15 juin 2020

Electronic Arts dévoile son jeu Star Wars : Squadrons avec une bande-annonce

En amont de sa conférence EA Play Live, prévue le 19 juin et censée dévoiler le line up de ses titres à venir, l'éditeur Electronic Arts vient de dévoiler son prochain jeu exploitant la licence Star Wars, après le carton de son Star Wars : Jedi Fallen Order (que nous évoquions ici). Son nom ? Star Wars : Squadrons. De quoi rappeler aux plus âgés d'entre vous les souvenirs émus de Star Wars Rebel Assault  et autres X-Wing Vs Tie Fighter...

Le jeu offrira donc des combats aériens multijoueurs en 5 Vs 5, mais aussi des batailles de flotte imposante et un scénario original se déroulant pendant les derniers jours de l’Empire Galactique et de l’essor de la Nouvelle République après les événements de Star Wars: Le retour du Jedi. Le jeu sortira le 2 octobre 2020 sur PlayStation 4, Xbox One, PC, Steam et l’Epic Games Store et sera jouable en réalité virtuelle (RV) sur PlayStation 4 et PC avec compatibilité cross-play. L'éditeur devrait dévoiler les premières images de gameplay du titre lors de son event du 19 juin (diffusé à 1h00 du matin heure française).

Star War : Squadrons proposera également un scénario solo permettant de revivre les événements suivant la Bataille d'Endor où l’Alliance Rebelle est parvenue à détruire la seconde Étoile de la Mort. Au fil de l’histoire, les joueurs seront aux commandes de deux pilotes personnalisables au service de la Nouvelle République (au sein de l’escadron Vanguard) et de l’Empire Galactique (l'escadron Titan). Cette histoire permettra de croiser des figures évidemment bien connues de l'univers Star Wars. On peut d'ailleurs voir le fameux pilote Wedge Antilles dans le superbe trailer cinématique d'annonce.

L'Aventure des Marguerite : bande-annonce avec Clovis Cornillac

Deux jeunes filles de 12 ans, Marguerite et Margot, vivent chacune à une époque différente : l'une en 1942 et l’autre en 2018. Les choses prennent une tournure à la fois drôle et fantastique lorsque, via une mystérieuse malle magique, elles se retrouvent chacune dans l’époque de l’autre...

Mais elles possèdent un autre point commun : leur père a disparu en pleine Seconde Guerre mondiale ou n’habite plus à la maison. A 70 ans d’écart, elles se lancent dans une grande aventure pour retrouver leurs présents, explorant l’Histoire, mais aussi la mémoire de leurs familles.

Deuxième long métrage réalisé par Pierre Coré, après le film d'animation Sahara sorti en 2017, L'Aventure des Marguerite est adapté de la bande-dessinée "Le Temps des Marguerites" de Robin et Vincent Cuvellier, publiée pour la première fois en 2009.

Côté casting, nous retrouvons Lila Gueneau (Les Témoins) dans le rôle-titre, accompagnée de Clovis Cornillac, Alice Pol et Nils Othenin-Girard (Simon et Théodore).

D'après les images ci-dessus, cette comédie pour toute la famille semble faire la part belle, un peu comme Les Visiteurs, aux gags liés au choc des temporalités. Egalement remarqué au Festival de L'Alpe d'Huez, L'Aventure des Marguerite sortira le mardi 14 juillet 2020.

Avatar 2 : la reprise du tournage crée la polémique en Nouvelle-Zélande

Lorsque le réalisateur canadien James Cameron en aura fini avec sa quarantaine, le tournage des très attendus Avatar 2 et Avatar 3 pourra reprendre en Nouvelle-Zélande. Une reprise imminente qui ne plaît pas à tout le monde en terre australe, des voix politiques criant à l'injustice.

Dans un entretien accordé au New Zealand Publication Stuff, propos rapportés par le site Indiewire, David Seymour, membre du Parlement et leader du parti libéral ACT New Zealand, voit "une insulte aux travailleurs néo-zélandais" dans la décision du gouvernement d'autoriser la reprise du tournage de ces blockbusters. Selon lui, il existe un décalage injuste entre des équipes de film retournant sur les plateaux et de petits travailleurs locaux n'ayant pas encore reçu l'autorisation de relancer leur activité.

