06 avril 2026

Alexandra Lamy évoque le souvenir d’un professionnel qui a failli détruire ses rêves de comédienne

Révélée aux téléspectateurs dans le télé-crochet Un gars, une fille avec son ex-compagnon et partenaire de jeu Jean Dujardin - avant de faire ses preuves dans Brice - Alexandra Lamy s’est rapidement mise au diapason des plus grands en suivant le Cours Florent à l’âge de 17 ans.

Mais ce rêve d’enfant, pour lequel la sœur d’Audrey Lamy a travaillé d’arrache-pied, a failli s’envoler alors qu’un professionnel de santé lui annonça - sans prendre de pincettes - qu’elle ne ferait jamais carrière dans le cinéma pour une raison bien précise. Elle témoigne.

Fille de commerçants, Alexandra Lamy a grandi loin des projecteurs. Pourtant, elle s’est rapidement trouvé une passion pour le théâtre dès sa tendre enfance. Des rêves plein la tête, elle a dû faire face à de nombreuses critiques alors qu’elle souhaitait faire ses armes depuis la capitale. "J’ai une voix un peu cassée parce que j’ai un souffle au niveau des cordes vocales", commence-t-elle. Avant d’évoquer, "il y avait une copine de ma mère qui était ORL m’a conseillé de venir la voir au cabinet", pensant qu’Alexandra Lamy avait "un petit problème avec sa voix". Dans une volonté d'aller mieux, la maman de Chloé Jouannet décide de consulter, non sans peine. "Je vais la voir au cabinet, elle m’ausculte et elle me dit ‘je pense que tu peux dire au revoir au théâtre'. Tu ne pourras jamais tenir avec cette voix", raconte-t-elle.

"Ça m’a flinguée […] c’était horrible, ça m’a traumatisée", continue-t-elle. Encore agacée de ce rendez-vous, elle admet : "la nana te flingue une vie, ta passion et un désir". Aussi difficile que cela a pu être pour l'actrice, âgée de 17 ans à l'époque, cet événement a représenté un point d’orgue dans l’évolution de sa carrière : "Là, je me suis dit ‘je ne vais pas lâcher’. Donc je suis allée voir une autre ORL qui m’a aidée à travailler ma voix". Toujours convaincue de sa destinée, elle décide de prendre ses quartiers à Paris : "quand je suis arrivée à Paris et que j’ai joué au théâtre, je n’ai jamais perdu ma voix parce que je l’ai travaillée", confie la comédienne. Fort heureusement, l’actrice n’a jamais perdu ni la foi ni la joie que lui procurait le théâtre parce que "cette femme aurait pu flinguer ma vie", surenchérit-elle. Un mot d'ordre pour Alexandra Lamy : "Écoutez-vous, parce que si je n'avais pas eu cette niaque peut-être que j’aurais arrêté".

Son rôle dans Compostelle coule sous le sens. Elle y incarne une marcheuse, Fred, qui cherche à enterrer son passé, et fait la rencontre d'Adam, adolescent en rupture, qui va entreprendre avec elle le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Passionnée par la marche, Alexandra Lamy fait une petite propagande sur cette pratique : "je pense que tout le monde devrait randonner une fois par an. C’est génial […] ça fait un bien fou pour tout, pour le moral, pour le corps et pour le cerveau".

Aventurière en diable, elle avoue : "j’avais fait la Drôme, j'avais fait un peu la Haute-Loire, la randonnée de l'Aubrac, de Stevenson et à chaque fois on passe une toute petite partie du Compostelle et j'avais envie de faire Compostelle". Ironie du sort, quelque temps plus tard, elle reçoit le scénario pour jouer dans le film Compostelle de Yann Samuell : "je me dis "génial et rien que pour ça j'avais envie de dire oui et puis aussi pour ce que raconte le film", conclut-elle. Une belle preuve de combativité.

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