04 juin 2026

Le concert d’Aya Nakamura au Stade de France vu par Arielle Dombasle

Le concert d’Aya Nakamura au Stade de France aura marqué les esprits des fans, parmi lesquels on retrouve la chanteuse et actrice Arielle Dombasle. L’épouse de Bernard-Henri Levy a été époustouflée par la prestation de l’interprète de Pookie, et c’est peu de le dire.

Arielle Dombasle a partagé son enthousiasme avec ses abonnés Instagram, après cette soirée qu’elle n’est pas près d’oublier.

« Ah là là, incroyable le concert d’Aya Nakamura au Stade de France ! Oh, wow ! 80.000 personnes ! » s’extasie Arielle Dombasle.

« Yaya ! Et c’était incroyable cette manière de nous mettre toutes les critiques en grand », poursuit-elle en référence aux commentaires racistes que la star avait reçus, et qu’elle a choisi de diffuser sur grand écran pour les « brûler » par effet vidéo et apparaître au centre.

« Oh là là, la décadence ! Wow ! Ouh, c’est génial ! La seule chanteuse française qui remplit trois Stade de France ! », poursuit la comédienne.

On voit ensuite Arielle Dombasle se déhancher en compagnie du créateur Christian Louboutin qui ne boude pas non plus son plaisir.

La chanteuse de 73 ans avait déjà apporté son soutien à Aya Nakamura, une chanteuse « qu’on aime et que le public aime », lors de sa prestation aux Jeux olympiques en pleine polémique lancée par les milieux de droite et d’extrême droite.

Sharon Stone révèle qu’elle a été victime d’une agression, dont elle a mesuré l’ampleur dix ans plus tard

Sharon Stone a brisé le silence sur une agression physique dont elle a été victime il y a plusieurs années. Dans un épisode du podcast The Person Who Believed in Me, animé par le journaliste David Begnaud, l’actrice de 68 ans a expliqué comment un docteur a découvert des preuves « d’un crime grave » alors qu’elle venait pour des « problèmes à la nuque » et des douleurs aux épaules.

Dans une clinique spécialisée dans le cou et la colonne vertébrale à Marina Del Rey, la star a subi de nombreuses radiographies en vue de faire « des injections pour ce qu’ils pensaient être de l’arthrite dans la nuque et les épaules ».

« Le médecin est entré et m’a dit : "On ne va pas pouvoir faire cette opération". Je lui ai répondu : "Je ne sais pas de quoi vous parlez" », a-t-elle raconté au podcast. « Et il m’a dit : "Votre cage thoracique est complètement fracturée et a depuis cicatrisé. Il est clair que vous avez été agressée et que ce qui vous est arrivé est un crime". »

Parce qu’on lui avait administré du propofol, un anesthésique général d’action rapide, l’équipe médicale parvient à la ramener à l’incident et à comprendre ce qui lui était arrivé dix ans plus tôt. « Je ne sais pas trop ce que je peux raconter à ce sujet. J’ai été frappée par derrière », a précisé Sharon Stone. « Je n’ai vraiment compris ce qui m’était arrivé que dix ans plus tard, quand je me suis réveillée. J’étais inconsciente, allongée par terre. Les deux canapés étaient de travers […] Tout ce qui se trouvait sur la table basse était éparpillé sur le sol et je ne savais pas comment j’étais arrivée là. »

Malgré tout, la comédienne n’a pas souhaité révéler l’identité de son agresseur. « Je ne vais pas en parler publiquement, mais je tiens à préciser que nous l’avons signalé et que nous avons tout mis en œuvre », a-t-elle souligné. « J’avais la possibilité de porter plainte, mais comme cela faisait dix ans et que je suis une personnalité publique, j’ai décidé de ne pas le faire. » Quand l’animateur lui a demandé s’il s’agissait de violences conjugales, la star a répondu : « Je ne suis pas en mesure de vous le dire ».

