03 novembre 2025

Il y a une chose que Valérie Lemercier ne fera jamais dans un film, et c'est non négociable depuis 30 ans

Valérie Lemercier, 61 ans, est l'une des comédiennes françaises les plus populaires. Depuis Les Visiteurs, pour lequel elle a remporté le César du Meilleur second rôle, l'actrice s'est imposée comme une figure incontournable de la comédie hexagonale.

En 2022, elle a d'ailleurs gagné un second César, celui de la Meilleure actrice, pour sa performance dans Aline, vrai-faux biopic sur la chanteuse Céline Dion. Si elle a joué de nombreux personnages truculents autour de sa carrière, il y a une chose que Valérie Lemercier ne fera jamais, et elle le fait inscrire dans ses contrats.

Interrogée par Laurent Delahousse dans son émission 20h30 le dimanche, le 26 octobre dernier, l'artiste a révélé une clause étonnante, qu'elle exige pour chaque tournage. "C'est vrai que dans vos contrats, il y a un truc qui est spécial ?", questionne l'animateur.

"Ah, oui, sans poils, sans gémissements !", a rétorqué Valérie Lemercier, qui refuse catégoriquement d'apparaître nue dans les films, ou de jouer des scènes d'amour et d'intimité. "C'est dans mon contrat. Je n'ai pas envie de me retrouver… Voilà… Je préfère les comédies, je préfère faire rire", a martelé l'inoubliable Béatrice des Visiteurs.

Avec l'humour qui la caractérise, Valérie Lemercier ajoute : "Lino Ventura disait : Je ne fais pas de baisers dans les films. Moi, je fais des baisers, mais je ne baise pas", a-t-elle conclu avec espièglerie. Récemment, la comédienne a été à l'affiche d'Aimons-nous vivants, une comédie avec Gérard Darmon, sortie en avril dernier.

Elle reviendra également bientôt à la réalisation avec Bistouri, une comédie sur la chirurgie esthétique, l'amour et l'amitié sur fond de théâtre et de cinéma. Il s'agira du 7ème long-métrage de Valérie Lemercier. Il est coécrit avec Brigitte Buc.

"C'est une comédie sur la chirurgie esthétique, l'amour et l'amitié sur fond de théâtre et de cinéma. La chirurgie esthétique touche aujourd'hui tous les métiers. Mais si l'opération d'une boulangère est ratée, ça n'aura pas le même impact que sur une comédienne", a-t-elle révélé au festival de Deauville 2024.

"C'est vraiment très très comédie. En gros, une actrice, que j'interprète, a tellement travaillé qu'elle ne s'est pas vu vieillir. Plusieurs choses vont arriver dans sa vie et elle va passer sous le bistouri. Evidemment avec de gros ratés, des rajouts non voulus, avec un peu d'effets spéciaux.", a souligné Valérie Lemercier. Pour le moment, la date de sortie n'a pas encore été divulguée.

02 novembre 2025

Sorti il y a 3 ans, ce film de guerre chinois bat tous les records au niveau de sa rentabilité !

On pense souvent à Il faut sauver le soldat Ryan, Dunkerque ou encore American Sniper (pour ne citer qu’eux) quand on évoque les grands films de guerre à succès. Pourtant, aucun de ces classiques n’occupe la première place du classement mondial. Ce record revient à une production chinoise : Heroes – The Battle at Lake Changjin, une œuvre aussi monumentale que controversée.

Il fut un temps où les superproductions américaines dominaient les cinémas chinois. Les franchises à grand spectacle comme Fast & Furious, Mission: Impossible ou encore les films de super-héros remplissaient les salles et faisaient grimper les chiffres du box-office. Mais à partir de 2020, la tendance s’est inversée : les spectateurs chinois se sont peu à peu détournés des blockbusters hollywoodiens au profit de leurs propres films nationaux.

En 2023, cette bascule s’est confirmée : aucun film américain n’a réussi à intégrer le top 10 des recettes en Chine. Ni Barbie, ni Oppenheimer, ni même Fast & Furious X n’ont su rivaliser avec les succès locaux.

À l’échelle mondiale, cette dynamique se ressent aussi : plusieurs productions chinoises figurent désormais parmi les films les plus rentables de l’année 2024. Avant l’arrivée de Vice-Versa 2 et Deadpool & Wolverine l’an dernier, la moitié du top 8 mondial était même occupée par des films venus de Chine.

C’est dans ce contexte qu’est sorti, en 2021, Heroes – The Battle at Lake Changjin, un film de guerre au budget colossal, co-réalisé par trois figures majeures du cinéma chinois : Chen Kaige, Dante Lam et Tsui Hark.

Le long-métrage, inspiré d’événements réels, retrace l’un des épisodes les plus rudes de la guerre de Corée : la bataille du réservoir de Chosin. En plein hiver 1950, dans des conditions glaciales et avec des ressources limitées, les soldats chinois affrontent l’armée américaine commandée par le général MacArthur. Le film célèbre leur victoire malgré le froid, la faim et la supériorité militaire adverse – un récit de bravoure et de résistance qui s’inscrit dans une forte dimension patriotique.

Conçu pour marquer le centenaire du Parti communiste chinois, le film a été perçu à la fois comme un spectacle de guerre épique et un outil de propagande nationale.

