24 février 2026

Luc Besson dézingue le chasseur condamné après un acte "barbare" commis sur sa propriété

L’affaire avait profondément choqué l’opinion publique. Elle connaît aujourd’hui un nouveau rebondissement. Après la condamnation de deux chasseurs pour avoir tué un cerf sur sa propriété, Luc Besson s’est exprimé avec colère sur les réseaux sociaux, dénonçant l’appel interjeté par l’un des prévenus. "Il préfère faire perdre son temps à la justice. C’est affligeant", a-t-il écrit.

Les faits remontent au 21 février 2025. Ce jour-là, deux chasseurs poursuivent un cerf avec une meute de chiens à Cisai-Saint-Aubin, dans l’Orne, jusqu’à la propriété normande du réalisateur du Grand Bleu.

Selon les éléments établis par le tribunal, les deux hommes pénètrent sur le terrain privé alors qu’ils traquent l’animal. Acculé jusque sur la terrasse de la maison, le cerf est finalement rattrapé. L’un des chasseurs le maintient par les bois pendant que l’autre lui porte plusieurs coups de dague, onze au total, avant de le laisser pour mort sur place.

La mère du cinéaste, présente au moment des faits, filme la scène. Les images, décrites comme particulièrement choquantes, ont alimenté l’indignation.

Le 20 janvier 2026, les deux chasseurs ont été reconnus coupables de "chasse non autorisée sur le terrain d’autrui" et de "chasse à l’aide d’un engin, instrument, mode ou moyen prohibé". Le tribunal les a condamnés à 600 euros d’amende chacun, somme doublée pour l’auteur des coups de couteau. Ils devront également verser solidairement 3 000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles, parmi lesquelles les associations de protection animale Association Stéphane Lamart et ASPAS.

En complément, la justice a ordonné le retrait de leurs permis de chasse pendant un an avec exécution provisoire. Les deux hommes devront également suivre un stage de sensibilisation à la réglementation et à la sécurité de la chasse, pris en charge par l’Office français de la biodiversité.

Dans sa décision, le tribunal a estimé que l’animal "n’était pas blessé mortellement" à l’arrivée des chasseurs sur la propriété. Les prévenus avaient pourtant soutenu qu’ils voulaient abréger les souffrances du cerf. La juridiction a considéré qu’ils auraient dû faire reculer les chiens, contacter l’OFB et sécuriser l’occupante des lieux, plutôt que procéder à la mise à mort.

Alors que l’affaire semblait close, l’un des deux chasseurs a décidé de faire appel de sa condamnation, estimant que la cour aurait jugé "sous le coup de l’émotion". Une justification qui a fait réagir vivement Luc Besson sur Twitter. Le réalisateur, connu pour ses films Léon ou Lucy, n’a pas mâché ses mots.

"Comment un homme ne peut-il pas comprendre que tuer de 11 coups de couteau un cerf sous les yeux d’une femme, devant la porte de sa maison, est un acte barbare, répugnant et qu’il suscite une immense émotion ?" a-t-il écrit.

Et d’ajouter : "On aurait pu espérer que sa condamnation le fasse réfléchir sur la gravité de son geste. Au lieu de cela, il préfère faire perdre son temps à la justice. C’est affligeant".

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire