04 mai 2020

John Wick 4 repoussé : quelle date pour le film avec Keanu Reeves ?

Les fans de l'invincible tueur à gages vont devoir s'armer de patience. John Wick : Chapitre 4 - qui devait sortir au mois de mai 2021 vient d'être décalé d'un an et sortira par conséquent en mai 2022.

Lors d'un entretien accordé à Collider, le réalisateur Chad Stahelski - également à l'oeuvre sur les précédents volets de la saga - a précisé que le tournage du quatrième opus allait être décalé à cause de la pandémie de coronavirus et des engagements de Keanu Reeves sur Matrix 4.

En effet, le film de Lana Wachowski (censé sortir en mai 2021 également) n'en n'était qu'à sa quatrième semaine de tournage quand l'épidémie a démarré, stoppant la production. Stahelski ajoute "Keanu doit donc déjà terminer le tournage de Matrix 4, ce qui l'occupera certainement jusqu'à la fin de l'année. Ensuite il faudra qu'on se prépare et on pourra enfin débuter le tournage de John Wick 4."

Les animés du 4 au 11 mai sur ADN, Wakanim, Crunchyroll

One Punch Man (ADN)

Si vous n'avez pas encore vu One Punch Man, il est encore temps de vous ruer sur les 2 saisons disponibles sur ADN ! Cet animé haut en couleurs nous conte l'histoire de Saitama. Histoire de passer le temps, il est devenu un héros. Trois années d’un entraînement spécial lui ont donné un pouvoir le rendant invincible. Mais Saitama est devenu si fort qu’un seul coup de poing lui suffit à terrasser chaque adversaire se présentant, aussi puissant soit- il. Aujourd’hui encore, un nouvel ennemi se dresse devant ce héros blasé qui a perdu sa motivation... et ses cheveux ! Parviendra-t-il à retrouver la patate ?

One Punch Man est devenu un incontournable de l'animation japonaise, notamment grâce à son anti-héros, Saitama. Le personnage est drôle, attachant, émouvant... et aussi très motivant ! Le récit va à 100 à l'heure, enchaînant les retournements de situation et les combats contre d'improbables ennemis, tous plus loufoques les uns que les autres. L'univers est complètement décalé, l'animation fluide et dynamique, les personnages secondaires excellents... De plus, Orelsan double Saitama dans la très bonne VF de l'animé, apportant sa nonchalance naturelle au personnage, ce qui colle parfaitement. Foncez, vous ne le regretterez pas ! À noter qu'un film live vient officiellement d'être annoncé du côté de chez Sony Pictures. L'écriture a été confiée aux scénaristes Scott Rosenberg et Jeff Pinkner, auteurs notamment des scripts de Venom et de Jumanji : next level.

Erased (Wakanim)

Erased suit Satoru Fujinuma, un mangaka raté et livreur de pizza par dépit. Il possède la capacité exceptionnelle de pouvoir agir sur le temps. À chaque fois qu’un incident croise sa route, il se retrouve projeté quelques instants dans le passé, implicitement afin d’empêcher que l’inévitable ne se produise. D’un naturel effacé et peu sûr de lui, c’est avec une attitude résignée qu’il aborde son quotidien et son pouvoir qu’il vit comme une malédiction. De rencontres perturbantes en événements dramatiques, Satoru va replonger de plus en plus loin vers une enfance traumatisante qu’il avait fait le choix d’éloigner de sa mémoire.

Cet animé, qui parvient à distiller un suspense haletant tout au long de ses 12 épisodes, est absolument passionnant. Le thème du voyage dans le temps est très bien géré et ne prend jamais le dessus sur un récit captivant de bout en bout. Produite par le studio A-1 Pictures (Fairy Tail, Black Butler, Blue Exorcist, Seven Deadly Sins), Erased est une petite pépite qui mérite largement le coup d'oeil !

