14 mai 2026

L’animatrice de radio et télévision, Sophie Garel, est décédée à l’âge de 84 ans

Sophie Garel, célèbre animatrice de radio et de télévision est décédée à l’âge de 84 ans, a annoncé jeudi la radio RTL, sur laquelle elle a officié pendant plusieurs décennies. Animatrice emblématique des années 70 et 80, Sophie Garel a présenté de nombreuses émissions avec l’animateur Fabrice sur cette station, comme « Les jeux de Fabrice et Sophie » et « Atoukado ».

Elle a également été chroniqueuse dans plusieurs émissions animées par Laurent Ruquier comme « On a tout essayé » sur France 2, « On va s’gêner » sur Europe 1, puis de retour sur RTL dans « Les Grosse têtes » lorsque l’animateur a repris l’émission.

Avec Fabrice, « c’est vous deux qui m’avez donné envie de faire de la radio », a réagi Laurent Ruquier, dans un message posté sur Instagram.

« Ton esprit de repartie, ton plaisir d’être au micro tout en ayant l’air de faire ça par-dessus la jambe, ton rire, ton goût des jeux de mots, pour tout ça, merci », a-t-il ajouté.

n 1968, elle a représenté le Luxembourg au concours de l’Eurovision à Londres, en interprétant la chanson « Nous vivrons d’amour » avec Chris Baldo. Sophie Garel a également été la compagne de l’acteur et réalisateur Jean Yanne.

Le Chat : la fin de sa carrière, Jean Gabin a été marqué par l'échec du film

En 1971, Jean Gabin tourne avec Pierre-Granier Deferre avec qui il venait de faire le méconnu La Horse. Le courant est bien passé entre les deux hommes, et ils préparent l'adaptation d'un roman de Simenon intitulé Le Chat. Le projet enthousiasme Gabin, qui en plus va pouvoir travailler avec une comédienne qu'il admire.

Mais un événement va lui gâcher la fête.

Depuis le tournage du Tatoué avec Louis de Funès (1968), qui ne s'est pas du tout bien passé, Jean Gabin a l'image d'une star qui refuse de partager l'affiche avec une autre vedette. Aussi lorsqu'il est annoncé qu'il va donner la réplique à la grande Simone Signoret, tout le monde prédit une nouvelle catastrophe. Ce sera tout le contraire.

Le tournage se passe merveilleusement bien avec sa partenaire, avec laquelle il voulait tourner depuis longtemps. La destruction du couple formé par leurs personnages à l'écran n'a rien à voir avec l'ambiance en coulisses, comme en témoignent les mémoires de Signoret :

"Les préoccupations de Gabin dans la vie courante sont absolument opposées aux miennes", écrira Simone Signoret dans ses mémoires. "Je ne fais pas courir de trotteurs à Vincennes, je n'élève pas de vaches, et on n'a pas les mêmes idées sur bien des choses. Sauf sur une, et elle est de taille : 'Comment jouer la comédie ensemble ?'. Nous nous sommes tendrement aimés à jouer à nous haïr dans le film. Pendant les pauses, il me racontait son Hollywood à lui, son Jean Renoir et son Jacques Prévert, et c'était beau de retrouver dans son oeil le regard du déserteur de Quai des brumes, dans son sourire le sourire du capitaine Maréchal de La Grande illusion."

Le film possède un sujet fort, des interprétations remarquables et une mise en scène qui met en parallèle la destruction d'un quartier de Courbevoie en région parisienne pour y installer La Défense avec l'annihilation de l'amour entre ces deux êtres au bout du rouleau. Pourtant, malgré ces qualités évidentes, Le Chat est un relatif échec en salles.

