26 mai 2026

Mississippi Burning : Gene Hackman dans un film puissant qui a fait rouvrir une enquête 40 ans après une série de meurtres

Basé sur une histoire vraie même si l'oeuvre emprunte des raccourcis historiques et factuels parfois contestables, Mississippi Burning, sorti en 1989, est un extraordinaire et très puissant film signé par le grand cinéaste britannique que fut Alan Parker, qui nous a hélas quitté en 2020 à l'âge de 76 ans.

Le récit se déroule en 1964. Trois militants pour les droits civiques des noirs disparaissent mystérieusement. Ce sont deux agents du FBI qui sont chargés de l'affaire. Très vite, les questionnements et les méthodes d'intimidation d'Alan Ward et de Rupert Anderson dérangent, en particulier le Klu Klux Klan…

Cité à l'Oscar du Meilleur acteur et récompensé par l'ours d'argent du Meilleur acteur à la Berlinale en 1989, Gene Hackman s'y révèle absolument fabuleux dans son rôle d'agent du FBI et ancien shérif d'une ville raciste du Sud des Etats-Unis.

Apportant parfois une touche d'humour et de chaleur dans un contexte absolument glaçant et terrible, il vole même la vedette au reste d'un casting qui est pourtant très, très loin de démériter, entre son partenaire Willem Dafoe, Frances McDormand, Michael Rooker, Brad Dourif et R. Lee Ermey, tout juste sorti de son rôle de sergent instructeur sadique dans Full Metal Jacket.

"Quand on a fait le film, c'était encore l'époque où on faisait confiance aux cinéastes" commentait Alan Parker dans une interview rétrospective sur le film; racontant aussi avoir reçu -lui et l'équipe de tournage- des menaces à peine voilées, tandis que la production avaient posé ses caméras dans différents lieux de tournages situés dans le Mississippi, ainsi que dans les rues de la ville de Lafayette, en Alabama.

Deux Etats du Sud notoirement et tristement connus pour avoir été les berceaux du Ku Klux Klan et de la ségrégation raciale. Un sujet qui ravivait aux yeux de certains des feux encore mal éteints... Vingt-sept ans à peine avant la sortie du film, en Alabama, le gouverneur George Wallace se faisait élire avec un programme ultra ségrégationniste. Son slogan de campagne ? "Casser du nègre, la ségrégation hier, maintenant, et demain"...

Si Mississippi Burning est passé à la postérité, figurant dans les rangs des grands films du cinéma américain des années 80, ce n'est pas seulement pour des considérations artistiques. Mais aussi pour une raison historique. "Le film a fait rouvrir l'enquête vingt ans après, et des gens ont été jugés coupables" racontait le co-scénariste du film, Chris Gerolmo.

Un raccourci un peu lapidaire toutefois, qui mérite une petite explication, donnée d'ailleurs par Alan Parker lui-même sur son blog, dans ce billet écrit initialement dans le Times, en juin 2005.

"La réouverture du dossier et le nouveau procès sont en grande partie dus au travail d'un journaliste : Jerry Mitchell, du Clarion-Ledger à Jackson, dans le Mississippi. Le Village Voice a rapporté que Mitchell avait vu Mississippi Burning pour la première fois en 1989 et que cela l'avait poussé à mener pendant seize ans une enquête journalistique acharnée qui a abouti à la condamnation d'Edgar Ray Killen.

Il est ironique qu'un journaliste déterminé ait été autant inspiré par un film qui, à sa sortie, avait été dénigré par tant de ses collègues journalistes chevronnés. Comme l'a également fait remarquer le Village Voice : "C'est le rêve d'un libéral blanc : un journaliste solitaire attrape les méchants et réécrit l'histoire".

Edgar Ray Killen, surnommé The Preacher, fut à la tête de l'antenne du Ku Klux Klan installée dans le comté de Neshoba, Mississippi, et joua un rôle clé et central dans les événements tragiques de juin 1964. Déjà octogénaire au moment d'être rejugé en 2005, il fut condamné à soixante ans de prison.

