01 juin 2026

Emma Thompson interpelle Hollywood en brandissant une statistique accablante

Emma Thompson a décidé de mettre les pieds dans le plat.

Récemment, l’association anti-âgisme Centre for Ageing Better que soutient l’actrice de 67 ans a publié une étude franchement accablante pour l’industrie hollywoodienne. D’après ce rapport, les 100 films les plus rentables de 2023 à 2025 comptaient davantage de héros masculins prénommés Chris (Pratt, Pine, Hemsworth etc.) que d’actrices de plus de 60 ans en tête d’affiche. Plus surréaliste encore : les animaux parlants avaient quatre fois plus de chances d’être les protagonistes d’un film qu’une femme mûre !

« Les femmes représentent la moitié de la population et nous vieillissons toutes. Alors où sont nos histoires ? » a lancé Emma Thompson dans une déclaration relayée par The Independent, en soutien à la campagne Age Without Limits menée par le Centre for Ageing Better. « Plus nous vieillissons, plus nous devenons intéressantes. Je veux voir davantage de films centrés sur les femmes qui avancent en âge. Les femmes plus âgées n’ont pas besoin d’autorisation pour exister à l’écran. Elles existent déjà dans le monde réel. Le cinéma doit simplement les rattraper. »

Emma Thompson elle-même, qui a joué dans Cruella (2021), Matilda la comédie musicale (2022) ou plus récemment Bridget Jones : Mad About the Boy (2025), prouve que le public est au rendez-vous pour voir des films avec des têtes d’affiche d’âge mûr.

En parallèle de cette sous-représentation, il faut enfin souligner un autre constat de l’étude concernée qui ne surprendra personne : quand elles apparaissent à l’écran, les femmes âgées sont le plus souvent représentées comme passives, ridiculisées ou sans importance pour l’intrigue. Conclusion : Hollywood a encore beaucoup de chemin à faire !

Donald Trump vexé par les artistes qui annulent leur participation aux concerts de Freedom 250

Donald Trump est remonté contre les artistes qui ont annulé leur participation aux concerts de Great American State Fair, un événement festif organisé sur plusieurs jours par Freedom 250, une organisation « non partisane » en charge des célébrations des 250 ans de l’indépendance américaine cette année.

Alors que l’événement, qui doit se dérouler entre le 26 juin et le 10 juillet, approche à grands pas, cinq des neuf artistes musicaux prévus au programme ont annulé leur venue. La chanteuse Martina McBride, notamment connue pour son tube Independence Day (1993), le groupe The Commodores, avec Lionel Richie, le chanteur Morris Day, avec le groupe The Time, le rappeur Young MC et le chanteur Bret Michaels se sont tour à tour retirés du programme.

Young MC a expliqué sur Instagram que les artistes n’avaient pas été informés de l’aspect « politique de l’événement », après que Freedom 250 a annoncé que Donald Trump, qui a lancé l’an dernier avec son administration l’organisation de la manifestation, donnerait « personnellement le coup d’envoi de cette célébration historique le mercredi 24 juin lors d’une cérémonie d’ouverture », comme l’a rapporté la BBC.

Martina McBride a partagé la même inquiétude sur X, expliquant qu’on lui avait « proposé de (s)e produire lors d’un événement apolitique », mais que cette proposition s’était avérée « trompeuse ». The Commodores ont déclaré à leur tour qu’ils ne souhaitaient pas se « rallier publiquement à un parti politique », tandis que Morris Day, annoncé au programme le 27 juin avec The Time, a affirmé sur Instagram que « contrairement aux rumeurs », ils ne se produiraient pas ce jour-là.

De son côté, Donald Trump n’a pas caché sa déception sur sa plateforme Truth Social, déclarant au sujet de l’événement : « Annulez-le ». Le président américain a suggéré de remplacer les festivités par un grand « rassemblement America is Back » entièrement consacré aux « grands patriotes ». Il a également qualifié les musiciens qui ont annulé l’événement d’« ennuyeux » et de « hors de prix », leur reprochant de ne faire « rien d’autre » que de « se plaindre ».