Un million de personnes se déplacent, mais moins de 400 000 en région parisienne. Un chiffre qui a beaucoup déçu Gabin, qui croyait dur comme fer au succès du projet, comme l'écrit son biographe et ami André Brunelin dans son ouvrage Gabin :

"Jean considérait Le Chat comme un de ses plus beaux films de la seconde partie de sa carrière, un de ceux, en tout cas, qui lui avait fait retrouver son enthousiasme et sa passion du temps de Quai des brumes et du Jour se lève. Le relatif insuccès populaire du film, qu'il avait coproduit avec sa société Gafer, lui procura une grande déception : 'Qu'est-ce qu'ils veulent que je fasse ?' me questionnait-il, amer, s'en prenant aux spectateurs qui avaient ignoré ce film."

Après cela, Gabin relèvera peu de nouveaux "défis" professionnels, tournant des rôles plutôt attendus (Le Tueur, Deux hommes dans la ville). Seul L'Affaire Dominici représentera pour lui une occasion de montrer qu'il peut tout jouer, et ce rôle inspiré d'une histoire vraie lui demandera un effort tout particulier, et il épluchera soigneusement toutes les informations disponibles sur l'affaire. Hélas, celui-ci aussi, sera considéré comme un échec au box-office (1,3 million d'entrées tout de même, mais moins de 200 000 sur Paris).

Ethan Hawke egrette d'avoir dit non au film Independence Day

En 1996, un film de science-fiction débarque en salles et bouleverse tous les codes : Independence Day ! Mis en scène par Roland Emmerich, il connaît un succès considérable, rapportant la somme colossale de 817 millions de dollars au box-office mondial pour un budget de 75 millions.

Pour mémoire, Independence Day débute en nous montrant une immense soucoupe volante envahissant le ciel terrestre, libérant un nombre infini de plus petites soucoupes qui prennent position au-dessus des plus grandes villes du monde.

Un informaticien new-yorkais, David Levinson, décrypte alors les signaux émanant des étranges voyageurs. Ils ne sont pas du tout amicaux et ces extraterrestres se préparent à attaquer la Terre. Le long-métrage fait désormais partie des classiques de la SF, porté par un casting parfait, de Jeff Goldblum à Will Smith en passant par Bill Pullman, Judd Hirsch, Mary McDonnell ou Randy Quaid.

30 ans plus tard, on n'imagine personne d'autre que Will Smith dans le rôle du capitaine Steven Hiller, celui qui dézingue de l'alien en lançant des punchlines ! Pourtant, la production ne voulait pas de lui à l'époque : "Non, nous n'aimons pas Will Smith. Il n'a pas fait ses preuves. Il ne marche pas sur les marchés internationaux", affirmait 20th Century Fox, selon les dires du réalisateur Roland Emmerich dans les colonnes de The Hollywood Reporter.

En effet, le studio avait jeté son dévolu sur Ethan Hawke, comme il le confirmait en 2018 sur le plateau du talk-show de Conan O'Brien. "Mon refus le plus stupide a été Independence Day. Ils m'ont offert le rôle finalement tenu par Will Smith. J'avais reçu le scénario et je le lisais à un pote en voiture", a-t-il indiqué.

"J'aimais me moquer de certaines répliques avec mes amis. Je disais : Ecoute cette réplique affreuse : E.T. téléphone maison ! Quelle réplique débile. Et j'ai jeté le scénario par la fenêtre pendant un road trip sur une autoroute du Texas", a-t-il révélé, suscitant l'hilarité du public. L'animateur en a rajouté une couche en disant que Will Smith l'avait ramassé juste après.

"L'été d'après, nous sommes le 4 juillet, et tout le monde veut aller au cinéma. Je dis : Allons voir Independence Day, ça va être amusant, on va voir à quel point c'est mauvais. Evidemment, la salle était complète, et je voyais la salle en adoration. Et Will Smith a obtenu les rires les plus nourris au moment de sa réplique E.T. téléphone maison. Les gens exultaient !", se souvient Ethan Hawke.

"C'était quasiment une standing ovation. Et moi je m'enfonçais dans mon siège en pensant : Oh, mon Dieu !", a-t-il conclu, visiblement amer d'être passé à côté d'un rôle aussi mémorable. Toutefois, avec le recul, l'acteur raconte cette anecdote avec le sourire. Cependant, la réplique qu'il évoque n'est pas dans le film.

