Quel futur pour Pandora ? Verra-t-on Avatar 4 ? Avatar 5 ? Et dans quelle version ?
Selon une enquête de The Wrap, 24% du tournage d’Avatar 4 est déjà bouclé, et les scripts des quatrième et cinquième films sont également terminés. Pourtant, chez Disney, l’avenir de la saga reste suspendu à un fil.
Malgré des revenus colossaux, la réception d’Avatar : Feu et Cendres a semé le doute : le troisième opus a généré un milliard de dollars de moins qu'Avatar : La Voie de l’Eau, et l’enthousiasme critique ainsi que l’excitation du public ont été plus faibles que prévu.
Résultat : le studio réfléchit à deux fois avant de poursuivre. Selon The Wrap, des discussions internes sont en cours pour envisager des suites "beaucoup plus courtes et moins chères", histoire de limiter le risque financier. La stratégie est claire : réduire la durée des films, simplifier les procédés techniques et, surtout, éviter que Pandora ne devienne un gouffre sans retour sur investissement.
Cette prudence s’étend aussi aux parcs à thème, comme une preuve que la marque Pandora n'est pas aussi populaire que ça.
Le projet d’une zone Avatar à Disney California Adventure, qui devait compléter le succès du land floridien, est désormais en question.
Selon d’anciens collaborateurs de Disney, la direction préfère aujourd’hui investir dans Zootopie, qui semble parler plus largement au plublic mondial (chinois notamment) et qui utilisent des systèmes plus simples à exploiter, comme celle qui a ouvert ses portes à Shanghai en 2023. Le terrain initialement réservé à Pandora pourrait donc bientôt accueillir Judy Hopps et Nick Wilde plutôt que les Na’vi, illustrant à quel point le studio hésite à miser encore sur l’univers de James Cameron.
Les raisons de cette prudence sont multiples. La promo d’Avatar : Feu et Cendres a été jugée trop similaire à celle de Avatar : La Voie de l’Eau, le teasing est arrivé tard et le merchandising quasi inexistant. Le film dure 197 minutes, le plus long de la saga, et son lancement pendant la période de Noël a compliqué les choses. Le public, habitué à l’événementiel spectaculaire de James Cameron, n’a pas retrouvé le même engouement.
Pour James Cameron, le défi est de continuer à faire des films à son image, ambitieux, visuellement vertigineux, centrés sur l’océan et l’environnement, tout en allégeant les coûts et la logistique. Les équipes savent qu’un Avatar plus « léger » devra rester un spectacle immersif et spectaculaire, sinon l’attrait de Pandora risque de s’éroder.
En clair, Pandora n’est pas encore sauvée. Disney pèse le pour et le contre, entre l’envie de continuer une saga historique et la peur de répéter les « hauts et bas » d’un troisième film jugé trop colossal pour son propre bien.
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