"Quelles sont les règles à la frontière ? En ce moment, on dirait que si vous êtes amis avec le gouvernement, vous êtes dans le business. Mais si ce n'est pas le cas, alors vous êtes seuls", s'emporte David Seymour. "Il devrait y avoir une même règle pour tout le monde. C'est inacceptable que les politiques décident qui peut entrer dans le pays."

Même son de cloche chez Judith Collins, porte-parole du Développement Economique pour le National Party, qui voit le retour de la production cinématographique comme un élément important pour l'économie du pays, mais qui s'interroge : "Certains ne subissent visiblement pas le même traitement que d'autres. Beaucoup de petites entreprises doivent se demander s'il y a des règles différentes pour certains... Pourquoi y a-t-il ici un traitement préférentiel ?"

Ian Cossar, ministre du Travail, de l'Innovation et de l'Emploi, répond aux critiques, indiquant que les productions qui vont reprendre leurs tournages "ont rempli les critères" afin de rentrer sur le territoire. Et de préciser qu'elles allaient "fournir du travail à environ 600 Néo-Zélandais en raison du niveau significatif de leur activité économique." Phil Twyford, ministre du Développement Economique, se défend quant à lui d'avoir répondu à un quelconque lobbying des studios, "les productions qui ont eu le feu vert ayant répondu à des critères stricts."

Malgré les critiques, le tournage d'Avatar 2 et Avatar 3, effectué de manière simultanée, devrait donc reprendre sous peu en Nouvelle-Zélande. Les sorties en salles des deux longs métrages sont respectivement prévues pour le 15 décembre 2021 et le 20 décembre 2023.

The Big Bang Theory : Jim Parsons (Sheldon) craignait que révéler son homosexualité nuise à la série

Grâce à son rôle de Sheldon Cooper, personnage surdoué et attachant dans la sitcom The Big Bang Theory, créée par Chuck Lorre et Bill Prady, Jim Parsons a remporté pas moins de quatre Emmy Awards et un Golden Globe. Un triomphe. La série, diffusée entre 2007 et 2019 sur le réseau américain CBS, n'a cessé de pulvériser ses propres records, propulsant les comédiens aux rangs de stars. C'est en partie à cause de ce beau succès que l'acteur, récemment vu dans Hollywood de Ryan Murphy sous les traits de l'agent Henry Willson, a longtemps tenu à garder secret son homosexualité.

Dans un long article de The Hollywood Reporter, qui regroupe de nombreux témoignages de personnalités sur leur coming-out dans l'industrie hollywoodienne, Jim Parsons explique : "J'avais peur. Pas peur de perdre mon travail et pas au point de nier complètement ma sexualité, mais assez pour m'empêcher d'en parler. J'étais effrayé à un tel point que j'étais nerveux lorsque j'ai été nommé pour le Emmy. J'avais peur que ça pose problème pour notre énorme série."

Ce n'est qu'en 2012, cinq ans après le début de la sitcom, que le comédien révèle son homosexualité dans les colonnes du New York Times à l'occasion de la promotion de la pièce engagée The Normal Heart. "Il y a eu des gros titres, puis c'est passé assez rapidement, ça n'a pas été si important que ça, se souvient-il. C'est devenu un véritable sujet des semaines ou des mois après. Une fois que j'étais out officiellement, j'ai senti comme une responsabilité, (...) je me sentais comme un membre plus actif au sein de la communauté [LGBT]."

"Je me sens triste et frustré pour ceux qui sont toujours dans le placard ou qui sentent qu'ils ne peuvent pas être libres d'être eux-mêmes. Je suis bien placé pour savoir qu'on ne réalise pas la force qui vient à notre secours une fois que l'on fait ce pas en avant.", poursuit-il. Prochainement, Jim Parsons sera à l'affiche du film Netflix Les Garçons de la bande de Joe Mantello, adaptation cinématographique d'une pièce de théâtre dont l'ensemble des protagonistes sont ouvertement homosexuels. En 1970, William Friedkin, le réalisateur de The French Connection et L'Exorciste, avait déjà porté cette histoire sur grand écran. 