Après avoir été arrêté suite à une bagarre devant un bar, Shia LaBeouf plaide coupable pour coups et blessures

Shia LaBeouf connaît enfin son sort après son arrestation en février. L’acteur de 39 ans a été jugé cette semaine pour des accusations de coups et blessures après une bagarre contre trois hommes devant un bar en marge des célébrations de Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Le comédien avait été traité sur place puis à l’hôpital avant d’être brièvement placé en détention. Il avait payé une caution de plus de 100.000 dollars.

Le 3 juin, Shia LaBeouf a plaidé coupable de coups et blessures et a été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis et deux ans de probation active. Il devra suivre un programme de désintoxication et des cours de sensibilisation et gestion de la colère.

Il lui a par ailleurs été ordonné de rester à distance des personnes touchées par son comportement au bar.

L’avocate de l’acteur, maître Sarah Chervinsky, a déclaré, comme le relaye The Guardian, que son client avait désormais « hâte de se consacrer à sa famille, son travail et de nouveaux projets créatifs ».

Shia LaBeouf, qui a évoqué ses problèmes d’addiction par le passé, a déjà eu des démêlés avec la justice pour ivresse sur la voie publique, agression et troubles à l’ordre public. Concernant cette récente bagarre, Shia LaBeouf avait justifié son comportement et ses injures homophobes, citées par des témoins, par sa « peur des homosexuels ».

« Quand je suis seul et qu’il y a trois homosexuels à côté de moi qui me touchent la jambe, ça me fait peur. Je suis désolée, mais si ça c’est homophobe, alors c’est ce que je suis », avait-il déclaré à Channel5.

Il avait aussi laissé entendre qu’il était aussi « bourré » au moment de l’altercation, et souffrait du complexe de Napoléon, un complexe d’infériorité que peuvent ressentir certains hommes de petite taille. Shia LaBeouf avait aussi été accusé de violences conjugales par une ex-compagne, FKA Twigs, qui l’a plus récemment accusé de vouloir exercer un « contrôle » sur elle au moyen d’une clause de confidentialité « illégale ». L’acteur se serait aussi séparé de l’actrice Mia Goth, avec qui il a eu une fille en 2022.

Shania Twain aura droit à son film !

Si vous avez écouté l'une des principales radios musicales à la fin des années 90, vous connaissez forcément le nom de Shania Twain, dont la seule évocation pourrait vous ramener trois décennies en arrière et faire résonner dans votre tête les premières notes de "Man ! I Feel Like a Woman !", sans aucun doute le plus grand hit de la chanteuse canadienne, figure marquante de la pop et de la country, qui a vendu plus de cent millions d'albums tout au long de sa carrière, et détient toujours le record pour une artiste féminine dans ce registre.

Une star de la musique dont l'oeuvre n'est certes pas aussi célébrée que celle de Queen, Michael Jackson, Amy Winehouse ou Bob Marley, malgré les records qu'elle a battus, mais ça ne l'empêchera pas d'avoir droit à son biopic au cinéma, sous l'égide de Sony Pictures. Et nous savons déjà, grâce à Deadline, qui l'incarnera au cinéma : Leah McKendrick, que l'on retrouvera le 19 juin sur Netflix grâce à Voicemails for Isabelle, romance dirigée par ses soins. Comme le futur film consacré à Shania Twain.

Intitulé Shania, le projet se démarquera donc des autres biopics musicaux grâce au fait d'être réalisé et incarné par la même personne, dont le passé d'autrice compositrice pop a grandement pesé au moment de l'attribution des postes. Actuellement sans date de sortie, le long métrage sera notamment produit par Shania Twain en personne, qui a notamment marqué l'Histoire en devenant le premier artiste à sortir trois disques de diamant consécutifs.

De ses débuts dans les années 80 à son prochain album, "Little Miss Twain", attendu le 24 juillet, le futur film n'aura que l'embarras du choix pour raconter comment la star a redéfini la country pour l'exposer à un plus grand public en lui donnant un côté pop. Et il est d'ores et déjà acquis, comme tous les autres biopics musicaux (dont ceux sur Whitney Houston et les quatre longs métrages à venir sur les Beatles, également produits par Sony), que la bande-originale sera l'un de ses points forts.