Le rappeur Vanilla Ice, un autre participant, s’est opposé aux déclarations de ses collègues, affirmant sur ses réseaux sociaux que Freedom 250 n’était pas un « rassemblement politique », mais l’occasion de « célébrer l’anniversaire des États-Unis ». Le rappeur Flo Rida est pour l’instant encore le 2 juillet, ainsi que le duo Milli Vanilli et le groupe C + C Music Factory le 26 juin.

Tom Holland veut passer le témoin à un nouveau Spider-Man

Après près de dix ans passés dans le costume de l'homme-araignée, Tom Holland regarde vers l'avenir de la franchise. L'acteur a révélé dans les colonnes du magazine Empire qu'il aimerait participer à la transition vers une nouvelle incarnation de Spider-Man... lorsque le moment sera venu.

"Pour la personne qui viendra ensuite, que ce soit un Miles Morales, une Spider-Gwen, une Spider-Woman ou quelqu'un d'autre, j'adorerais participer à la mise en place du prochain chapitre. À quoi cela ressemblera exactement, je n'en ai aucune idée. Mais si je pouvais faire pour quelqu'un ce que Downey (Robert Downey Jr.) a fait pour moi, alors je partirais très heureux."

Une référence directe à Robert Downey Jr., dont le Tony Stark avait introduit le Peter Parker de Holland dans le MCU dès Captain America: Civil War en 2016. Le mentor de Spider-Man avait ensuite trouvé la mort dans Avengers: Endgame en 2019, même si l'acteur reviendra prochainement chez Marvel sous les traits du Docteur Fatalis dans Avengers: Doomsday.

Mais Marvel et Sony n'ont certainement pas très envie de changer de héros. Depuis ses débuts dans le rôle, Tom Holland est devenu l'une des valeurs les plus sûres de Marvel Studios. Son premier film solo, Spider-Man: Homecoming, avait déjà rapporté 880 millions de dollars dans le monde en 2017. Mais la franchise a changé de dimension avec Spider-Man: Far From Home (1,1 milliard de dollars) puis surtout Spider-Man: No Way Home, véritable phénomène mondial ayant culminé à 1,9 milliard de dollars de recettes.

Sauf que l'acteur britannique a déjà maintes fois évoqué, par le passé, ses envies d'arrêter de tisser des toiles. Il a finalement rempilé pour un quatrième film, mais on comprend entre les lignes qui ne compte pas s'attarder encore des années dans les costume rouge.

En attendant, le prochain opus, Spider-Man : Brand New Day, est attendu dans les salles le 29 juillet prochain, s'annonce déjà comme l'un des plus gros événements du box-office de l'été.

Euphoria : pas de saison 4 pour la série HBO

Quatre longues années après la fin de la saison 2, la série culte Euphoria créée par Sam Levinson a fait son grand retour sur HBO Max avec un troisième chapitre consacré aux aventures de Rue, Jules, Nate et Cassie. Après 8 épisodes intenses, une multitude de polémiques, et alors que le dernier épisode de la saison a été diffusé aujourd’hui même, une seule question est sur toutes les lèvres : Euphoria aura-t-elle une saison 4 ? 

Dans ce grand final riche en émotions (et en violence), le personnage de Rue (Zendaya) finit par trouver refuge chez son mentor Ali (Colman Domingo) pour se remettre de ses blessures suite à la guerre des gangs déclenchée par le mafieux Alamo. Malheureusement, le lendemain matin, Ali la retrouve morte sur son canapé : elle a fait une overdose dans son sommeil. 

Après avoir analysé les pilules qu’Alamo lui avait données, Ali se rend compte que ce que Rue croyait être de simples antidouleurs contenait en réalité une dose mortelle de fentanyl : on découvre ainsi qu'Alamo a manipulé tout le monde pour conserver la tête de son empire, au détriment de la vie de Rue. Fou de rage, Ali abandonne ses principes chrétiens et se rend au club de strip-tease d’Alamo, bien décidé à le tuer. 

