18 décembre 2025

Alice Guy va avoir droit à son biopic par Ana Girardot

Elle est considérée comme la première femme réalisatrice de l'Histoire. En mettant en scène l'une des premières œuvres de fiction, La Fée aux choux, Alice Guy devient une figure importante dans l'art du cinéma. C'était en 1896, un an après l'invention du cinématographe par les frères Lumière. Par la suite, son nom est t

Ana Girardot va prochainement lui rendre justice en portant sa vie sera sur grand écran à travers un biopic porduit par StudioCanal. Il s'agit de la toute première réalisation de l'actrice française, connue, entre autres, pour ses rôles dans Deux moi, Un homme idéal ou la série La Flamme.

Ce projet ambitieux a été annoncé lors de la grande conférence de Canal+, The Original+, organisée ce mardi 16 décembre à l'Olympia. Pour le moment, aucune autre information n'a été révélée sur le biopic d'Alice Guy. On ignore si Ana Girardot incarnera le rôle-titre ou si une autre actrice sera choisie.

Le film coïncide avec un autre projet, une série cette fois, avec Bérénice Bejo. La star de The Artist prêtera ses traits à la pionnière dans Alice, mini-série biographique produite par HBO Max et France Télévisions. A ses côtés, on retrouvera également Thibault Evrard, Oscar Lesage, Irène Jacob et Yannick Choirat.

Le premier synopsis se présente ainsi : "De Paris à New York, le parcours incroyable d'Alice Guy Blaché, pionnière du 7ᵉ Art, première réalisatrice de fiction de l'histoire du cinéma, et personnalité aussi visionnaire que méconnue. Les amours contrariées, ses combats professionnels et la quête de reconnaissance de cette femme aux multiples vies : artiste, féministe, épouse, mère et entrepreneuse audacieuse."

Aucune date de diffusion n'a été annoncée.

La Nuit du chasseur : ce thriller culte avec Robert Mitchum a pourtant été un énorme échec à sa sortie il y a 70 ans

La Nuit du chasseur réalisé par l’acteur Charles Laughton est aujourd’hui considéré unanimement comme l’un des plus grands films de tous les temps : 71ᵉ de toute l’histoire du cinéma pour le magazine Empire, 25ᵉ pour le magazine Sight and Sound et 2ᵉ du classement 100 films pour une cinémathèque idéale édité par les Cahiers du Cinéma. Un concert d’éloges bien loin de l'accueil réservé au film à sa sortie…

Premier long-métrage de Charles Laughton (Témoin à charge, Spartacus), La Nuit du Chasseur sort en 1955 aux États-Unis… et c’est un désastre. Boudé par le public, démoli par la critique, carrément censuré dans certains comtés américains pour son “immoralité religieuse” : l'accueil fut si violent que Charles Laughton en sortira traumatisé, au point de ne plus jamais réaliser un autre film. Il mourra 7 ans plus tard en 1962, des décennies avant que son travail ne soit réévalué par les historiens du cinéma. 

Thriller gothique très inspiré par le cinéma muet expressionniste, La Nuit du Chasseur est un film qui n’est, tout simplement, pas de son temps. Tourné en noir et blanc à une époque où tous les studios se mettent à la couleur, le parti pris artistique de Laughton est totalement à contre-courant des standards de l’époque, où réalisme et cohérence sont les maitres mots. En témoigne cette critique de la revue Harrison’s Reports de l'époque : Ce film pourrait plaire à ceux qui fréquentent les salles d'art et d'essai en quête de films originaux, mais la grande majorité des spectateurs le percevront comme un mélodrame confus au montage décousu.

Esthétiquement “en retard” car reprenant les codes du cinéma muet, le film est à l’inverse moralement “trop en avance” : l’histoire d’un tueur en série se déguisant en pasteur pour mieux dépouiller des veuves éplorées et tuer leurs enfants, voilà qui était horriblement choquant pour le public de l’époque. La Nuit du chasseur sera particulièrement attaqué par les lobbys religieux catholiques (Ligue pour la vertu) et protestants (Conseil protestant du cinéma) pour avoir osé dépeindre une figure religieuse négative, qui plus est interprétée par un acteur “attirant” comme Robert Mitchum ! 

Il faut admettre que La Nuit du Chasseur avait de quoi choquer son monde. Trouble et énigmatique, ce thriller esthétiquement renversant est porté par un personnage à l’immoralité diabolique, et a surtout l'outrecuidance d’être écrit comme un conte : l’histoire de jeunes enfants devant échapper à un loup, grimé en ami de la famille. Une proposition sans doute trop révolutionnaire pour l’époque, que Charles Laughton regrettera amèrement pendant ses dernières années. Heureusement que l’Histoire lui donnera finalement raison. 