Sharon Stone ne mâche pas ses mots sur le scénariste du nouveau Basic Instinct

Voilà près d'un an qu'un projet de remake de Basic Instinct a été annoncé avec le retour du scénariste de l'original, Joe Eszterhas. Dans ses premières déclarations, l'auteur présentait ses intentions comme "anti-woke" et promettait "une aventure déchaînée et orgasmique".

"À ceux qui se demandent ce qu'un homme de 80 ans fait à écrire un thriller sexy et érotique : les rumeurs sur mon impuissance cinématographique sont exagérées et âgistes", avait-il déclaré dans un communiqué partagé par IndieWire.

Pas sûr que Sharon Stone, devenue une superstar mondiale suite au succès du premier film, pense la même chose. Alors qu'elle a rappelé ne pas vouloir participer à ce remake lors de sa venue au Tribeca Festival, l'actrice en a rajouté une couche sur le scénariste.

"Quel âge a Joe Eszterhas ?, demande Sharon Stone en cherchant l'information sur Google. Oh, il a 81 ans ! Je parie qu'il s'y connaît vraiment en matière de sex-appeal."

Quelques mois auparavant, la star américaine avait lancé sur le plateau de l'émission Today : "Si l'expérience est la même que celle du premier film, je ne vois pas pourquoi quelqu'un accepterait de faire ça. Mais allez-y et bonne chance, putain !"

Sharon Stone - nommée aux Oscars pour Casino de Martin Scorsese en 1996 - fait référence à son expérience sur le tournage et notamment au traitement médiatique qui a suivi la sortie. Si le film fait de l'actrice une star, elle révèlera bien plus tard les nombreuses menaces de mort et les comportements inappropriés dont elle a fait l'objet.

À sa sortie, en 1992, Basic Instinct, présenté à Cannes, fait sensation dans le monde entier. Le film devient l'un des plus grands succès de cette année-là, attirant 4 615 342 spectateurs en France seulement.

Le remake de Basic Instinct n'est toujours pas daté

Zac Efron a trouvé son nouveau projet.avec le remake du thriller Angel Heart... en série !

Il y a deux ans, Zac Efron repoussait les limites du mauvais goût avec Ricky Stanicky, une comédie décalée avec John Cena. Mais cette fois-ci, le jeune acteur connu grâce à son rôle dans High School Musical s'apprête à faire un grand écart des genres. Et pour cause, il va jouer dans une série très sombre et mystérieuse.

C'est désormais officiel, Zac Efron décroche le rôle principal du remake en série du film culte Angel Heart d'Alan Parker, sorti il y a quarante ans et porté à l'écran par Mickey Rourke et Robert De Niro. Un défi ambitieux pour l'acteur de 38 ans, bien plus habitué à jouer dans des comédies, romances et films d'action que dans des polars noirs. Comme le film d'origine, cette série HBO en cours de développement sera adaptée du livre éponyme de William Hjortsberg, paru 1978.

Avec ce nouveau projet d'envergure, Zac Efron retrouve le distributeur A24, avec qui il avait déjà collaboré en 2023 sur le biopic The Iron Claw de Sean Durkin. Zac Efron devrait également co-produire cette série, tandis que Zach Baylin, le créateur de Black Rabbit, devrait être en charge du scénario. Enfin, Jonathan van Tulleken (à qui l'on doit plusieurs épisodes de la série Shõgun) pourrait participer à la réalisation.

Selon les journalistes du Dark Horizons, la série se déroulera dans un New York paranoïaque. On y suivra un paparazzi new-yorkais spécialisé dans la traque de personnes disparues. Un jour, sa vie bascule lorsqu’un mystérieux individu l’engage pour retrouver une femme. Mais à en croire les infos dévoilées, cette enquête va le mener vers de sombres découvertes.

Pour l'heure, aucune autre information n'a été communiquée concernant le reste du casting, ou la date de sortie de cette série HBO. Une chose est sûre, la présence de Zac Efron dans ce rôle inattendu risque d'en surprendre plus d'un !

Premières images de Primetime, avec Robert Pattinson

Après The Drama avec Zendaya, et Die My Love aux côtés de Jennifer Lawrence, Robert Pattinson sera bientôt de retour au cinéma avec trois blockbusters : L’Odyssée de Christopher Nolan, Dune : Troisième partie de Denis Villeneuve et bien sûr The Batman : Part II, dont la sortie est prévue en 2027. Mais l'acteur britannique, qui a récemment fêté ses 40 ans, ne s'arrête pas là, puisqu'il tourne actuellement son cinquième film de l'année. Son titre ? Primetime. D'ailleurs, des premières images viennent d'être dévoilées au public, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles sont bien mystérieuses…

La société de production et de diffusion A24 a dévoilé la bande annonce de Primetime, premier long métrage de fiction du réalisateur Lance Oppenheim. Ce polar est inspiré de l'ex-émission To Catch a Predator (2004-2007), qui consistait à piéger de dangereux prédateurs sexuels. Vous l'aurez compris, c'est donc Robert Pattinson qui se glisse dans la peau de ce célèbre journaliste américain, Chris Hansen.

Comme dans l'émission culte et controversée, le héros s'attaque à des pédophiles avant qu'ils ne fassent de nouvelles victimes. Son plan ? Arrêter ces hommes grâce à des caméras cachées dans des appartements. Un scénario inspiré d'une histoire vraie signé Ajon Singh. La bande-annonce, qui reste bien mystérieuse, ressemble à une vieille VHS compilant de gros plans et des images de vidéosurveillance.

Au casting de Primetime, on retrouve d'autres acteurs bien connus : Merritt Wever (qui a reçu un Emmy Awards pour sa performance dans Severance), Skyler Gisondo (Superman), Matthew Maher (Captain Marvel), ou bien Bokeem Woodbine (Fargo). Pour l'heure, aucune date de sortie en France n’a été dévoilée...

007 First Light : la renaissance d'une icône après 14 ans d'absence

"Bond est une propriété intellectuelle très appréciée et très importante, et beaucoup de gens ont grandi avec elle. Cela signifie beaucoup, pour beaucoup de gens". C'était les propos lâchés au micro du Hollywood Reporter par Hakan Abrak, CEO du mythique studio de développement IO Interactive, à l'origine de la création d'un personnage largement entré dans la Pop culture : l'agent 47, alias Hitman.

Délaissant son assassin fétiche créé il y a 26 ans, le studio danois a enfin lâché dans l'arène un tout nouveau jeu : 007 First Light. Une origin story conçue autour de l'iconique espion. L'enjeu est évidemment colossal, tant pour le studio IO Interactive que pour Amazon / MGM : mine de rien, il s'agit du premier visage que l'on voit depuis le rachat par Amazon de la MGM, et la prise de contrôle du devenir de la licence, bien (bien) avant le prochain volet cinématographique censé être orchestré par Denis Villeneuve.

Une attente énorme aussi. Le dernier jeu James Bond en date, 007 Legends, qui accompagnait le 50e anniversaire de la licence au cinéma, était un ratage dans les grandes largeurs, et fut édité en 2012 par Activision. C'est dire si la licence côté vidéoludique n'a pas exactement suivi le même chemin vers les cimes que son homologue au cinéma…

Dans cette logique bien comprise, pas question pour les deux entités de traiter ce 007 First Light comme un "simple" produit dérivé de l'une des plus mythiques licences de l'Histoire du cinéma. IO Interactive et Amazon / MGM lui applique au contraire un traitement de faveur.