La mort du personnage de Rue dans ce 8ᵉ épisode le laissait présager : non, il n’y aura pas de 4ᵉ saison d’Euphoria sur HBO. La plateforme a été très claire à ce sujet dans un communiqué, déclarant que la série était officiellement terminée. Une information confirmée par le créateur Sam Levinson dans un épisode du podcast du New York Times : “En ce qui concerne l'histoire que j'avais entrepris de raconter, une histoire sur l’addiction et ses conséquences, j'ai le sentiment que c'est la fin.”

"3400 serpents à sonnette attrapés en huit mois" : Cole Hauser raconte le tournage cauchemardesque de Dutton Ranch

Sur un tournage, on s'attend à faire face à des imprévus, comme une météo capricieuse, des problèmes techniques, des accidents de plateau... Mais 3 400 crotales (ou serpents à sonnette) ? C'est pourtant le chiffre lâché par Cole Hauser lors d'une interview sur le Kelly Clarkson Show, où l'acteur et sa partenaire Kelly Reilly sont venus évoquer les coulisses de Dutton Ranch, le nouveau spin-off de Yellowstone disponible sur Paramount+ depuis le 15 mai. "Huit mois, 3 400 serpents à sonnette attrapés", a déclaré Hauser sans ciller, comme si la chose allait de soi.

La série, qui suit Beth Dutton et Rip Wheeler dans leur nouvelle vie dans une ville fictive du sud du Texas, a été tournée principalement dans la ville de Ferris et ses environs, dans le nord du Texas, une région que la présentatrice Kelly Clarkson, originaire de Fort Worth, connaît bien. "À Fort Worth, je sais, parce que j'y ai vécu, il y a beaucoup de serpents à sonnette. Les gens ne réalisent pas combien il y en a dans cette région", a-t-elle confié, visiblement compatissante.

Face à cette invasion, la production n'a pas improvisé. Kelly Reilly a confié que pas moins de six spécialistes, des dresseurs de serpents, étaient présents en permanence sur le tournage pour localiser et déplacer les reptiles loin des zones de tournage. "Ils les attrapent simplement et les emmènent quelque part loin de nous", a expliqué l'actrice avec un flegme tout britannique.

Ce qui n'empêchait pas les situations pour le moins sportives. Cole Hauser raconte ainsi s'être présenté un soir pour tourner une scène, pour découvrir qu'un nid de quarante à cinquante serpents à sonnette s'était installé exactement là où la caméra devait filmer. Tournage retardé, évidemment.

Et pour Kelly Reilly, dont le personnage de Beth Dutton ne se déplace qu'en talons aiguilles, la menace prenait une toute autre tournure : courir dans les herbes hautes du Texas en stilettos, avec des serpents venimeux embusqués à chaque pas, relève plutôt du sport extrême…

Empire du soleil : après avoir tourné pour Steven Spielberg, Christian Bale a failli tout plaquer

 Difficile aujourd’hui d’imaginer Hollywood sans Christian Bale. L’acteur s’est imposé au fil des années comme l’un des interprètes les plus investis de sa génération, multipliant les rôles marquants et les métamorphoses physiques impressionnantes. Pourtant, sa carrière aurait pu s’interrompre avant même d’avoir réellement commencé.

Alors qu’il n’était encore qu’un adolescent, le comédien a traversé une expérience qui l’a profondément bouleversé au point d’envisager de tourner définitivement le dos au métier d’acteur.

Bien avant de devenir une star internationale, Christian Bale décroche à seulement 13 ans le premier grand rôle de sa carrière dans L’Empire du soleil, film historique mis en scène par Steven Spielberg. Le long-métrage suit le parcours d’un jeune Britannique installé à Shanghai, brutalement confronté à la guerre après avoir été séparé de sa famille.

Pour un acteur aussi jeune, le défi est immense. Le film est salué par la critique et reçoit également un accueil enthousiaste du public, ouvrant théoriquement à Bale les portes d’une carrière prometteuse. Mais derrière cette réussite se cache une réalité beaucoup plus complexe.