Si vous souhaitez vous aussi réparer cette injustice, il vous reste jusqu’au 31 décembre pour découvrir La Nuit du Chasseur sur Prime Vidéo. 

Last Samurai Standing revient pour une saison 2

Il ne manquait plus que l’officialisation, c’est désormais chose faite : Last Samurai Standing reviendra bien sur Netflix pour une saison 2. La série d’action, dévoilée le 13 novembre dernier, nous plonge dans le Japon de la fin du XIXe siècle, au cours des premières années de l’ère Meiji.

Après plusieurs siècles d’isolation, le pays du Soleil Levant a entamé une réouverture de ses frontières. Ce changement politique a également acté la chute du shogunat, et la fin de l’ère des samouraïs. Ancien guerrier réputé, Shujiro Saga (Junichi Okada) a rangé sa lame pour mener une vie modeste avec sa femme et leurs enfants.

Ces derniers tombent malade, et le couple ne dispose pas de la somme nécessaire pour faire appel à un médecin. Une affiche attire alors l’attention de Shujiro : un tournoi organisé à travers tout le Japon offre à son vainqueur la somme de 100 000 yens. 292 combattants répondent à l’appel, et un jeu de massacre débute entre les guerriers les plus redoutables du pays.

Ce contexte historique sert avant tout de prétexte à une intrigue portée vers l’action. Les combats s’enchaînent tout au long des six épisodes, qu’il s’agisse de batailles rangées épiques ou de duels plus classiques entre deux guerriers. Ces séquences à grand spectacle offrent à la série un souffle épique, et sont la cause principale de son succès auprès des abonnés de Netflix.

La série a pu compter sur l’implication de son acteur principal, Junichi Okada, également crédité au générique comme producteur et chorégraphe des scènes d’action. L’écrivain Shogo Imamura avait d’ailleurs son nom en tête lorsqu’il a écrit les deux romans dont s’inspire Last Samurai Standing (qui a également été adapté en manga).

Trois saisons sont prévues au total. Netflix n’a pour le moment commandé qu’une saison 2 pour le programme. En tournage dès l’an prochain, la série ne reviendra donc pas avant 2027 sur la plateforme. Les fans de ce nouveau succès devront donc patienter pour découvrir la suite des aventures de Shujiro Saga.

17 décembre 2025

Heated Rivalry : la série HBO phénomène dont tout le monde parle débarque en France

Heated Rivalry nous raconte sur plusieurs années la relation amoureuse et sexuelle entre deux joueurs professionnels de hockey sur glace, le Canadien Shane Hollander et le Russe Ilya Rozanov. Adversaires sur le terrain, ils commencent à développer des sentiments forts l’un pour l’autre, ce qui va grandement compliquer leurs carrières respectives.

Adaptée de la série de romans du même nom écrits par Rachel Reid, Heated Rivalry est probablement l’un des succès les plus inattendus de l’année. Développée par Jacob Thierney, il s’agissait à l’origine d’une minisérie pensée comme une version canadienne du film Challengers de Luca Guadagnino, où le hockey aurait remplacé le tennis. C’était sans compter la passion dévorante qui a saisi les réseaux sociaux pendant sa diffusion. 

Portée par Hudson Williams et Connor Storie, cette histoire d’amour contrariée dans le milieu sportif a tellement passionné les spectateurs que cela a fini par attirer l’attention de la Warner, qui a finalement acquis les droits de diffusion pour les États-Unis via sa plateforme HBO Max. Pas mal pour une minisérie canadienne de plateforme locale ! 

La success story ne s’arrête pas là. Après le Canada, rebelote sur le territoire américain, où les spectateurs adhèrent eux aussi massivement à la série. De quoi officialiser la commande d’une deuxième saison mi-décembre, deux semaines après le début de la diffusion américaine, ce qui n’était absolument pas prévu à l’origine. 

La fille de Nadia Farès présente sur la plage de Bondi, à Sydney, juste avant l’attaque terroriste

Nadia Farès a eu une grande frayeur le week-end dernier. La fille de l’actrice, Cylia, 20 ans, se trouvait non loin de la plage de Bondi, près de Sydney, quand deux assaillants ont ouvert le feu le 14 décembre pour assassiner des personnes célébrant la fête juive de Hanukkah, faisant 15 morts. Quelques jours plus tard, la comédienne a accepté de partager le témoignage de sa fille, qui, elle l’assure, « va bien ».

