28 mai 2026

Keanu Reeves prend la défense du réalisateur Carl Rinsch lors de son procès pour avoir escroqué Netflix

Alors que le réalisateur Carl Rinsch risque plusieurs années de prison pour avoir détourné 11 millions de dollars versés par Netflix, Keanu Reeves est intervenu auprès de la justice américaine pour demander de la clémence.

Dans une lettre adressée au juge Jed Rakoff, la star de John Wick décrit le cinéaste de 47 Ronin comme un "artiste exceptionnel" et appelle le tribunal à faire preuve de "clémence et de miséricorde" au moment du verdict.

En décembre dernier, Carl Rinsch a été reconnu coupable de fraude électronique, blanchiment d’argent et transactions financières illégales. Selon les procureurs, l’argent versé par Netflix pour financer la série de science-fiction White Horse aurait été utilisé pour des dépenses personnelles extravagantes : voitures de luxe, matelas haut de gamme ou encore investissements massifs dans les cryptomonnaies.

Keanu Reeves connaît bien le réalisateur puisqu’il avait tourné sous sa direction dans 47 Ronin. L’acteur avait également participé au lancement de White Horse en tant que mentor et premier investisseur. Dans sa lettre, il précise qu’il ne cherche pas à minimiser les faits reprochés au cinéaste, mais tente d’apporter un éclairage sur sa personnalité et ses motivations créatives (via Variety) :

"À mon avis, Carl peut s’auto-saboter en amplifiant constamment l’ampleur et les ambitions des projets négociés, ce qui finit par le mettre en conflit avec ses partenaires. Je ne dis pas cela pour diminuer ce dont il a été reconnu coupable, mais simplement pour essayer d’expliquer pourquoi."

Carl Rinsch doit être fixé sur sa peine le 29 juin prochain. D’après les calculs de la défense, il pourrait écoper de 8 à 10 ans de prison selon les recommandations fédérales américaines.

Ses avocats demandent néanmoins une peine largement inférieure, rappelant qu’il s’agit de sa première condamnation et que cette affaire représente déjà "la fin probable de sa carrière."

Le juge devrait également ordonner au réalisateur de rembourser les 11 millions de dollars à Netflix. La plateforme réclame aussi 4,4 millions supplémentaires afin de couvrir ses frais d’avocats engagés durant l’enquête et la procédure judiciaire. Les avocats de Carl Rinsch estiment toutefois cette somme excessive, d’autant que le réalisateur a été reconnu juridiquement comme étant sans ressources financières suffisantes.

Stan Lee ressuscité par l’IA pour de nouveaux projets audio

Près de huit ans après sa mort, Stan Lee va faire son retour… grâce à l’intelligence artificielle.

Le légendaire créateur de nombreux héros Marvel comme Spider-Man, Hulk, X-Men ou Iron Man va voir sa voix, son image et même son style être recréés par IA dans le cadre d’un partenariat signé avec la société ElevenLabs.

L’entreprise, spécialisée dans les technologies vocales et génératives, vient d’annoncer un accord avec Stan Lee Universe - une société commune entre Genius Brands International et POW! Entertainment - afin d’intégrer officiellement l’image et la voix de Stan Lee à son catalogue de licences.

Concrètement, les utilisateurs pourront bientôt écouter des livres racontés par une version IA de la voix de Stan Lee, utiliser des filtres musicaux inspirés de son univers ou encore générer des visuels façon comics avec son apparence.

Le premier projet annoncé s’intitule Stan Lee Book Club of the Month. Chaque mois, un livre audio sera narré par une reproduction IA de la voix du créateur Marvel via l’application Eleven Reader. Le premier ouvrage choisi sera L’Île au trésor de Robert Louis Stevenson.

La plateforme musicale IA ElevenCreative Music proposera également deux nouveaux filtres inspirés de l’univers du scénariste : "Superhero Cinematic Swells" et "Retro Hero Fanfare."

Pour annoncer le partenariat, ElevenLabs a dévoilé une vidéo entièrement narrée par une réplique artificielle de la voix de Stan Lee.

