

Avant l’énoncé de la sentence contre Sean Combs, l’interprète de Me & U avait fait savoir au juge qu’elle avait quitté l’Etat de New York, où elle résidait depuis de nombreuses années, par peur de représailles de la part de P. Diddy contre elle et sa famille. La chanteuse avait en effet témoigné contre P. Diddy lors du procès new-yorkais, à l’issue duquel il a été condamné à 50 mois de prison pour des faits liés à du transport de personnes en vue de prostitution. Il avait en revanche été relaxé des charges les plus graves : trafic sexuel et association de malfaiteurs.

Cassie était le témoin clé du procès contre Sean Combs, qui était poursuivi par le bureau du procureur de New York. Son histoire devait permettre de prouver que le rappeur avait mis en place un système criminel et coercitif pour exploiter des femmes en faisant appel à des escorts.

Avant ce procès, Cassie avait porté plainte fin 2023 contre P. Diddy pour viols et violence durant leur relation, qui a duré de 2007 à 2018 et été marquée par plusieurs ruptures. L’affaire n’a jamais été plaidée, les deux parties ayant passé un accord avant l’ouverture du procès. Au printemps 2024, une vidéo du rappeur tabassant Cassie dans le lobby de l’hôtel InterContinental de Los Angeles avait fuité dans la presse. Les faits datant de 2016, ils sont prescrits.

Cette vidéo a été apportée au dossier et montrée au jury lors du procès. Cassie avait confirmé à la barre avoir reçu 20 millions de dollars de dédommagement de la part de Sean Combs, et 10 millions de dollars de la part de l’InterContinental, qui avait préféré cacher la vidéo et sauver la réputation de leur bon client plutôt que de faire un signalement à la police.

Depuis la condamnation de Sean Combs, Clayton Howard, l’un des sept escorts ayant travaillé avec le procureur de New York, a porté plainte contre l’ancien couple. Il accuse Cassie de lui avoir transmis une infection sexuelle, affirme qu’elle serait tombée enceinte de lui durant les freak-off où il avait été embauché et qu’elle aurait dû avorter. Il accuse P. Diddy de l’avoir soumis à des abus sexuels et de l’avoir drogué.

En réponse à cette plainte, Cassie précise, comme le relaye TMZ, qu’elle n’a « pas l’intention de revenir vivre aux Etats-Unis », et qu’il serait plus facile pour elle si la plainte était déplacée à New York, où résident ses avocats, plutôt qu’en Californie, où elle a été déposée.

Cassie a également ajouté à sa réponse un message envoyé par Clayton Howard en 2023, après qu’elle a déposé plainte contre Sean Combs. L’escort y apporte son soutien à Alex Fine, l’actuel mari de la chanteuse, et déclare qu’elle « dit la vérité à 100 % ». Il ajoute qu’il la savait sous l’emprise de Sean Combs.

Si P. Diddy a été reconnu coupable dans l’Etat de New York, il pourrait aussi avoir à répondre d’autres accusations en Californie. Le procureur du comté de Los Angeles étudie de nouvelles plaintes déposées contre l’interprète de I’ll Be Missing You.

Idris Elba a été fait chevalier de l’Ordre de l’empire britannique par le roi Charles III

Idris Elba était sur la liste annuelle des distinctions honorifiques de la Couronne, en compagnie d’autres personnes à travers le royaume. Mais, élevé au rang prestigieux de chevalier de la couronne britannique, le comédien a reçu, comme on le voit sur les photos du compte Instagram de la famille royale, les honneurs et les insignes de la main même du souverain au château de Windsor. Le site royal a également diffusé une photo de Sir Idris Elba et de son épouse, le mannequin Sabrina Dhowre, qui l’a accompagné pour la cérémonie.

Charles III a donc adoubé avec son épée l’acteur lauréat d’un Golden Globe, qui a également reçu son collier honorifique. Mais ce n’est pas pour ses talents d’acteur, reconnus mondialement, que celui qui incarne Luther dans une série télévisée a reçu cette enviable distinction.

Idris Elba, originaire de Londres, est fortement engagé dans le milieu associatif en faveur de différents projets. Il a fondé il y a quatre ans la Elba Hope Foundation, une organisation axée sur l’éducation, la défense des jeunes, l’autonomisation des communautés et les initiatives de développement durable. Le comédien de 53 ans s’implique beaucoup dans son action caritative, utilisant sa présence dans les médias pour attirer l’attention sur la nécessité de créer des opportunités pour les jeunes générations.