La notoriété soudaine, le rythme d’un tournage ambitieux et l’exposition médiatique ont laissé une empreinte difficile sur le jeune acteur.

Interrogé des années plus tard par le média The Talks sur l’influence de Steven Spielberg dans sa vocation, Christian Bale a livré une réponse inattendue.

“Il a fait l’inverse. Il m’a fait me dire : ‘Je ne veux plus jamais faire ça’. Je ne lui en veux pas à lui personnellement, j’ai passé un moment merveilleux avec lui. Mais vivre cette expérience à un si jeune âge, je ne le recommande à personne.”

Loin d’accuser le réalisateur, l’acteur évoque surtout les conséquences d’une immersion trop précoce dans une industrie pensée pour les adultes.

Avec le recul, Christian Bale estime qu’un adolescent ne devrait pas être confronté aussi tôt aux exigences du métier.

“Quand vous avez 13 ans, vous êtes un adolescent. Vous devriez être totalement anonyme. Je pense que ce n’est vraiment pas bien pour les enfants de se retrouver au sein d’une profession si adulte à un si jeune âge. Peu importe combien vous vous amusez, vous finirez par avoir des responsabilités que vous ne devriez pas avoir à cet âge-là. Donc, cette expérience m’a fait penser que je ne voulais pas être acteur. Je n’ai d'ailleurs pas vraiment tourné pendant quelques années.”

Après L’Empire du soleil, il prend effectivement ses distances avec les plateaux. Durant plusieurs années, l’idée de poursuivre une carrière au cinéma ne fait plus partie de ses priorités.

Le retour de Christian Bale au cinéma ne s’est pas fait immédiatement. Avec le temps, c’est toutefois son envie de création qui finit par le convaincre de revenir.

“Faire quelque chose de créatif”, a déclaré le comédien quant à ses motivations de revenir sur le devant de la scène. “Quand les choses se passent bien et que vous appréciez le processus, c'est un moment d’euphorie et vous voulez simplement continuer à le faire.”

Une décision qui a changé le cours de sa carrière – et probablement celui du cinéma contemporain. Sans ce retour, le public n’aurait peut-être jamais découvert ses performances devenues cultes dans American Psycho, The Machinist ou encore la trilogie The Dark Knight.

Après une année 2022 particulièrement chargée avec Thor: Love and Thunder, Amsterdam et The Pale Blue Eye, Christian Bale a également participé à la version anglophone du film d’animation Le Garçon et le Héron de Hayao Miyazaki en prêtant sa voix à Shoichi Maki en 2023.

L’acteur reste aujourd’hui très demandé. Cette année, il est notamment apparu dans The Bride! de Maggie Gyllenhaal, nouvelle variation autour de la mariée de Frankenstein avec Jessie Buckley et Jake Gyllenhaal au casting. On le retrouvera bientôt dans Madden, biopic consacré à John Madden réalisé par David O. Russell, avec Nicolas Cage et Kathryn Hahn – dont le premier teaser est à découvrir ci-dessous.

Marcia Lucas est morte à l'âge de 80 ans

 Marcia Lucas, née Marcia Lou Griffin en 1945, est décédée le 27 mai 2026 des suites d'un cancer, ont annoncé les médias américains. Epouse du réalisateur George Lucas de 1969 à 1983, elle était âgée de 80 ans. L'artiste avait notamment remporté l'Oscar du meilleur montage en 1978 pour Star Wars : Un Nouvel espoir.

Marcia Lucas avait aussi été nommée pour son travail de monteuse sur American Graffiti en 1974, mis en scène par son mari George Lucas. "Marcia était une force de la nature. Véritable pionnière pour les femmes dans le cinéma et l'une des monteuses les plus influentes de l'histoire du septième art, elle a contribué à redéfinir le montage et a ouvert la voie à des générations de femmes", a souligné l'avocate de sa famille, Deidre Von Rock, dans un communiqué.

