10 juin 2020

Meghan et Harry : comment ils ont célébré l'anniversaire du prince Philip

Ils ont pris leurs distances de la famille royale mais cela ne signifie pas qu'ils ont coupé tous les liens. Ce 10 juin, Meghan et Harry n'ont pas oublié de souhaiter un joyeux anniversaire au grand-père d'Harry, le Prince Philip. Le mari d'Elizabeth II célébrait aujourd'hui son 99e anniversaire. L'occasion pour lui de recevoir de nombreux messages de félicitations... même venant de l'autre bout de l'Atlantique. En effet, comme l'écrit le Daily Mail, le couple princier "a parlé avec le Prince Philippe pour lui souhaiter un joyeux 99e anniversaire".

Toujours selon le journal britannique, le Prince Harry et Meghan Markle ont fait un appel vidéo depuis leur maison située à Los Angeles. En revanche, ils ne se sont pas exprimés publiquement. Des choix différents de ceux du Prince William et de sa femme Kate Middleton qui ont choisi de poster de beaux hommages sur les réseaux sociaux. Ainsi, le Prince William a partagé une photographie avec son grand-père lors de la coupe du monde de rugby de 2015 ainsi qu'une photographie d'enfance du Prince Charles avec le Prince Philip.

En confinement dans la résidence royale de Windsor, le Prince Philip n'a pas pu voir sa famille pour cet anniversaire à cause de la crise sanitaire liée au coronavirus. Car le Royaume-Uni est très touché par l'épidémie. Les rassemblements de plus de six personnes étant toujours interdits et le grand âge du mari d'Elizabeth le rendant fragile, le Prince Philip a donc passé la journée avec sa femme. Mais si ce dernier avait indiqué ne pas vouloir "faire toute une histoire" de son anniversaire, la reine lui a tout de même adressé un très beau message. Elizabeth II, avec qui il est marié depuis 73 ans, a en effet sélectionné sa broche préférée, à la forme pleine de symbolique : un cœur.

David Beckham : pourquoi il s'est mis à dos ses voisins

David Beckham n'est visiblement pas un cher voisin. Selon le Daily Mail, la star du ballon rond et mari de Victoria Beckham est littéralement "en guerre " avec son voisinage à cause de ses plans de construction d'une guérite - un abri à l'entrée de la maison familiale non loin d'Oxford pour les deux agents de sécurité qui veille 24h sur 24. Les voisins, furieux, s'opposent à ce projet, qui "ruinerait l'ambiance du village pittoresque". Les Beckham ont eu l'espoir de faire changer leurs voisins d'avis en arguant que cette guérite "améliorerait la sécurité des occupants" - en vain.

Victoria, David Beckham et trois de leurs enfants, Romeo, Cruz, et Harper, sont restés confinés dans leur manoir dans les Cotswolds vers Oxford, délaissant leur maison de Londres. La famille n'a pas vraiment été la bienvenue parmi les habitants. "Les Beckham et ces autres stars qui pensent que c'est une bonne idée de s'isoler dans le pays sont juste égoïstes", a taxé l'un d'entre eux, toujours selon le Daily Mail.

Les habitants du village ne semblent pas tellement apprécier la célèbre famille. "Ils montrent leur belle maison de campagne sur les réseaux sociaux, nous racontent qu'ils passent un moment merveilleux... pour nous, ils remuent le couteau dans la plaie. Les Beckham et les autres stars sont simplement stupides, irresponsables et insensibles", a continué un habitant. Aïe...

Peut-être pour se faire bien voir auprès de son voisinage, David Beckham est allé faire ses courses chez un primeur avec sa fille Harper dans la ville de Burford, non loin de chez eux. Il a acheté des fruits et légumes, sans compter - la note s'est élevée à 400 livres sterling, soit 449 euros environ. L'ex-footballeur de 45 ans est décidément prêt à tout pour améliorer ses relations avec les habitants...

The Resident : saviez-vous que la série était en partie inspirée d'une histoire vraie ?

Diffusée avec succès sur TF1 depuis fin avril, The Resident, qui nous emmène dans les couloirs de l'hôpital Chastain Memorial, marque le retour sur le petit écran d'Emily VanCamp, qui n'avait plus tenu de rôle régulier à la télévision depuis la fin de Revenge en 2015. Et comme elle l'a confié à Deadline au moment du lancement de la série aux États-Unis en 2018, c'est cette vision réaliste du système de santé, qui reste plus que jamais un sujet brûlant sous le gouvernement de Trump, qui lui a donné envie de se lancer dans l'aventure The Resident.

