Karin Viard a levé le voile sur les « comportements inappropriés » qu’elle a constatés au cinéma dans sa jeunesse et avant que l’industrie ne soit secouée par le mouvement #MeToo il y a quelques années. Des comportements qu’elle n’a pas « jugés inappropriés » à l’époque du fait des mentalités différentes, comme elle l’a récemment expliqué dans l’émission Clique.
Pour l’actrice sexagénaire, une personne devait même se « sentir flattée » d’avoir « plusieurs mecs qui jugent ton physique, qui disent : "Non, non, mais elle est bonne, on pourrait avoir envie de la baiser, oui" ». « Et toi tu dis : "Merci beaucoup" », s’est-elle souvenue, feignant un sourire flatté.
L’actrice de Nouveau Départ a ensuite raconté à Mouloud Achour sa première audition « difficile » pour laquelle elle était « entourée de garçons » et a fait du peep show. « Donc je me suis retrouvée en culotte, je ne sais même pas si je n’étais pas toute nue », a-t-elle tenté de se rappeler, « mais je me suis retrouvée entourée de garçons, à être filmée et à mimer une scène de peep show ». Une situation que la comédienne a trouvée « normale » à l’époque.
« C’était ma génération », a-t-elle justifié, rappelant que les comportements inappropriés dépassaient largement les plateaux de cinéma. De même que l’inégalité entre les hommes et les femmes : « Je me souviens qu’être payée moins que les hommes, je trouvais ça normal », a-t-elle admis, avant d’évoquer le statut de « fille fastoche » que l’on donnait autrefois aux actrices. « On pouvait lui faire un peu des réflexions comme ça : "Allez je te chambre, t’es pas une mauviette" », a-t-elle relaté, se souvenant avoir elle-même adopté le type de réaction attendu face à ces remarques.
« J’avais du répondant, ça ne me faisait rien, mais en fait, quelle saloperie de rapport, ce n’est tellement pas intéressant », a songé celle qui n’a toutefois pas été « traumatisée » à l’époque, notamment en raison d’un cadre familial où elle était « habituée à être dans la lutte ». Heureusement, les mentalités ont commencé à changer et Karin Viard n’a « plus jamais » constaté ce type de comportements au travail.
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