Lucasfilm a également réagi dans un communiqué : "Lucasfilm a appris avec une profonde tristesse le décès de Marcia Lucas. Cette femme de 80 ans était l'une des trois monteuses à avoir remporté un Oscar pour Star Wars : Un Nouvel espoir en 1977." La déclaration comprenait également une citation de Marcia.

"J’adore le montage vidéo. J’ai un don inné pour sublimer un bon matériel et pour rendre acceptable un mauvais matériel", avait déclaré la monteuse. "Lucasfilm se joint à la communauté cinématographique mondiale pour pleurer la disparition de Marcia Lucas", a conclu la célèbre firme créé par le papa de Star Wars.

Marcia Lucas fait ses premiers pas au cinéma comme monteuse sur American Graffiti, le film culte réalisé en 1973 par George Lucas, qu’elle a épousé en 1969. Cette comédie dramatique au ton nostalgique raconte la dernière nuit des vacances d’été d’un groupe de jeunes diplômés du lycée, à un moment charnière où chacun s’apprête à suivre sa propre voie. Le film réunit notamment Ron Howard, ainsi qu’une jeune génération d’acteurs promis à une belle carrière, dont Richard Dreyfuss, Cindy Williams et Mackenzie Phillips.

Le succès au box-office d'American Graffiti, que l'on doit en partie au travail de Marcia, a permis à George Lucas de financer son projet suivant : Star Wars, le film qui allait profondément transformer l’industrie hollywoodienne. À sa sortie en 1977, Un Nouvel espoir devient un phénomène culturel sans précédent.

Ce space opera porté par Mark Hamill, Carrie Fisher et Harrison Ford pulvérise les records au box-office et contribue à installer durablement l’ère des blockbusters, amorcée deux ans plus tôt par Les Dents de la mer. Pour leur travail sur le montage, Marcia Lucas, Paul Hirsch et Richard Chew remportent l’Oscar du meilleur montage, l’une des six statuettes décrochées par le film cette année-là.

Leur contribution a participé au succès durable de Star Wars, aujourd’hui considéré comme l’un des films les plus influents et populaires de l’histoire du cinéma, à l’origine d’une franchise mondiale extrêmement lucrative.

Avant de devenir monteuse, Marcia Lucas a travaillé comme bibliothécaire spécialisée dans le cinéma. Après American Graffiti, elle participe au montage d’Alice n'est plus ici (1974), le drame de Martin Scorsese avec Ellen Burstyn et Kris Kristofferson. Elle retrouve ensuite George Lucas pour Star Wars, avant de contribuer quelques années plus tard au montage du Retour du Jedi, troisième et dernier épisode de la trilogie originale, sorti en 1983.

Parmi les autres temps forts de sa carrière, on peut citer son poste de superviseuse du montage sur Taxi Driver (1976), le classique de Martin Scorsese avec Robert De Niro, puis sur New York, New York (1977), qui réunissait De Niro et Liza Minnelli. En effet, avant de se faire connaître grâce à American Graffiti, elle avait déjà acquis une solide expérience comme assistante monteuse.

Marcia Lucas a aussi travaillé sur Votez McKay (1972), avec Robert Redford, ainsi que sur THX 1138 (1971), le premier long métrage de George Lucas. Elle a également participé au drame Les Gens de la pluie (1969) de Francis Ford Coppola et à Objectif vérité (1969) de Haskell Wexler, contribuant ainsi à plusieurs films marquants du cinéma américain de la fin des années 1960 et du début des années 1970.

Marcia Lucas laisse derrière elle ses filles, Amanda Lucas et Amy Soper, ainsi que ses trois petits-enfants : Felix Hallikainen, Aeliana Hallikainen et Knox Soper. L'artiste laisse également dans le deuil Sarah Dyer et Jon Taylor, qu’elle considérait comme des membres de sa famille. Marcia et George Lucas avaient divorcé en 1983.