"J'ai pris un peu de temps pour moi [après Revenge], j'ai lu quelques scénarios, et je n'étais pas convaincue par ce qu'on me proposait", avoue la comédienne de 34 ans également connue pour ses rôles dans Everwood, Brothers & Sisters, et Captain America. "J'ai adoré le pilote [de The Resident] et j'ai eu la sensation qu'il faisait vraiment écho à ce qui se passe aujourd'hui dans les hôpitaux. J'ai la chance [grâce à ce personnage] d'être une héroïne pour toutes les infirmières qui sont sous-considérées, sous-payées, et qui font tout le boulot". Et cet aspect d'héroïne, Nic le montre bel et bien durant la première saison, lorsqu'elle tente par tous les moyens de révéler au grand jour les manigances de Lane Hunter (Melina Kanakaredes), coupable de fraude à l'assurance de grande ampleur. Une intrigue choc que les scénaristes ont imaginé en s'inspirant de l'histoire vraie d'une véritable infirmière "lanceuse d'alerte", qui a découvert les agissements d'un oncologue peu scrupuleux, qui infligeait des traitements lourds à des patients qui ne souffraient en réalité d'aucun cancer. "Il est aujourd'hui en prison, mais l'infirmière en question a tout risqué et tout perdu en le faisant tomber", confie l'interprète de Nic.

Une affaire qui fait écho à celle très médiatisée aux États-Unis du docteur Farid Fata, condamné en 2014 pour avoir diagnostiqué des cancers et prescrit des chimiothérapies à 553 patients en bonne santé pour une facture totale de 34 millions de dollars. Et qui prouve que The Resident, avec sa volonté de montrer les dessous pas toujours très reluisant du monde médical, n'est pas qu'une énième série hospitalière de plus. La saison 2, diffusée actuellement sur TF1, s'attaque d'ailleurs de manière frontale à un autre problème, celui des laboratoires pharmaceutiques véreux, à travers l'intrigue feuilletonnante consacrée à l'entreprise QuoVadis, pour laquelle travaille Julian Booth (Jenna Dewan), une représentante en matériel médical qui se rapproche de plus en plus de Devon (Manish Dayal) au fil des épisodes.

La saison 2 de The Resident se poursuit chaque mercredi sur TF1 jusqu'au 24 juin, avant d'être remplacée par la suite de la saison 1 de Prodigal Son dès le 1er juillet.

Meghan Markle : une écrivaine présente ses excuses, après l'avoir accusée d'être une mauvaise mère

Meghan Markle, une mauvaise mère ? C'est ce qu'a estimé publiquement Emily Giffin, écrivaine, auteure notamment de Something Borrowed, paru en 2005. En mai dernier, celle-ci commente la vidéo postée par l'ancienne duchesse de Sussex à l'occasion de l'anniversaire de son petit Archie - on la voyait avec son fils sur les genoux en train de lui raconter une histoire, devant la caméra tenue par le prince Harry, pour au profit de l'organisme Save the Children.

Emily Giffin n'est alors pas tendre avec la star : elle publie sur son compte Instagram un échange de textos très critique. "Cette vidéo hurle 'Regardez-moi !' J'ai besoin de votre attention. Elle est une blague. (...) Je suis tellement désolée pour ce petit garçon. (...) Elle n'a pas du tout l'air maternelle. Elle fait fausse, elle se force", pouvait-on notamment lire dans cette conversation. Des propos qui ont fait couler beaucoup d'encre, certains allant jusqu'à l'accuser de racisme, contacter sa maison d'édition.

Un mois plus tard, Emily Giffin revient sur ses déclarations choc. "Mes commentaires n'étaient pas légitimes. Ils étaient juste méchants, reconnaît l'écrivaine en interview auprès d'ET Canada le 8 juin dernier. Je veux dire, je pense que c'est bien de se demander si l'on peut se critiquer les uns les autres. En tant que femmes ou en tant que personnes, est-ce que l'on ne devrait jamais pouvoir se critiquer ? Le risque, selon moi, c'est d'aller trop loin avec cela."

Puis de continuer : "Je ne pense pas que nous devrions nous caresser dans le sens du poil. C'est ce que font les femmes avec les femmes, surtout lorsqu'elles sont critiquées. La critique est légitime. Mais ce n'était pas le cas avec ces commentaires." Voilà qui est dit.

