12 mai 2026

Luc Besson, accusé de viol par l'actrice Sand Van Roy : des analyses ADN faites sur un sous-vêtement de la plaignante constituent un "élément nouveau"

Ce 12 mai, acteurs et réalisateurs se sont donné rendez-vous à Cannes pour assister à la cérémonie d'ouverture du 79e Festival de Cannes. Dans le même temps, l'ambiance est beaucoup moins à la fête pour Luc Besson. Et pour cause… Alors que le réalisateur du Grand Bleu, accusé de viols par l’actrice Sand Van Roy, a bénéficié d'un non-lieu en décembre 2021 qui a été confirmé en appel en mai 2022, la justice a décidé de se repencher sur le dossier.

En effet, ce 12 mai, l'Agence France Presse a annoncé que le parquet général de la Cour d'Appel de Paris a requis une réouverture des investigations. Par ailleurs, il confirme également qu'une audience de la chambre de l'instruction se tiendra le 2 juin prochain. Une audience qui peut complètement faire basculer l'affaire.

Pour rappel, c'est au lendemain d'un rendez-vous avec Luc Besson au Bristol, un palace parisien, que Sand Van Roy avait porté plainte pour viol contre l'homme de 67 ans. C'était le 18 mai 2018, il y a quasiment huit ans jour pour jour. Puis, deux mois plus tard, cette dernière avait dénoncé d'autres viols et agressions sexuelles. Des faits commis selon elle au cours de deux années d'une "relation d'emprise professionnelle". Dans cette affaire, l'ex de Maïwenn a toujours contesté les faits.

Dans la foulée de l'information dévoilée par l'AFP, Mediapart a levé le voile sur les réquisitions du parquet général. Ce dernier évoque un "élément nouveau susceptible de caractériser des charges nouvelles". Il s'agit d'analyses ADN réalisées sur un sous-vêtement de Sand Van Roy par un laboratoire néerlandais. Les avocats de la plaignante assurent que "l’ADN du mis en cause a été formellement retrouvé sur la partie postérieure" du sous-vêtement porté par sa cliente le soir des faits dénoncés. Par ailleurs, ils regrettent que ce sous-vêtement n’ait "jamais été expertisé de manière adéquate au cours de l’enquête", qualifiant ce point de "fait matériel capital ignoré".

De son côté, le conseil de Luc Besson a indiqué qu'il ne ferait aucun commentaire à ce stade. Me Thierry Marembert préfère attendre la décision de la chambre d'instruction pour se prononcer. Toutefois, il a tout de même tenu à rappeler que dans cette affaire "la justice s’est prononcée à quatre reprises et a toujours conclu à l’innocence" de son client.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire