Grosse frayeur pour Jean-Marie Bigard : dans la matinée du mardi 31 mars 2026, l’humoriste de 71 ans a été victime d’un malaise à son domicile parisien, rapporte RTL.be. D’après les informations révélées dans l’émission de Cyril Hanouna Tout beau, tout n9uf, il aurait perdu connaissance après avoir éprouvé des difficultés soudaines à parler.
Rapidement pris en charge et transporté à l’hôpital, le comédien pourrait avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral. « On m’a parlé d’un petit AVC au départ », a précisé le chroniqueur Gilles Verdez sur le plateau de TBT9, avant de nuancer : « je mets, si vous le permettez, de gros guillemets et tout au conditionnel ».
Plus tard dans la journée, l’épouse de Bigard, l’actrice Lola Marois, a donné des nouvelles rassurantes : « Je sors de l’hôpital, il va bien. Il est entouré », a-t-elle affirmé dans un message adressé à l’équipe de l’émission, concluant d’un simple « tout va bien » destiné à apaiser les proches et les fans de son mari.
RTL.be rappelle que ce malaise s’ajoute à un historique de santé déjà chargé pour Jean-Marie Bigard, souvent transparent sur ses fragilités : l’humoriste dit souffrir de diabète, de polyarthrite et de troubles cardiaques mais « ne plus avoir mal » quand il est sur scène car « l’adrénaline fait tout oublier ».
Pendant « 28 ans », Maïtena Biraben a eu « la sensation d’être différente, d’être à part », et dans l’incapacité de « rejoindre les autres, rentrer en contact ». Un paradoxe, pour une personnalité de la télévision qui a construit sa carrière en interviewant les autres, et qui a trouvé une explication l’année dernière, dans le cabinet d’une psychologue clinicienne et d’un psychiatre.
Après avoir interagi avec une internaute lors d’un live Instagram pour sa plateforme Mesdames, Maïtena Biraben a pu remonter le fil et comprendre pourquoi elle passait, aux yeux de beaucoup, comme « hyper cassante » alors qu’elle se sentait « Boucle d’or » au fond d’elle-même.
« Je la voyais bouger, rien n’allait et tout était familier. Avant même qu’elle ouvre la bouche, […] je me suis sentie très proche d’elle. Florence a pris la parole et a dit "Bonjour, je suis HPI et je suis autiste". Et là, ça s’est brisé en moi. Je me suis dit Mais c’est ça », explique Ma
L’ancienne présentatrice du Grand Journal a alors entamé des recherches l’ont menée jusqu’au cabinet d’un médecin.
« Ce n’est pas moi, je me lève un matin en me disant "Tiens, je suis autiste, je vais le dire à tout le monde". Non. J’ai passé des tests avec une psychologue clinicienne qui ont été validés par un psychiatre. Donc c’est un diagnostic que j’ai obtenu », précise-t-elle.
Ce diagnostic a agi comme une libération : « Il me fait du bien. Il m’aide à me comprendre, il m’aide à expliquer aux autres quelles sont mes limites ». Et il explique ce que certains pourraient trouver paradoxal, faire un métier de communication depuis plus de trente ans en étant sur le spectre de l’autisme.
« Sur un plateau de télé, il y a un conducteur avec : on commence par ça, ensuite on fait ça, ensuite on va là, ensuite on dit ça. C’est le paradis pour une autiste », précise Maïtena Biraben, qui pense avoir, du fait de sa condition, « posé les questions que les autres ne se posaient pas » aux invités qu’elle a reçus dans les différentes émissions qu’elle a animées.
Si elle a décidé de rendre son diagnostic de l’autisme public, c’est pour montrer « qu’on peut y arriver » et « sortir de cet immense chagrin qui consiste à ne jamais pouvoir rejoindre les autres ». La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme a lieu chaque année le 2 avril.
C’est un phénomène aussi soudain qu’inattendu… À 70 ans, Kris Jenner vient d’être sacrée « totem de prospérité » sur les réseaux sociaux chinois : des milliers d’utilisateurs de Weibo, RedNote et Douyin partagent en effet des portraits de la femme d’affaires, persuadés qu’ils attirent chance et fortune, rapporte la version belge de Paris Match.
Si certains tournent cette superstition 2.0 en dérision, cette surprenante tendance a quand même généré plus de 100.000 publications et plus de 50 millions de vues ! Pour le créateur de contenus TikTok Marcelo Wang, elle s’est développée parce que Kris Jenner est très travailleuse « et que les Chinois respectent le travail acharné ».
En Chine, la matriarche du clan Kardashian-Jenner est donc vue comme un porte-bonheur par la génération Z. Pour ce public hyperconnecté, s’afficher désormais en Kris Jenner, tailleur strict et brushing impeccable de mise, serait une manière de « manifester le succès » ou d’appeler le destin à la rescousse.
Sur RedNote, certains la transforment en « Kris l’avocate » ou « Kris l’enseignante ». Un utilisateur assure même avoir gagné un concours grâce à sa photo de profil. Toujours à l’affût, la principale intéressée a validé le mouvement, félicitant, en commentaire d’une vidéo virale, ses fans chinois d’un enthousiaste : « Vous faites un travail incroyable ! ».
Un seul chien vous manque, et tout est dépeuplé. La nouvelle bande-annonce de Supergirl révèle pourquoi l’héroïne jouée par Milly Alcock (House of the Dragon) va traverser la galaxie à la recherche du terrible Krem (Matthias Schoenaerts) : ce dernier a empoisonné son toutou Krypto, et elle n’a que trois jours pour trouver l’antidote. Son voyage va la mener à Ruthye Marye Knoll (Eve Ridley), dont les parents ont été assassinés par Krem.
Le trailer, au ton un peu plus dramatique que le précédent, montre un Superman (David Corenswet, de retour dans le rôle de l’Homme d’acier) inquiet pour sa cousine Kara, visiblement à la dérive car en deuil de tous les siens, décédés sur Krypton. James Gunn avait d’ailleurs précisé qu’elle « est le genre de personnage à aller et venir entre les planètes avec des soleils rouges et jaunes : comme ses pouvoirs ne fonctionnent pas avec un soleil rouge et qu’elle redevient une humaine ordinaire, elle en profite pour se saouler (Rires.) »
On aperçoit Kara/Supergirl faire usage de ses pouvoirs surhumains, alors qu’elle semble forcée de faire équipe avec le déjanté chasseur de primes Lobo (Jason Momoa). Supergirl rappelle par moments l’esprit mi-sérieux, mi-déconne des Gardiens de la galaxie, et a bon espoir que ce space opera superhéroïque signé Craig Gillespie soit à la hauteur du comic-book dont il s’inspire, Woman of Tomorrow.
Supergirl sortira au cinéma le 1er juillet 2026 en France.
Nombre d'enfants se sont amusés à les faire combattre, figurines en mains. Cette fois, la bataille prendra vie sur grand écran.
Amazon MGM Studios et Mattel Studios viennent de mettre en ligne la nouvelle bande-annonce du film live-action Masters of the Universe. Adapté de la célèbre franchise du même nom, le long-métrage met en scène Nicholas Galitzine dans le rôle d’Adam alias Musclor (He-Man en VO). Face à lui, c'est Jared Leto qui fera l'incomparable Skeletor, qui prend déjà toute la place dans cette nouvelle vidéo.
Le film est actuellement prévu pour une sortie en salles le 5 juin 2026 aux Etats-Unis. Mais pour l'heure, toujours pas de date française annoncée...
"Après avoir été séparé pendant quinze ans, l’Épée de Pouvoir ramène le prince Adam sur Eternia, où il découvre son monde ravagé par le règne maléfique de Skeletor. Pour sauver sa famille et son univers, Adam doit s’allier à ses plus proches alliés, Teela et Duncan / Man-At-Arms, et embrasser sa véritable destinée en devenant He-Man, l’homme le plus puissant de l’univers", indique le synopsis officiel de cette adaptation des Maîtres de l'Univers.
Idris Elba et Camila Mendes ainsi qu'Alison Brie, James Purefoy, Morena Baccarin, Jóhannes Haukur Jóhannesson, Charlotte Riley et Jared Leto, complètent le casting. Kristen Wiig prêtant sa voix au personnage de Roboto.
A une semaine de l’annonce de la sélection officielle, le Festival de Cannes a dévoilé quel film ouvrira sa 79e édition. Il s’agit de La Vénus d’argent, le nouveau film de Pierre Salvadori (En liberté !, La petite bande). Une comédie dramatique qui réunit une belle brochette d’acteurs habitués de la Croisette : Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche et Vimala Pons.
