26 février 2026

The Gray House : produite par Kevin Costner et Morgan Freeman, cette nouvelle série historique s’intéresse à une incroyable histoire vraie

Quand il n’est pas en train de tirer au lasso dans Yellowstone ou de touner des films western, Kevin Costner produit des projets qui lui tiennent à coeur. Cette fois il s’associe à son ami Morgan Freeman pour porter The Gray House, une série qui nous raconte la véritable histoire de quatre femmes méconnues qui ont fait basculer, en faveur du Nord, la guerre civile américaine.

Si l’Histoire américaine n’est pas un sujet que l’on maîtrise en France, quand une série est bien écrite, bien jouée, divertissante, didactique et qu’elle nous raconte un récit humain fort, alors on s’y plonge avec plaisir. C’est le cas de The Gray House.

Cette dernière met en lumière le rôle déterminant et longtemps resté dans l’ombre de femmes audacieuses dont l’engagement au sein d’un réseau d’espionnage, au cœur même du pouvoir confédéré, a contribué de manière décisive à infléchir le cours de la guerre de Sécession en faveur de l’Union.

Au centre du récit, une mondaine de Virginie, sa mère au caractère inflexible, une alliée autrefois réduite en esclavage et la courtisane la plus célèbre de Richmond. Opérant au plus près des cercles du pouvoir confédéré, ces quatre femmes transforment progressivement leur réseau du chemin de fer clandestin en une organisation d’espionnage redoutablement efficace, risquant leur liberté et leur vie pour préserver l’avenir de la nation et défendre la démocratie américaine.

La série nous raconte plus précisément l’histoire de Eliza Van Lew, de sa fille Elisabeth et de leur esclave affranchie Mary Elizabeth Bowser (connue pour s’être faite passer pour une domestique et espionne pour le compte de l’Union lors de la Guerre de Sécession américaine).

Ce n’est pas la première fois que la fiction s’attaque au sujet du chemin de fer clandestin qui a permis à environ 10 000 esclaves de s’enfuir du Sud vers le Nord pour retrouver leur liberté. Barry Jenkins s’attaquait déjà au sujet en 2021 dans sa série The Underground Railroad. Ce réseau clandestin était dirigé à la fois par des noirs, des blancs et des autochtones abolitionnistes.

Mais rares sont les productions à mettre en avant les protagonistes féminines qui ont joué un rôle déterminant. Si en 2019 l’histoire de l'abolitionniste Harriet Tubman était racontée dans un biopic fort (avec Cynthia Erivo), le problème est bien plus large, comme nous l’expliquait Mary-Louise Parker lors de notre rencontre à Festival de Monte Carlo :

“Beaucoup de ces histoires ne sont pas racontées à l’école. Et la plupart du temps, quand le cinéma ou les séries s’emparent de ces sujets-là, c’est centré sur des hommes”.

La comédienne, ancienne star de Weeds, prête ses traits à Eliza Van Lew, la mère de la militante antiesclavagiste jouée par Daisy Head (Shadow and Bone). Amethyst Davis, Ben Vereen, Robert Knepper (Prison Break) et Colin O’Donoghue complètent le casting.

Vous ne verrez donc ni Morgan Freeman ni Kevin Costner dans The Gray House même s’ils ont supervisé le projet de loin : “Ils regardaient les rushs chaque semaine et nous disaient qu’on faisait du super boulot” nous a révélé l’une des comédiennes. N’en reste pas moins une série de bonne facture qui mérite amplement le coup d’oeil.

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