Peut-être fait-il référence à son fameux "Bienvenue sur Terre", quand Will Smith donne un coup de poing à un alien écrasé dans le désert. Il y a aussi sa fameuse phrase : "C'est ce que j'appelle une rencontre du 3ème type", que le personnage déclame tout en fumant un cigare, posé sur le vaisseau extraterrestre.

A noter qu'il y a bien une réplique en référence au film de Spielberg, quand Steven Hiller parle d'aller "botter le cul de E.T.", mais elle n'est pas aussi mémorable que les deux autres (même si elle fait mouche).

Après le refus d'Ethan Hawke, Roland Emmerich s'est vraiment impliqué corps et âme pour imposer Will Smith, allant même jusqu'à menacer 20th Century Fox : "C’était peu de temps avant le début du tournage et nous n’avions toujours pas confirmé Will et Jeff. J’ai tapé du poing sur la table : 'Les gens d’Universal appellent tous les jours, alors donnez-moi ces deux acteurs ou je pars là-bas !' Je ne pense pas que ce transfert vers un autre studio aurait vraiment été possible, mais c’était une excellente menace", se souvient le metteur en scène.

Ce dernier a eu du flair, la performance de Will Smith étant souvent citée par le public comme un des gros points forts du blockbuster. La scène que nous évoquions plus haut, où il abat un vaisseau alien, frappe l’extraterrestre et lance la réplique cinglante : "Bienvenue sur Terre", est devenue mythique. Après ce film, le comédien a enchaîné les succès, notamment la trilogie Men In Black, dans laquelle il affronte encore des petits hommes verts.

Il y a 28 ans, Marion Cotillard donnait une de ses toutes premières interviews

Enfant de la balle, Marion Cotillard baigne depuis longtemps dans l'atmosphère des plateaux de théâtre. Dès qu'on a besoin d'un bébé ou d'un enfant pour une pièce, la voici sur les planches, donnant la réplique à sa mère.

Après quelques apparitions pour Arnaud Desplechin (Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) en 1996) et Coline Serreau (La Belle verte), c'est la série des Taxi, initiée en 1998 sous l'impulsion du producteur Luc Besson, qui la révèle au grand public.

Une ascension qui débouchera, dix ans plus tard à peine, sur une incroyable consécration avec La Môme Piaf qui la fait entrer dans la légende, en remportant un Golden Globe, un BAFTA, un César et un Oscar de la Meilleure actrice. Une mise sur orbite internationale et définitive de sa carrière, dont le succès ne s'est pas démenti depuis.

C'est à l'aune de ces considérations que l'on regarde l'une des toutes premières interview de la comédienne, réalisée sur la plage de Cannes en mai 1998 lors de la présentation du film Taxi de Gérard Pirès. Une rencontre qui avait servi pour un documentaire coproduit par la Télévision Suisse (RSI), Homo Cinematographicus, de Alberto Veronese.

"Je n'ai presque rien fait" lâche humblement l'actrice, qui se raconte dans une interview touchante et pleine de fraîcheur, du haut de ses 23 ans, retraçant son parcours professionnel et sa vision du métier de comédienne. Issue d'une famille d'artistes, elle explique avoir d'abord envisagé cette carrière avec une certaine insouciance avant de réaliser son importance vitale.

"Il y a des gens que j'aime, mais ce ne sont pas mes modèles. Je n'ai jamais voulu travailler par rapport à ce que faisaient les gens. J'ai envie de trouver les choses en moi, et de trouver ma propre façon d'aborder un rôle" confie Marion Cotillard. "J'aime Audrey Hepburn, Greta Garbo, récemment Patricia Arquette... [...]

En fait, si j'ai des modèles, en tout cas des gens chez qui je découvre des choses qui me permettent d'évoluer, c'est plutôt chez les comédiens hommes, je ne sais pas pourquoi. J'ai découvert comme tout le monde Leonardo DiCaprio, et il est incroyable. Il a complètement accepté sa part masculine et féminine, et ca donne un truc d'une dimension..." Savoureux, lorsqu'on sait qu'elle finira par lui donner la réplique en 2010 avec Inception de Christopher Nolan.

Elle confie aussi qu'elle n'a pas de technique fixe pour aborder un rôle et que son approche est différente à chaque fois, préférant faire "comme ça vient". Par exemple se plonger dans l'exploration du passé affectif de son personnage, pour le créer physiquement et psychologiquement.

Insiste aussi sur l'importance fondamentale pour elle des répétitions; une méthode qu'elle compare à celle du théâtre. Elle tient à répéter toutes les scènes avant le début d'un film, car cela lui donne la liberté de se tromper, de tester de multiples possibilités et de découvrir des éléments inattendus pour construire le personnage.

Pour les rôles particulièrement sombres ou lourds, comme celui qu'elle a incarné (et qu'elle cite) dans le téléfilm Chloé, diffusé en 1996, où elle interprète une lycéenne tombant dans la prostitution, elle s'immerge totalement et conserve l'énergie du personnage toute la journée sur le plateau, évitant de se dissiper. Elle insiste toutefois sur la nécessité absolue de "décrocher" le soir pour redevenir elle-même et se protéger émotionnellement.

Quoi qu'il en soit, un entretien vraiment intéressant, qu'on vous encourage évidemment à regarder ! On rappelle aussi pour la forme que la comédienne est à l'affiche du film Roma Elastica, qui sera diffusé en séance de minuit durant le Festival de Cannes cette année. Elle y incarne une star de cinéma à bout de souffle épaulée par sa fidèle maquilleuse, campée par Noémie Merlant.

Dune : le film avec Kyle MacLachlan ressort au cinéma

 Le 15 janvier 2025, le monde du cinéma pleure la disparition de David Lynch aux quatre coins du monde, et chacun en profite pour citer ses chouchous dans la filmographie du réalisateur au style unique. Sans surprise, Muholland Drive revient souvent, au même titre que Twin Peaks (la série et son prequel sous forme de film), Lost Highway, Elephant Man ou Sailor et Lula, mais il y a très peu de mentions d'Inland Empire, son ultime long métrage, et encore moins de son adaptation de Dune, sortie dans nos salles en février 1985. Peut-être parce que lui-même ne l'aurait pas citée, vu qui l'a reniée.

Dès sa parution en 1965, le roman de Frank Herbert s'est attiré les convoitises d'Hollywood, et Alejandro Jodorowsky est le premier à vraiment s'être cassé les dents sur son adaptation, qui a néanmoins donné naissance à un riche documentaire, à l'issue duquel on regrette de ne pas avoir vu le résultat, tout en se demandant à quoi il aurait vraiment ressemblé. Il faudra attendre la première moitié des années 80 pour qu'un projet aboutisse : bien décidé à surfer sur le succès de Star Wars, le producteur Dino de Laurentiis parvient à convaincre David Lynch, qui sort du succès d'Elephant Man et vient de refuser... Le Retour du Jedi.

Séduit par l'univers de Frank Herbert et doté d'un budget de 40 millions de dollars, le cinéaste confie le rôle principal à l'inconnu Kyle MacLachlan et s'offre les services de Sting, dans un rôle secondaire, ou du groupe Toto pour la bande-originale. Mais le rêve tourne vite au cauchemar dans les studios de Churubusco (Mexique), entre techniciens non qualifiés, maladies, pannes et autres démissions pour cause d'impayés.

David Lynch vient quand même à bout du projet avec un premier montage de 3h30 auquel soixante-treize minutes seront retirées pour permettre à un film de 2h17 d'arriver dans les salles mondiales. Vouloir condenser un tel monument en un seul opus étant déjà bien compliqué, le résultat est, hélas (et sans surprise), déséquilibré et beaucoup trop rapide dans sa seconde moitié, centrée sur l'ascension de Paul Atréides. A tel point que le cinéaste ne met pas longtemps à renier ce qu'il a considéré comme "son plus grand échec", précisant qu'il n'avait pas eu de contrôle artistique total, encore moins de final cut.