Asia Argento : son message bouleversant deux ans après le suicide d'Anthony Bourdain

"Un trou béant que rien ni personne d'autre ne pourra combler", disait-elle au sujet de cette disparition. C'est une date qu'elle ne pourra jamais oublier. Le 8 juin 2018, Asia Argento apprenait, tout comme le monde entier, que son compagnon Anthony Bourdain avait été retrouvé mort dans une chambre d'hôtel à Kaysersberg-Vignoble, dans le département du Bas-Rhin. Le chef et animateur de télévision a mis fin à ses jours par pendaison et a été retrouvé par un ami, également cuisinier, Éric Ripert comme le révélait la chaîne CNN. Deux ans se sont écoulés depuis cette triste découverte.

Ainsi, ce mardi 9 juin, il était impossible pour Asia Argento de faire abstraction de son émotion. Sur son compte Instagram, l'ex-complice de Rose McGowan a dévoilé un message bouleversant en hommage à Anthony Bourdain. Une publication sans filtre dans laquelle elle fait part de sa douleur, toujours immense. "Vous voulez de la souffrance ? Voici la souffrance. Pas besoin de filtre. Deux ans sans mon amour", peut-on lire. Une légende agrémentant un cliché dans lequel la figure de proue du mouvement #MeToo se montre les yeux gonflés et humides, au naturel. Dans le fil des commentaires, les internautes ont été nombreux à lui faire part de leur soutien.

De quoi l'aider à aller de l'avant, notamment face aux attaques qui la visent encore. Car, quelques jours seulement après le suicide d'Anthony Bourdain, Asia Argento avait été prise pour cible et accusée d'avoir poussé le célèbre chef dans un profond désespoir. La révélation de plusieurs photos dans lesquelles elle s'affichait très proche de Hugo Clément avait fait d'elle la coupable idéale. "Les gens disent que je l'ai tué", déclarait l'actrice et réalisatrice en larmes auprès du Daily Mail. Avant de se défendre, assurant qu'elle entretenait une relation plus ou moins libre avec Anthony Bourdain. "C'était un homme qui voyageait 265 jours par an. Quand nous nous voyions, nous prenions beaucoup de plaisir en compagnie de l'autre. Mais nous ne sommes plus des enfants, nous sommes des adultes."

Adil Rami : découvrez son métier avant de devenir footballeur pro sur le tard

Adil Rami est sans contexte un bout-en-train. D'ailleurs, mercredi 10 juin 2020, il devrait encore faire les Français dans Tous en cuisine sur M6. En effet, il est l'invité spécial de Cyril Lignac pour préparer, en 50 minutes, une recette digne des grands chefs. Alors qu'il a longtemps travaillé avant de devenir joueur de football professionnel, ce n'est pas comme cuisinier qu'il a fait ses preuves, puisqu'il était jardinier. "Je n'étais pris dans aucun centre de formation, je n'avais aucune sélection chez les jeunes. J'étais en CFA avec Fréjus, et comme il fallait bien bosser, j'étais employé à la mairie, au smic", avait raconté le jeune joueur qui venait tout juste d'être repéré par le Losc. Rapidement, il tape dans l'oeil de Raymond Domenech, qui était à l'époque sélectionneur de l'équipe de France. Alors qu'il n'a que 22 ans et 17 matchs de Ligue 1 au compteur, il a fait parti des joueurs sélectionnés pour des matchs amicaux en mars 2008.

Une nouvelle qu'il avait bien eue du mal à prendre au sérieux. "J'étais dans un bain de récupération, tranquille. Rio Mavuba arrive. Il me dit que je suis pris en équipe de France. Je lui ai dit d'arrêter, que c'est le genre de blague qui m'énerve", avait-il raconté. Mais c'était pourtant la vérité. Depuis, Adil Rami a multiplié les sélections en équipe de France pour parvenir à atteindre le Graal en 2018 lorsqu'il est devenu Champion du monde.

Un parcours atypique qui lui permet de garder la tête froide. Alors qu'il ne pensait jamais réussir à devenir joueur de football professionnel, il a atteint son rêve à force de travail et de détermination. Aujourd'hui âgé de 34 ans, Adil Rami joue en Russie au FK Sotchi. Ces derniers temps, il fait plus parler de lui pour ses histoires de coeur ou ses dérapages dans les médias que pour ses performances sur le terrain.

Sylvie Vartan : pourquoi elle a dû faire appel à la chirurgie après un accident ?