« Je me suis mise à la place des mamans qui ont perdu leur enfant là-bas », a-t-elle confié à Paris Match, après avoir ressenti des « vagues de chair de poule ».

Cylia était arrivée à Sydney « l’avant-veille » de l’attentat, séjournant dans la maison familiale de son petit-ami non loin de la plage. « Ils ont emprunté le pont juste avant l’attaque. Cela s’est joué à quelques minutes », a rapporté sa mère. « Ils ont même hésité à (y) retourner, mais avec le jet-lag, ils étaient trop fatigués. » Le lendemain, le couple s’est recueilli au même endroit.

Après l’attaque, Nadia Farès a remercié Ahmed al-Ahmed sur les réseaux sociaux. Ce vendeur de fruits d’origine syrienne a risqué sa vie pour désarmer l’un des attaquants, comme l’a montré une vidéo qui a fait le tour de la Toile.

« Dans cette journée dramatique, c’est le message dont tout le monde avait besoin. Il faut cesser d’opposer les Juifs contre les Arabes », a déclaré l’actrice née au Maroc. « La très grande majorité des musulmans sont modérés. Qu’un musulman se lève pour sauver des juifs au risque de perdre sa vie, cela remplit le cœur, cela redonne à tous l’espoir que cesse la haine. »

Pour la star, le geste d’Ahmed al-Ahmed, qui a été hospitalisé après avoir reçu plusieurs balles en neutralisant l’un des assaillants, a aussi contribué à « neutralis (er) toutes les discussions toxiques ». « J’ai du sang marocain, arménien, des amis juifs et musulmans. On a tous un cerveau, on a tous envie de vivre en paix […] J’espère qu’avec le geste d’Ahmed al-Ahmed les consciences vont s’éveiller. Il faut cesser l’antisémitisme, cesser de stigmatiser tous les musulmans », a plaidé Nadia Farès.

Giulia Sarkozy ne laisse pas place au doute : "La meilleure décision de ma vie..."

Entre son orthographe approximatif, son bannissement des réseaux sociaux et sa passion pour l’équitation, à 14 ans, Giulia Sarkozy, la fille de Carla Bruni et de l’ancien président Nicolas Sarkozy continue de susciter l’attention du public. Connue pour ses performances en compétition équestre, l'adolescente a récemment confié qu’une décision prise il y a un an avait littéralement transformé son quotidien.

Le 15 décembre, la jeune cavalière est revenue sur cette décision. Elle a choisi de marquer le coup avec une image chargée de sens. Sur sa story Instagram, elle a partagé un cliché de Valentine, son cheval, paisiblement installé au paddock aux côtés d’un congénère. En légende, quelques mots lourds d’émotion : "Un an que c’est arrivé ma Valentine. C’était la meilleure décision de ma vie."Voilà en effet 365 jours qu'elle partage sa vie avec sa jument.

Passionnée d’équitation depuis plusieurs années, la demi soeur de Louis Sarkozy ne cache plus l’importance que cette discipline a dans son quotidien. À travers ses publications, elle montre régulièrement ses entraînements, ses moments passés aux écuries et la relation privilégiée qu’elle entretient avec Valentine.

Récemment, celle qui a visité son père en prison avait écrit : "Fall in love, again and again. Trois ans qu’on se connaît ma Valentine. Merci pour tout ". Et même lorsqu’une rumeur inquiétante circule sur la santé de sa jument, Giulia tient à rassurer ses abonnés."Valentine n’est absolument pas décédée", avait-elle ainsi indiqué il y a quelques mois.

Quand Giulia Sarkozy, métamorphosée, n'est pas occupée par sa passion, elle défend son papa. Le 19 mars 2025, elle était au cœur de toutes les discussions après un live sur TikTok où elle avait vigoureusement pris la défense de l’ancien Chef de l'État. Interrogée sur une possible incarcération, elle s’était emportée.  "Mais vous savez qu’il n’a jamais été en prison ? Sur ma vie, sur mon cœur. Je suis honnête avec vous, je m’en fous du regard des autres". 

Quelques instants plus tard, elle avait ajouté avec colère : "Mon père n’a jamais été en prison, certes il a le bracelet électrique, d’ailleurs il va l’enlever très bientôt. Et ceux qui lui ont mis vont le payer. Parce que c’est faux, c’est une mise en scène de connards". 