"Vous savez ce qu’on ne dit jamais sur les légendes ? Elles survivent aux pages," déclare cette version IA dans la vidéo.

Du côté des ayants droit, on assure que cette initiative respecterait l’esprit du créateur : "Stan a toujours voulu aller à la rencontre de ses fans : dans les comics, les conventions ou même à travers ses caméos, explique Chaz Rainey, membre du conseil de Stan Lee Universe. Les fans nous disent souvent qu’ils entendent sa voix quand ils lisent ses comics. Grâce à ElevenLabs, cela peut désormais devenir une réalité. Sa voix, son image et son amour du storytelling… ElevenLabs nous permet de garder tout cela vivant entre les mains des fans".

Une annonce qui risque évidemment de relancer le débat autour de l’utilisation de l’intelligence artificielle pour "ressusciter" des artistes disparus. Un film entier avec le regretté Val Kilmer va sortir cette année au cinéma.

Que pense Steven Spielberg de l'IA dans le cinéma ?

Il a été l'un des premiers à parler d'Intelligence artificielle au cinéma au grand public, à travers le film A.I. Intelligence artificielle (projet initialement développé par Stanley Kubrick), sorti en 2001 dans les salles. Et maintenant que l'IA est partout à Hollywood, pour de vrai, Steven Spielberg doit prendre position.

Le cinéaste livre une réponse claire : oui à l’outil, non au remplacement de la création humaine. Lors d’une récente intervention sur le podcast IMO de Michelle Obama et Craig Robinson, le réalisateur reconnaît que l’IA peut avoir des usages utiles, notamment en dehors du processus artistique : "Je pense que l’IA peut aider à trouver des solutions à des problèmes médicaux", explique-t-il. Mais dès qu’il s’agit de création, la position est beaucoup plus ferme, comme une ligne rouge ;

"Là où je n’aime pas l’IA, c’est quand elle prend des décisions ou qu’il y a une chaise vide à la table des scénaristes. Je ne suis pas prêt à la substituer, parce que je ne crois pas vraiment à la conscience artificielle. Je ne crois pas qu’il existe un substitut à l’âme."

Steven Spielberg ajoute qu’il ne croit pas à l’idée qu’une machine puisse ressentir ou dépasser l’humain dans ce domaine :

"Un ordinateur qui pense ressentir plus que nous est contraire à la manière dont j’ai été élevé et à la façon dont je continuerai à exercer mon métier."

S’il imagine malgré tout un futur où l’IA pourrait aider à alléger certaines tâches de production - comme le repérage de décors - il refuse catégoriquement qu’elle intervienne dans les décisions artistiques :

"Ne me dis pas comment écrire les dialogues de mes personnages. Ne me dis pas où placer la caméra. Et ne me dis pas à quoi doit ressembler le décor, sauf si l’IA est simplement un outil parmi d’autres pour le chef décorateur. Utilisez l’IA comme un outil, mais pas comme la parole finale sur quoi que ce soit de créatif. C’est là que je trace la ligne !"

Disclosure Day : le film de Steven Spielberg a conquis la presse américaine

Retour gagnant à la science-fiction pour Steven Spielberg ! Son nouveau film d’invasion extra-terrestre, Disclosure Day, attendu le 10 juin prochain dans les salles françaises, a conquis les journalistes américains qui en ont fait l’éloge sur les réseaux sociaux.

"Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai autant aimé un film de Spielberg que Disclosure Day : palpitant, drôle, profondément émouvant et superbement interprété (Emily Blunt, en particulier, est époustouflante). Plein de mystère et d’émerveillement, il prouve que personne ne fait ça comme Spielberg. Tout simplement génial", écrit ainsi Drew Taylor de The Wrap sur X (ex Twitter).

Même son de cloche pour Tessa Smith de ScreenRant qui assure : "Disclosure Day est ABSOLUMENT PHÉNOMÉNAL ! C’est vraiment quelque chose d’exceptionnel. J’étais suspendue à chaque mot, captivée par l’histoire au fur et à mesure qu’elle se déroulait. La bande originale met parfaitement en valeur chaque scène. À mi-chemin entre le mystère et La Quatrième Dimension, c’est quelque chose de tout à fait nouveau… J'ai versé une larme à la fin. WOW."

