Installé depuis plusieurs années à Bruxelles, Christian Clavier a tourné la page de sa vie parisienne. À 73 ans, l’inoubliable acteur du Splendid, héros de comédies cultes comme Les Bronzés ou Le Père Noël est une ordure, a quitté la France après un passage par Londres pour poser durablement ses valises en Belgique. Et quand il raconte ce choix, Christian Clavier ne ménage ni Paris ni ses anciens voisins.
Longtemps installé en région parisienne, au plus près des plateaux où se tournaient notamment Les Visiteurs, Christian Clavier a vu son image se tendre en France, sur fond de proximité avec Nicolas Sarkozy et de polémiques autour de son patrimoine. Soupçonné d’exil fiscal, l’acteur a finalement choisi de s’éloigner, en quête de sérénité et d’anonymat. Un éloignement qui l’a conduit, quelques années plus tard, au cœur de la capitale belge.
Avant de s’installer à Bruxelles, Christian Clavier a d’abord posé ses bagages à Londres en 2012, lassé par ce qu’il considérait comme un véritable délit de sale gueule en France et par une ambiance médiatique devenue pesante. Mais c’est surtout son rapport à Paris qui a basculé, au point de lâcher sans détour : "Paris est devenu invivable".
En cherchant un nouveau port d’attache sur le continent, Christian Clavier a été séduit par Bruxelles et son quartier de Saint-Gilles, où il mène une vie plus calme, dans une maison avec jardin. Accusé de fuir le fisc, il assure au contraire avoir payé "les mêmes impôts" en Angleterre et revendique un simple besoin de respirer, loin de la tension parisienne.
Au fil des années, Christian Clavier dit avoir trouvé à Bruxelles un équilibre personnel et professionnel. "Je vis en Belgique, plus précisément à Bruxelles. Je tourne énormément chez vous. J’ai beaucoup écrit. Je m’amuse. J’ai énormément d’admiration pour mes copains acteurs et actrices d’ici. Stéphane De Groodt, Virginie Hocq, Jean-Luc Couchard… Les Belges ont le sens de la dérision", a confié Christian Clavier à Paris Match Belgique.
Loin du vernis parisien, Christian Clavier insiste sur la dimension presque familiale de son pays d’adoption. "Je retrouve quelque chose en Belgique qui ressemble à la France de mes parents, cette chaleur du cœur. C’est pour ça que j’y habite", affirme Christian Clavier. Il décrit un pays simple, chaleureux, où le sens de la dérision règne et où le cinéma, longtemps discret, prend selon lui une ampleur nouvelle.
S’il ne minimise pas les défauts de sa ville d’adoption, Christian Clavier reste fidèle à son franc-parler. "Si on fait des généralités, il y a des gros cons aussi mais je veux dire que, dans l’ensemble, les gens sont plus cool à Bruxelles", glisse ainsi Christian Clavier, amusé. Une manière de rappeler que l’ambiance, globalement, lui paraît plus détendue qu’à Paris.
Installé avec sa compagne dans le quartier bohème de Saint-Gilles, Christian Clavier s’est même fait naturaliser belge, sans renier ses racines françaises. Entre tournages et promotions, l’acteur savoure désormais cette vie bruxelloise plus anonyme, loin des projecteurs permanents de la capitale française.

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