Major Crimes : les premiers épisodes de la saison 6 ne seront pas diffusés le lundi 22 juin

Depuis le lundi 25 mai dernier, France 2 a lancé la diffusion de la fin de la saison 5 de Major Crimes, dont les deux derniers épisodes sont diffusés ce soir à partir de 21h05. Même si les audiences de ces dernières semaines sont plutôt honorables, il faut bien avouer que cette saison a été fortement malmenée au niveau de sa diffusion. La chaîne a d’abord proposé les premiers épisodes à partir du 16 juillet 2018, avant de faire une pause, ne reprenant la diffusion qu’à partir du 1er juillet 2019, pour l’interrompre quelques semaines plus tard et enfin diffuser la dernière salve d’épisodes ces dernières semaines. La Deux réservera-t-elle le même destin à la saison 6, dernière de la série qui s'est achevé en 2018 Outre-Atlantique ? Nous n'aurons pas de réponses tout de suite puisque dès le lundi 22 juin à 21h05, France 2 va diffuser sa nouvelle série policière anglaise Mallorca.

Diffusée à l’origine sur BBC One, la série suit Miranda Blake, une inspectrice anglaise accro à son travail et sans une once d’humour, envoyée sur l’île de Majorque afin de résoudre des enquêtes impliquants des ressortissants étrangers. Sur place, elle se voit imposer comme partenaire Max, un flic allemand, débonnaire et jovial… C’est Elen Rhys, vue dans Le Bon Apôtre, Ordinary Lies ou encore The Bastard Executioner qui incarne cette jeune inspectrice. Elle aura pour partenaire Julian Looman, un acteur allemand encore peu connu.

Spike Lee prend la défense de Woody Allen... et se ravise

De passage sur les ondes de la radio new-yorkaise WOR 710 vendredi dernier pour la promotion de son nouveau film Da 5 Bloods (disponible sur Netflix), le cinéaste Spike Lee s'est exprimé au sujet de Woody Allen en prenant sa défense face à la culture de l'annulation.

Soupçonné d'agressions sexuelles sur sa fille adoptive Dylan Farrow depuis plusieurs années, ce dernier s'est en effet vu désavouer par de nombreuses personnalités hollywoodiennes en parallèle du mouvement #MeToo, et ses mémoires (qui ont finalement été publiées en France) ont failli ne pas sortir. 

"Je voudrais simplement dire que Woody Allen est un très grand metteur en scène", a ainsi déclaré Spike Lee, "et cette histoire d'annulation ne le concerne pas uniquement. Je pense que lorsque nous regarderons en arrière, nous verrons que - à moins de tuer quelqu'un - je ne sais si on peut simplement l'effacer comme s'il n'avait jamais existé."

"Woody est un de mes amis, un fan des Knicks comme moi, et je sais qu'il traverse cela en ce moment", a ajouté le cinéaste. 

Le lendemain de sa déclaration, suivie par de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, Spike Lee a publié un message d'excuse sur Twitter en revenant sur ses propos :

"Je m'excuse sincèrement. Mes mots étaient faux. Je ne tolère pas, et ne tolèrerai jamais le harcèlement sexuel, les agressions ou la violence. Un tel traitement cause des dégâts qui ne peuvent pas être minimisés. - Sincèrement, Spike Lee." 

13 Reasons Why : 6 fois où la série Netflix a fait polémique

Malgré deux premières saisons de qualité, et deux suivantes tout sauf réussies, 13 Reasons Why aura eu le mérite de traiter de sujets forts, souvent tabous, comme peu d'autres séries ado avant elle avaient osé le faire. Mais cela ne s'est pas fait sans maladresses, qui ont inéxorablement conduit à de nombreuses polémiques. Retour sur ces fois où elle a enflammé le web, à tort ou à raison. ATTENTION SPOILERS !

Dès la saison 1, de nombreuses voix s'élèvent quant à la scène clé du suicide de l'héroïne, Hannah Baker, montrée de manière particulièrement frontale dans le dernier épisode. On y voit Katherine Langford s’ôter la vie en se coupant les veines dans son bain. Aux Etats-Unis, des organisations, telles que la Fondation pour la Prévention du Suicide, se sont appuyées sur des études pour dire "que le nombre de suicides augmentaient lorsque l’histoire décrit de manière explicite la méthode, utilise des images crues et spectaculaires […] ou rend la mort attirante". Selon eux,  une telle scène à l’écran ne peut que donner envie aux jeunes mal dans leur peau de reproduire ce geste plutôt que de les en dissuader.

