05 mai 2020

Hollywood sur Netflix : qui était Oscar Micheaux, pionnier Afro-Américain du cinéma ?

Oscar Micheaux naît en 1884 d'un père né esclave. Ses parents déménagent et s'installent en ville afin que les enfants soient bien éduqués. A ses 17 ans, Micheaux se rend à Chicago et travaille dans la gestion du bétail et par la suite, exécute divers petits boulots. Il monte un commerce de cireur de chaussures et commence à gagner un peu d'argent, ce qu'il continuera à faire en travaillant comme porteurs sur les trains de nuit.

Après une période où il écrit des articles qu'il envoie à la presse et écrit 7 romans dont certains anonymement, et l'un d'eux, The Conquest: The Story of A Negro Pioneer est ce qui se rapproche le plus de son autobiographie. C'est lorsque l'un de ses romans est considéré pour faire l'objet d'une adaptation, The Homesteader, qu'il prend conscience qu'il n'aura pas son mot à dire et qu'il n'écrira pas lui-même le scénario qu'il décide de tourner le film lui-même.

Il est vendu sur son casting "entièrement nègre" (une précision utile à cette époque où les Blancs jouaient les Afro-Américains en se maquillant et en les caricaturant) et comme "la première création de la plume d'un nègre jamais projetée". The Homesteader raconte l'histoire d'un fermier noir qui tombe amoureux d'une jeune fille pâle de peau sans savoir qu'elle est métisse. Croyant leur amour illégal, il se marie avec la fille d'un prêcheur, renonçant à son grand amour. Le film sort en 1919 et il est souvent considéré comme le premier long métrage de cinéma réalisé par un Afro-Américain, même si les sources récentes attribuent tout ou partie de cette réalisation à Jerry Mills, acteur de l'époque, ou à William C. Foster, directeur photo.

Quoi qu'il en soit, la firme de production de Micheaux, basée à Chicago, est vraiment lancée dans l'industrie cinématographique et dès l'année suivante, met en production un film essentiel, Within Our Gates (1920), réponse de Micheaux au racisme de Naissance d'une nation (1915) de D.W. Griffith. Le film arrive aussi dans le contexte des émeutes raciales de l'été 1919 à Chicago et opère comme un playdoyer pour le vote des Afro-Américains et leur accès à la culture.

Le film met en scène une institutrice décidant de sauver une école de noirs frappés par la pauvreté. Elle fait la connaissance puis se marie avec un médecin, avant d'apprendre le passé de sa famille, soutien de la suprématie blanche. On y assiste également au lynchage et au viol d'Afro-Américains par ces mêmes suprémacistes. Si le fond est passionnant, Micheaux tourne ses films avec des budgets ridicules (5 000 à 10 000 dollars de l'époque), des acteurs souvent amateurs et une forme qui va à l'essentiel, privilégiant le texte sur cartons.

Malgré cela, l'oeuvre muette d'Oscar Micheaux -dont il perdure à peine 3 films sur ses 23 (Within Our Gates, Body and Soul et The Symbol of the Unconquered)- peut être vu comme l'un des premiers réalisateurs-auteurs Afro-Américains du cinéma. D'autant que la période parlante du metteur en scène poursuivra sur cette lignée, mettant en avant des histoires dénonçant le racisme.

C'est ainsi celle d'une jeune Afro-Américaine à la peau claire ne trouvant sa place ni chez les Blancs ni chez les Noirs (God's Step Children, 1938), un étudiant noir diplômé de Harvard confronté au racisme (Birthright, 1939), un Afro-Américain à la peau claire tentant de convaincre sa soeur de marier un homme blanc afin qu'elle puisse vivre comme les Blancs. Sauf qu'elle a toujours dans le coeur ce jeune Afro-Américain qu'elle a laissé dans sa ville natale... (Veiled Aristocrats, 1932). Il osera aussi présenter une chanteuse de cabaret noire refusant de "sortir" avec ses clients malgré l'insistance de son patron blanc soudainement injustement accusée d'un meurtre (Lying Lips, 1939).