Sur le budget colossal de développement, déjà, digne d'un blockbuster ciné : on parle d'une enveloppe de 200 millions de dollars. Un thème principal du jeu, excellent d'ailleurs, qui a été composé en duo par David Arnold et Lana del Rey. David Arnold qui n'est évidemment pas étranger à la licence, puisqu'il était l'auteur des BO des films Demain ne meurt jamais, Le Monde ne suffit pas, Meurs un autre jour, Casino Royale, et Quantum of Solace.

Un solide casting physique et vocal aussi. Sous les traits de ce nouveau James Bond se cache l'acteur Patrick Gibson, qui déclarait d'ailleurs au micro de Deadline, à juste titre, que ce rôle, même vidéoludique, "était une énorme responsabilité". Il est épaulé par Alastair Mackenzie qui incarne le légendaire Géo Trouvetou du MI6, le bien nommé Q; Lennie James, sous les traits de Greenway, le mentor de James Bond.

Ainsi que par les actrices Priyanga Burford (dans la peau de M, à la tête du MI6) et Kiera Lester, qui campe miss Moneypenny. On rajoutera pour faire bonne mesure un guest plutôt étonnant, Lenny Kravitz, qui prête ses traits à un seigneur de la guerre et trafiquant du nom de Bawman, solidement installé en Mauritanie.

"L'histoire est l'épine dorsale de tout" nous disait l'an dernier Rasmus Poulsen, le directeur artistique du jeu et de cette franchise vidéoludique encore en devenir. Ce qui était jusqu'alors une profession de foi peut désormais se juger sur pièce. L'intrigue de ce 007 First Light tient largement ses promesses, et tient même la dragée haute face à certains opus de la saga cinématographique aux scénarios autrement plus faibles ou caricaturaux au-delà du raisonnable.

Bien sûr, l'intrigue de 007 First Light coche toutes les cases du cahier des charges qu'on est en droit d'attendre d'un James Bond, entre méchants supers méchants, jeux de séduction de notre agent secret, humour et flegme tout britannique; large rasades de gadgets, placements de marques de luxe, et séquences spectaculaires, notamment à base de courses-poursuites et d'affrontements au corps-à-corps plutôt punchy.

C'est ici d'autant plus méritoire que IO Interactive n'a jamais été réputé pour avoir précisément fait des jeux orientés story driven; la (géniale) saga des jeux Hitman ayant toujours adopté un récit ultra fragmenté et même parfois presque anecdotique, comme une mise en bouche.

Un gros effort est ainsi fait pour permettre aux joueurs d'embrasser pleinement la destinée de son jeune héros, de son recrutement, au moment de la réactivation du programme "00", jusqu'à son accomplissement final en obtenant officiellement son matricule de légende, 007. On taira évidemment la manière dont il l'obtient pour ne pas vous gâcher la surprise, mais le twist est assez formidable.

007 First Light est un jeu qui s'adresse avant tout au grand public, et n'y voyez pas là une connotation négative. En fait, le studio a en quelque sorte extrait, en version très light (pardon pour le jeu de mots...) justement, l'ADN de sa licence Hitman, pour l'adapter à son jeu James Bond. Ca passe, par exemple, par des mécaniques de jeu / gameplay baptisées "opportunités", déjà à l'oeuvre dans les derniers jeux Hitman.

En clair, en fonction de l'endroit où Bond se trouve, des gens autour de lui dont il peut écouter la conversation, des indices se révèlent au fur-et-à-mesure, offrant différentes alternatives pour mener à bien ses missions. On reste évidemment très loin de la profondeur d'un Hitman. Et le tout reste quand même ultra balisé. Pas question de trop faire de pas de côté, même dans certaines missions qui offrent un cadre généreux en terme de taille, comme la toute première mission justement, qui se déroule dans un château en Slovaquie.