L’un des scénaristes de la série, Nic Sheff, avait choisi de se défendre et de répondre précisément à ces critiques dans une lettre ouverte publiée sur Vanity Fair. "Ces controverses m’ont vraiment étonné. Dès le début, j’étais certain que nous devions décrire son suicide avec le plus de détails possibles. Je me suis même battu pour ça, en prenant pour exemple ma propre tentative. […] C’était pour moi l’occasion rêvée de montrer comment se déroule un suicide, de mettre fin au mythe de la mort tranquille, de mettre les spectateurs face à la réalité, quand vous décidez de sauter d’un bâtiment en feu pour vivre quelque chose de bien pire. […] La chose la plus irresponsable pour moi, aurait été de ne pas montrer du tout sa mort. Aux alcooliques anonymes, on appelle ça "rejouer la scène" : il s’agit de les encourager à revivre dans les détails les événements qui se sont déroulés après leur rechute. C’est pareil avec le suicide. Rejouer la scène, c’est se rendre compte que le suicide n’est pas un soulagement, c’est les cris, l’agonie et l’horreur. […] Donc je soutiens à 100% ce que nous avons fait. Je sais que c’est le bon choix, parce que ma vie a été sauvée lorsque j’ai compris toute l’horreur du suicide".

Pour tenter de répondre à cette polémique, Netflix a fait le choix d’ajouter au début du premier épisode un carton d’avertissement pour informer ses abonnés des sujets sensibles qu’elle aborde. Parallèlement, les deux avertissements existants, aux épisodes 9 (qui contient une scène de viol) et 13 sont modifiés pour être plus explicites. Une mention au site 13ReasonsWhy.info qui recense, pays par pays, l’organisme officiel chargé de lutter contre le harcèlement scolaire, est ajoutée.

Deux ans plus tard, la plateforme se décide à éditer la scène controverséee. Dans un communiqué, Netflix a ainsi déclaré : "Nous avons compris que 13 Reasons Why avait encouragé de nombreuses jeunes personnes à parler de problèmes complexes comme la dépression ou le suicide et à demander de l'aide, souvent pour la première fois. Alors que nous allons préparer le lancement de la saison 3, nous avons pris conscience du débat que la série générait. Sur les conseils d'experts médicaux, dont Christine Moutier, médecin en cheffe de la Fondation Américaine de la Prévention du Suicide, nous avons décidé avec le créateur Brian Yorkey et les producteurs d'éditer la scène dans laquelle Hannah met fin à ses jours dans la première saison."

En saison 2, 13 Reasons Why suscite à nouveau des réactions fortes après une scène du final (décidément !) où le personnage de Tyler se fait agresser sexuellement par des membres de l'équipe de foot. Une scène violente au cours de laquelle Monty lui enfonce un manche à balais dans l'anus. Face à la dureté de ce passage, certains fans ont manifesté leur colère sur les réseaux sociaux. Ce n'est pas tant la scène en elle-même qui fait alors polémique mais le fait qu'elle arrive comme un cheveu sur la soupe, comme si elle avait été imaginée pour choquer plus que pour raconter quelque chose. 

Brian Yorkey a tenu à répondre à cette critique en expliquant que "des athlètes ou sportifs de lycée commettent trop souvent des horreurs comparables à celle que nous montrons dans cette scène. Il faut dénoncer plus souvent ces crimes, car oui des hommes violent d'autres hommes aussi". Ce traumatisme encore très tabou est rarement évoqué dans la fiction. ll ajoute dans un entretien accordé à Vulture : "Aussi intense que soit la scène, et aussi fortes que soient les réactions, elle ne se rapproche même pas de la souffrance éprouvée par les personnes qui traversent réellement ces choses. Quand nous disons que quelque chose est "dégoûtant" ou difficile à regarder, cela signifie souvent que nous y attachons de la honte. Nous préférerions ne pas être confrontés à cela. C'est pourquoi ces types d'agressions sont sous-déclarés. C'est pourquoi les victimes ont du mal à demander de l'aide. Nous pensons qu’il vaut mieux en parler plutôt que de rester dans le silence." 