Grandement critiqué par le presse et le public à sa sortie, ce Dune est pourtant loin d'être honteux, et possède même un charme certain, une étrangeté et même une folie qui préfigure la suite de sa carrière et qui, pour beaucoup, manquent aux films de Denis Villeneuve, parvenu avec succès à offrir une seconde chance à l'oeuvre de Frank Herbert avec une adaptation en deux parties, que suivra en décembre prochain un troisième volet inspiré du roman "Le Messie de Dune".

On ne peut évidemment que rêver à ce qu'aurait donné le film s'il n'avait pas été raboté à ce point, tant ce qu'il reste ne manque ni de qualité ni de style, malgré un déséquilibre évident, y compris pour qui n'a pas lu le matériau de base. Et c'est pourquoi il mérite bien mieux que ce que sa production chaotique laisse craindre, d'où la bonne nouvelle que représente cette possibilité de le (re)voir au cinéma, en version restaurée 4k, depuis le 13 mai.

C'est en effet l'occasion de le (re)voir et de lui (re)donner sa chance dans les meilleures conditions. Et, pour beaucoup, d'enfin combler un manque, ce Dune n'ayant pas été projeté par les cinémas ayant programmé la quasi-totalité des longs métrages de David Lynch après la mort de ce dernier. Il suffisait juste d'être un peu patients.

Clémence Poésy va diriger Vimala Pons dans l'adaptation du roman Vanda

La comédienne française Clémence Poésy, célèbre pour avoir incarné Fleur Delacour dans la saga Harry Potter, va faire ses débuts à la mise en scène de long métrage avec Vanda.

Adapté du roman éponyme de Marion Brunet, récompensé par le Prix Astrid Lindgren 2025 - souvent considéré comme l’équivalent du Nobel de littérature jeunesse - l'histoire suit Vanda, une mère célibataire vivant avec son fils Noé dans un cabanon au bord de l’eau, à l’écart de la ville.

Une dizaine d’années plus tôt, elle rêvait de devenir artiste, mais travaille désormais comme femme de ménage dans un hôpital psychiatrique. Lorsque Simon, le père de Noé, réapparaît après sept ans d’absence, l’équilibre fragile qu’elle avait construit commence à se fissurer.

Et c'est la comédienne Vimala Pons, récemment récompensée du César de la Meilleure actrice dans un second rôle pour son rôle dans L'Attachement, qui va tenir le rôle-titre comme le révèle la productrice Julie Billy de June Films dans les colonnes de Cineuropa.

Cette dernière précise que la société belge Frakas est déjà engagée en coproduction et que le projet sera présenté aux vendeurs internationaux lors du Festival de Cannes. Le tournage est prévu au premier semestre 2027.

Il s'agit de la première réalisation de long métrage de Clémence Poésy qui a cependant déjà mis en scène le court Le Roi des démons du vent et un épisode de la série H24, 24 heures dans la vie d'une femme.

Vimala Pons est actuellement à l'affiche de La Vénus électrique, présenté en ouverture du 79e Festival de Cannes.

Le scénariste Jeremy Slater revient sur son départ de la série Marvel Moon Knight

C'est le scénariste Jeremy Slater, en promotion pour Mortal Kombat II, qu'il vient d'écrire, qui est revenu sur son départ de la série, lui qui avait été engagé pour la superviser de A à Z (via The Hollywood Reporter) :

"Au final, j’ai quitté le projet à cause de divergences créatives avec le réalisateur. Nous avions tout simplement des visions très différentes de ce que devait être la série. En fin de compte, c’est lui qui a remporté cette bataille créative, alors je me suis retiré. Il a ensuite fait appel à sa propre équipe de scénaristes pour créer une série qui correspondait à sa vision et à l’histoire qu’il voulait raconter."

Slater ne cite pas le réalisateur en question, mais on peut raisonnablement penser qu'il s'agit de Mohamed Diab (Les Femmes du bus 678), metteur en scène de quatre des six épisodes de la série, les deux restants étant signés par un duo composé de Aaron Moorhead et Justin Benson.

Au générique pourtant, Slater est toujours crédité comme le créateur et l'auteur principal du show.

Reste-t-il amer de cette mauvaise expérience ? Pas envers Marvel, en tout cas : "Je ne veux surtout pas dire du mal de Marvel ni de mon passage là-bas. Ils m’ont donné ma chance et m’ont permis de constituer une équipe de scénaristes vraiment formidable. J’étais très, très fier du travail que nous avons accompli."

Jeremy Slater s'est fait connaître en coécrivant le film d'horreur Lazarus Effect, passé en France par le festival de Gérardmer, puis en signant un nombre incalculable de versions du film Les Quatre fantastiques, systématiquement rejetées par son ami et réalisateur Josh Trank.

Après des participations à des films plutôt mal reçus (Pet, Death Note), il a signé la série L'Exorciste, suite du film de 1973 réalisé par William Friedkin, diffusée de 2016 à 2017, qui le remet sur le devant de la scène. Il est dans la foulée engagé sur Umbrella Academy et pour écrire Moon Knight pour Marvel, dans les circonstances que l'on connaît.

Cette année, il vient d'écrire Mortal Kombat II, actuellement au cinéma, et va mettre en scène son premier long métrage, Thread: An Insidious Tale, spin-off à la saga Insidious.

Quant à Moon Knight, peut-être le reverra-t-on dans Avengers: Secret Wars, prévu pour le 15 décembre 2027, et dont le casting est encore gardé secret.

Star Wars : The Mandalorian and Grogu s’offre une ultime bande-annonce

Près de cinquante ans après la sortie en salle de son premier opus légendaire, la saga Star Wars continue d’avoir le vent en poupe : alors que de nombreuses séries à succès telles que Star Wars : Ahsoka, Andor ou encore Star Wars : Maul – Seigneur de l’Ombre continuent de voir le jour pour étendre l’univers de la saga, un nouveau long-métrage va bientôt être dévoilé sur grand écran.

En salle le 20 mai prochain, Star Wars : The Mandalorian and Grogu s’annonce comme l’occasion idéale de fêter le 49e anniversaire de l’univers initié par George Lucas en 1977. Alors que la communauté trépigne d’impatience, revenons sur l’ultime bande-annonce de ce projet ambitieux pour faire le point sur son intrigue, sa galerie de personnages hauts en couleur et les nombreuses références que les fans commencent déjà à recenser.

Quelques années après la chute de l’Empire galactique aux mains de la Rébellion, le chasseur de primes Din Djarin (Pedro Pascal) écume la galaxie à la recherche de contrats. Sa rencontre avec Grogu, un enfant dissimulé des forces impériales car particulièrement sensible à la Force, change le cours de sa vie : désormais traqué par de nombreux ennemis et attaché à son jeune apprenti, Din Djarin n’a d’autre choix que de collaborer avec la Nouvelle République pour survivre et construire un avenir durable. Lorsqu’ils sont envoyés en mission auprès du puissant clan Hutt, Din et Grogu ne se doutent pas qu’ils s’embarquent dans une quête particulièrement périlleuse…

Le 20 mai, c’est donc avec Star Wars : The Mandalorian and Grogu que la saga fera son grand retour au cinéma. Une belle occasion de rassembler dans les salles obscures les inconditionnels de la première heure autant que les néophytes autour d’un même frisson : celui de l’aventure, de l’action et de l’émotion !

Avant de laisser les admirateurs de la plus grande saga de tous les temps découvrir Star Wars : The Mandalorian and Grogu sur grand écran, Disney a dévoilé une ultime bande-annonce de ce nouveau long métrage particulièrement attendu, qui n’a pas manqué de convaincre les internautes. Après plusieurs teasers qui donnaient déjà l’eau à la bouche, ces nouvelles images laissent entrevoir de nombreux environnements, mais aussi plusieurs points essentiels de l’intrigue.

“Il ne s’agit pas de vengeance, mais de prévenir une nouvelle guerre” tranche le colonel Ward, personnage inédit de la Nouvelle République incarné par l’immense Sigourney Weaver (Alien, Avatar). Ainsi, Din Djarin se retrouve plus que jamais à devoir assumer des décisions morales, à devoir lutter non plus seulement pour la collecte de primes ou sa propre survie, mais bien pour l’avenir de la galaxie toute entière. La raison de ce changement ? L’existence, dans sa vie, d’une cause pour laquelle se battre : Grogu.

Cette adorable mascotte, longtemps surnommée “baby Yoda” par les fans de l’univers, semble plus que jamais chercher la communion avec la Force, cette entité mythique de la saga avec laquelle il est naturellement connecté. Ensemble, Din et Grogu devront donc faire leur possible pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s’est battue, mais aussi leur relation quasi-familiale.

Les inconditionnels de Star Wars auront sans doute aperçu dans ces nouvelles images quelques visages familiers. Zeb Orrelios de la série Star Wars : Rebels (toujours porté par la voix de Steve Blum), le redoutable chasseur de prime Embo apparu dans Star Wars : The Clone Wars (et doublé par Dave Filoni lui-même), mais aussi le puissant clan des Hutts, représenté par leur chef Rotta (Jeremy Allen White), fils du célèbre Jabba. Autant de références qui laissent présager la présence, tout au long du film, de nombreux clins-d’œil que les spectateurs pourront s’empresser de répertorier.

Enfin, cette nouvelle bande-annonce esquisse aussi le cadre d’un voyage galactique particulièrement riche, fait d’étapes multiples et variées : repères de criminels néo-urbains, planètes forestières ou plutôt enneigées, ce nouveau long-métrage de la saga Star Wars promet une diversité d’environnements inégalée, théâtres de batailles et de courses poursuites à couper le souffle. Mieux encore, cette richesse visuelle laisse naturellement présager un foisonnement de références cinématographiques, notamment dans les genres approchés : du film noir au western, du film de guerre à la science-fiction plus évidente, ce nouveau long-métrage de la saga Star Wars semble revenir à l’essence même du projet de George Lucas, l’ambition de créer un univers capable de séduire les amateurs d’aventures autant que les cinéphiles les plus aguerris.

Din Djarin et son jeune apprenti parviendront-ils à sauver les prémices de la Nouvelle Républiques des restes de l’Empire ? Rendez-vous dès le 20 mai exclusivement au cinéma pour découvrir leurs dernières aventures dans Star Wars : The Mandalorian and Grogu.

12 mai 2026

Festival de Cannes 2026 : l’hommage d'Eye Haïdara à Nathalie Baye passe pas loin du grand malaise lors de la cérémonie d’ouverture

A partir de ce mardi 12 mai, les célébrités du monde entier se réunissent sur la Croisette, pour assister à la 79e édition du Festival de Cannes. Après un premier tapis rouge, la comédienne Eye Haïdara a présenté la cérémonie d’ouverture.

L’actrice a pris quelques secondes pour rendre hommage à Nathalie Baye, récemment disparue après un long combat contre la maladie. Une déclaration timide et plutôt rapide, malgré la carrière exceptionnelle de la comédienne.

Lors de la cérémonie d’ouverture, Eye Haïdara a pris quelques instants pour évoquer la mémoire de l’actrice, décédée le 17 avril dernier. "Avant d’accueillir les membres du jury de cette 79e édition, permettez-moi une pensée pour une actrice remarquable, capable de dire peu - de dire tant, avec si peu - une femme d’une immense élégance et d’une délicatesse infinie envers les autres. Je pense, bien sûr, à Nathalie Baye, qui a marqué l’histoire du cinéma...", a déclaré la maîtresse de cérémonie, émue.