En 2014, le journaliste d'investigation Jerry Mitchell à l'origine de cette contre-enquête fleuve a envoyé une très émouvante lettre à Alan Parker, que le cinéaste a reproduit sur son blog.

"Je vous adresse cette lettre de remerciement, avec neuf ans de retard, pour votre aimable article publié après la condamnation en 2005 d'Edgar Ray Killen pour avoir orchestré le meurtre de trois jeunes hommes en 1964, désormais connu (grâce à votre film) sous le nom de "Mississippi Burning". Je n'ai jamais lu votre article original lorsqu'il a été publié, mais un ami m'a envoyé un lien vers un article récent du Huffington Post basé sur celui-ci.

Votre film m'a inspiré à entreprendre ce voyage. Ce que j'ai vu était si puissant et si viscéral que j'en suis devenu furieux.

Lorsque le KKK a assassiné ces jeunes hommes, j'avais 5 ans et je grandissais dans ma ville natale protégée du Texas, à des milliers de kilomètres de là, dans une ignorance totale de ce qui se passait ailleurs dans le Sud... et dans ma ville natale également.

J'ai vu le film par hasard en janvier 1989 lors d'une projection presse à Jackson, dans le Mississippi, en compagnie de deux agents du FBI (Roy Moore et Jim Ingram) qui avaient enquêté sur l'affaire et d'un journaliste (Bill Minor) qui avait écrit sur cette affaire et sur beaucoup d'autres similaires. Après la fin du film, ces trois hommes âgés ont disséqué le film, m'ont raconté les événements réels sur lesquels il s'appuyait et m'ont expliqué les détails de l'affaire.

Ce qui m'a le plus horrifié, c'est que plus de 20 membres du Ku Klux Klan avaient été impliqués dans le meurtre de ces trois jeunes hommes, mais qu'aucun d'entre eux n'avait jamais été poursuivi pour meurtre. Cette injustice m'a poussé à développer des sources qui m'ont fourni des milliers de documents secrets (et scellés) provenant de la célèbre agence d'espionnage ségrégationniste de l'État, la Mississippi Sovereignty Commission.

[...]

Je voulais simplement vous dire à quel point je vous suis éternellement reconnaissant. Votre film a changé le cours de ma vie, et je vous en serai toujours reconnaissant. L'une des meilleures choses qui me soient arrivées a été de faire la connaissance de chacune de ces familles touchées par ces terribles tragédies. Je peux vous dire à quel point elles ont toutes été reconnaissantes d'assister enfin à des condamnations, chose qu'elles n'auraient jamais cru voir.

J'aurais aimé que vous soyez dans la salle d'audience pour entendre tous les verdicts de culpabilité et voir les larmes couler sur les visages de ces familles. Salomon avait raison lorsqu'il a dit : "Quand la justice arrive, elle apporte la joie".

On n'aurait pas pu rendre plus bel hommage au cinéaste et à son film que cette admirable lettre. En 2021, 57 ans après l'affaire, le FBI a déclassifié toutes les archives du dossier MIBURN, nom de code de l'affaire Mississippi Burning. Des milliers de documents, mémos du FBI, photographies, couvrant la période 1964-2007. Elles sont consultables si le coeur vous en dit.

L'acteur Sterling Hayden détestait son rôle dans le western Johnny Guitare

Paranoïaque général Ripper dans Docteur Folamour, braqueur malchanceux dans L'ultime razzia, toujours chez Kubrick, merveilleux Johnny Guitare chez Nicholas Ray, extraordinaire dans Quand la ville dort de John Huston, ignoble capitaine de police parfaitement corrompu dans le Parrain de Francis Ford Copppola, pilier de casting de l'extraordinaire film fleuve 1900 de Bernardo Bertolucci... Sterling Hayden a laissé une trace inimitable et indélébile dans le 7e Art. Et a, malheureusement, tiré sa révérence bien trop tôt, emporté à l'âge de 70 ans d'un cancer, en 1986.