Visuellement, elle est même assez époustouflante, avec un niveau de détail et des éclairages qui caressent la rétine. Sur ce point, l'approche visuelle globale du jeu souffle parfois le chaud et le froid. La mission en Mauritanie, à l'exception de son début, est quand même quelques nets crans en-dessous. Il n'y a pas chez IO, pas encore en tout cas, cette science de la narration visuelle que peut avoir un Naughty Dog, où chaque objet peut presque à lui seul raconter une histoire. Il est vrai aussi que lui s'est justement fait une spécialité des jeux story driven. Chacun son pré carré après tout.

Au gré des quelques vingt heures nécessaires pour boucler le jeu, on se laisse donc porter par un gameplay qui déroule finalement une mécanique que certains pourront juger répétitive à la longue, mais qui passe finalement plutôt bien, tant le rythme du jeu est soutenu et sans temps mort, même durant ses quelques phases de respirations où notre héros prend le temps de se poser. Enfin, jamais très longtemps non plus. C'est que l'appel du devoir au service secret de Sa majesté est quand même une abnégation de tous les instants.

Finalement, le seul vrai (et gros) abcès de fixation de ce 007 First Light serait l'I.A. des ennemis. On a même eu le sentiment que sur ce point, on régressait par rapport à ce qui était proposé dans un Hitman : World of Assassination.

N'y allons pas par quatre chemins : elle est souvent aux fraises, comme le fait de mettre au tapis un ou deux ennemis, et logiquement le vacarme qui va avec, alors même que leurs copains qui ne se trouvent pas à plus de cinq mètres ne bougent pourtant pas un sourcil. Pour les coups de feu, le constat clinique n'est guère éloigné. Presque aveugles et sourds, ça fait tache. Et c'est même ironique quand on sait que l'un des aspects fondamentaux de l'intrigue porte sur l'I.A. justement. Et que le studio a quand même travaillé plus de six ans sur le développement du jeu…

Ces défauts sont-ils pour autant rédhibitoires ? Non, évidemment. Pas au point d'anesthésier le vrai plaisir que l'on a eu à accompagner ce 007 naissant sillonnant les quatre coins de la planète. Et c'est même un petit miracle doublé d'un exploit qui s'est produit : mise en sommeil durant 14 ans, la licence s'est bel et bien réveillée, pour offrir une expérience enfin digne de son pedigree trop longtemps maltraité.

Le public semble en tout cas avoir répondu à l'appel, et pas qu'un peu : 1,5 millions d'exemplaires de 007 First Light ont été vendus en 24h. Un premier jalon d'une licence encore en devenir, mais repartie sur de bons rails, et qui revient de très loin. Bravo !

Mort à 56 ans de la réalisatrice Marjane Satrapi

Révélée par sa bande dessinée autobiographique Persépolis qu'elle avait brillamment adaptée au cinéma dans une oeuvre multi primée et couronnée par deux César, la réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi est décédée à 56 ans.

L'annonce a été faite par son entourage à l'Agence France Presse ce jeudi 4 juin. "Marjane Satrapi morte de tristesse un peu plus d’un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l’amour de sa vie", déclare un communiqué de ses proches transmis à l’AFP (via Libération).

Dessinatrice depuis son plus jeune âge, Marjane Satrapi passe son enfance en Iran, où elle traverse les restrictions des libertés et la révolution islamiste. A 14 ans, ses parents, des intellectuels engagés, l'envoient étudier en Autriche. Elle y décroche son bac puis décide de faire les Beaux-arts de Téhéran, où elle obtient une maîtrise de communication visuelle. Arrivée en France pour devenir graphiste, elle entre aux Arts Décos de Strasbourg avant que ses professeurs ne lui conseillent de s'orienter vers l'illustration.

Arrivée à Paris, sa rencontre avec le dessinateur David B change radicalement son parcours. Il lui conseille de transcrire sa vie et le portrait qu'elle se fait de l'Iran contemporain, sous la forme d'une BD, qu'elle adapte en 2005 avec Vincent Paronnaud. Persepolis est alors projeté sur grand écran sous la forme d'un film d'animation en noir et blanc, doublé par de nombreuses personnalités telles que Chiara Mastroianni et Catherine Deneuve. Le film obtient le Prix du Jury au festival de Cannes 2007. La même année, elle fait une apparition dans Les Beaux gosses de Riad Sattouf, le film qui révèle Vincent Lacoste.