My Next Life As A Villainess (Crunchyroll)

Si les oeuvres fantasy ne manquent pas dans l'animation japonaise, l’isekai en est un sous-genre qui a su se démarquer avec les années. Représenté par des grands succès comme Sword Art Online et The Rising of the Shield Hero, il se concentre sur le transport du personnage principal dans un univers parallèle. C’est ainsi que débute l’histoire de la duchesse Catarina Claes qui, après une mort prématurée, se réincarne dans un jeu vidéo, en tant que principale antagoniste. Destinée à finir exilée ou assassinée, la jeune fille va devoir user de ses connaissances du jeu pour échapper à cette terrible fatalité.

Au même titre que son homologue du genre Re:ZERO, My Next Life as a Villainess est à l’origine une websérie que son auteure, Satoru Yamaguchi, publiait en ligne entre 2014 et 2015. Rapidement licenciée en light novel puis en manga, la série compte aujourd’hui plus d’un million d’exemplaires vendus. Son adaptation en anime dévoile un aspect plus léger et drôle de l’isekai et nous entraîne dans le quotidien noble de personnages aussi différents qu’attachants. L’animation des studios SILVER LINKS enchante par ses couleurs et intensifie cet univers où s’entremêlent romance, magie et aventures.

Shironeko Project (Wakanim)

Contrairement à beaucoup d’animes, cette série ne fait pas partie des adaptations de formats littéraires comme les light novels ou les mangas, mais se base sur un jeu vidéo intitulé White Cat Project. Disponible sur mobile depuis 2014, ce RPG de fantasy de l'entreprise Colopl est devenu le jeu à la croissance la plus rapide du Japon, après que son nombre de téléchargements ait atteint les 10 millions un mois seulement après sa mise en ligne. Élu meilleur jeu de 2014 sur le Google Play et l’App Store japonais, et lauréat du titre « Excellence » du magazine numérique Famitsu deux années de suite, il y avait fort à parier que l’univers attirerait l’oeil des studios d’animation.

La série, rebaptisée Shironeko Project, adapte plus particulièrement le prequel du jeu et se concentre sur le Prince des Ténèbres qui, en dépit du passé houleux et de l’entente plus que fragile entre leurs deux royaumes, tombe amoureux d'Iris, la Reine de la Lumière. L’avantage de ce choix particulier d’adaptation permet aux amateurs du jeu, comme aux petits nouveaux, de comprendre l’histoire. Laquelle ne repose pas uniquement sur cet amour impossible mais s’articule autour d’un univers riche de paysages variés et de légendes guerrières. Ajoutés à cela des dialogues forts et une animation fluide dont on ressent nettement l’influence du jeu vidéo d’origine.

Sing "Yesterday" For Me (Crunchyroll)

Inspiré d’une chanson du groupe rock japonais RC Succession, très populaire dans les années 1980, Sing « Yesterday » For Me voit le jour en 1998. Ce manga de Kei Tome, déjà auteure de plusieurs autres oeuvres à l’époque, conte l’histoire de Rikuo Uozumi, jeune diplômé, dont le quotidien se voit bouleversé le jour où il entame une relation amoureuse peu commune avec l’exubérante Haru, malgré ses sentiments pour son ancienne camarade de classe, Shinako.

Si la thématique du triangle amoureux n’est plus très originale, elle se démarque tout particulièrement dans cette oeuvre où les protagonistes sont majeurs et matures. Au-delà du coeur qui balance entre deux personnes, l’évolution des personnages nous pousse à des réflexions sur la place du travail dans une vie et sur celle des jeunes adultes dans la société stéréotypée japonaise. Une histoire poétique, merveilleusement transposée à l’écran par la grande qualité d’animation des studios Doga Kobo et qui réchauffe les coeurs.