Pour la sixième fois consécutive, c’est donc un film français qui donnera le coup d’envoi du plus grand festival de cinéma du monde, après Annette, Coupez !, Jeanne du Barry, Le Deuxième acte et Partir un jour. Comme le veut la règle, La Venus électrique sortira simultanément au cinéma partout en France le soir de la cérémonie d’ouverture, qui a lieu le mardi 12 mai, distribué par Diaphana.
"Cannes célèbre tout ce que j’aime au cinéma", déclare Pierre Salvadori dans le communiqué de presse du Festival, "la mise en scène, l’audace, la liberté et les auteurs. Il les découvre, les accompagne, les célèbre. À sa façon, mon film porte toute la croyance et tout l’amour que j’ai pour mon métier. Je suis tellement fier et heureux qu’il ouvre le bal !"
Le synopsis de La Venus électrique :
Paris, 1928.
Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste.
Un soir d'ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances.
Peu à peu, Antoine retrouve l'inspiration mais, pour Suzanne, les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule...
Pour leur regard vitreux, leur teint de cire ou leur innocence apparente, les poupées constituent, malgré leur visage angélique, une véritable source d’inquiétude. De cette dualité naît une fascination intemporelle, que le cinéma d’épouvante n’a eu de cesse d’exploiter depuis plusieurs décennies : Chucky, Annabelle ou plus récemment M3GAN… Rares sont les créatures horrifiques à avoir autant la cote que les terribles poupons maléfiques. Vous pensiez avoir fait le tour de ce bestiaire de porcelaine ? Que nenni ! Une nouvelle référence du genre vous attend dans les salles obscures et risque bien de rebattre les cartes : Dolly.
Alors qu’elle part randonner en forêt avec son petit ami Chase (Seann William Scott), la jeune Macy (Fabianne Therese) ne se doute pas qu’elle va faire la rencontre d’une créature monstrueuse, bien décidée à l’élever comme sa propre enfant. S’engage alors une bataille effrénée pour sa survie…
Présenté en compétition au prestigieux festival du film fantastique de Gérardmer, Dolly marche dans les pas de classiques de l’horreur tels que Ghostland ou In a Violent Nature en parvenant à bouleverser ses spectateurs par l’inconfort de son atmosphère. Dans un cadre sylvestre et isolé d’abord, puis dans une vieille bâtisse aux allures de maison de poupées rafistolée, Macy est prisonnière de l’emprise de sa tortionnaire. Chaque détail contribue alors à exclure les personnages du monde civilisé, à les enfermer dans un environnement anxiogène où le moindre détail est étudié pour contribuer à l’inévitable montée d’angoisse. Terreux, poisseux, le décor se meut progressivement en véritable maison de l’horreur où Macy fait figure de poupée à taille humaine, victime des moindres crises de sa ravisseuse.
Les aficionados de films d’épouvante le savent bien : une intrigue horrifique ne serait rien sans un bon antagoniste. Leatherface de Massacre à la tronçonneuse, Michael Myers de Halloween, Jason Voorhees de Vendredi 13 ou encore le Ghostface de la saga Scream, autant de figures masquées devenues icônes du genre, auxquelles s’ajoute désormais la très intimidante Dolly : un bon mètre 90 de stature, la carrure d’une armoire à glace, le tempérament colérique d’un enfant immature et, surtout, un terrifiant masque de porcelaine, évoquant les poupées les plus terrifiantes. Tortionnaire aussi imposante que dangereuse, dont le moindre coup de sang se transforme pour ses victimes en véritable boucherie, la mystérieuse Dolly n’en demeure pas moins une figure fascinante.
Bien plus qu’une simple référence aux poupées tueuses du 7e art, Dolly s’impose comme un personnage de chair et de sang, dont le cœur continue de battre derrière la porcelaine. Entre deux gazouillis quasiment enfantins, particulièrement perturbants, l’immense personnage surprend surtout par sa capacité, inattendue, à créer de l’empathie chez les témoins de son carnage. Pour les personnages comme les spectateurs, pris au dépourvu par son caractère enfantin, Dolly s’impose en effet comme une figure pathétique, voire tragique, qui interroge nécessairement sur les raisons de son déséquilibre.
Celui qui en parle le mieux, c’est encore son “père”, le cinéaste Rod Blackhurst, pour qui Dolly est loin d’être une créature monolithique : “C’est un monstre mélancolique, clairement habité par un profond traumatisme, explique-t-il.. [...] Un être brisé, devenu un monstre prisonnier de son manque d’amour, et cherchant un sens à sa vie.
Dolly est née de la crainte de ce qui survient lorsque le contrôle se substitue à l’amour, lorsque la protection maternelle bascule vers la possession. Le film puise ses racines dans des angoisses très concrètes liées aux traumatismes familiaux, et aux récits que nous imaginons pour parvenir à y survivre.”
Récompensé aux Emmy Awards pour le documentaire Netflix Amanda Knox, Rod Blackhurst est en effet parvenu à donner vie à un personnage particulièrement dérangeant et terrifiant, pourtant habité par l’essence même du drame : aussi fissurée que son masque de porcelaine, la psyché de Dolly est marquée par de profondes blessures personnelles, que cette dernière tente par tous les moyens de soigner en se substituant à la figure maternelle qu’elle semble rechercher depuis toujours. Mais préférant suivre la règle d’or du genre horrifique, “suggérer plutôt que montrer”, Rod Blackhurst fait le pari de ne pas trop en révéler pour conserver, autour de son personnage déjà culte, un délicat linceul de mystère.
Alors que Scream 7, qui marque le retour de Neve Campbell dans la saga horrifique, vient de franchir la barre des 200 millions de dollars au box-office mondial - devenant le film le plus rentable de la franchise - le huitième volet des mésaventures de Sidney Prescott est déjà en préparation.
Deadline révèle que Spyglass développe actuellement Scream 8. Les sœurs Lilla et Nora Zuckerman ont été engagées pour en écrire le scénario. Elles ont déjà œuvré sur les séries Suits, Marvel : Les Agents du S.H.I.E.L.D. et Poker Face avec Natasha Lyonne.
Ces dernières devaient initialement travailler sur la suite de la série Buffy contre les vampires, mais l’annulation du projet leur permet désormais de se consacrer à la franchise horrifique.
On ignore encore qui sera à la mise en scène. Le scénariste d’origine et réalisateur du septième volet, Kevin Williamson, a en effet révélé récemment au micro de The Ankler qu’il ne reviendrait pas. "Ça a toujours été prévu de la sorte. Un unique film. J’espère que ce n’est une surprise pour personne. C’était le film que je voulais faire et Neve Campbell est revenue pour ça. C'est fait et j'en suis heureux."
Il précise toutefois rester disponible si Spyglass souhaite bénéficier de son aide. "S’ils ont besoin de mon soutien, je viendrai en courant." Une déclaration qui laisse la porte ouverte à un rôle de conseiller ou de scénariste.
Après Le Bazar de la Charité et Les Combattantes, TF1 va très prochainement lancer sa nouvelle série historique intitulée L’Eté 36.
Et alors que les deux premiers épisodes ont été projetés en avant-première lors du Festival Séries Mania 2026, la chaîne a profité de la cérémonie de clôture pour dévoiler une première bande-annonce de ce qui s’annonce être la fiction événement de 2026.
Cette fresque historique portée par Nolwenn Leroy, Constance Gay, Sofia Essaïdi et Julie de Bona suit quatre femmes lors d'une période charnière de l'histoire de France.
Pour la première fois, les Français ont la possibilité de partir en vacances grâce aux premiers congés payés. La bourgeoisie en villégiature à Nice, habituée à la Côte d’Azur et à ses privilèges raffinés, voit débouler de nouveaux vacanciers.
Dans cette effervescence où deux mondes se côtoient sans chercher à se comprendre, quatre femmes de milieux différents vont se retrouver mêlées à un meurtre dans le très chic hôtel Riviera. Un crime qui va bouleverser leur vie de famille, amoureuse et professionnelle.
Cette première courte bande-annonce, disponible sur les réseaux sociaux de TF1, nous offre ainsi un premier aperçu de cette série événement. Et comme elle l’avait déjà fait pour Le Bazar de la Charité et Les Combattantes, la chaîne a encore une fois misé gros en offrant aux téléspectateurs de somptueux décors qui devraient sans nul doute les transporter directement à L’Eté 36.