Côte comparaison, Bill Bria de Slashfilm vise également haut en affirmant : "Des compositions à couper le souffle, le scénario de David Koepp – à mi-chemin entre X-Files et la Bible – est un véritable numéro de funambule, la performance la plus aboutie d’Emily Blunt et la meilleure bande originale de John Williams depuis des années… un film captivant et émouvant."

“J'ai adoré Disclosure Day. Un tourbillon intense mêlant film de poursuite, histoire d'amour et mystère, le tout enveloppé dans une atmosphère de science-fiction. C'est le meilleur film de Spielberg depuis 20 ans, imprégné de toute la magie qui rend ses films si exceptionnels, avec en prime une interprétation et un personnage inoubliables d'Emily Blunt", écrit, toujours sur X, Germain Lussier de Gizmodo et i09 qui comme beaucoup de ses confrères souligne la performance d’Emily Blunt, héroïne du film aux côtés de Josh O'Connor et Colin Firth notamment.

"C'est du Spielberg au sommet de son art, aussi grisant que Les Aventuriers de l'Arche perdue, mais avec la profondeur émotionnelle et l'ambition accrue de ses œuvres post-11 septembre. Dès le début, Spielberg lance un défi et nous rappelle qu'il maîtrise tout ça mieux que quiconque dans l'histoire du cinéma", assène Jim Hemphill de IndieWire.

Quant à Steven Weintraub de Collider, il explique : "Sans surprise, Steven Spielberg a encore frappé fort avec Disclosure Day. Je pourrais m’étendre longuement sur tout ce que j’ai adoré, mais j’ai eu la chance de voir le film sans rien savoir, et je vous recommande vivement d’en faire autant. Arrêtez de regarder les bandes-annonces. La seule chose que je dirai, c'est qu'Emily Blunt est incroyable. Je sais que les grands films de l'été ne sont généralement pas le genre de performances qui retiennent l'attention lors de la saison des récompenses, mais une fois que les gens auront vu ce qu'elle fait dans ce film…"

Frank Sinatra rêvait d'incarner le Joker dans la série Batman des années 60

Acteur et crooner de légende, surnommé "The Voice", Frank Sinatra a laissé une trace indélébile dans la chanson, évidemment, mais aussi au cinéma. Ayant incarné plus de 70 rôles à l'écran, Oscarisé pour sa prestation dans Tant qu'il y aura des hommes, il a joué dans des oeuvres devenues des classiques : L'homme au bras d'or d'Otto Preminger; Comme un torrent de Vincente Minnelli; L'inconnu de Las Vegas, qui fera l'objet d'un remake orchestré par Steven Soderbergh au début des années 2000. Un crime dans la tête, fabuleux thriller sur fond d'espionnage et de Guerre Froide; L'Express du colonel Von Ryan, L'ombre d'un géant...

Sinatra a aussi fait des incursions sur le petit écran, mais ses contributions relèvent de l'anecdotique, entre participations non créditées sur moins d'une poignées de séries dans les années 1950, le temps d'un épisode, ou ses apparitions sous forme de caméo comme sur le plateau de Madame est servie en 1989.

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé. Dans les années 60, Sinatra brûla d'une passion dévorante pour la fameuse série Batman, diffusée entre janvier 1966 et mars 1968 sur le réseau ABC, dans laquelle Adam West et Burt Ward incarnaient respectivement l'homme chauve-souris et Robin. Sans oublier bien entendu Cesar Romero, engagé pour jouer le Joker. Et c'est précisément ce rôle que Sinatra convoitait...

Dans un ouvrage écrit par le spécialiste Bill Brioux, intitulé Truth and Rumours: The Reality Behind TV’s Most Famous Myths (via Farout), l’acteur Burt Ward a confirmé les rumeurs qui circulaient depuis longtemps selon lesquelles Sinatra aurait eu des vues sur le rôle du Joker.

"D’après ce que j’ai compris, Frank Sinatra était très contrarié de ne pas pouvoir jouer le Joker. César Romero avait déjà signé son contrat". Les producteurs de la série étant quoi qu'il en soit notoirement connus pour être radins, on imagine qu'ils auraient eu du mal à payer Frank Sinatra, une immense star au sommet de sa carrière à cette époque…

Cet intérêt manifeste de Sinatra pour la série et le personnage du Joker fut aussi corroboré par le scénariste sur la série Ralph Ross, qui avait également travaillé avec Sinatra sur le film Tony Rome est dangereux, sorti en 1967. Ross raconta l'anecdote dans un entretien qu'il accorda à la Television Academy Foundation.

Pendant qu'il travaillait sur le film, Ross écrivait un épisode de la série Batman. Et de lâcher que Sinatra s'était rendu compte qu'il était scénariste après avoir entendu le bruit de sa machine à écrire dans la nuit, et lui avait demandé ce qu'il écrivait. "J'ai répondu : "Batman" - "Oh, j'adore Batman, j'aurais voulu être le Joker". Reste qu'on a quand même du mal à imaginer le crooner sous les traits du prince du crime...

27 mai 2026

Annoncé mort sur les réseaux sociaux, le Bee Gees Barry Gibb fait savoir qu’il va très bien

Tout le monde n’a pas la chance de voir les démonstrations d’affection d’un public fidèle quand on annonce sa mort… Mais peut-être que le chanteur des Bee Gees se serait bien passé de ce canular. Ce dimanche, un sobre message sur Facebook a mis le feu aux poudres : « R.I.P. Barry Gibb » (Repose en paix).

Malgré le retrait de la page quelque temps plus tard, le Web s’est emballé et des fans ont pleuré sur les réseaux sociaux la mort de l’auteur-compositeur-interprète et producteur de disques australo-britannique, relate TMZ.

Images générées par IA de Barry Gibb sur un lit d’hôpital, ou même dans un cercueil, messages tels que : « La famille pleure la disparition de Barry Gibb » ou « C’est avec une profonde tristesse que la famille annonce le décès du chanteur des Bee Gees, Barry Gibb » : rien n’aura été épargné à la star de 79 ans.

La famille a démenti la rumeur auprès de TMZ en précisant que le chanteur de Stayin’Alive est « en bonne santé, heureux et qu’il profite de la vie dans sa maison de la région de Miami ». Le chanteur a ainsi rejoint le club fermé des victimes d’annonces prématurées de leur mort. Justin Bieber, Morgan Freeman, Tom Hanks, Michael J. Fox, ou encore Jon Bon Jovi l’ont précédé.

Barry Gibb est le dernier membre survivant du trio fraternel des Bee Gees. Son frère Maurice est mort en 2003 à 53 ans, tandis que Robin s’est éteint en 2012, emporté par un cancer à l’âge de 62 ans. Barry Gibb ne s’est pas remis de la mort de ses frères. Les Bee Gees ont remporté neuf Grammy Awards et le groupe est intronisé au Rock and Roll Hall of Fame.

Les Ailes de l'enfer 2 ? Nicolas Cage veut faire la suite du classique de 1997

Il a joué un paquet de rôles iconiques dans sa carrière, mais celui qu’il rêverait vraiment de reprendre, c’est sans doute le plus improbable de tous : Cameron Poe, le détenu parachuté en plein chaos aérien dans Les Ailes de l’enfer en 1997 (Con Air).

Invité par Parade, Nicolas Cage a confié qu’il pensait régulièrement à ce personnage culte et à ce qu’il est devenu après les événements du film :

"Si je devais choisir un rôle à reprendre... Cameron Poe est un personnage auquel je pense de temps en temps. Qu'est-il devenu ? J’aimerais savoir ce qu’il fait aujourd’hui, voir sa vie maintenant..."

L’idée n’est pas forcément de refaire le film tel quel, mais plutôt de retrouver un Poe plus âgé, avec une nouvelle vie loin de l’avion-prison devenu culte dans le cinéma d’action des années 90.

Sorti en 1997, Les Ailes de l'enfer s’est imposé comme un blockbuster totalement débridé, symbole d’une époque où Hollywood n’avait peur de rien, avec John Malkovich en criminel psychopathe, Steve Buscemi en canibale fou et Nicolas Cage en héros malgré lui. Le film de Simon West avait récolté 220 millions de dollars au box-office mondial à l'épqoue.

Mais l’acteur ne regarde pas seulement dans le passé. Il évoque aussi un autre rôle qu’il aimerait prolonger : Ben Reilly dans Spider-Noir, sa nouvelle incarnation du Spider-Verse dans la série Prime Video, qui vient d'être mise en ligne : "J'ai envie de continuer à jouer Ben. Je pense qu’il y a encore de la place pour développer ce personnage et le mettre dans d’autres situations..."

Pour l'heure, aucune saison 2 de Spider-Noir n'a été commandée. Et Les Ailes de l'enfer 2 n'est pas non plus en développement.

Rush Hour sur 6ter : pourquoi Jackie Chan a-t-il mal vécu le tournage de ce film d'action culte il y a 28 ans ?

Entre 1998 et 2007, la trilogie Rush Hour a fait le bonheur des fans de films d'action et des acrobaties de Jackie Chan. Ce dernier faisait équipe avec Chris Tucker, au débit de parole aussi rapide qu'une mitraillette. Invité du Kelly Clarkson Show avec ses collègues de Karate Kid Legends, la star des arts martiaux a révélé une étonnante anecdote au sujet du tournage du premier film.

L'animatrice a interrogé Jackie Chan sur son apprentissage de l'anglais et le comédien a réagi du tac au tac. "Pendant tout le film, je ne comprenais rien à ce que disait Chris Tucker", lance-t-il avec un brin de malice.

"À chaque plan, ses dialogues étaient différents. Chaque scène, chaque prise, ses répliques étaient différentes", poursuit le comédien, qui avait beaucoup de mal à comprendre son homologue, spécialiste des improvisations.

"Je demandais à mon professeur de dialecte : Qu'est-ce qu'il a dit ? Il parle si vite !", confie Jackie Chan. Son expérience compliquée sur le tournage fait écho à la rencontre de son personnage, Lee, avec celui de Chris Tucker (Carter) dans le film. Le policier américain accueille son collègue chinois à Los Angeles et pense qu'il ne parle pas anglais.

"Est-ce que tu comprends les mots qui sortent de ma bouche ?", lui crie alors Carter, laissant Lee sans réaction, la fiction rejoignant la réalité. De plus, dans son autobiographie intitulée Ne jamais grandir, Jackie Chan a admis avoir eu beaucoup de mal à apprendre l'anglais. Il a également expliqué que la musique country l'avait aidé à comprendre la langue de Shakespeare, car les chansons sont lentes.

Par ailleurs, lors d'un entretien avec BuzzFeed, relayé par Variety, la star du cinéma d'action a évoqué son expérience sur la saga Rush Hour. Invité à classer la trilogie selon son ordre de préférence, il a d'abord botté en touche : "Je ne sais pas", a-t-il affirmé, avant de développer sa réponse.

"Vous savez quoi, le premier Rush Hour : peu d'argent, peu de temps. Nous l'avons tourné comme ça : Allez, go, go, go ! Le second : beaucoup d'argent, beaucoup de temps. Le troisième : trop d'argent, trop de temps. Trop d'argent ne sert à rien", a affirmé le comédien, réalisateur et coordinateur de cascades.

Cette réponse sibylline et maligne nous donne en filigrane le classement des Rush Hour pour Jackie Chan. Malgré un tournage compliqué, le premier reste son préféré, tourné avec des moyens limités, demandant ainsi plus de créativité et de rapidité.

Après le succès du premier film, tourner le deuxième épisode a été plus confortable, mais l'artiste a toujours été plus à l'aise sur des tournages plus modestes, la machinerie hollywoodienne ne lui convenant pas vraiment ; Rush Hour 2 prend donc la seconde place dans son coeur.