Christine sur France 5 : pourquoi il ne faut pas manquer ce classique de l'épouvante de John Carpenter

1983. L'écrivain Stephen King et le cinéaste John Carpenter ont le vent en poupe. Le premier multiplie les best-sellers et voit ses romans adapter sur grand écran, tandis que le second enchaîne les films, à raison d'un par an. Quand les mondes des deux hommes se rencontrent enfin, cela donne Christine. Adapté d'un nouveau livre de l'auteur, le long-métrage raconte la relation passionnée et destructrice entre un jeune introverti, Arnie Cunningham, et sa voiture. Rouge, élégante, venue d'un autre temps, cette Plymouth Fury de 1958 n'est pas une automobile comme les autres. En plus de faire sombrer ses propriétaires dans la folie, l'engin, aussi vivant qu'un être humain, est une véritable machine à tuer. À défaut d'avoir fait le bonheur de son réalisateur, Christine, diffusé ce lundi 4 mai, à 20h50, sur France 5, continue, des décennies plus tard, de fasciner et d'honorer son statut d'œuvre culte.

Après avoir signé deux beaux succès en salles, Fog et New York 1997, John Carpenter essuie l'échec critique et commercial de son dernier film, The Thing, sorti en 1982. Viré par les studios Universal, qui le remplacent par Mark L. Lester pour mettre en scène Charlie, le cinéaste se retrouve désemparé. Lorsque le producteur Richard Kobritz l'approche pour Christine, il accepte à contrecœur. Dans une interview pour SFX Magazine, il explique que ce film est le seul qu'il considère avoir fait par obligation, "pour le travail". "Tous les autres sont des projets personnels", précise-t-il. Toujours dans cette entrevue, il se rappelle même de son sentiment de honte lorsqu'il a vu son nom en gros sur l'affiche placardée sur un immense panneau publicitaire.

Pourtant, à sa sortie, Christine reçoit un accueil chaleureux, de la part des critiques, mais aussi au box-office. Dans l'Hexagone, en 1984, il frôle même le million d'entrées. Un excellent score pour un film de genre qui ne compte aucune star connue en tête d'affiche. Dans un entretien avec le journaliste Gilles Boulenger en 2001, John Carpenter n'en démord pas et continue de rejeter le long-métrage : "Que les spectateurs le trouvent bon ou mauvais, je sais au fond de moi que je l'ai foiré. J'étais encore blessé par l'échec de The Thing." Non, Christine n'est peut-être pas le chef-d'œuvre de sa carrière. Ce n'est pas vraiment effrayant, encore moins sanglant, et on ne retrouve pas l'irrévérence de ses projets précédents. Pourtant, malgré le désamour de son créateur, le film n'a pas volé son succès et en a sous le capot.

Sa particularité, c'est son mélange des genres. Avant d'être un film d'épouvante, c'est surtout un drame sur un amour toxique et la violence de l'adolescence. Cette violence, c'est celle que vit Arnie, brillamment interprété par Keith Gordon. Frêle et maladroit, il est la cible quotidienne des bourreaux de son lycée. Lorsque son regard va se poser sur Christine, le jeune homme va se métamorphoser. Son style vestimentaire - très intéressant à observer - va changer et sa passivité va laisser place à une brutalité jusqu'ici dissimulée. 

Comme dans toute relation malsaine, l'un va prendre l'ascendant sur l'autre pour mieux l'isoler et le faire souffrir. Sous l'emprise de sa voiture, l'adolescent objectophile va se couper de sa famille et de ses seuls amis. C'est d'ailleurs à travers leurs points de vue, et non celui du personnage principal, que les spectateurs suivent cette descente aux enfers. Contrairement au livre de Stephen King, qui explique pourquoi le Mal s'est emparé de l'engin, la version de John Carpenter refuse, quant à elle, de donner des éléments de réponses. De quoi renforcer le mystère autour de cette sinistre tragédie.

Avec son ambiance très pop, Christine symbolise à merveille les années quatre-vingt, des vêtements aux coupes de cheveux, en passant par le rebelle en blouson noir. Depuis, la mode est passée par là, et même si le film peut paraître daté, ces détails lui confèrent une aura unique. Ce qui ne vieillit pas, en revanche, ce sont ses effets spéciaux, toujours aussi impressionnants aujourd'hui, comme en témoigne la séquence culte dans le garage de Darnell. Autre élément intemporel : la bande-originale. Il y a celle composée par John Carpenter, l'une des meilleures de sa carrière, mais aussi celle qui mêle de grands succès du doo-wop (sous-genre musical très populaire dans les années cinquante, NDLR) aux figures du rock'n'roll, comme les Rolling Stones ou The Crickets. Des morceaux qui donnent une voix à la voiture possessive et meurtrière.

John Carpenter n'aurait sans doute jamais imaginé que le monde se souviendrait de Christine des années plus tard. Pour mesurer son impact, il suffit de se tourner vers les nombreux fan-clubs qui se réunissent à des événements et des projections spéciales pour partager leur passion. Il y a, par exemple, un site internet dédié à l'actualité autour du film et de sa voiture star, ou encore le groupe The Official Christine Car Fan Site, qui rassemble plus de dix mille membres. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l'œuvre de Stephen King et de John Carpenter n'est pas encore passée par le case remake. Pas sûr que le concept d'une voiture tueuse puisse attirer un jeune public. En attendant qu'Hollywood prouve le contraire, il est toujours bon de se replonger dans ce classique plus rock qu'il n'y paraît. Attachez vos ceintures.

Mort de l'acteur Sam Lloyd à 56 ans

Un acteur emblématique de Scrubs a été emporté par la maladie. Sam Lloyd, connu des fans pour son rôle de l’avocat souffre-douleur Ted Buckland dans la série médicale, est en effet décédé ce vendredi 30 avril, des suites d’un cancer au cerveau diagnostiqué il y a plus d’un an. Egalement apparu dans Malcolm, Desperate Housewives ou encore Modern Family, Sam Lloyd était par ailleurs un musicien accompli, son groupe de chanteurs a capella The Blanks étant apparu à plusieurs reprises dans Scrubs pour des reprises de chansons comme Eight Days a Week des Beatles ou encore Somewhere over the rainbow.

Dans l’hommage qu’il lui a rendu sur les réseaux sociaux ce week-end, l'acteur principal de Scrubs Zach Braff a salué au la mémoire "d’un des acteurs les plus drôles et avec lesquels il a eu le plus de plaisir à tourner". Le créateur du show Bill Lawrence a quant à lui partagé une photo des coulisses de la série, évoquant le souvenir "d’un homme vraiment gentil".

Âgé de 56 ans, Sam Lloyd venait d’accueillir la naissance de son premier enfant, né quelques semaines à peine avant le décès du comédien.

Amazon Prime : Pinocchio de Matteo Garrone disponible ce 4 mai sur la plateforme

Prévu à l'origine pour une sortie en salle le 18 mars dernier, Pinocchio de Matteo Garrone avec Roberto Benigni sera finalement disponible exclusivement en France sur Amazon Prime Video dès ce lundi 4 mai. L’adaptation moderne du célèbre conte de Carlo Collodi dans lequel un menuisier fabrique un pantin qui va miraculeusement prendre vie, est sorti en Italie au mois de décembre dernier et a rapporté 15 millions d'euros au box-office national.

C'est la seconde fois depuis le début du confinement que la plateforme rachète les droits exclusifs de diffusion d'un long-métrage censé sortir au cinéma. Le premier film étant Forte avec Melha Bedia.

Prime Video est disponible en France sans coût additionnel pour les membres Prime, dont l’abonnement est disponible pour 49€/an (ou 5.99€/mois). Les nouveaux clients peuvent profiter de 30 jours gratuits.

03 mai 2020

RoboCop sur France 4 : pourquoi ce remake a été un enfer pour le réalisateur José Padilha

Sorti en février 2014, Robocop de José Padilha a été un véritable naufrage, autant artistique que commercial. La chose était prévisible tant le matériau d'origine était un pur produit de son époque, réalisé par un cinéaste visionnaire et subversif, Paul Verhoeven.