Les années 40 seront plus compliquées pour Micheaux financièrement, et il arrêtera le cinéma pour redevenir écrivain. Il reviendra cependant au médium en 1948 pour The Betrayal, film fleuve de 3h03 dérivé du thème de The Homesteader sera un cuisant échec, plongeant Micheaux dans la ruine. Il mourra sur les routes, qu'il sillonnait pour vendre ses livres, en 1951.

Aujourd'hui, près de 70 ans plus tard, Ryan Murphy le mentionne dans sa série Netflix baptisée Hollywood, ses films muets survivants sont disponibles en ligne car dans le domaine public et le Micheaux Film Festival (centré sur la diversité) s'est tenu en février dernier, preuves que le nom de Micheaux recommence à intéresser et à se faire connaître. Le monde du cinéma lui doit bien ça.

04 mai 2020

Astérix et Obélix par Guillaume Canet : le tournage est reporté

Le tournage d'Astérix et Obélix: l'empire du milieu, nouvelle aventure en prises de vues réelles consacrée aux deux célèbres Gaulois, est reporté en mars 2021, rapportent nos confrères du Film Français. Le long métrage, que doit réaliser Guillaume Canet, avait vu sa préparation interrompue en raison de l'épidémie de coronavirus.

"Après beaucoup de réflexions et de modélisation de différents cas, nous avons décidé de démarrer notre tournage le 8 mars 2021, avec une préparation qui reprendra le 9 novembre 2020", annonce le producteur Alain Attal au Film Français. L'idée initiale de reprendre en septembre a finalement été abandonnée, les compagnies Trésor Films, Pathé et Les Enfants Terribles ne souhaitant prendre aucun risque, aussi bien sanitaire que financier.

Quatorze semaines de préparation restent à effectuer pour Astérix et Obélix l'empire du milieu, avant un tournage qui s'étalera sur 70 jours, majoritairement en France mais également en Chine et au Maroc. Guillaume Canet, qui officiera derrière la caméra, se glissera sous les traits d'Astérix, alors que Gilles Lellouche incarnera son compère Obélix.

The Act : découvrez l'incroyable histoire vraie qui a inspiré la série

La série The Act, disponible dès aujourd'hui sur myCanal, a été conçue comme une anthologie, chaque saison s'inspirant d'une véritable affaire de meurtre. La première saison s'intéresse à l'assassinat de Dee Dee Blanchard, interprétée par Patricia Arquette, commandité par sa fille Gypsy, incarnée par Joey King. On découvre, au fil des épisodes, la relation toxique qui les unit, fondée sur un syndrome de Münchhausen par procuration, et le combat quotidien de Gypsy, qui tente par tous les moyens d'y échapper. 

Les créateurs de The Act, Nick Antosca et Michelle Dean, se sont inspirés pour écrire cette saison 1 d'un article publié par Michelle elle-même sur BuzzFeed en août 2016 : "Dee Dee Wanted Her Daughter To Be Sick, Gypsy Wanted Her Mom Murdered" ("Dee Dee voulait que sa fille soit malade, Gypsy voulait que sa mère soit tuée"). Cette longue enquête retrace le long chemin de souffrances qui a conduit Gypsy Rose Blanchard à fomenter avec son petit-ami le meurtre de sa mère. 

Dans la nuit du 14 juin 2015, le corps sans vie de Dee Dee Blanchard est retrouvé dans sa maison de la banlieue de Springfiels, dans le Missouri. Elle gît sur son lit, face contre le matelas, dans une mare de sang, lardée de coups de couteau infligés plusieurs jours plus tôt. La police, prévenue par des voisins affolés par des messages troublants publiés sur le compte Facebook de Dee Dee, ne trouve aucune trace de sa fille, Gypsy Rose, pourtant atteinte selon sa mère d'une leucémie, d'asthme, de dystrophie musculaire et de nombreuses maladies chroniques. La jeune fille, qui ne se déplace qu'en fauteuil roulant, aurait la capacité mentale d'une enfant de 7 ans en raison de lésions cérébrales liées à sa naissance prématurée. Le lendemain, Gypsy Rose est retrouvée dans le Wisconsin avec son petit-ami Nicholas Godejohn, rencontré sur internet. L'enquête qui suit met au jour la situation et les abus dont Gypsy était victime depuis son plus jeune âge.