Mort à 93 ans du réalisateur Jean-Michel Barjol

Le réalisateur français Jean-Michel Barjol s'est éteint le 26 mai dernier à 93 ans. Depuis ses débuts avec le court métrage Nadia en 1963, on lui devait cinq longs métrages, dont La Peau dure (1969), La Tour sans venin (1965, inspiré par A bout de souffle) ou What a Flash !, présenté à la section Semaine de la critique du Festival de Venise 1972.

Sa famille a fait suivre ce communiqué :

"Avec sa disparition s’éteint l’une des voix les plus singulières et indépendantes du cinéma français. Réalisateur, scénariste, producteur, documentariste et homme de théâtre, Jean-Michel Barjol a consacré sa vie à filmer les êtres humains, leurs rêves, leurs combats, leurs fragilités et leur dignité.

"Né à Marseille, il connaît très tôt les épreuves de l’existence. Orphelin dès son plus jeune âge, ballotté entre centres, pensions et internats, il forge dans l’adversité un regard attentif et profondément humain sur le monde. De cette enfance mouvementée, il gardera toute sa vie une vigilance particulière envers les destins marginaux, les oubliés, les résistants du quotidien et ceux qui vivent en dehors des sentiers battus.

"Après des études de sciences naturelles et son service militaire, il choisit de consacrer sa vie au cinéma. Autodidacte passionné, il en apprend tous les métiers : opérateur de prise de vue, ingénieur du son, monteur, scénariste, réalisateur et producteur. Défenseur acharné de son indépendance artistique, il n’hésite pas à produire lui-même ses œuvres lorsque les circuits traditionnels lui ferment leurs portes.

"Tout au long de sa carrière, Jean-Michel Barjol explore avec une rare liberté la frontière entre fiction et documentaire. Il revendique un cinéma où la réalité devient parfois fiction et où la fiction révèle une vérité documentaire. Cette démarche originale constitue la signature d’une œuvre profondément personnelle.

"Dès les années 1960, il réalise de nombreux courts et moyens métrages qui attirent l’attention de la critique. Son film La Peau dure reçoit notamment le Grand Prix du Rire et le Grand Prix du Jeune Cinéma décerné par René Clément. En 1971, What a Flash !, expérience cinématographique hors norme qui réunit plus de cent cinquante artistes et techniciens se retrouvant enfermés durant soixante-douze heures dans les studios d’Épinay, suscite admiration et controverse avant de représenter la France au Festival de Venise en 1972.

"Parmi ses œuvres majeures figurent également La Tour sans venin, Petit Joseph, adaptation du roman de Christophe Donner, ainsi qu’une abondante production documentaire consacrée à l’Histoire, la mémoire collective, le monde rural, la Résistance, l’immigration, la transmission des savoirs comme aux relations entre l’homme et l’animal.

"Créateur libre, observateur passionné de la société française, Jean-Michel Barjol a laissé une œuvre riche de plusieurs dizaines de films qui témoignent d’une curiosité insatiable pour les êtres et les histoires qui les façonnent. Ses réalisations demeurent aujourd’hui des documents précieux sur la mémoire populaire, les traditions, les territoires et les destins humains.

L'hommage de sa famille :

"Pour celles et ceux qui l’ont connu, il restera un homme de convictions et de passions, fidèle à ses idéaux. Pour le public et les professionnels du cinéma, il demeure un artisan exigeant dont l’œuvre continuera de vivre et d’inspirer les générations futures.

"Sa famille, ses proches, ses collaborateurs, ses amis et tous ceux qui ont partagé son parcours adressent leurs remerciements à celles et ceux qui s’associent à leur peine.

"Jean-Michel Barjol laisse derrière lui une œuvre libre, profondément humaine et résolument indépendante, à l’image de sa conception du cinéma :

"Le cinéma c’est fait pour ça... pour raconter des histoires, pour me raconter. C’est de l’histoire en marche... Comme dit Cocteau, “C’est le seul art capable de fixer la mort au travail”."