En saison 3, la série prendra le temps d'explorer le sujet plus en profondeur et réussit ainsi à faire oublier les critiques. 

Durant toute la saison 2, Tyler se rapproche de Cyrus (Bryce Cass), un adolescent plutôt perturbé qui cherche à se venger des élèves populaires. Les deux amis se poussent mutuellement à exprimer leur haine en faisant preuve de plus en plus de violence. Des scènes montrent les deux garçons en train de s’amuser avec des armes à feu, notamment dans la séquence au stand de tir dans l’épisode 6. En parallèle de cette réalité, la série montre le cheminement psychologique qui pousse Tyler au passage à l’acte. Dans le dernier épisode de la saison 2, son retour à Liberty après un stage pour apprendre à contrôler sa violence le fait basculer. Ses amis prennent leurs distances avec lui et le viol dont il est victime le pousse à bout.

Sans excuser le personnage, cette scène permet de comprendre les tragiques conséquences du harcèlement. La fin de l'épisode surprend en ne mettant pas en images une scène de tuerie, comme on aurait pu l’imaginer, mais Clay tentant de raisonner Tyler avec des mots forts, qui font écho à ceux qu’il n’a pas eu la force dire à Hannah : « Je ne veux pas que tu meures. Si tu crois que c’est la solution, si tu crois vraiment que ça changera les choses, que ce sera pas une putain de tragédie que les adultes oublient au bout d'une semaine, si tu crois vraiment que tout s’arrangera, alors vas-y. » Une réaction qui est loin de faire l'unanimité. 

En effet, on accuse les scénaristes de ne pas avoir montré, à travers Clay, l'exemple de la bonne façon de réagir face à une telle menace, qui est un sujet de société aux Etats-Unis d'une extrême gravité. Il aurait fallu que Clay et ses amis se cachent et appellent la police et non pas qu'ils tentent de le raisonner. Car ce qui marche dans la série n'aurait probablement pas du tout fonctionné dans la vraie vie. On pourrait aussi arguer qu'une polémique encore plus grande aurait pu naître s'ils avaient fait le choix que Tyler passe à l'acte, créant un problème similaire à celui du suicide d'Hannah... 

Jay Asher, l'auteur du roman qui a servi de base à la série Netflix, est accusé de harcèlements sexuels en février 2018. Ironique alors que c'est l'un de ses sujets principaux. Après que ces allégations aient été rendues publiques, l'organisation de scénaristes dont l'Américain de 42 ans faisait partie, la Society of Children’s Book Writers, annonce son exclusion. Une exclusion qui datait en fait de l'année d'avant. Asher, de son côté, indique alors qu'il a quitté la Society of Children’s Book Writers de son plein gré, et qu'il se sent "sacrifié". "C'est très effrayant lorsque vous savez que les gens ne vous croiront pas une fois que vous ouvrez la bouche", déclare-t-il au micro de BuzzFeed News. 

Selon lui, ses relations avec ses accusatrices dont l'identité n'a pas été révélée, étaent consenties et il se dit être la victime de harcèlement de leur part, et que cela le suit depuis une décennie. Quelques jours plus tard, Netflix annonce que Asher ne sera plus impliqué dans les futures saisons de la série.

Si les scénaristes et producteurs de la série n'en sont pas responsables, force est de constater que 13 Reasons Why éveille chez certains jeunes spectateurs des comportements totalement contraires au message anti-harcèlement véhiculé. Dès la saison 1, Justin Prentice, l'interprète de Bryce, le violeur d'Hannah, est harcelé sur les réseaux sociaux. En saison 2, l’acteur Timothy Granaderos, l’interprète de Monty, subit les foudres de certains abonnés comme le révèle le site PopBuzz, qui liste quelques commentaires visibles sous ses posts Instagram, tels que "Je vais te tuer" ("I will fuckin kill you") ou "Tu dois mourir, même si tu étais en train de jouer la comédie. Pauvre Tyler" ("you have to die, even if you were acting motherfucker, poor tyler").