Quant à Rush Hour 3, Jackie Chan le place en dernière position car les moyens énormes mis à disposition du réalisateur Brett Ratner n'ont pas aidé à faire un meilleur film. C'est pourquoi il affirme que "trop d'argent ne sert à rien", sous-entendant que cela endort la créativité dans ce genre de production.

Les spectateurs ne s'y tromperont pas, ce 3ème opus étant le moins bien noté de la saga sur AlloCiné avec 2,2 sur 5. Par ailleurs, l'évaluation de Chan sur la trilogie Rush Hour concorde parfaitement avec le succès critique et commercial de chaque film.

Le premier volet, le film préféré de Chan, bénéficiait d'un budget de 35 millions de dollars et a engrangé 244 millions de billets verts à l'international en 1998. La suite de 2001, tournée pour 90 millions de dollars, a engrangé 347 millions de recettes mondiales.

Mais le troisième épisode de 2007 a connu une chute brutale avec 258 millions de dollars récoltés malgré un budget conséquent de 140 millions. En totalité, la trilogie a tout de même rapporté 849 millions de dollars dans le monde entre 1998 et 2007.

Vivez une véritable épopée… vécue à hauteur de poule !

À grand pouvoir, grandes responsabilités. Mais si l’héroïne… était une poule ? Échappée d’un élevage industriel, cette dernière trouve refuge dans la cour d’un restaurant en ruine. Là, elle découvre l’amour, défie la loi du bec et se bat pour protéger ses œufs. Sa quête, tendre et ironique, résonne avec les combats silencieux et petits arrangements de la vie humaine. 

Avec Cocotte, présenté en avant-première mondiale lors de la dernière édition du Festival de Toronto, le cinéaste hongrois György Pálfi poursuit son exploration animale, amorcée avec les cochons de Hic (de crimes en crimes), nommé dans de nombreux festivals et récompensé du prix du cinéma européen. En effet, le réalisateur considère le monde comme “un lieu où tout ce qui existe – l’homme, l’animal, la plante, la pierre – a une importance égale, car leur existence interagit dans l’instant entre le passé et l’avenir”. De cette vision profondément égalitaire du vivant naît un projet cinématographique singulier, où une simple poule devient l’héroïne d’une épopée inattendue. À la manière d’un road movie décalé, cette dernière traverse une série d’épreuves qui jalonnent son parcours, transformant ses errances en véritables quêtes. 

À partir de ce postulat, le cinéaste opère un renversement de perspective aussi audacieux que stimulant. En adoptant le point de vue d’un gallinacé, il relègue consciemment les êtres humains au second plan, les réduisant à de simples silhouettes dans un monde qu’ils pensent pourtant dominer. Pour György Pálfi, le cinéma constitue en effet le médium idéal pour regarder le monde sous un autre angle et questionner nos évidences : “On se demande ainsi : est-ce vraiment notre rôle, en tant qu’êtres humains, de dominer la Terre ? Si nous nous regardons différemment, sommes-nous vraiment plus importants que tout ce qui nous entoure ?” 

En tissant ce double récit, le long-métrage déploie toute sa richesse dans un véritable jeu de miroirs. D’un côté, la trajectoire de la poule semble suivre une forme d’ascension, et de l’autre, celle des êtres humains se dessine en creux, plus sombre et désenchantée. Ces deux fils narratifs, loin d’être indépendants, se croisent et se répondent, révélant par contraste les dérives d’une société humaine marquée par la domination et l’exploitation.  

Dans cette perspective, Cocotte esquisse également une lecture subtilement politique de notre rapport au monde. En mettant l’humain à distance, le cinéaste interroge sa place et son rôle dans l’équilibre du vivant. Cette mise à l’écart agit comme un véritable révélateur, mettant en lumière une logique d’exploitation omniprésente : “[l’homme veut] tirer profit de tout et de tous, rien d’autre ne compte”, souligne le cinéaste. 

Ainsi, loin d’être anecdotique, l’existence animale devient un prisme éclairant pour mieux comprendre la nature humaine. À travers les aventures de cette poule attachante, le spectateur est invité à déplacer son regard et à reconsidérer la hiérarchie qu’il impose au monde qui l’entoure. 

Sorte d’épopée à plumes, Cocotte se rapproche d’un conte de fées résolument atypique. En effet, cette œuvre semble exiger une forme d'abandon presque enfantine et une capacité à accueillir l’étrangeté sans chercher immédiatement à la rationaliser. Cette liberté de ton se manifeste notamment dans un savant mélange de registres, où humour, absurdité et tragédie coexistent. Le rire surgit çà et là, tandis que certaines situations basculent dans une forme de gravité inattendue. Ce rapprochement constant entre comique et tragique semble faire émerger une vérité plus trouble : “C’est cette vision grotesque du monde qui caractérise tous mes films. Pour moi, cette approche reflète plus fidèlement l’absurdité de notre époque”, explique le réalisateur.

Cependant, cette dimension de conte moderne laisse aussi place à une approche quasi scientifique, proche du documentaire animalier. Derrière la fantaisie apparente se dégage ainsi  une véritable volonté de disséquer le monde, d’en observer les mécanismes avec précision. À ce titre, György Pálfi emprunte également aux codes du documentaire animalier, comme il l’explique : “Notre caméraman s’est installé dans le poulailler pendant quelques jours avec une caméra et a filmé autant que possible. En réalisant ce film, je souhaitais fusionner différentes méthodes cinématographiques. J’ai abordé les lieux et les personnages avec une approche documentaire, privilégiant l’authenticité, tandis que j’ai utilisé les techniques du documentaire animalier pour filmer les poules et les autres animaux.” En ce sens, la caméra se fait discrète, presque invisible, captant le réel sur le vif et renforçant l’immersion dans ce regard non humain. 

Ce croisement rare et inattendu entre conte, expérimentation et observation confère au long-métrage une patte singulière, à la fois ludique et originale. En naviguant entre ces différentes formes, György Pálfi brouille les repères et construit une œuvre magique, qui ne cesse de surprendre.

Peaky Blinders : Netflix dévoile la première photo de Charlie Heaton dans le rôle d'un personnage clé de la famille Shelby

Charlie Heaton ne chôme pas. Juste après le final de Stranger Things, on l'a vu dans la saison 4 d'Industry. Puis il a été annoncé au casting de la suite de Peaky Blinders, mais sans plus de précision. On en sait enfin plus sur ce personnage mystérieux.

En effet, contre toute attente, l'acteur de Stranger Things fait partie des nombreux nouveaux membres du casting annoncés pour cette série qui suivra une nouvelle génération de Peaky Blinders, rejoignant ainsi Jamie Bell qui succède à Barry Keoghan dans le rôle de Duke Shelby, le nouveau chef des Blinders.

Il est désormais confirmé que Heaton incarnera Charles Shelby, le fils aîné du légendaire ancien chef des Peaky Blinders, Tommy Shelby (Cillian Murphy).

"Charlie Heaton rejoint la nouvelle génération des Peaky Blinders dans le rôle de Charles Shelby. Charles a choisi de mener une vie normale et n’a pas revu son demi-frère Duke depuis des années. Il a rompu tout lien avec les Peaky Blinders et le mode de vie hédoniste des Shelby. Mais peut-on vraiment échapper à ses propres liens du sang ?"

Alors que l'intrigue se situe après la Seconde Guerre mondiale, les Peaky Blinders se lancent dans la bataille pour participer au projet de reconstruction de Birmingham. Charles fera-t-il de même ? Il était encore un jeune enfant lors de la diffusion de la série originale, et il est né pendant le mariage de Tommy avec son grand amour, Grace (Annabelle Wallis).

Cependant, après la mort de Grace, on a vu Charles partir pour Londres avec la deuxième femme de Tommy, Lizzie (Natasha O'Keeffe), afin de l'éloigner du milieu criminel de Birmingham.

Tommy l'a laissé prendre sa décision lui-même, le pré-adolescent déclarant que Lizzie était plus une mère pour lui que Tommy un père. Dans le film Peaky Blinders : L'Immortel, il a été confirmé que Charles avait combattu au front en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale. On l'aperçoit brièvement à la fin du film mais incarné par un autre acteur.