Fort d'un budget de 100 millions de dollars, le film n'en a rapporté que 242 à travers le monde. La production du film a une nouvelle fois été le centre d'une bataille entre un cinéaste qui tente d'imprimer sa patte et les désirs d'un studio soucieux d'édulcorer la violence inhérente à la franchise pour avoir un classement PG-13 (comme quasiment tous les blockbusters des grosses Majors).

Pour rappel, le Robocop original a été classé NC-17 dans un premier temps (strictement interdit au moins de 17 ans, même accompagné, ce qui signait l'arrêt de mort du film). Finalement, l'oeuvre a été ramenée à un classement R (les mineurs de 17 ans et moins doivent être accompagnés d'un adulte) après quelques coupes de Verhoeven.

Le studio MGM, derrière ce remake de Robocop, a donc été sur le dos de José Padilha afin de vérifier que son film reste dans les clous. Pourtant, cette prise de position allait à l'encontre de l'essence même du long-métrage original, d'une redoutable efficacité dans son propos politique, le tout saupoudré d'un humour corrosif. Selon Paul Verhoven, pas tendre avec ce remake, c'est justement ce qui peut expliquer l'échec de Robocop (et celui d'un remake d'un autre de ses films, Total Recall) : Ces deux films [Robocop et Total Recall] avaient besoin de satire ou de comédie pour se faire une place auprès du public. Le fait de les raconter sans humour est un problème, et pas une amélioration", explique le cinéaste.

José Padilha, talentueux metteur en scène, auteur notamment de l'excellent Tropa de Elite ou de la série Narcos, s'est donc brûlé les ailes à Hollywood. Très lucide, ce dernier est revenu sur cette douloureuse expérience. "Je n'ai pas eu la liberté créatrice que je voulais. J'ai passé 90% de mon temps à me battre. Ca m'a fait réaliser à quel point travailler pour un studio n'est pas la même chose que de réaliser un film. Désormais, je réfléchirai un million de fois avant d'accepter une telle offre et de me lancer à nouveau dans une production d'une telle envergure. Je suis arrivé dans l'industrie hollywoodienne pensant que je pouvais faire le film que je voulais, avec mes normes cinématographiques. Quelle erreur ! Je préfère me confronter à la réalité plutôt que de faire un film de super-héros !"

Les Enfants du marais sur France 2 à 14h15 : quand la critique s'acharne sur le film de Jean Becker

En 1999, Jean Becker, à qui l'on doit notamment L'Été meurtrier et Elisa, réalise Les Enfants du marais. Portée par Jacques Villeret, Jacques Gamblin, André Dussollier et Michel Serrault, cette comédie dramatique célèbre des valeurs humanistes et simples. On y suit le parcours de deux amis dans l'entre-deux-guerres : Garris, un homme généreux et quelque peu poête et Riton, qui noie son chagrin dans le vin rouge pour tenter d'oublier sa première femme et grand amour.

La critique n'est pas tendre avec le film à sa sortie. Si Le Figaro et Le Dauphiné libéré sont conquis, Le Monde, Télérama et Libération signent des textes assassins. « Après avoir étalé la touffe d'Adjani devant la France ébahie dans son triomphal Eté meurtrier, Jean Becker signe les Enfants du marais, pâté de campagne qu'il vend ces jours-ci (...) sur l'air du film érigé contre la violence et le sexe au cinéma. On croit rêver » peut-on lire dans Libération. Le Monde écrit : « Personnages, paysages et péripéties ont à peu près l'ambition et le tonus des images qui accompagnaient autrefois les tablettes de chocolat: aujourd'hui, sur grand écran, ils relèvent au mieux d'un doux gâtisme, au pire d'un pétainisme light pour feuilleton télé ». Quant à Télérama, le magazine n'apprécie pas les bons sentiments et le poujadisme d'une intrigue « sans relief ».

Si le cinéaste n'est désormais plus atteint par les critiques, il reconnaît qu'à l'époque, il y était sensible. L'accueil réservé aux Enfants du marais par les journalistes l'a particulièrement touché car il s'agit d'un projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps. Le réalisateur avait 20 ans lorsqu'il a découvert le roman de Georges Montforez. Il a voulu dès lors le porter à l'écran « pour montrer comment c'était la ruralité, la vie simple ».