En deux ans, Sylvie Vartan a été victime de deux accidents de voiture. Le premier a eu lieu en avril 1968 et a coûté la vie à la sa meilleure amie, Calmel Mendès. Elle était âgée de 22 ans et était la marraine de David Hallyday qui avait tout juste deux ans. Sylvie Vartan apprendra cette tragédie sur son lit d'hôpital de Versailles, où elle a été soignée. "Sylvie déprime et culpabilise atrocement, rapport. Mais Johnny est là pour l'aimer et la soutenir", a rapporté Ici Paris. Alors qu'elle s'en remet et qu'elle réapprend à prendre confiance dans une voiture, elle est victime d'un deuxième accident en février 2970. Cette fois-ci, elle était avec son mari, Johnny Hallyday. L'accident a eu lieu près de Besançon. Le couple se rendait à un concert du rockeur. Il faisait froid, la route était glissante, et ils ont raté un virage, aujourd'hui encore surnommé "virage de Johnny". Alors que l'idole des jeunes s'en sort avec une simple égratignure, la chanteuse est elle défigurée alors que sa tête a traversé le pare-brise.

Toujours selon nos confrères d'Ici Paris, elle devra avoir recours à de nombreuses opérations de chirurgies esthétiques afin de faire disparaître ses nombreuses cicatrices. Bien qu'elle semble aller mieux sur le plan physique, psychologiquement, c'est une autre histoire. La jeune maman ne parvient pas à se faire à l'image qu'elle renvoie dans le miroir. "Elle ne se reconnaît plus et ne s'aime plus", assure encore le magazine. Mais une nouvelle fois, elle peut compter sur la présence de son mari qui met tout en oeuvre pour lui redonner le sourire et confiance en elle.

C'est à New York, aux Etats-Unis, que Sylvie Vartan a été soignée pendant près de six mois. C'est d'ailleurs durant cette période qu'elle découvre les "shows à l'américaine" et qu'elle prend des cours de danse.

Charles Dumont : comment une ex-fan est devenue sa compagne

Il est un monument de la chanson française. Passionné de musique depuis ses plus jeunes années, Charles Dumont est l'auteur de nombreux tubes gravés dans la mémoire des Français. Le chanteur et parolier a composé pour les plus grands des années 60, dont Dalida, Luis Mariano ou encore Tino Rossi. Il est également célèbre pour avoir co-écrit une trentaine de titres pour Edith Piaf. Âgé de 91 ans et de plus en plus discret sur le devant de la scène, Charles Dumont était l'invité de L'Instant de Luxe, mercredi 10 juin, sur Non Stop People.

Face à Jordan de Luxe, Charles Dumont a présenté sa compagne Florence, celle qui est à ses côtés depuis "une douzaine d'années". Le sourire aux lèvres, la compagne de l'auteur-compositeur-interprète est revenue sur les circonstances de leur rencontre, pour le moins originale. "J'étais fan de Charles quand j'étais très jeune, entre 15 et 20 ans. Après, j'ai fait ma vie et je l'ai retrouvé à la fin d'un concert, 30 ans après", s'est-elle souvenue. Puis, Florence a ajouté : "Je lui avais laissé un petit mot sur sa voiture. C'était en Normandie. Il y avait une belle Jaguar et je me suis dit que ça ne pouvait qu'appartenir à Charles Dumont. Donc j'ai laissé un petit mot sur le pare-brise, en tout bien tout honneur. 'Si vous êtes libre ce soir, je vous invite à boire un verre'. Et une heure après, monsieur Dumont m'appelait", se remémore-t-elle.

Après leur verre ensemble, Charles Dumont et Florence ont pris le temps de faire connaissance. "Je l'ai aidé pendant trois ans sur des projets qu'il avait et puis après on ne s'est plus quittés", a ajouté Florence. Comme elle l'a expliqué, quand elle était très jeune, Florence était "très fan" de Charles Dumont : "J'adorerais tout ce qu'il faisait". Une rencontre inopinée que les deux tourtereaux doivent au destin. "30 ans après et le hasard a bien fait les choses", a-t-elle conclu.

Prince Philip : pourquoi il n'a jamais aimé fêter son anniversaire

Alors que tout le monde aime fêter son anniversaire, ce n'est pas le cas du prince Philip. En effet, en ce 10 juin 2020, alors qu'il entre dans sa 100e année, il n'y aura aucun événement d'organisé. Crise du coronavirus, il est toujours confiné avec la reine Elizabeth II au château de Windsor et ne pourra pas souffler ses bougies accompagné de tous ses proches. Il devrait avoir des appels de ses enfants, petits-enfants et arrière petits-enfants, pour son plus grand bonheur. Même si c'est un anniversaire particulier que va vivre le prince Philip, ça lui convient totalement puisqu'il n'aime pas ce jour.

En 2014, lors de ses 83 ans, la royauté avait organisé un grand événement pour son anniversaire. Mais les invités ont été encouragés à ne surtout pas le lui souhaiter. Autre anecdote racontée par le site Town&Country, une femme a voulu lui offrir un cadeau. Mais le prince Philip lui a dit de le remettre à quelqu'un d'autre, car il ne voulait pas "le trimballer dans le jardin". Preuve qu'il n'aime pas être mis en avant pour ce jour si spécial. Pour ses 99 ans, il va seulement partager un repas amélioré avec son épouse. "Le duc d'Edimbourg est 'typiquement taciturne' à propos de cet événement, et a opté, à son habitude, de ne pas en faire toute une histoire", avait confié une source proche de la famille royale.

Contrairement aux autres années, son anniversaire ne sera pas vraiment publiquement. "Un petit nombre de vœux d'anniversaire publics seront diffusés sur les réseaux sociaux par les membres de la famille, tandis que Buckingham Palace espère marquer l'occasion publiquement d'une manière modeste, 'suivant comment se sentira Son Altesse Royale'". D'habitude, il y a des salves d'armes à feu qui ne plaisent pas vraiment au prince Philip.

Space Force : vers une guerre de copyright entre la série Netflix et l'administration Trump ?

La fiction et la réalité s’entrechoquent. Annoncée il y a deux ans par Donald Trump et mise en place en décembre 2019, la Force spatiale des États-Unis n’a pas encore livré d’offensive majeure dans sa conquête de l’espace 2.0 qu’elle pourrait déjà faire face à une bataille juridique contre Netflix et Space Force, la série parodique de Greg Daniels et Steve Carell. Cette dernière, qui se moque ouvertement de la sixième branche des forces armées américaines mais qui n’a rien à voir avec la dite Force spatiale, a été lancée le 29 mai dernier et pourrait déjà causer des problèmes.

En effet, selon The Hollywood Reporter, les avocats de l’armée américaine ont manqué de vigilance et ne se sont pas souciés de sécuriser le nom "Space Force" ailleurs qu'aux États-Unis. Une démarche que Netflix n’a pas attendu de faire en verrouillant dès le début de l’année 2019 les droits sur le nom dans une trentaine de pays. De son côté, la vraie Space Force attend toujours l’autorisation de sa demande de validation du nom de domaine. Pour le moment, cette "bataille" pour la marque déposée ne pose pas vraiment de problème puisqu’il n’y a aucune raison pour que la série Netflix et la Force spatiale américaine, deux entités bien distinctes, ne puissent pas coexister.

Là où la bataille pourrait faire rage c’est sur la question des droits de vente de produits dérivés, surtout que le gouvernement américain est dirigé par Donald Trump, un businessman ayant fait de son nom sa marque de fabrique, qui pourrait tout chambouler. Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation se présente puisque la Paramount avait déposé le nom de marque de sa série JAG, également acronyme de la branche juridique de l’armée américaine, tout au long de sa diffusion afin de commercialiser des produits dérivés, sans que cela ne pose problème à l'administration américaine. Toutefois, en 2007, le Département de la Défense a annoncé la création d'un bureau des marques pour tout ce qui relié à l’armée. Il pourrait donc y avoir une bataille juridique entre Netflix et la Space Force en ce qui concerne la commercialisation de produits dérivés. Faut-il s'attendre à ce que l'un ou l'autre change de nom ? Rien n'est moins sûr.

Comme le rappelle Ed Timberlake, un avocat spécialisé en copyright, Donald Trump pourrait avoir son mot à dire dans ce litige : "Cette branche est toute récente, la branche exécutive est très mercantile et le commandant en chef est tellement en quête d’attention que je ne sais pas trop à quoi on pourrait s'attendre sur la question." Malgré la personnalité imprévisible du président des États-Unis, la Space Force assure pour l’instant qu’il n’y a aucun conflit entre Netflix et elle. The Hollywood Reporter rapporte même qu'un porte-parole de l'Air Force a encouragé Netflix : "Pour le moment, nous n'avons connaissance d'aucun conflit de marque avec la série fictive Space Force produite par Netflix. Nous souhaitons à Netflix et aux producteurs de la série le meilleur dans leur représentation créative de la nouvelle branche militaire de notre pays."