Heureusement, le jeune homme a pu compter sur le soutien des autres acteurs de la série, à commencer par Devin Druid, qui incarne Tyler, mais aussi Prentice passé par là qui lance le hashtag #TimIsNotMonty (Tim n’est pas Monty), qui a été repris des centaines de fois sur Instagram. 

La saison 3 décriée pour sa qualité est notamment marquée par l'arrivée d'une nouvelle narratrice : la jeune Ani, interprétée par l'actrice Grace Saif. Une recrue avec laquelle certains fans se sont montrés particulièrement virulents, la harcelant et la critiquant violemment sur les réseaux sociaux. Suite à ce cyber-harcèlement, l'actrice rend privé son compte Twitter et retire toutes ses photos de son compte Instagram. Elle reçoit le soutien de ses camarades de jeu, notamment Anne Winters (qui incarne Chloé dans la série). Timothy Granaderos déclare quant à lui : "Que vous souteniez ou non, que vous aimiez ou non un personnage dans notre fiction, s'il vous plait, rappelez-vous que derrière, il y a un acteur ou une actrice talentueuse chargée de donner vie à ce scénario. L'un des grands thèmes de notre série est de prendre soin les uns des autres."

Catastrophique à tous points de vue, la saison finale de 13 Reasons Why n'a pas échappé aux critiques et est encore accusée de nombreuses maladresses, en plus d'être très éloignée de l'esprit original de la série. Le traitement de la maladie mentale de Clay, vraiment pas conforme à la réalité tant les scénaristes vont loin, est un sérieux motif d'insatisfaction. Mais c'est le dernier épisode, à nouveau, qui en a fait bondir plus d'un. C'est autour du personnage de Justin (Brandon Flynn) que la colère se cristalise. 

Tuer l'un des chouchous des fans, qui avait déjà beaucoup souffert, était audacieux.  Ancien accro à l’héroïne, Justin avait effectué un passage dans un centre de désintoxication avant de faire une rechute. Alors qu’il tombe malade et pense avoir une grippe ou un mauvais rhume, le jeune homme fait un malaise en plein bal de promo. Le verdict des médecins tombe alors : Justin a contracté le VIH et est atteint du sida. Son état se dégrade très rapidement, malgré des soins intensifs, et le jeune homme finit par succomber à la maladie. 

Décrit comme "gênant" et "potentiellement traumatisant", ce twist de fin aurait pu être "l’occasion de souligner que le VIH et le sida n’étaient plus signes d’une condamnation à mort au XXIème siècle", comme le souligne certains Twittos. " Ils envoient un mauvais message. Il va en centre de désintoxication, il trouve une nouvelle famille et il meurt d’une maladie après s’être remis sur pied ? Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer en quoi cette intrigue est saine pour des personnes qui traversent ce genre de situation ?". 

De plus, la vitesse avec laquelle il succombe ne réflète pas la réalité de la maladie aujourd'hui. Le magazine Têtu explique : "La phase de latence, soit la période nécessaire entre l’infection par le VIH et un diagnostic de sida, peut durer entre 10 et 15 ans en moyenne. Ce laps de temps peut être prolongé par la prise d’un traitement antirétroviral, conçu pour ralentir l’évolution du virus chez les personnes séropositives, et leur permettre de vivre aussi longtemps que les autres." Ce qui se passe avec Justin relève donc du non-sens scientifique vu son âge. 

Alien : Sigourney Weaver ne veut plus jouer Ripley

A l'heure où nous écrivons ces lignes, l'avenir de la saga Alien est très flou. Ridley Scott parle de multiplier les suites à Alien: Covenant sans qu'aucune n'entre en production, peut-être à cause du rachat de la Fox par Disney, qui a mis en pause la majorité des projets du studio. Du reste, Covenant et Prometheus n'ont pas toujours résonné auprès du public comme de la critique. Récemment interrogée sur l'éventuel retour de son personnage mythique de Ripley dans la franchise Alien, Sigourney Weaver a déclaré laconiquement à Empire :

"Je ne sais pas. Ridley est partie dans une direction différente. Peut-être Ripley en a-t-elle fini. Elle mérite de se reposer."