Toujours avec son complice, l'artiste met de côté le dessin et propose Poulet aux Prunes en 2011, un film en prises de vue réelles, également adapté d’une de ses bandes dessinées. Dans ce drame, Mathieu Amalric prête ses traits à un violoniste qui, ayant perdu son instrument, décide d'attendre la mort seul dans son lit. Commence alors pour lui un voyage onirique qui va le révéler à lui-même. Puis, la réalisatrice tourne La Bande des Jotas, une comédie qui repose sur la conversion loufoque de sportifs en tueurs à gages. Elle retrouve pour l'occasion l'actrice Maria de Medeiros et assure pour la première fois le rôle principal d'un film.

En 2015, elle signe une savoureuse comédie horrifique, The Voices, portée à bout de bras par Ryan Reynolds, et fera une incursion dans le registre du biopic en 2020 avec Radioactive, portrait de la brillante scientifique Marie Curie incarnée par une Rosamund Pike habitée.

Paradis Paris, sorti en 2024, restera donc comme le film testament de Marjane Satrapi. Une histoire de destins croisés sur fond de mort (et donc de vie) et de solitude, dans laquelle Monica Bellucci incarne une soprano qui se réveille à la morgue, alors que son décès a été prononcé par erreur.

03 juin 2026

Martin Scorsese utilise désormais l'IA pour préparer ses films

C'est un tournant symbolique dans la relation conflictuelle entre Hollywood et l'IA.

Le réalisateur des Affranchis, de Taxi Driver et de Killers of the Flower Moon a annoncé son partenariat avec Black Forest Labs, une entreprise allemande spécialisée dans l'intelligence artificielle générative.

Martin Scorsese y occupera un rôle de conseiller afin d'aider l'entreprise à développer de nouveaux outils créatifs pour le cinéma. Dans un communiqué, le cinéaste explique pourquoi il estime que l'industrie doit s'ouvrir à ces nouvelles technologies :

"Le cinéma est un médium jeune, qui n'a qu'environ 125 ans. Nous devons donc rester ouverts à la manière dont il peut évoluer."

Pour lui, l'IA s'inscrit dans la continuité des innovations qu'il a déjà adoptées au fil de sa carrière :

"J'ai utilisé la 3D sur Hugo et les technologies de rajeunissement numérique sur The Irishman. Aujourd'hui, grâce à cet outil, je peux partager plus clairement et plus efficacement ce que j'imagine avec mon équipe créative - le chef décorateur, les artistes visuels ou encore le directeur de la photographie - afin qu'ils puissent enrichir cette vision."

Dans une vidéo publiée pour accompagner cette annonce, Scorsese montre comment il utilise l'IA pour créer des storyboards. Il prend notamment l'exemple du célèbre plan-séquence des Affranchis dans lequel Henry Hill traverse le club Copacabana.

"Avec un outil comme celui-ci, vous pouvez résoudre certaines questions beaucoup plus rapidement, gagner du temps en production et réduire la fatigue des équipes."

Le réalisateur de 83 ans assure avoir même déjà testé cette technologie sur l'un de ses prochains projets : "Pendant la préproduction, le temps coûte de l'argent. Cet outil nous a permis d'aller plus vite sans sacrifier la qualité ni le savoir-faire."

Cette prise de position intervient alors que Hollywood se divise de plus en plus sur l'IA. James Cameron collabore déjà avec une société spécialisée dans le domaine, tandis que Peter Jackson compare cette technologie à un simple effet spécial. À l'inverse, Guillermo del Toro s'est récemment montré très critique, déclarant qu'il préférerait "mourir" plutôt que d'utiliser une IA générative dans ses films.

Le débat est donc loin d'être terminé.