Au final, ces critiques n'ont pas eu d'impact sur la sortie du film qui a séduit 2,1 millions de spectateurs. Un succès populaire doublé d'une reconnaissance de la profession avec 5 nominations aux César, dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur.

The Last Kingdom sur Netflix : y aura-t-il une saison 5 ?

Attention, les paragraphes qui suivent contiennent des spoilers sur le final de la saison 4 de The Last Kingdom ! Si vous ne l'avez pas encore vu et ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit !

Que va-t-il arriver à Uhtred, Brida, Aelswith, ou encore Stiorra dans la suite de The Last Kingdom ? C'est la question que l'on se pose évidemment à la fin du dernier épisode de la saison 4 de la série historique portée par Alexander Dreymon, disponible depuis le dimanche 26 avril sur Netflix. Après une saison marquée par de nombreuses trahisons et la mort de plusieurs figures marquantes de la série, le final semble ouvrir la voie à un avenir en partie apaisé pour nos héros puisque le siège de Winchester, et l'affrontement entre les Danois et les armées saxonnes d'Edouard et d'Aethelflaed, se sont achevés par une trêve inattendue entre les peuples ennemis. Sigtryggr a donc hérité du royaume d'Eoferwic, et accessoirement de Storria, la fille d'Uhtred dont il semble être tombé amoureux, tandis qu'Edouard a confié à Uhtred la mission d'emmener Aethelstan, son fils aîné, loin de Winchester et des manigances Aethelhelm.

À l'heure actuelle, Netflix n'a pas encore renouvelé The Last Kingdom pour une saison 5, mais étant donné le succès que semble rencontrer la série sur la plateforme et le fait que la saga littéraire dont elle est adaptée, Les Chroniques saxonnes, comporte encore quatre tomes qui n'ont pas été portés à l'écran, tout porte à croire que de nouveaux épisodes verront le jour. Cependant, quand on sait qu'il a fallu attendre un an et demi entre la saison 3 et la saison 4, une éventuelle saison 5 ne devrait donc pas voir le jour avant fin 2021, voire 2022, en cas de renouvellement par Netflix. Et tout ce qu'on sait au sujet de cette possible suite c'est qu'elle devrait nous rapprocher du rêve d'Angleterre unifiée d'Alfred, si l'on en croit les propos du producteur Nigel Marchant à Radio Times : "Nous avons envie de raconter l'histoire de ces royaumes séparés qui se rassemblent, et la manière dont cette union devient réalité... Et le rôle qu'Uhtred va jouer là-dedans".

On peut donc imaginer que la saison 5 de The Last Kingdom nous montrera l'impact de l'éducation d'Uhtred sur Aethelstan, le fils d'Edouard, qui est amené à devenir le premier roi de l'Angleterre unifiée. Et si l'on se réfère aux tomes 9 et 10 de la série de romans de Bernard Cornwell (la saison 4 adapte de manière très libre les tomes 7 et 8), cette éventuelle cinquième saison pourrait également voir Brida (Emily Cox) mettre à exécution sa vengeance envers Uhtred en s'en prenant aux enfants de ce dernier, et notamment à Stiorra, désormais mariée à Sigtryggr. Un développement peu étonnant puisque Brida a juré d'élever son propre enfant, né de son histoire avec Cnut, dans la haine d'Uhtred. Alors la voir devenir la nouvelle grande méchante de la série ne serait que la suite logique de son évolution.