Pour le moment, aucune date de diffusion n’a encore été annoncée, mais la série devrait sans aucun doute débarquer très prochainement sur TF1.
L'Histoire du cinéma est constellée d'exemples d'incidents graves survenus sur les tournages, allant parfois jusqu'à des dénouements tragiquement funestes. Le récent exemple du tournage endeuillé du film Rust l'a brutalement rappelé.
A l'époque de l'âge d'or du cinéma, les réalisateurs étaient des dieux et les producteurs exerçaient un pouvoir quasi absolu dans les situations de vie ou de mort. Une époque où il n'existait pas de règles de sécurité, qui ne viendront que plus tard. C'est ce qu'apprendont, bien malgré eux, les acteurs et les actrices d'un fameux péplum biblique sorti en 1928, produit par le nabab Darryl F. Zanuck et réalisé par Michael Curtiz : L'Arche de Noé.
Effectuant une curieuse mise en parallèle dans son récit, qui mélange la fameuse histoire biblique de Noé et du Déluge, avec celle de soldats de la Première Guerre mondiale, L'Arche de Noé est représentatif de la transition du cinéma muet au cinéma parlant, bien qu’il s’agisse essentiellement d’un film hybride, dit "partiellement parlant", qui utilisait le nouveau système de son sur disque Vitaphone. La plupart des scènes sont muettes, accompagnées d’une bande-son synchronisée et d’effets sonores, en particulier les scènes bibliques, tandis que certaines scènes comportent des dialogues.
A l'instar de ce que firent certaines productions dantesques du cinéma muet, la production de ce film recruta entre 3500 et 7500 figurants, dont un tout jeune et débutant John Wayne, qui passa aussi un peu de temps sur ce film à travailler dans le département des accessoires.
Le clou du film, qui survient dans les dix dernières minutes, est le Déluge proprement dit. Curtiz voulait que la scène soit la plus authentique possible et que les figurants aient l'air véritablement terrifiés. Pour atteindre ce niveau de réalisme, ils ont déversé environ 2 millions de litres d'eau sur des centaines de figurants, sans les prévenir et sans vérifier s'ils savaient nager. Les résultats furent au-delà de ce qui était attendu... Et se révélèrent tragiques au possible.
Hal Mohr, le directeur de la photographie du film, aura ces mots : "Quand ils ont commencé à discuter de la manière de s’y prendre, j’ai protesté. Pas en tant que caméraman, mais en tant qu’être humain, bon sang, parce qu’il me semblait qu’ils allaient tuer quelques personnes avec ces tonnes d’eau et ces immenses décors qui leur tombaient dessus".
Selon Mohr, si la production fit bien appel à des cascadeurs qui "savaient ce qu’ils faisaient", elle utilisa également des centaines d’autres figurants qui n’avaient absolument aucune formation, et qui se battirent littéralement pour leur (sur)vie. On releva trois morts. Un figurant fut amputé de la jambe, tandis qu'un des acteurs principaux du film, George O’Brien, a carrément perdu plusieurs doigts de pieds... John Wayne, lui, qui figurait aussi dans la séquence du Déluge, s'en est sorti, mais il ne s'est jamais publiquement exprimé sur ce drame.
Vous pouvez voir la séquence dans le film, intégralement disponible sur Youtube. Celle-ci débute à partir de 1h22..
Malgré cet événement tragique, ni Michael Curtiz, ni Darryl F. Zanuck, ne furent inquiétés. Les enquêtes menées à la suite de l'accident et les dossiers juridiques conservés par Warner Bros. ne contiennent aucune mention concrète des décès réels.
C'est à la suite de ce tournage que l'on observa la mise en place précoce de protocoles de sécurité applicables à l'ensemble du secteur. Les productions ont commencé à faire de plus en plus appel à des cascadeurs professionnels, à renforcer les dispositifs médicaux sur les plateaux et à établir des normes plus rigoureuses d'évaluation des risques.
Toutefois, comme le rappelait cet article du Guardian, Hollywood attendra 1982-1983, et le drame survenu sur le tournage du film Twilight Zone (deux enfants tués, ainsi que l'acteur Vic Morrow, dans le crash d'un hélicoptère), pour véritablement serrer la vis en matière de sécurité. Ce qui n'a, hélas, pas empêché d'autres décès accidentels dans les décennies ultérieures...