L’Armée des ombres et Le Cercle rouge bientôt en version télé

Bonne nouvelle : deux grands classiques du cinéma français vont prochainement avoir droit à leur adaptation en séries télé ! Lors de l’assemblée générale du groupe Canal+ qui a eu lieu le vendredi 29 mai 2026, le directeur général du groupe Maxime Saada a fait en effet des annonces aussi surprenantes qu’enthousiasmantes…

Ainsi, ce sont deux œuvres du cinéaste Jean-Pierre Melville qui vont être transposées du grand au petit écran. Le premier long métrage concerné est L’Armée des ombres, sorti dans les salles obscures en 1969.

Ici, on suit la lutte des Français investis dans la Résistance, au moment de la Seconde Guerre Mondiale, sous l’occupation des nazis. Déjà adapté du roman du même nom de Joseph Kessel, ce projet mettait en scène Lino Ventura, Simone Signoret et Jean-Pierre Cassel dans les rôles principaux.

Le deuxième film de Jean-Pierre Melville qui va devenir lui aussi une série est Le Cercle rouge. L’histoire est celle d’un ancien détenu, un évadé et un ex-policier qui s’associent pour faire le braquage d’une bijouterie parisienne, alors qu’un commissaire les piste sans relâche.

Sorti au cinéma en 1970, ce long métrage et ses personnages étaient incarnés par un autre trio d’acteurs de légende : Alain Delon, Yves Montand et Bourvil. Qui remplacera ces stars dans ces futures versions ? A suivre....

29 mai 2026

Kevin Feige promet enfin le "vrai" Spider-Man dans Spider-Man: Brand New Day

Après six films et des années passées dans l’ombre technologique de Tony Stark, Spider-Man va enfin devenir… Spider-Man.

C’est en tout cas la promesse faite par Kevin Feige, patron de Marvel Studios, qui assure dans Empire que Spider-Man: Brand New Day sera le premier film du MCU à embrasser pleinement la version classique du héros des comics.

"C’est le premier film Spider-Man que nous faisons dans le MCU qui se concentre vraiment sur les éléments classiques du personnage. Il vit dans un petit appartement triste, il écoute la fréquence de la police et il sort utiliser ses pouvoirs avec responsabilité..."

Une déclaration qui risque de faire plaisir à une partie des fans. Depuis ses débuts dans le MCU, le Spider-Man de Tom Holland a souvent été critiqué pour sa dépendance à Tony Stark, ses gadgets ultra-technologiques et l’absence totale d’Oncle Ben dans son histoire.

Marvel n’a visiblement toujours pas l’intention d’introduire cette figure culte dans le MCU. Le fameux discours "Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités" a déjà été transféré à Tante May dans Spider-Man: No Way Home. Mais la fin du film a complètement rebattu les cartes. Après le sort lancé par Doctor Strange, tout le monde a oublié l’existence de Peter Parker. Plus d’amis. Plus de soutien. Plus de Tony Stark. Plus de Tante May. Résultat : Brand New Day démarre avec un Peter Parker totalement isolé et obsédé par son rôle de Spider-Man. Le réalisateur Destin Daniel Cretton décrit même un héros qui consacre désormais "toute son existence à son travail".

"Je trouve ce thème incroyablement universel. Beaucoup de gens, après une perte, réagissent en se disant : 'Tant pis. Je vais juste travailler. Je ne vais faire que ça.' Et évidemment, ce n’est pas très sain comme façon de voir les choses..."

Autrement dit : Marvel semble enfin vouloir raconter une histoire plus terre-à-terre, plus mélancolique et plus proche du Spider-Man des comics.

Un retour aux fondamentaux qui pourrait aussi permettre au MCU de retrouver une version plus humaine du personnage, loin des armures high-tech et des enjeux cosmiques qui avaient fini par transformer Peter Parker en mini-Iron Man.

Au casting de Spider-Man: Brand New Day, on retrouvera évidemment Tom Holland, mais aussi Zendaya, Jacob Batalon, Sadie Sink, Jon Bernthal, Mark Ruffalo, Michael Mando et Tramell Tillman.

Sortie au cinéma le 29 juillet 2026 en France. Le film fera partie de la Phase 6 du MCU.