Tout au long de sa vie, Dee Dee a caché à sa fille son âge véritable, allant jusqu'à falsifier son acte de naissance pour retarder sa majorité. Elle l'a obligée à se raser la tête, à se déplacer en fauteuil roulant, l'a soumise à de nombreux traitements médicamenteux et à une intervention chirurgicale qui n'étaient pas nécessaires, changeant fréquemment de médecin pour ne pas éveiller les soupçons et déménageant régulièrement pour effacer toute trace du dossier médical de Gypsy. Pour les psychiatres, le cas de Dee Dee relève d'un trouble mental appelé syndrome de Münchhausen par procuration : un parent, pour obtenir de la sympathie ou de l'attention, exagère, fabrique ou induit la maladie chez son enfant. 

Pendant des années, Dee Dee a bénéficié, grâce à la maladie et au handicap prétendus de sa fille, de l'aide d'associations caritatives leur ayant permis d'être logées ou de partir en vacances à titre gratuit. Peu à peu, les médecins ont commencé à douter des pathologies que Dee Dee attribuait à sa fille et celle-ci à ressentir un besoin d'indépendance malgré les pressions constantes d'une mère abusive. Son besoin grandissant d'émancipation, entravé par les violences incessantes de sa mère, et la relation nouée en cachette en ligne avec Nicholas, on amené Gipsy à comettre l'irréparable. 

Gypsy Rose, qui a plaidé coupable pour le meutre au deuxième degré (qui renvoie à un homicide volontaire non prémédité) de sa mère, a été condamnée à dix ans de prison. Son petit-ami de l'époque, Nicholas Godejohn, a quant à lui été reconnu coupable d'assassinat et condamné à la perpétuité. Gipsy, interviewée à plusieurs reprises depuis son incarcération, l'a souvent répété : elle se sent plus libre en prison que lorsqu'elle vivait aux côtés de sa mère. 

Le petit baigneur sur C8 : les retrouvailles orageuses entre de Funès et Robert Dhéry

Dans Le Petit Baigneur, l'inventeur de prototypes de bateaux André Castagnier (Robert Dhéry) est licencié par Philippe Fourchaume (Louis de Funès), son patron. Mais lorsque ce dernier apprend que son ex-employé a mis au point un petit voilier au fort potentiel commercial, baptisé Petit Baigneur, il va tout faire pour tenter de le réintégrer dans l'entreprise... Et chercher à tirer profit de sa création.

Louis de Funès et Robert Dhéry se sont rencontrés bien avant le tournage du Petit Baigneur : ce dernier, comédien de base, fonde au lendemain de la guerre avec son épouse Colette Brosset la troupe comique des Branquignols, qui comprend des acteurs comme Jean Carmet, Michel Serrault et... de Funès. Si les deux hommes passent d'agréables moments ensemble via cette joyeuse bande, leurs retrouvailles sur le tournage du Petit Baigneur en 1967 n'en sont pas moins orageuses.

La raison ? Fort des succès phénoménaux de comédies comme Le Gendarme, Le Corniaud et surtout La Grande Vadrouille (17,2 millions d'entrées !), de Funès est devenu une très grande star... Et a tendance à perdre l'esprit de troupe cher à Robert Dhéry. Les discordances démarrent dès le début des prises, l'acteur faisant rapidement savoir au réalisateur qu'il n'est pas satisfait de ses choix de mise en scène. Dhéry doit donc revoir l'ensemble pour offrir plus de gros plans à de Funès.

