Bill Murray n’est pas étranger aux caméos mémorables, comme celui qu’il a offert dans Bienvenue à Zombieland en 2009. Dans cette comédie horrifique réalisée par Ruben Fleischer, l’acteur apparaît dans son propre rôle et se fait tuer par Jesse Eisenberg après une petite blague. Alors qu’Abigail Breslin lui demande s’il a des regrets, il lance avec humour : “Garfield, peut-être bien.”, juste avant de passer dans l’au-delà.
Cette réplique fait directement écho à un épisode moins glorieux de sa carrière : le film Garfield, sorti en 2004. Ce long-métrage, mêlant animation et prises de vues réelles, avait pour mission d’adapter les célèbres bandes dessinées de Jim Davis. Mais le résultat n’a pas convaincu : noté seulement 1,8 sur 5 par les spectateurs d’AlloCiné, le film a laissé un souvenir amer, même à son interprète principal.
Lorsqu’on lui a proposé de prêter sa voix au célèbre chat orange, Bill Murray s’est d’abord laissé séduire par le nom du scénariste, Joel Cohen, pensant qu’il s’agissait du frère d’Ethan Coen, le réalisateur de The Big Lebowski et Fargo. Une erreur qui l’a conduit à accepter le projet, avant de réaliser l’ampleur de sa méprise.
Une fois le tournage terminé et avant l’intégration de l’animation de son personnage, il a visionné le montage du film et a été abasourdi : “Ils m’ont montré le film en entier, je me suis assis et j’ai tout regardé. Et c’était complètement dingue.”
Choqué par le résultat, il a demandé : “Qui a monté ce film ? Donnez-moi son nom, il faut qu’on le retrouve et qu’on le tue pour qu’il ne refasse plus jamais ça.” Il s’est alors rendu compte que le monteur se trouvait juste derrière la vitre. Ce dernier a quitté le projet ce soir-là et n’est jamais revenu. Bill Murray a ajouté : “J’ai dit que je pouvais corriger ça mais que ça allait prendre beaucoup de temps, parce que c’était vraiment n’importe quoi.”
Malgré tous les efforts qu’il a déployés pour améliorer le scénario et les dialogues de Garfield, le film reste, selon lui, un moment à oublier de sa carrière. Et c’est cette petite confession dans Bienvenue à Zombieland qui a fait sourire les fans, tout en rappelant que même les légendes du cinéma peuvent avoir des regrets professionnels.

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