L'actrice a confirmé que l'offre lui a été faite plusieurs fois de revenir dans la franchise Alien, mais elle a toujours refusé de le faire. Il y a un an et demi, Walter Hill lui a encore écrit un traitement de 50 pages pour une cinquième aventure de Ripley, que Weaver a de nouveau décliné. Quant au projet de Neil Blomkamp, longtemps espéré par les fans, il n'a finalement jamais abouti malgré un lobbying intensif de la part du réalisateur.

Avant le confinement, Ridley Scott était en plein tournage de The Last Duel, écrit et interprété par Matt Damon et Ben Affleck (avec Nicole Holofcener des Faussaires de Manhattan). Sigourney Weaver sera à nouveau dans nos salles en avril 2021 avec S.O.S. fantômes: L'héritage et tourne les suites d'Avatar sous la direction de James Cameron.

ADN, Wakanim, Crunchyroll : quels animés voir du 15 au 22 juin

Prison School (Wakanim, ADN)

Prison School nous emmène au sein du lycée Hachimitsu, réputé pour être un des plus sévères du pays. Jusqu'à cette année, il était réservé aux filles, mais les garçons y sont désormais autorisés. Seulement, comme c'est l'année-test, ils ne sont que cinq dans tout l'établissement ! Kiyoshi est l'un d'eux. Il est particulièrement timide mais cherche à discuter avec des filles. Dès le premier jour, il fait connaissance avec Chiyo car la jeune fille est amatrice de sumo, tout comme lui. Mais à peine ont-ils lié amitié que ses quatre camarades garçons décident d'aller espionner les filles aux bains ! Kiyoshi acceptera-il de les accompagner, au risque de perdre la confiance de son amie ? Attention, cet anime est réservé à un public averti ! Son humour ravageur n'a d'égal que sa violence, assez crue. Prison School se révèle toutefois d'une redoutable efficacité. Si la série joue de son côté ecchi avec certains personnages féminins très sexualisées, c'est pour mieux servir l'humour qui consiste surtout à punir les jeunes hommes de leur perversité, un peu à la manière d'un Nicky Larson.

Seiren (ADN)

Dans Seiren, nous suivons Kamita Shouichi, un jeune lycéen qui a peur de grandir. Un jour, sa professeur principale le convoque pour parler de ses plans de carrières. En chemin, Shouichi va rencontrer différentes jeunes filles qui vont le mener vers un futur inconnu. Cet animé "school life" réjouissant nous conte le parcours initiatique d'un étudiant particulièrement touchant dans sa personnalité. Dans le même style que Amagami SS, la série est découpée en trois arcs de quatre épisodes qui se focalisent sur chacune des héroïnes, Hikari Tsuneki, Tōru Miyamae et Kyouko Touno. Très bien écrit, l'anime est magnifié par un design des personnages très fin et détaillé ; pas étonnant quand on sait que le character designer, Naoto Hosoda, a travaillé comme animateur avec le maestro Makoto Shinkai sur 5cm par seconde et Garden of Words. Les relations entrre Shouichi et les différentes filles qu'il rencontre sont émouvantes et toujours pertinentes, au service d'un récit qui fait du bien à l'âme. Seiren est une belle pépite romantique qui se déguste comme un petit bonbon acidulé.

The Ones Within (ADN)

Streamer populaire de sa génération, le jeune Iride Akatsuki voit sa vie basculer lorsqu'il est kidnappé et forcé de participer à un jeu sinistre : atteindre les 100 millions de vue en relevant divers défis ou mourir. Les studios SILVER LINKS signe un coup de maître avec l'adaptation de Naka no Hito Genom [Jikkyouchuu] (rebaptisé "The Ones Within" en anglais), à l'heure où la tendance du streaming ne cesse d'augmenter. Cette oeuvre unique de l'auteur japonais Osara reprend les bases du survival game et les adapte au contexte actuel d'internet, là où les steamers sont toujours plus nombreux et avec en tête, cette consécration professionnelle que représente le million de vues. Si sa thématique et son antagoniste à tête d'animal n'est pas sans rappeler l'anime Danganronpa, classique du genre sorti en 2013, The Ones Within parvient tout de même à se démarquer par son originalité. En plus de personnages attachants et de beaux graphismes, l'histoire alterne subtilement entre l'angoisse propre au survival, et une bonne dose d'humour, pourtant rarement utilisé dans ce genre d’anime. Ce mélange atypique fait toute la particularité de l'ambiance de la série et permet une immersion totale dans le jeu. Avec une intrigue qui se dévoile habilement au fur et à mesure des épisodes, vous êtes certains de rester accrochés jusqu'à la fin.