Francis Huster fustige le prix des places pour la Coupe du monde de football 2026

Francis Huster ne fera certainement pas partie des supporters présents dans les gradins de la Coupe du monde de football en Amérique du Nord l’été prochain. Et pour cause : l’acteur est absolument furax contre les prix élevés de certains billets pour l’évènement. Il n’est d’ailleurs pas le seul : l’association Football Supporters Europe (FSE) s’est elle aussi révoltée contre les prix « astronomiques », surtout à partir des quarts de finale, aux États-Unis, avant que la FIFA ne propose une nouvelle catégorie spéciale « Supporter Entry » pour des billets à environ 51 euros.

Mais pour Francis Huster, « hors de question » de soutenir les Bleus outre-Atlantique face à ce tollé.

« Je les soutiendrai en France », a affirmé l’acteur fan de football lors de son passage dans C à vous mardi, justifiant son choix par le « scandale » des prix. « Quelle honte ! », a-t-il fulminé. « Quand on pense que le football s’adresse justement à ceux qui ne peuvent pas se payer le… Non c’est honteux. »

Le comédien de 78 ans a ensuite effectué un parallèle avec le théâtre, rappelant l’aspect divertissant du football pour des millions de supporters. « C’est comme si nous, au théâtre, on faisait la même chose », s’est-il indigné. « Je ne comprends pas comment la fédération française d’ailleurs, que je salue, ne puisse pas réagir. C’est insensé, quoi », a-t-il estimé, recevant le soutien de « l’argentier du foot », Jean-Claude Darmon, qui a rappelé de son côté l’aspect « populaire » de ce sport.

Pour sa 23e édition, la Coupe du monde de football, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, sera la première à réunir 48 pays, contre 32 d’ordinaire, pour 104 matchs. Un détail qui aggrave davantage les retombées des prix élevés des billets, selon Francis Huster. « Pour la première fois grâce à la FIFA et à son président, il y a des pays qui n’ont jamais participé à la Coupe du Monde qui vont, justement, y participer. Est-ce que vous pensez une seule seconde que les spectateurs de ces pays peuvent se payer des places à ce prix ? Impossible ! », a-t-il relevé, laissant tout de même la voie ouverte à changements.

Les Enfants de la Résistance : bande-annonce du film avec Artus

Christophe Barratier retrouve Gérard Jugnot. Plus de 20 ans après Les Choristes, le réalisateur et l'acteur font leur 4e film ensemble avec Les Enfants de la Résistance, porté par Artus et un trio de garnements prêts à combattre les Allemands.

D’après la bande dessinée à succès de Vincent Dugomier et Benoît Ers, publiée par Le Lombard et vendue à plus de 2,5 millions d'exemplaires en France, Les Enfants de la Résistance raconte la période de l'Occupation par le prisme des écoliers de l'époque.

Le synopsis : "Pendant l’occupation allemande durant la seconde guerre mondiale, François, Eusèbe et Lisa, trois enfants courageux, se lancent dans une aventure secrète : résister aux nazis en plein cœur de la France. Sabotages, messages cachés et évasions périlleuses, ils mènent des actions clandestines sous le nez de l’ennemi. L’audace et l’amitié sont leurs seules armes pour lutter contre l’injustice."

Lucas Hector, Nina Filbrandt, Octave Gerbi seront les trois jeunes héros, avec Artus, Gérard Jugnot, Pierre Deladonchamps, Leslie Medina, Julien Pestel, Julien Arruti et Vanessa Guide dans le reste du casting.

Les Enfants de la Résistance sortira le 11 février 2026 au cinéma.

Le coup de gueule d'Andréa Bescond pour les réalisatrices françaises

Equivalent des Golden Globes américains, les Prix Lumières (à ne pas confondre avec le Festival Lumière dédié au cinéma de patrimoine) sont remis chaque année depuis 1996 par un parterre de votants composé de correspondants de la presse internationale à Paris. Ils sont généralement remis en janvier ou février, avant les César. 

Les nominations de l’édition 2026 ont été dévoilées il y a quelques jours, et l’absence de femmes réalisatrices a interpellé Andréa Bescond. Actrice, danseuse, dramaturge mais aussi scénariste de cinéma, la créatrice des Chatouilles (la pièce comme le film, qu'elle a co-signé avec Éric Métayer) est également connue pour son engagement féministe. Et sur son compte Instagram, elle pousse un coup de gueule, énumérant ses collègues qui auraient pu être citées (liste à laquelle on pourrait ajouter Carine Tardieu, la réalisatrice de L’Attachement) : 

"Il me semblait que les réalisatrices françaises avaient fait une grande année de cinéma en 2025. Que ce soit en terme de choix de sujets, d’audace, de qualité de réalisation, de singularité… Je suis étonnée de ne voir aucun de ces noms attendus aux nominations des Prix Lumières. Merci Hafsia Herzi, Rebecca Zlotoswki, Julia Ducournau, Amélie Bonnin, Marie-Hélène Roux, Alice Douard, et toutes celles qui manquent, d’avoir fait rayonner le cinéma français cette année avec votre immense talent. Je suis triste et scandalisée (c’est un euphémisme) les réalisatrices représentent à peine 30% de l’industrie, elles fabriquent de grands films mais sont invisibles aux palmarès. Dites-le nous si on gêne…"

Cinq long-métrages et leurs réalisateurs (tous des hommes, donc) ont été nommés pour les Prix Lumières du meilleur film et de la meilleure mise en scène : Dossier 137 de Dominik Moll, L’Etranger de François Ozon, L’Inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier, Mektoub, My Love : Canto Due d’Abdellatif Kechiche et Nouvelle Vague de Richard Linklater. 

On compte en revanche trois réalisatrices dans la catégorie meilleur premier film : Louise Hémon pour L’Engloutie, Pauline Loquès pour Nino et Valentine Cadic pour Le Rendez-vous de l’été, récemment récompensé par le prix Louis-Delluc. Et deux autres en documentaire : Romane Bohringer pour Dites-lui que je l’aime et Sepideh Farsi pour Put Your Soul on Your Hand and Walk. 

Le prix Louis-Delluc du meilleur film a d’ailleurs été remis à La Petite dernière d’Hafsia Herzi, déjà récompensé au Festival de Cannes et donc ignoré par les Prix Lumières. La réalisatrice a commenté d’un sobre "merci" le post d’Andréa Bescond qui donne "rendez-vous aux César", en espérant que les femmes cinéastes y auront leur place. 

L’Académie ouvrira le premier tour du vote le 6 janvier 2026, et on connaitra le 28 janvier la liste des nommées aux César 2026. La cérémonie des Lumières aura elle lieu le 18 janvier. 

Ce que Leonardo DiCaprio refuse catégoriquement de faire

Star de cinéma ultime, Leonardo DiCaprio a une carrière exemplaire, avec quasiment aucun loupé. Sa collaboration avec le réalisateur Martin Scorsese, notamment, est légendaire, même si c’est finalement grâce à Alejandro González Iñárritu qu’il a obtenu l’Oscar qu’il méritait depuis des années, venu récompenser sa prestation habitée dans The Revenant.

Et c’est d’ailleurs après avoir tourné sous la direction de ces deux grands cinéastes que l’acteur avait confié en 2016 à Variety qu’il se sentait "maudit de ne probablement jamais pouvoir travailler lui-même comme réalisateur", tellement il ne pourrait pas être à leur hauteur.

Dix ans plus tard et alors qu’il vient d’ajouter le très réputé Paul Thomas Anderson à la liste des prestigieux cinéastes pour lesquels il a tourné (leur Bataille après l’autre est le film préféré de la rédaction d’AlloCiné cette année), Leonardo DiCaprio n’a pas changé d’avis. Loin de là. Encore plus catégorique, il a cette fois déclaré lors de l'événement A Year in TIME à Manhattan où il recevait le titre d’artiste de l’année (via Variety) :

"Certaines personnes m'ont demandé si je voulais réaliser un film. Je leur ai répondu : 'Je ne voudrais jamais réaliser'. Je ne pourrais jamais faire quelque chose qui se rapproche de ce que fait Martin Scorsese. Pourquoi voudrais-je faire ça ?"

Alors que le réalisateur d’Aviator et du Loup de Wall Street était présent sur scène à ses côtés, Leonardo DiCaprio a d’ailleurs fait part d’un petit regret quant à leur temps passé ensemble sur des plateaux de cinéma :

"Je me concentre tellement sur mon travail d'acteur [rires] : on prend des décisions, on incarne des personnages, on essaie de pénétrer au plus profond de leur âme. J'aurais adoré être davantage un voyeur, observer ce que tu fais derrière la caméra."

Mais bonne nouvelle, l’acteur va pouvoir se rattraper puisque le duo va se retrouver dès février pour tourner un septième long-métrage ensemble : What Happens at Night, une histoire de fantômes avec également Jennifer Lawrence au casting. Et qui sait, peut-être qu’après avoir consciemment observé Martin Scorsese au travail, Leonardo DiCaprio se sentira finalement prêt pour lui aussi passer derrière la caméra ?

Le comédien pourra même demander conseil à sa partenaire de Titanic qui vient justement de sauter le pas : la première réalisation de Kate Winslet, Goodbye June d’après un scénario du fils qu’elle a eu avec Sam Mendes, Joe Anders, arrive sur Netflix le 24 décembre !