Journée de la liberté de la presse : 5 films qui rappellent l'importance du métier de journaliste

À l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque année le 3 mai, AlloCiné décide de se replonger dans ces films qui mettent en scène le journalisme et ceux qui se battent pour faire circuler l'information. Qu'elles s'intéressent à de simples reporters ou à des correspondants de guerre, à travers le prisme du thriller ou du biopic, nombreuses ont été les œuvres à avoir marqué l'histoire du cinéma. Parmi les plus emblématiques, on pense bien sûr au film d'Alan J. Pakula, Les Hommes du Président, qui revient sur l'affaire du Watergate, mais aussi à Good Night, and Good Luck de George Clooney, ou encore Le Syndrome chinois de James Bridges, dans lequel Jane Fonda incarne une journaliste enquêtant sur une centrale nucléaire.

Sorti récemment, en 2019, Camille de Boris Lojkine avait également séduit les spectateurs grâce à son portrait de la photojournaliste Camille Lepage. Cette dernière, incarnée à l'écran par Nina Meurisse, avait été tuée en Centrafrique par les ex-Seleka, en 2014. Elle avait 26 ans. La sélection qui suit reflète les choix personnels d'une partie de la rédaction sur les meilleurs films consacrés à ce sujet :

Le gouffre aux chimères (1951)

Près de soixante-dix ans après sa sortie, Le Gouffre aux chimères, réalisé par Billy Wilder (Certains l'aiment chaud, Sabrina...), trouve toujours un écho très actuel. Le film porté par le regretté Kirk Douglas, décédé en février dernier à l'âge de 103 ans, suit Charles Tatum, un journaliste sans scrupule, prêt à tout pour exploiter le filon d'une affaire qu'il suit pour son journal. Le reporter va en effet découvrir un homme, coincé au fond d'une galerie effondrée du Nouveau-Mexique. Tatum va faire en sorte de gagner sa confiance pour mieux tirer profit de la situation... Un film captivant, qui a très peu vieilli et qui ne redore pas le blason de la profession de journaliste, bien au contraire. Il permet néanmoins de s'interroger sur le rôle que les reporters peuvent jouer en tant que témoin de certaines situations, ou en tant que lanceur d'alerte.

Zodiac (2007)

Adapté du livre de Robert Graysmith, dessinateur de presse au San Francisco Chronicle, Zodiac est un thriller sombre et glaçant sur le serial killer qui a terrorisé l'Amérique dans les années 1970 en s'en prenant à de jeunes couples. Il a la particularité de suivre le point du vue de Graysmith (Jake Gyllenhaal), devenu obsédé par l'enquête pour retrouver l'assassin qui envoyait des messages codés aux journaux pour surfer sur sa notoriété, plutôt que celui des forces de police (dont l'inspecteur est incarné par Mark Ruffalo). En observant en marge de l'enquête les conséquences sur la vie personnelle de Graysmith, entâchée par ses recherches compulsives, David Fincher questionne la notion de fascination que l'on éprouve vis-à-vis des tueurs en série; une réflexion qu'il continuera à développer dix ans plus tard dans la série Mindhunter.

Spotlight (2015)

Oscar du Meilleur film en 2016, Spotlight est adapté de faits réels et retrace la fascinante enquête des journalistes du Boston Globe qui a mis au jour un scandale impliquant des prêtres pédophiles couverts par l’Eglise Catholique. Le titre du film fait référence au nom donné à l'équipe d’investigation du journal qui a travaillé pendant un an sur cette affaire, interrogeant les victimes d'abus sexuels et révélant que l'institution catholique avait protégé leurs bourreaux pendant des décennies. Leur article, publié en janvier 2002 et couronné par le prix Pulitzer en 2003, a permis de libérer la parole et déclenché une vague de révélations dans le monde entier.

 Le film de Tom McCarthy, dont le script figurait sur la black list des meilleurs scénarios cherchant un producteur, est porté par un casting cinq étoiles (Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams, Liev Schreiber... tous sont parfaits) et sa narration est extrêmement bien ficelée. Le réalisateur ne cherche jamais le sensationnalisme et choisit de reprendre les codes du polar et du thriller, pour faire ressentir au spectateur l'intensité du travail de ces reporters prêts à investir toute leur énergie dans la mission qu'ils se sont fixés : informer leurs lecteurs coûte que coûte et faire éclater la vérité. 

Pentagon Papers (2017)

Film contemporain le plus récent de Steven Spielberg, après sa relecture de l'abolition de l'esclavage par Lincoln (2012) et d'un incident historique au cours de la Guerre froide avec Le Pont des Espions (2015), Pentagon Papers se focalise sur une affaire d'État mise en lumière par le Washington Post  au début des années 1970. Le journal enquête sur la dissimulation d'informations de la part du gouvernement américain au sujet de l'enlisement de la guerre du Vietnam. Cette révélation, deviendra l'un des premiers scoops de l'histoire du journalisme aux Etats-Unis. Servi par un duo d'acteurs au sommet (Meryl Streep et Tom Hanks) et une mécanique narrative implacable, le film de Spielberg est d'une douloureuse actualité, et montre avec beaucoup de pédagogie la nécessité absolue de la survie du journalisme en pleine ère trumpiste.

Sympathie pour le diable (2019)

Pour son premier film, le réalisateur Guillaume de Fontenay s'intéresse au reporter de guerre Paul Marchand, en adaptant son livre, Sympathie pour le diable, publié en 1997. Le film, qui a mis plus de deux décennies à se faire, retrace le parcours du journaliste français durant le siège de Sarajevo en 1992. D'une grande maîtrise, le biopic trouve sa force dans ses images froides, sa violence brute, mais aussi dans la performance bluffante de Niels Schneider, qui prête ses traits au correspondant. L'acteur québécois sera auréolé du Prix de la Meilleure interprétation masculine au Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz, en 2019.

Tourné à Sarajevo, Sympathie pour le diable parvient à récréer avec beaucoup de réalisme le cauchemar et les conditions de travail des reporters, qui vivent au rythme des bombardements. Le film réussit également à éveiller les consciences et à créer un dialogue chez les spectateurs en abordant les conséquences traumatiques de ces hommes et femmes qui risquent leur vie pour rendre l'information accessible. Paul Marchand, lui-même, a participé à la conception du scénario, avant de mettre fin à ses jours en 2009.

02 mai 2020

Les films sur Netflix du 1er au 7 mai

Le vendredi 1er mai

All Day and A Night : Dans ce drame social réalisé par Joe Robert Cole (scénariste de Black Panther), un jeune homme condamné à perpétué se penche sur les personnes, les circonstances et le système qui l'ont mis sur la voie du crime.

Mrs Serial Killer : Quand un médecin atterrit en prison pour une série de meurtres terribles, sa fidèle épouse décide de prouver son innocence en commettant un crime selon son style attitré.

Si tu savais : Dans cette adaptation moderne de Cyrano de Bergerac, Ellie, intello timide, aide un sportif maladroit à conquérir sa belle, mais leur amitié se complique quand elle réalise qu'elle aussi a des sentiments pour cette fille.

Gun City (catalogue) : En 1921, alors qu'anarchistes et policiers s'affrontent à Barcelone, un agent joue sur les deux fronts pour découvrir qui a volé des armes et éviter une guerre civile. Jaime Lorente (Denver De La Casa de Papel) est au casting.

Dune (catalogue) : Le classique de David Lynch, sorti en 1985, arrive enfin sur Netflix.

La Collection Chaplin (catalogue) : Netflix met en ligne les 9 films suivants : L'Opinion Publique (1923), Le Cirque (1928), Les Lumières de la Ville (1931), Les Temps Modernes (1936), Le Dictateur (1940), La Ruée vers l'Or (1942), Monsieur Verdoux (1947), Le Feux de la Rampe (1952), Un Roi à New-York.

Le mardi 5 mai

Get Out (catalogue) : Mi-film d’horreur, mi-thriller, le film de Jordan Peele fait son arrivée sur la plateforme. Si vous ne l’aviez toujours pas vu, c’est le moment !

Le mercredi 6 mai

Devenir : Réalisé lors de la tournée du livre de l’ancienne Première Dame Michelle Obama, ce documentaire intimiste raconte sa vie, ses rêves et ce qui la lie aux autres.