Woodpecker Detective's Office (Crunchyroll)

C'est vingt ans après sa parution, que le roman policier de Kei Li se voit finalement adapté en série d'animation par les studios Linden Films. On y suit les aventures de Takuboku Ishikawa, brillant poète, à l'ouverture de son agence de détectives privés : le Woodpecker. Accompagné de son ami Kyosuke Kindaichi, il enquête sur l'étrange apparition de fantômes dans la tour Asakusa Juunikai. Transposée à la fin de l'ère Meiji, cette histoire évolue dans un Japon aux prémices de son occidentalisation et de sa modernisation. Fort de cette base historique que les scénaristes ont tenu à respecter, la série peut se vanter de son apport culturel et historique, discrètement glissé au coeur des différentes enquêtes. Les héros, eux-même nommés et représentés d'après de véritables auteurs de l’époque, apprivoisent Tokyo et ses mystères au fil des épisodes, à un rythme parfait. Ajouté à cela, des dessins et une colorisation efficace, et l'anime a l’avantage d’avoir une ambiance aussi intrigante qu’apaisante. À découvrir que vous soyez amateurs d'enquêtes, de poésie, d'histoire ou simplement curieux.

Je la vois déjà en haut de l'affiche (Wakanim)

Rebaptisé en français selon une célèbre chanson de Charles Aznavour, Je la vois déjà en haut de l'affiche ("Oshi ga Budōkan Ittekuretara Shinu" d’après son titre d'origine) est un manga comique signé par Hirao Auri. Si l'annonce de son adaptation en anime pour début 2020, n'a donné l'impression que d'une énième série sur les idols, l'histoire se différencie par l'originalité de son point de vue : celui des fans. On y découvre alors le quotidien d’Eripiyo, Kusama et Motoi, passionnés d’un groupe peu connu, "ChamJam". Bien décidés à faire valoir le talent de leurs stars préférées, ces trois adolescents vont tout entreprendre pour les propulser sur le devant de la scène et leur permettre de se produire au Budokan, une grande salle de spectacle de Tokyo. La série aborde efficacement toute la difficulté de se faire une place dans le monde de la musique lorsque l'on est débutant, et le soutien sans faille d'une communauté envers ses artistes favoris. L'histoire nous offre ainsi l'occasion de découvrir toute l'importance de la pop japonaise dans la culture du pays. Mais au-delà de cet aspect informatif, l'humour et les graphismes aux couleurs pastel donnent le ton léger et agréable de cet anime.

Star Wars : la série animée Clone Wars n’aura pas de suite

A ceux qui espéraient que le grand retour cette année de Clone Wars sur Disney+ permettrait à la série d’animation Star Wars de se poursuivre, tenez-le pour dit : aucune suite, spin-off ou épisode spécial ne verront le jour, ce de manière officielle et définitive. Interrogé par le site spécialisé The Nerdist, le créateur du programme Dave Filoni – aujourd’hui à l’oeuvre sur la série live-action The Mandalorian – a confirmé que le final de la septième saison de Clone Wars était l’ultime épisode du show, et qu’il lui tardait de se consacrer désormais à d’autres projets.

"Nous sommes vraiment reconnaissants d’avoir pu finir la série. Mais je pense que créativement parlant, il arrive un moment où l’on veut aller de l’avant. Il y a toujours un moment où l’on étend les histoires à un tel point que l’on ne voit plus la fin arriver. Je ne veux pas ressentir cela. Je veux que l’on ressente que tout cela avait un sens et que cela a été mené à son terme, donc partons à la recherche de quelque chose de nouveau et d’excitant."

Il convient néanmoins de rappeler que plusieurs héros de Clone Wars, à commencer par la Jedi Ahsoka Tano, apparaîtront dans la seconde saison de The Mandalorian à retrouver en exclusivité en octobre prochain sur la plate-forme Disney Plus.