Signe symptomatique de ces tensions à répétition : la hargne bien réelle avec laquelle le comique s'acharne à coups de pelle sur le prototype du fameux bateau... Toutefois, malgré ces conflits à répétition, l'amitié entre les deux hommes n'en a véritablement pas souffert. D'autant plus que, lors de sa sortie en salles, en 1968, Le Petit Baigneur marche très bien : le film réalise plus de 5,5 millions d'entrées sur le sol français et devient ainsi le plus gros succès de son metteur en scène.

Un mauvais fils sur Arte : pourquoi Patrick Dewaere était-il boycotté par la presse ?

Près de 40 ans après sa mort, Patrick Dewaere est toujours considéré comme l'un des plus grands acteurs français. Nombreux sont ceux qui ont tenté de cerner sa personnalité d'"écorché vif", chacun y allant de son commentaire : il était "très attachant" pour Jean-Paul Carrère, "perfectionniste" d'après Luc Béraud, "un bonheur immense pour un metteur en scène" selon Henri Verneuil... Mais derrière le comédien de talent se cachait l'homme à la part sombre dont la réputation n'est plus à faire. La presse rapportera ses nombreux excès et des éléments de sa vie personnelle dont Dewaere aurait aimé se passer.

Un événement majeur marquera justement l'histoire de sa relation avec les médias en 1980. Alors que l'acteur est en pleine promotion d'Un Mauvais fils de Claude Sautet, il confie officieusement à son ami Patrice de Nussac, alors critique au Journal du Dimanche, son mariage prochain avec sa fiancée Elsa. Quelques jours plus tard, il est surpris de voir l'événement annoncé en première page du magazine. Se sentant trahi, il assène un coup de poing au journaliste. La guerre est alors déclarée entre Patrick Dewaere et la presse.

"Il s'agit d'un acte qu'on peut considérer comme scandaleux contre notre corporation" s'offusque en direct Daniel Bilalian, le présentateur du journal télévisé d'Antenne 2. Prenant fait et cause pour de Nussac, les médias décident de boycotter le comédien : il n'est plus interviewé, son nom est remplacé par ses initiales voire retiré des articles... Les conséquences du scandale sont considérables. En plus de verser 75 000 francs au journaliste après un accord à l'amiable, la justice le condamne à un an d'emprisonnement avec sursis et 10 000 francs d'amende.

En outre, ses relations avec les cinéastes et les producteurs se dégradent, certains hésitent à lui donner encore des rôles. Un journaliste publie un article sur une violente altercation entre le comédien et Claude Sautet dont il est témoin, ce qui pour effet de renforcer sa réputation de déprimé et d'accro aux drogues. Pris pour cible par les médias et le cinéma, Patrick Dewaere est profondément affecté par cet épisode sans précédent.

Il évoquera l'événement à quelques occasions. Dans une interview sortie en 1981, il dira "Les gens ne se rendent pas compte à quel point un article peut avoir un impact terriblement violent sur votre vie privée". Fin 1980, il participe à l'émission Le Tribunal des flagrants délires sur France Inter dans laquelle il subit un procès humoristique et confesse : "Je reconnais que j'aurais pas dû taper dessus. J'aurais dû juste… le disputer."

Demolition Man : une suite va être tournée selon Sylvester Stallone

Le projet Demolition Man 2 sort-il de cryogénisation ? C'est en tout cas ce qu'annonce Sylvester Stallone dans un live Instagram dans lequel il répond à quelques questions de ses fans et évoque la suite de Demolition Man :

"Je crois que [Demolition Man 2] arrive, nous y travaillons avec Warner Brothers et ça a l'air génial. On devrait bientôt en entendre parler, ça va se faire"

Sorti en France en 1994 et réalisé par Marco Brambilla (qui signait là son premier film), Demolition Man se déroulait en 2032, dans une société où les criminels sont cryogénisés et réhabilités à la dure. Mais le tueur psychopathe Simon Phoenix (Wesley Snipes) s'évade et évite la cryogénisation que lui promettait la société. On réveille donc pour le rattraper sa Némésis jugée seule personne capable de le remettre sous les verrous : John Spartan (Stallone), policier surnommé "Demolition Man", cryogénisé en 1996 pour homicide par imprudence.

Dans sa Q&A, l'acteur n'a donné aucun détail quant au contenu du scénario de cette suite éventuelle, ni donné d'information sur une éventuelle date de tournage ou de sortie.

Par ailleurs, dans la même séance de questions-réponses, Stallone annonce qu'un remake des Faucons de la nuit est en train d'être développé en série pour Universal. De son titre original Nighthawks (1981), le film racontait l'histoire du policier new-yorkais Deke DaSilva muté dans une section anti-terroriste. Le long métrage avait été remonté par le studio à sa sortie, ce qui avait largement déplu à "Sly". A suivre.

Le 4 mai, c'est le Star Wars Day ! Connaissez vous l'origine insolite de cette journée ?

Le 4 mai ? Non, rien de particulier; une journée ordinaire comme une autre pour le commun des mortels. Mais pour ceux et celles qui sont biberonnés à la saga Star Wars, il n'en va pas tout à fait de même. Ralliés en ce jour sous la bannière May the 4th be With You ("Que le 4 mai / la Force soit avec toi / vous"), les amoureux de la guerre des étoiles font fleurir déguisements, défilés, manifestations et autres rassemblements, dans la joie et la bonne humeur. Un clin d'oeil évident à l'une des plus fameuses répliques de la saga créée par George Lucas.

Figurez-vous que l'origine de ce jour est d'ailleurs assez savoureuse : on la doit, de manière indirecte, à celle que l'on surnommait la Dame de fer, Margaret Thatcher. Le lendemain de son élection au poste de Premier ministre le 4 mai 1979, une première historique pour une femme à un tel poste, le Parti conservateur britannique s'acheta une demi page de publicité dans le London Evening News, disant : "May the Fourth be with You, Maggie. Congratulations !" (Que le 4 mai / la Force soit avec vous, Maggie. Félicitations !)

Durant les deux décennies suivantes, les fans de la saga ont de plus en plus choisi ce jour symbolique au slogan détourné pour se retrouver sur leur passion commune, en en faisant un "Star Wars Day". Depuis, le mouvement n'a fait que prendre de plus en plus d'ampleur, accrue notamment grâce à l'usage massif d'internet et, plus tard, des réseaux sociaux. Twitter lui donne d'ailleurs un hashtag #Starwarsday, toujours abondamment garni chaque année de photos, vidéos et autres mèmes.

Depuis 2013, la firme Walt Disney, désormais propriétaire de la licence Star Wars depuis le rachat de Lucasfilm, a permis au 4 mai de s'affirmer encore plus comme étant la journée Star Wars. En parallèle des festivités et des rassemblements organisés par les fans, Disney organise toute une communication autour de la journée du 4 mai, avec par exemple des événements dans ses parcs d'attractions. De nombreuses entreprises et institutions, n'ayant pourtant aucun lien avec Star Wars, s'amusent aussi à communiquer et à célébrer la saga le 4 mai.

A l'image par exemple de la University of Western Australia, qui s'est fendu en 2018 d'une vidéo vraiment sympa, dans laquelle un petit nouveau fait son entrée à la faculté : BB8 ! Le tout bercé par le célébrissime thème musical joué par la formation musicale de la faculté. La classe. May The 4th be With You !

Coronavirus : Batman et Alfred ont un message pour vous !

Les versions Lego de Batman et Alfred (toujours avec les voix VO de Will Arnett et Ralph Fiennes) sont de retour pour expliquer aux enfants l'épidémie de coronavirus. Dans une vidéo aussi hilarante qu'éducative, le majordome explique ainsi au super-héros ce qu'est le COVID-19. Et si, dans un premier temps, l'homme chauve-souris, toujours aussi sûr de lui, n'est pas franchement inquiet, il fanfaronne déjà un peu moins en apprenant que le virus est invisible. "Bon, je ne veux pas casser l'ambiance, mais c'est effrayant. Pas pour moi, bien sûr ! Mais pour les enfants", s'exclame-t-il.