Pendant cette prise de parole, plusieurs photos de Nathalie Baye défilaient sur l’écran géant du Palais des Festivals. Mais très vite, la cérémonie a repris son cours, laissant place à la présentation du jury. Dans la salle, les applaudissements sont restés plutôt discrets, renforçant le sentiment de gêne ressenti par certains observateurs. Pourtant, l’actrice entretenait un lien fort avec Cannes. Elle avait foulé les marches pour la première fois en 1973 grâce à La Nuit américaine de François Truffaut, présenté hors compétition, avant de devenir l’un des visages incontournables du cinéma français sur la Croisette au fil des décennies.

Malgré ce moment un peu maladroit, les célébrités ont fait sensation sur le tapis rouge. Derrière les barrières, photographes et fans attendaient avec impatience l’arrivée des stars internationales, à commencer par Demi Moore. Membre du jury cette année, l’actrice de 63 ans a captivé tous les regards dans une robe bustier argentée signée Jacquemus, complétée par des bijoux Chopard.

Autre apparition remarquée : celle d’Anaïs Demoustier, venue défendre La Vénus électrique aux côtés de Pio Marmaï et Gilles Lellouche. De son côté, Leïla Bekhti a fait sensation dans une robe sirène noire ornée de dentelle et de strass, sublimée par des bijoux Chaumet. D’autres personnalités, comme Philippine Leroy-Beaulieu ou encore Jane Fonda, étaient également présentes pour cette première montée des marches très glamour.

Luc Besson, accusé de viol par l'actrice Sand Van Roy : des analyses ADN faites sur un sous-vêtement de la plaignante constituent un "élément nouveau"

Ce 12 mai, acteurs et réalisateurs se sont donné rendez-vous à Cannes pour assister à la cérémonie d'ouverture du 79e Festival de Cannes. Dans le même temps, l'ambiance est beaucoup moins à la fête pour Luc Besson. Et pour cause… Alors que le réalisateur du Grand Bleu, accusé de viols par l’actrice Sand Van Roy, a bénéficié d'un non-lieu en décembre 2021 qui a été confirmé en appel en mai 2022, la justice a décidé de se repencher sur le dossier.

En effet, ce 12 mai, l'Agence France Presse a annoncé que le parquet général de la Cour d'Appel de Paris a requis une réouverture des investigations. Par ailleurs, il confirme également qu'une audience de la chambre de l'instruction se tiendra le 2 juin prochain. Une audience qui peut complètement faire basculer l'affaire.

Pour rappel, c'est au lendemain d'un rendez-vous avec Luc Besson au Bristol, un palace parisien, que Sand Van Roy avait porté plainte pour viol contre l'homme de 67 ans. C'était le 18 mai 2018, il y a quasiment huit ans jour pour jour. Puis, deux mois plus tard, cette dernière avait dénoncé d'autres viols et agressions sexuelles. Des faits commis selon elle au cours de deux années d'une "relation d'emprise professionnelle". Dans cette affaire, l'ex de Maïwenn a toujours contesté les faits.

Dans la foulée de l'information dévoilée par l'AFP, Mediapart a levé le voile sur les réquisitions du parquet général. Ce dernier évoque un "élément nouveau susceptible de caractériser des charges nouvelles". Il s'agit d'analyses ADN réalisées sur un sous-vêtement de Sand Van Roy par un laboratoire néerlandais. Les avocats de la plaignante assurent que "l’ADN du mis en cause a été formellement retrouvé sur la partie postérieure" du sous-vêtement porté par sa cliente le soir des faits dénoncés. Par ailleurs, ils regrettent que ce sous-vêtement n’ait "jamais été expertisé de manière adéquate au cours de l’enquête", qualifiant ce point de "fait matériel capital ignoré".

De son côté, le conseil de Luc Besson a indiqué qu'il ne ferait aucun commentaire à ce stade. Me Thierry Marembert préfère attendre la décision de la chambre d'instruction pour se prononcer. Toutefois, il a tout de même tenu à rappeler que dans cette affaire "la justice s’est prononcée à quatre reprises et a toujours conclu à l’innocence" de son client.