Et sur ce point, Idris Elba parle en connaissance de cause : il a bénéficié, quand il avait 18 ans, du soutien de l’association du Prince’s Trust (rebaptisée aujourd’hui King’s Trust) fondée en 1976 par Charles III. Cette bourse de 1.500 livres (environ 1.700 euros) lui avait permis, dit-il, d’intégrer le National Youth Music Theatre et l’a aidé à lancer sa carrière.

Un soutien que le comédien n’a pas oublié : il s’est associé monarque britannique pour la création d’un documentaire marquant le 50e anniversaire de la fondation destinée à soutenir des jeunes en situation vulnérable à accéder à un emploi, à une formation ou à des études, en Grande-Bretagne et à l’étranger. Le documentaire, réalisé par Ashley Francis-Roy et produit par la société d’Idris Elba 22 Summers, devrait être diffusé sur Netflix cet automne.

27 ans après le film fantastique de Tim Burton, Sydney Sweeney sera la star d'un nouveau Sleepy Hollow

Vingt-sept se sont écoulés depuis l'adaptation de Sleepy Hollow par Tim Burton, avec Johnny Depp et Christina Ricci. Si la nouvelle de Washington Irving a inspiré de nombreuses œuvres, dont une série, Sydney Sweeney s'apprête à ressusciter la légende du cavalier sans tête.

La star d'Euphoria et de La Femme de ménage sera l'héroïne du film Hollow, scénarisé et réalisé par Lindsey Anderson Beer (Sierra Burgess Is a Loser). L'actrice sera également productrice du projet à travers sa nouvelle société de production Honey Trap.

Hollow est en réalité l'adaptation du premier roman de la scénariste et réalisatrice Lindsey Anderson Beer. Les droits de l'ouvrage ont été achetés avant même sa publication, prévue pour le moment pour l'automne 2027.

Selon le média Deadline, Hollow est une "réinterprétation audacieuse" de La Légende de Sleepy Hollow, racontée du point de vue de Katrina Van Tassel. "Revisitant l'une des héroïnes les plus emblématiques de la littérature, le roman présente Van Tassel non comme un trophée romantique, mais comme la figure centrale d'un mystère dangereux et d'un triangle amoureux surnaturel envoûtant. L'histoire mêle atmosphère gothique, intrigue psychologique et éléments de thriller érotique dans une réinvention contemporaine et conceptuelle du conte classique."

Le personnage de Katrina Van Tassel sera incarné par Sydney Sweeney. Elle succède notamment à Christina Ricci qui avait interprété l'héroïne dans le film de 1999.

Sydney Sweeney sera avant tout à l'affiche de la suite de La Femme de ménage, dont la sortie est d'ores et déjà datée pour le 15 décembre 2027. L'actrice donnera la réplique à Kirsten Dunst.

Mort à 44 ans de l'acteur Owain Rhys Davies

Le comédien Owain Rhys Davies, vu notamment dans la 3ème saison de Twin Peaks, est décédé brutalement le 27 mai dernier à l'âge de 44 ans. Son frère, Rhodri Davies, a annoncé la triste nouvelle sur Instagram, relayée par les médias américains. Il était également apparu dans la série culte The OA.

"C’est avec une profonde tristesse que mon père et moi vous annonçons le décès de mon frère, Owain. Cette nouvelle sera un choc pour beaucoup. Bien que des questions demeurent quant aux circonstances de son décès, nous comprenons à ce stade qu'Owain est décédé subitement, de causes naturelles et paisibles", a déclaré Rhodri Davies.

Né le 20 février 1982 à Cardiff, Owain Rhys Davies débute sa carrière à l’écran en 2001. Il est principalement connu pour son rôle de l’agent Wilson dans trois épisodes de la série Twin Peaks, lors de son retour à la télé en 2018. L’acteur a également joué dans la série Netflix The OA. Parmi ses autres apparitions notables figurent le film Alice de l'autre côté du miroir (2016) et A Serial Killer's Guide to Life (2019).

"L'amour, l'amitié et la générosité d'Owain touchaient un très large public. Le flot de messages que nous avons reçus ces derniers jours nous a profondément émus et témoigne de l’impact qu’il a eu sur tant de vies. Nous savons que cette perte sera ressentie par un très grand nombre de personnes, et nous trouvons du réconfort en sachant à quel point il était aimé", a indiqué la famille du comédien.

"Nous tenterons de vous communiquer davantage d’informations en temps voulu, à mesure que nous en saurons plus et que nous commencerons à organiser les funérailles. En attendant, nous vous demandons de bien vouloir respecter notre vie privée alors que nous essayons d’accepter cette perte dévastatrice et que nous nous soutenons mutuellement pour affronter les jours à venir", ont déclaré les proches du défunt.

L'actrice Joanne Froggatt, connue pour son rôle dans Downton Abbey, lui a rendu un vibrant hommage. "Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens. Je suis profondément désolée de votre perte et de la douleur que vous devez ressentir", a-t-elle écrit sur Instagram.

"Je suis anéantie par la perte de notre cher ami. Il était plus qu'un ami, il était la joie, la vie, le talent, la gentillesse, le plaisir et l'intelligence. Il était tout pour moi, et je n'arrive pas à croire que nous ne pourrons plus jamais le serrer dans nos bras."

Owain Rhys Davies venait de fêter ses 44 ans le 20 mai dernier.

Découvrez Saccharine, dès maintenant au cinéma

Révélée par Relic, premier long-métrage qui transformait la peur de la perte et du vieillissement en une expérience profondément troublante, la cinéaste Natalie Erika James continue d’explorer les zones les plus intimes de l’angoisse. Après un passage par l’univers surnaturel avec Apartment 7A, préquel du classique Rosemary’s Baby, la réalisatrice australienne revient avec Saccharine, un nouveau cauchemar où l’obsession du corps devient source de terreur.

Hana, une étudiante en médecine mal dans sa peau, se met à consommer une étrange gélule pour perdre du poids, libérant une force surnaturelle qui envahit progressivement son quotidien…

La force de Saccharine réside avant tout dans la crédibilité de son récit, mais aussi dans celle de son héroïne. Hana s’éloigne en effet des figures habituelles du cinéma d’épouvante : elle n’est ni une simple victime, ni un personnage guidé uniquement par ses émotions. Brillante dans ses études, intelligente et profondément humaine dans ses fragilités, elle se révèle complexe, tiraillée entre lucidité et vulnérabilité.

Une nuance que Midori Francis porte avec justesse, livrant une interprétation habitée qui rend chacun de ses choix, même les plus extrêmes, étonnamment crédibles.

Mal dans sa peau et persuadée que quelques kilos en trop l’empêchent de s’épanouir, elle s’enfonce peu à peu dans une obsession destructrice : régimes miracles, défis minceur qui envahissent Instagram et promesses de transformations spectaculaires… Autant de solutions qui semblent fonctionner pour les autres, mais jamais pour elle.

Sa vie prend un tournant inattendu lorsqu’elle recroise une ancienne amie. Autrefois obèse, celle-ci affiche désormais une silhouette métamorphosée et révèle à Hana le secret de sa perte de poids fulgurante : une mystérieuse gélule introuvable sur le marché et dont le prix exorbitant de 5 000 dollars laisse déjà planer quelques soupçons… Elle lui propose de constater ses effets par elle-même en lui offrant deux capsules.

Mais Hana n’est pas dupe et décide, avant de les avaler, d’analyser leur composition. Elle fait alors une découverte glaçante : ces gélules sont fabriquées à partir de cendres humaines. Une révélation qui aurait dû tout arrêter, mais qui ne fait au contraire qu’ouvrir la porte à quelque chose de bien plus inquiétant… Prête à tout pour poursuivre sa transformation, Hana commence alors à prélever secrètement des fragments d’os sur un cadavre lors de ses cours d’anatomie. Les kilos s’envolent et les résultats dépassent rapidement ses espérances. D’abord fascinée, puis euphorique face à sa métamorphose, Hana se laisse progressivement hanter par une présence inquiétante, portée par une faim insatiable qui menace peu à peu de dévorer sa propre existence…

Là où Saccharine se démarque, c’est dans sa capacité à mêler les codes du body horror à des préoccupations profondément contemporaines. Natalie Erika James ne fait pas de la transformation physique un simple élément de scénario, mais bien une source permanente d’inconfort. Le corps d’Hana devient progressivement le reflet de ses obsessions, de ses frustrations et de sa quête maladive de perfection.