Après avoir été rappelé à l'ordre par Alfred ("Nous devons combattre ENSEMBLE", répète le majordome à un Batman qui maintient qu'il combat seul), l'homme chauve-souris tient finalement un message sensé pour tous. "Vous pouvez tous être des super-héros, simplement en écoutant les experts en santé et en aidant à stopper la propagation du virus, ce qui est bien moins difficile que mon job, qui est de combattre le crime, mais qui est très important", déclare-t-il. Et de rappeller, toujours avec humour, les gestes essentiels pour aider à traverser cette période sans risques : "Lavons-nous les mains, maintenons une bonne distance sociale et regardons plein de fois le film Lego Batman".

Le personnage Lego de Batman est apparu aux génériques des films d'animation La Grande Aventure Lego, La Grande Aventure Lego 2 et Lego Batman, celui d'Alfred ne figurant quant à lui que dans le dernier nommé.

The Mandalorian : pas de retard envisagé pour la saison 2 de la série Star Wars

L’épidémie de coronavirus a obligé de nombreuses productions à trouver de nouvelles manières de travailler lorsque cela est possible. C’est le cas pour les équipes qui terminent la saison 2 de The Mandalorian, actuellement en postproduction. Pour Variety, Rick Famuyiwa, l’un des réalisateurs de la saison 2 de la série Disney+, a indiqué que la postproduction est "plus intense que d’habitude", comme pour d’autres shows à gros budgets et avec beaucoup d’effets spéciaux, à l’instar de Westworld. Malgré la charge immense de travail, Rick Famuyiwa estime que "cela fait du bien de pouvoir se changer les idées de la folie quotidienne que l’on traverse en ce moment".

Hal Hickel, le superviseur des effets visuels de The Mandalorian, est du même avis que le réalisateur mais il tient à souligner que ses équipes redoublent d’efforts pour que la saison 2 soit prête à temps : "Un grand blockbuster estival, comme Avengers par exemple, représente environ 2 000 plans d’effets visuels, et la série The Mandalorian représente presque 4 000 plans d’effets visuels pour la première saison et il en est de même pour la saison 2. Nous les réalisons en à peu près autant de temps, peut-être un peu moins qu’un gros film, et nous devons effectuer notre travail à distance. Nous sommes pris dans un tourbillon mais nous allons tout mettre en oeuvre pour que les fans puissent bientôt revoir leur Baby Yoda. J’en fais la promesse".

James Bond : Mourir peut attendre repoussé à 2021 ?

Mourir peut attendre va-t-il encore... attendre ? C'est la question que se posent apparemment certains exécutifs de chez Universal. Après son report d'avril à novembre 2020 suite à la fermeture des salles à cause de l'épidémie de COVID-19, la nouvelle aventure de James Bond va-t-elle à nouveau être décalée ?

Selon le Daily Mail, certains membres de la direction du studio réfléchissent à décaler le film encore plus, quitte à le sortir en 2021. Ce qui les fait encore hésiter, c'est que beaucoup de dates de ce calendrier sont déjà prises par les blockbusters des autres studios. Par exemple, avril 2021 possède encore quelques créneaux de libres, mais dans ce cas, Bond entrerait en conflit avec Fast & Furious 9, placé au 31 mars, et capable de "rafler" tout le public (l'épisode 8 a rapporté 1,2 milliards à Universal).

La question de la réouverture des salles de cinémas est encore en suspens dans certains pays et un film coûteux comme James Bond doit pouvoir compter sur des recettes mondiales pour être largement bénéficiaire.

Mourir peut attendre est le dernier opus avec Daniel Craig dans la peau de 007. Il est réalisé par Cary Joji Fukunaga et réunit autour de Craig Léa Seydoux, Rami Malek, Lashana Lynch, Ben Whishaw, Naomie Harris, Jeffrey Wright et Christoph Waltz.