Pourtant, Sterling Hayden n'a jamais vraiment aimé sa carrière d'acteur à Hollywood, un milieu qu'il a intégré sans formation préalable et qu'il a souvent méprisé. C'est ce qui ressort d'une extraordinaire et très rare interview de lui, menée en 1970, et cachée dans les entrailles de Youtube. L'occasion de découvrir que l'homme vit sur sa péniche amarrée en plein Paris, comme un vieux loup de mer.

S'exprimant depuis son bateau, il confie avoir privilégié sa passion pour la mer et l'écriture à la célébrité, tout en évoquant son rôle emblématique dans le film de Stanley Kubrick, Docteur Folamour. Admettant aussi que son dédain pour le cinéma masquait parfois une insatisfaction personnelle profonde.

Hayden aborde également des thèmes politiques, sa philosophie de vie et son individualisme, alors que l'échange oscille entre souvenirs de tournage et critique acerbe de la société de consommation.

"J'ai appris le français en Yougoslavie" commente Hayden. Une brève allusion à son passé durant la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle il fut un espion pour l'Office of Strategic Services (OSS). Le comédien fut notamment affecté à la livraison d'armes en Yougoslavie pour les partisans qui luttaient contre les nazis, et fut même parachuté en Croatie. Autant dire qu'il ne fut pas recruté pour des opérations de pantouflage. Il fut décoré pour ses états de service, notamment par le futur Maréchal Tito, à la tête de la Yougoslavie après la guerre.

Ce qui lui a d'ailleurs valu en 1951 une convocation devant la House Committee on Un-American Activities (HUACC), la fameuse et tristement connue Commission parlementaire sur les activités antiaméricaines, qui faisait à l'époque la chasse aux sympathisants et activistes communistes.

"je suis arrivé à Hollywood en 1940, j'en suis parti en 1958. Il faut déduire 5 années de guerre" raconte Hayden. "Avant d'être acteur, j'étais marin. Quelqu'un m'a dit "tente ta chance à Hollywood, tu y gagneras des filles et de quoi te payer un bateau ! L'idée était bonne, mais ce grand départ a été long à venir".

Plus loin : "quand Kubrick m'a appelé, je pensais déjà ne plus jouer. Il m'a parlé de Dr Folamour, je lui ai dit : "je pense que vous ne vous adressez pas à la bonne personne, les généraux ce n'est pas mon style !" Il m'a dit : "c'est pour ça que je te veux !"

Et si son western Johnny Guitare est unanimement reconnu comme un chef-d'oeuvre, à propos duquel François Truffaut, en admiration devant le film, trouvait que les cow-boys du film "meurent avec une grâce de danseuse", Hayden n'a quant à lui aucune considération pour l'oeuvre de Nicholas Ray.

"Je trouve que j'y joue mal. Ca fausse mon jugement. Je l'ai revu l'autre soir, par amitié pour un exploitant. Je sais qu'en France on aime le film. On est venu ici m'inviter à la projection, j'ai dit "d'accord". Le lendemain, je l'ai regretté. Je me suis trouvé infect dans le film !"

En d'autres termes, un échange avec un acteur de légende, aussi rare que précieux. A noter d'ailleurs que Hayden ne s'est pas contenté d'ancrer son bateau à Paris, mais a largement sillonné les cours d'eau en France. Cette itinérance vagabonde a d'ailleurs fait l'objet d'un documentaire devenu rarissime et réalisé en 1982, Pharos of Chaos, réalisé par un tandem, Manfred Blank et Wolf-Eckart Bühler. Tellement rare d'ailleurs qu'il n'est tout simplement jamais sorti chez nous, mille fois hélas...

Il est curieusement, et en grande partie, disponible sur Youtube. L'occasion d'y voir un Sterling Hayden ressemblant de plus en plus à un pendant bien réel du capitaine Achab de Moby Dick !

"Des discussions sont en cours" : Tom Hardy a-t-il été renvoyé de sa série MobLand ?

C'est une information qui pourrait secouer le milieu des séries. Selon Puck News, qui a révélé l'affaire en premier, et Variety, qui l'a ensuite confirmée, Tom Hardy n'aurait pas été invité à reprendre son rôle dans MobLand, la série de mafieux de Paramount+ dans laquelle il incarne Harry Da Souza, homme de main d'une puissante famille de la pègre.

En cause : des incidents répétés sur le tournage de la deuxième saison, dont des retards et des tentatives de l'acteur de modifier ses propres dialogues, ce qui lui aurait valu de sérieux accrochages avec le producteur exécutif Jez Butterworth ainsi qu'avec les équipes de la société de production 101 Studios.

Le Hollywood Reporter, de son côté, apporte une nuance de taille : selon une source proche du dossier citée par le journal américain, Tom Hardy "n'a pas encore été renvoyé", mais "des discussions sont définitivement en cours sur cette possibilité". Une distinction qui tient en partie à une question de calendrier : Paramount+ n'a pas encore officiellement commandé une saison 3 de la série, même si l'écriture a d'ores et déjà commencé, signe que la plateforme croit en l'avenir du show, avec ou sans son acteur principal.

Ce n'est pas la première fois que Tom Hardy se retrouve au cœur de ce type de tensions. Le tournage de Mad Max : Fury Road avait déjà donné lieu à des frictions mémorables avec Charlize Theron, que le réalisateur George Miller avait publiquement évoquées.

Il avait alors décrit Hardy comme quelqu'un portant "une blessure mais aussi un génie qui va avec", tout en reconnaissant sans détour qu'il n'y avait "aucune excuse" pour les comportements perturbateurs sur un plateau, quelle que soit la qualité des performances livrées à l'écran.

MobLand, créée par Ronan Bennett et lancée au printemps 2025, s'est rapidement imposée comme la deuxième émission la plus regardée de Paramount+, selon la plateforme. La série réunit autour de Hardy un casting impressionnant : Helen Mirren et Pierce Brosnan à la tête d'une famille criminelle, épaulés notamment par Paddy Considine (House of the Dragon) et Joanne Froggatt (Downton Abbey).

Si la question du sort de Harry Da Souza reste officiellement sans réponse dans l'attente d'une éventuelle saison 3, une chose semble acquise : MobLand a les épaules assez larges pour envisager la suite sans son protagoniste.

Eric Kripke répond cash aux critiques sur la saison 5 de The Boys

Le rideau est tombé sur The Boys, mais les débats, eux, continuent. Depuis la diffusion du final de la cinquième et dernière saison sur Prime Video, les réactions des fans oscillent entre enthousiasme sincère et déception marquée – on vous en a même fait une revue de tweets – certains reprochant à la série un rythme trop lâche, d'autres l'absence de grandes scènes d'action à la hauteur des attentes accumulées en cinq saisons.

Face à cette vague de critiques, le créateur et showrunner Eric Kripke a décidé de prendre la parole. C'est dans les colonnes de Rolling Stone qu'il s'est exprimé, assumant ses choix sans détour.

Eric Kripke commence par concéder que la saison n'a pas fonctionné pour tout le monde. "Pour je ne sais quelle raison, il y a définitivement des gens pour qui la série ne fonctionne pas cette saison. Que ce soit le rythme, que ce soit l'absence de grandes scènes de combat... Je lis tous les commentaires de manière obsessionnelle, on pourrait même dire à un degré presque malsain", confie-t-il à Rolling Stone.

Mais la concession s'arrête là. Kripke revendique pleinement l'angle qu'il a choisi : celui d'un miroir déformant du monde actuel et de sa dérive vers le fascisme, plutôt qu'un récit post-apocalyptique et spectaculaire. "Je n'avais aucun intérêt pour un monde post-apocalyptique. Ça n'allait jamais arriver", tranche-t-il. "Je ne le regrette pas. Je suis satisfait de la façon dont ça s'est terminé."

Le moment le plus savoureux de ce final implique Elon Musk, à peine caricaturé via le personnage Günther Van Ellis (Ivan Sherry) qui rencontre Homelander en vue de faire affaire avec lui. Et Musk a résumé son avis sur le final en un seul mot sur son réseau social : "Pathétique."

Kripke a aussitôt retweeté la réaction du milliardaire en la qualifiant de "super critique". Une manière élégante de retourner l'attaque contre son auteur, dans une série qui n'a jamais caché sa volonté de croquer les puissants. Musk a redoublé de tweets, que Kripke a continué de partager avec le même enthousiasme affiché.

Eric Kripke a également levé le voile sur la genèse de l'une des scènes les plus commentées du final : celle où Homelander s'abaisse à supplier Butcher de lui laisser la vie sauve en faisant fi de toute forme de dignité.

La réplique la plus extrême de cette séquence – que la bienséance nous empêche de citer ici – aurait été proposée par Antony Starr lui-même. L'acteur, prévenu par Kripke que son personnage allait connaître la fin la plus pathétique possible, aurait répondu : "Bien sûr. Il le faut. C'est la fin. Il doit recevoir une punition à la hauteur de l'horreur qu'il a infligée pendant sept ans." Une conclusion que la majorité du public, selon Kripke, a finalement approuvée. Et c'est là, dit-il, ce qui compte le plus.

25 mai 2026

Akon affirme que « le polyamour est un comportement naturel chez les hommes »

Akon est un adepte de ce qu’il nomme le « polyamour ».

A 53 ans, le chanteur de Belly Dancer est en couple avec plusieurs femmes et dont il a neuf enfants « formidables ». Tous vivent en bonne intelligence à l’en croire, mais l’artiste reconnaît que si le « polyamour est un comportement naturel chez les hommes », cela demande de l’organisation.

Et, souligne l’artiste, cela « dépend entièrement de la personne et de la compréhension ».

Pour que tout se passe bien, l’interprète de Lonely a sa recette : « la communication ». « C’est littéralement la réponse et la solution », précise Akon sur le podcast We Need to Talk.

Celui qui préfère laisser « à l’imagination » de son intervieweur le soin d’évaluer le nombre de ses compagnes a expliqué également le fonctionnement de sa vie familiale. La première épouse se tient en haut de la hiérarchie. « C’est grâce à elle que tu en as une, deux ou trois. C’est la reine », assure-t-il.

Et c’est au mari d’assurer que la reine garde son trône. « Personne ne s’en prend à la première épouse. Dès qu’on s’en prend à elle, c’est la porte… Au final, il y a des niveaux : c’est elle qui fait le sacrifice, en fin de compte », explique-t-il, ajoutant que c’est à elle de gérer l’arrivée des nouvelles épouses.

Toutefois, ce que gère la première épouse n’est rien en regard de la charge qui pèse sur les épaules du mari polygame selon Akon. Car, pour lui, ce sont les femmes qui sortent gagnantes de ce modèle matrimonial et familial.

« L’avantage est plus grand pour la femme que pour l’homme, car c’est l’homme qui doit s’occuper de toutes. Il doit les traiter toutes de manière égale, et leur responsabilité pèse également sur lui », déclare l’artiste.

Akon est en revanche ferme sur un point : le chanteur de Don’t Matter est le seul à pratiquer le « polyamour » dans son foyer. Ses femmes lui doivent fidélité. Moins de charge mentale mais moins d’égalité femme-homme, donc. A se demander qui est vraiment gagnant dans cette histoire…

Léa Seydoux livre son sentiment concernant l’avenir de la franchise James Bond

Le devenir de James Bond ne laisse pas Léa Seydoux indifférente. La comédienne française, qui a incarné Madeleine Swann aux côtés de Daniel Craig dans Spectre (2015) et Mourir peut attendre (2021), était sur la Croisette lorsqu’elle a confié à Variety sa déception face au rachat de la franchise par Amazon MGM Studios l’année dernière. « J’étais un peu triste quand j’ai appris que ça avait été vendu », a-t-elle reconnu. Pour autant, Léa Seydoux se rassure en se disant que le retour de l’agent 007 se fera devant la caméra de Denis Villeneuve.

« Maintenant que c’est Denis, je me suis dit : oh, au moins c’est lui, donc ce sera du cinéma », a-t-elle soupiré en prenant un air soulagé. « Il est super cultivé. Il connaît tellement le cinéma, mais pas seulement. » Et Léa Seydoux parle en connaissance de cause, puisqu’elle a été au contact du cinéaste canadien lorsqu’elle a joué dans le second opus de sa trilogie Dune.

enis Villeneuve a été officiellement nommé à la tête du premier James Bond produit sous le drapeau Amazon MGM en juin 2025. Le scénario a été confié à Steven Knight, le créateur de Peaky Blinders, tandis qu’Amy Pascal et David Heyman, deux producteurs de renom, accompagnent le projet. Par contre, le mystère reste total concernant l’identité de l’acteur qui aura la lourde tâche d’enfiler le smoking de 007. Toutefois, les choses semblent s’accélérer, puisque Amazon MGM Studios a annoncé il y a seulement quelques jours que les auditions pour le rôle avaient officiellement commencé.

La journaliste Sonia Mabrouk annonce la naissance et le prénom de son deuxième enfant

Sonia Mabrouk a fait part de la nouvelle sur les réseaux sociaux samedi. « Ismael, mon petit prince », a posté la journaliste dans un message Instagram, annonçant ainsi la naissance et le prénom de son deuxième enfant.

« Je voudrais revivre sans cesse nos premiers instants. Peau contre peau, cœur sur cœur, d’âme à âme. Je ferai tout pour garder intact ce premier regard scintillant que tu as posé sur moi », écrit-elle encore, en légende d’une photo où l’on aperçoit le visage du petit garçon.

lle poursuit : « Penchée sur ton berceau depuis le ciel, ta grand-mère te protège. J’aurais tant aimé qu’elle te serre dans ses bras comme si rien ne nous avait jamais séparés. Ta naissance est notre renaissance. Pour ta sœur et nous, tu es cet émerveillement à la fois simple et complexe qui rend toute vie miraculeuse. Je t’aime mon fils d’un amour inconditionnel et absolu ».

éjà mère d’une petite fille de 2 ans, Soraya, Sonia Mabrouk avait révélé être enceinte en novembre 2025. En février dernier, elle avait annoncé sa démission de CNews, où elle officiait depuis 2017, à la suite d’un désaccord avec la direction de la chaîne d’infos. Les téléspectateurs devraient la retrouver sur BFMTV à partir de septembre prochain.

Seth Rogen a un mot à dire aux scénaristes qui utilisent l’intelligence artificielle

On ne l’attendait pas forcément dans le rôle du défenseur acharné de l’écriture artisanale. Et pourtant. Seth Rogen, de passage au Festival de Cannes pour la présentation de son nouveau film d’animation Tangles, s’est montré particulièrement direct lors d’une interview accordée à Brut : pour lui, un scénariste qui utilise l’IA pour écrire n’est tout simplement pas un scénariste.

« Je ne comprends pas ce que c’est censé apporter », a-t-il lancé. « Chaque fois que je vois une vidéo sur Instagram qui commence avec un truc du genre "Hollywood est cuit", et ce qui suit est la chose la plus stupide que j’aie jamais vue de ma vie. »

Du coup, la position de Seth Rogen est sans appel sur le sujet.