Le film s’approprie ainsi plusieurs codes emblématiques du genre : certaines séquences plongent dans une horreur physique viscérale, notamment lorsque Hana manipule et mutile le corps d’un défunt avec une froide détermination, à la fois au scalpel et à mains nues. D’autres jouent davantage sur le malaise psychologique, comme ces scènes où elle se gave de nourriture, filmées au ralenti : un choix de mise en scène qui transforme un geste quotidien en moment profondément dérangeant.

Mais Saccharine ne se limite pas à l’horreur corporelle. Le film emprunte également plusieurs codes propres aux récits de fantômes : apparitions troublantes, présences qui semblent hanter le personnage et sentiment grandissant qu’elle n’est plus totalement seule. À mesure que son obsession grandit, la frontière entre réalité, culpabilité et surnaturel devient de plus en plus floue. L’horreur surgit alors autant des images les plus viscérales que de cette impression persistante que quelque chose d’invisible rôde dans l’ombre. En convoquant le motif du fantôme, Saccharine le modernise et en fait le symbole d’une faim dévorante qui ne lâche jamais sa proie.

« Saccharine est l'aboutissement de mes propres réflexions personnelles, explorées à travers le prisme de l'horreur. C'est un regard intime sur le combat d'une femme avec son image corporelle, son estime de soi et ses pulsions dictées par la honte », confie la réalisatrice sur son projet.

Cette approche fonctionne d’autant mieux que Saccharine ancre son horreur dans des peurs bien réelles et partagées par un grand nombre de personnes. Les réseaux sociaux, les injonctions à l’apparence et les promesses de transformations miraculeuses existent déjà autour de nous. Le film pousse simplement cette logique à son point de rupture, jusqu’à transformer une aspiration familière en véritable cauchemar. L’horreur ne surgit pas uniquement des images les plus brutales, mais aussi de cette sensation progressive qu’une obsession apparemment banale est en train de prendre une ampleur incontrôlable. Saccharine prolonge alors le courant ultra dynamique du cinéma de body horror féminin après des œuvres extrêmement remarquées comme Grave, Titane, The Substance ou encore The Ugly Stepsister.

Après avoir examiné les ravages de la démence sénile en s’inspirant de la maladie de sa grand-mère dans Relic, la cinéaste australienne explore une nouvelle fois ses propres traumas en s’attaquant à la représentation du corps féminin dans l’espace public, à la poursuite d’une perfection illusoire dictée par des normes discriminantes et une pression héritée des réseaux sociaux, mais aussi des biais imposés par l’héritage familial.

Une expérience qu’elle a directement projetée sur son héroïne : « J’ai grandi avec des parents qui se situaient aux deux opposés du spectre dans leur rapport au corps et leur relation à la nourriture. D’un côté, mon père luttait contre une véritable addiction alimentaire. Ma mère, presque en réaction à cela, était extrêmement stricte sur son régime et très soucieuse de sa santé (...). J’ai grandi avec beaucoup d’idées fausses sur l’image corporelle, comme c’est le cas pour beaucoup d’entre nous. Il m’a fallu beaucoup de temps pour déconstruire tout cela, et l’idée du film est née de ce cheminement vers la guérison. »

Le genre horrifique permet ici une liberté immense pour dénoncer, extérioriser ses tourments grâce à des images chocs et sans équivoque. « C’est extrêmement libérateur de pouvoir utiliser une imagerie surréaliste pour extérioriser, par l'horreur, ce qui relève de l'intime, » conclut la cinéaste.

Avec Saccharine, Natalie Erika James confirme sa capacité à transformer des peurs profondément intimes en expériences horrifiques troublantes. Entre body horror, surnaturel et critique des injonctions contemporaines, le film pourrait bien vous faire regarder les solutions miracles d’un tout autre œil…

Bouchra : une autofiction animée et bouleversante… portée par une galerie d’animaux

Bouchra, 35 ans, cinéaste marocaine installée à New York, est paralysée par la peur de la page blanche. Un appel de sa mère depuis Casablanca ravive souvenirs et émotions enfouis. Au fil de leur échange, doux et fragile, une brèche s’ouvre, les images reviennent, les désirs aussi.

Premier long-métrage de Meriem Bennani et Orian Barki, Bouchra apparaît comme une œuvre profondément personnelle, puisant directement dans l’histoire d’une des co-scénaristes. Au travers d’un récit délicat et singulier, Bouchra suit le parcours d’une coyote vivant à New-York, réalisatrice et lesbienne qui tente, avec son prochain projet cinématographique, de se raconter à ses proches. Les deux cinéastes expliquent avoir principalement travaillé sur des documentaires ou avec des non-acteurs jouant leur propre rôle, “donc intégrer [leurs] vies dans un film [leur] a semblé un élan naturel”, raconte Meriem Bennani. 

Cette volonté d’ancrer l'œuvre dans le réel se ressent d’autant plus dans les échanges téléphoniques entre Bouchra et sa mère. “Ce n’est qu’un an après le début de la production que nous avons intégré les appels téléphoniques avec ma mère. Rien de ce que nous avions écrit ne semblait aussi nuancé et fort que ces conversations”, explique Meriem Bennani. Cette approche confère au long-métrage une authenticité bouleversante, comme si la frontière entre fiction et documentaire s’effaçait peu à peu. 

Cette dimension intime irrigue alors l’ensemble du long-métrage. En effet, les deux cinéastes se sont investis dans chaque étape de la création, du scénario au montage, allant même jusqu’à prêter leur voix au personnage de Bouchra et de Yani, sa meilleure amie. Cette collaboration artistique semble ainsi nourrie par une proximité personnelle profonde. “Depuis que je connais Meriem, elle réalise des œuvres inspirées par sa famille et son foyer, confie Orian Barki. Sa mère joue dans beaucoup de ses films, mais jamais en tant qu’elle-même. J’avais le sentiment qu’un jour, elle voudrait faire un film sur leur relation. Je suis honorée qu’elle m’ait confié cette histoire”. À travers cette création à quatre mains, Bouchra apparaît alors comme une œuvre profondément intime, mais aussi résolument ouverte aux autres et au partage des émotions. 

Au-delà du récit du coming-out, l'œuvre cherche surtout à capter la complexité des liens affectifs. Plutôt que de reposer sur un affrontement frontal, Bouchra construit une tension plus diffuse, presque silencieuse. L'œuvre privilégie alors la délicatesse, explorant autant l’amour, la tendresse et l’attention qui circule dans les relations que les distances, les non-dits et les silences qui les traversent.

Dans la continuité de leur web-série 2 Lizards, qui retraçait avec justesse et ironie des anecdotes de confinement lié au Covid-19 contées par des animaux anthropomorphes, les réalisatrices ont de nouveau choisi de donner vie à une faune hybride et expressive. Ce choix esthétique ne relève pas seulement du jeu visuel, mais permet aussi de traduire les contradictions intérieures des personnages. “Bouchra est quelqu’un qui cherche à plaire à tout le monde, toujours maîtresse d’elle-même, mais elle porte en elle des émotions intenses et de la rage. Nous avons donc pensé qu’un coyote rendrait bien cette tension. C’est un animal sauvage qui a l’air domestiqué”, explique Orian Barki. D’une certaine manière, l’univers graphique de Bouchra semblait déjà en germe dans leurs précédentes créations. 

L’animation devient ainsi bien plus qu’un simple dispositif formel : elle accompagne les émotions du personnage et enrichit son rapport au monde. “L’animation est aussi un excellent moyen de créer à la fois une proximité et une distance avec Bouchra, alors qu’elle évolue dans des mondes, des langues et des situations multiples”, précise Meriem Bennani. Entre douceur et mélancolie, humour et vulnérabilité, Bouchra semble alors dessiner le portrait d’une héroïne en quête de sa propre place, tout en invitant le spectateur à pénétrer dans une intimité profondément universelle. 

Cette approche donne naissance à une œuvre visuellement saisissante. Les personnages sont conçus pour paraître réels, comme s’il suffisait de tendre la main pour effleurer leur peau et leur fourrure. Grâce à des expressions faciales subtiles, ils expriment des émotions complexes et nuancées. Dès lors, l’animation devient un véritable langage émotionnel, un moyen de raconter des histoires pleines de finesses.

Drôle, délicat et profondément touchant, Bouchra s’impose comme une œuvre d’animation singulière, à découvrir dès maintenant au cinéma.