« Si ton instinct est d’utiliser l’IA et de ne pas passer par ce processus, tu ne devrais pas être scénariste », a lâché le créateur de la série The Studio. « Parce qu’alors tu n’écris pas. Va faire autre chose. »

La prise de position de Seth Rogen s’inscrit dans un débat toujours vif entre les studios hollywoodiens et les syndicats de scénaristes sur l’encadrement de l’IA. Lors de la grève des scénaristes de 2023, la WGA (le syndicat des scénaristes américains) avait arraché la mise en place de garde-fous sur l’utilisation de l’intelligence artificielle générative dans les contrats. Des règles que beaucoup estiment encore insuffisantes à mesure que les outils se perfectionnent. Une chose est sûre, ce débat n’a pas fini de secouer le monde du cinéma.

Vianney annonce une nouvelle tournée en 2027

Cinq ans après, il est de retour. Vianney, qui avait mis la musique entre parenthèses notamment pour construire une cabane dans les bois, annonce ce lundi une nouvelle tournée de 40 dates à partir de mars 2027. Le chanteur a publié sur ses réseaux sociaux une vidéo d’annonce listant ses prochains concerts dans les Zénith et Arena. Elle débutera le 24 mars 2027 à Reims, jusqu’au 24 mars 2028 à Narbonne, avec trois dates au Zénith de Paris-La Villette, du 8 au 10 avril 2027.

Il n’a pas mentionné à ce stade l’arrivée d’un prochain album, mais il est courant que les artistes adossent un nouvel opus à une tournée. Son dernier album studio composé de duos et trios, « A 2 à 3 », est sorti en 2023 sur le label indépendant Tôt ou tard (Vincent Delerm, Zaz, Noé Preszow).

« Vianney retrouvera ce qu’il aime le plus : être seul sur scène, face au public », avec « un spectacle généreux », a indiqué son label. L’artiste de 35 ans repartira en concert après cinq ans de pause, un éloignement artistique et médiatique choisi dont il avait fait part à ses fans. Entre-temps, il s’est mué en charpentier pour construire durant neuf mois une cabane en bois au milieu de la nature, une démarche documentée et partagée avec sa communauté. Ce lieu lui sert désormais de studio d’enregistrement.

Connu pour ses ballades pop dont « Beau-Papa », l’auteur-compositeur-interprète s’est fait connaître en 2014, guitare au cou, avec les titres « Je te déteste » et « Pas là ». Comptant parmi les figures de la chanson française actuelle, il a partagé un duo avec Gims en 2018 « La même », et collabore régulièrement avec d’autres artistes dont Kendji Girac.

Le cinéaste Andreï Zviaguintsev appelle Poutine à "mettre fin au carnage"

Honoré hier soir sur la Croisette, Andreï Zviaguintsev a profité de son passage sur la scène du Palais des Festivals pour adresser un message direct à Vladimir Poutine.

Le cinéaste russe, récompensé par le Grand Prix du Festival de Cannes pour Minotaure, a livré un discours aussi politique qu’émouvant, salué par une longue ovation du public.

Exilé depuis l’invasion de l’Ukraine, le réalisateur de Faute d'amour et Leviathan signe avec Minotaure un drame sombre et étouffant qui transpose l’esprit de La Femme infidèle de Chabrol dans la Russie de 2022, au cœur de la guerre. Le film suit un mari prêt à sombrer dans la violence après avoir découvert l’adultère de son épouse, tandis que la société russe s’enfonce dans la peur, la corruption et l’enrôlement forcé.

À travers cette mécanique de vengeance intime, Zviaguintsev radiographie les dérives morales d’une Russie en guerre : l’impunité, le cynisme, les arrangements permanents et la brutalité ordinaire deviennent les symptômes d’un système gangrené. Le tout porté par une mise en scène glaciale. Mais c’est surtout son discours de remerciement qui a marqué la cérémonie. En pesant chacun de ses mots, le cinéaste a lancé un appel solennel au président russe :

“Des millions de gens, de part et d’autre de la ligne de front, ne rêvent que d’une chose : que les massacres cessent enfin. Et la seule personne qui puisse mettre fin à cette boucherie est le président de la Fédération de Russie. Mettez fin à ce carnage. Le monde entier attend cela.”