Au box-office, le succès a été immédiat. The Battle at Lake Changjin a engrangé 913 millions de dollars, détrônant non seulement American Sniper (547 millions) et Dunkerque (530 millions), mais aussi l’ancien détenteur du record chinois Operation Red Sea (2018). Sa suite, The Battle at Lake Changjin II, sortie en 2022, a poursuivi sur la même lancée, ajoutant plus de 626 millions de dollars à la saga.

Avec de tels chiffres, Heroes – The Battle at Lake Changjin n’est pas seulement le film de guerre le plus rentable de l’histoire, mais aussi le film en langue non anglaise le plus lucratif de tous les temps.

Ce triomphe dépasse largement le cadre du box-office. Il illustre en effet la montée en puissance du cinéma chinois sur la scène mondiale et la capacité de ses productions à rivaliser, voire surpasser, les géants d’Hollywood.

Entre patriotisme, stratégie culturelle et puissance économique, The Battle at Lake Changjin symbolise un tournant : celui d’une industrie cinématographique chinoise qui n’a plus besoin de Hollywood pour conquérir le monde.

31 octobre 2025

L'acteur français Tchéky Karyo est mort à l'âge de 72 ans

L'acteur français Tchéky Karyo est mort ce vendredi 31 octobre à l'âge de 72 ans. Il est notamment connu pour ses rôles dans les films L'Ours de Jean-Jacques Annaud et Nikita de Luc Besson.

Né à Istanbul en 1953, Tchéky Karyo s'était fait connaître du grand public à la fin des années 1980 en tenant le premier rôle dans "L'Ours", grand succès en salles avec près de neuf millions d'entrées, où il campait un chasseur de plantigrades pris de remords.

Nommé au César en 1982 dans la catégorie du meilleur espoir masculin pour le film La Balance de Bob Swaim, Tchéky Karyo part aux États-Unis pour jouer dans Bad Boys de Michael Bay aux côtés Will Smith.

En 1990, le comédien au regard perçant et à la mâchoire carrée avait enchaîné avec un autre succès en jouant le rôle ambigu de l'agent recruteur de "Nikita", redoutable tueuse à gage incarnée par Anne Parillaud devant la caméra de Luc Besson.

La carrière de ce polyglotte maîtrisant le français, l'anglais, l'espagnol et l'arabe avait débuté dans le cinéma d'auteur français, notamment en 1982 devant la caméra de Chantal Akerman pour "Toute une nuit" et devant celle d'Eric Rohmer en 1984 dans "Les Nuits de la pleine lune".

Sa filmographie éclectique l'a fait côtoyer Jean-Pierre Jeunet dans "Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain" (2001) et l'a porté vers des cinéastes étrangers, notamment le Brésilien Walter Salles ("Terra Estrangeira", 1995) ou l'Américain Ridley Scott dans "1492: Christophe Colomb" aux côtés de Gérard Depardieu.

Tchéky Karyo a également eu une longue carrière sur les planches et s'était notamment produit au Festival d'Avignon au début des années 1980.

"Ce métier m'a aidé à devenir un homme meilleur. L'art dramatique est un moyen d'aller sur un espace réservé et magique dans lequel on entre en compagnie d'autres personnes qui ont besoin aussi de cette pulsion et peut-être de prendre du recul par rapport à eux-mêmes", déclarait-il en 2017 dans les colonnes du journal Midi Libre.

Lee Marvin a mal vécu le tournage de L'Homme qui tua Liberty Valance

John Ford n'était pas un réalisateur facile avec ses acteurs. On savait qu'il humiliait John Wayne, mais il s'en prenait aussi au comédien Lee Marvin. La scène s'est déroulée sur le plateau du western L'Homme qui tua Liberty Valance, film-somme de l'œuvre fordienne, mais dont le tournage semble avoir comporté quelques tensions.

Cités dans l'ouvrage de Christophe Leclerc Lee Marvin, personne ne connaît mon nom à paraître chez Capricci le 21 novembre et qu'AlloCiné a pu consulter en avant-première, les propos du réalisateur et de l'acteur sont hauts en couleurs :

"Eh bien, mesdames et messieurs, après ça, on peut enterrer M. Lee Marvin !", commence Ford après le tournage de la scène de mort du personnage de Liberty Valance, ce à quoi son interprète, Lee Marvin aurait répondu du tac au tac : "Je dirai plutôt que c’est le film qu’on enterrera".

Sauf que John Ford n'était pas homme à perdre aussi facilement, il aurait relancé :

"Je me contrefous de l’opinion d’un type qui ne sait pas lire !"

"[Je lis] assez en tout cas pour voir qu’il faudrait couper vingt pages du scénario", rétorque Marvin, "ça ferait économiser 25 000 dollars."

L'incident en reste là. Marvin fulmine. Mais loin d'être un film "enterré", L'Homme qui tua Liberty Valance est non seulement terminé en avance, le studio regagnant un peu de son argent investi, mais aussi un grand succès en rapportant 3,2 millions de dollars de l'époque rien que sur le marché américain.

Lee Marvin se fait donc tirer l'oreille par Ford pour retravailler avec lui sur son film suivant.

Et en effet, l'acteur passera outre cet accrochage pour tourner dès l'année suivante à nouveau avec le tandem John Ford / John Wayne dans La Taverne de l'Irlandais (1963), dans lequel Marvin incarnera un buveur invétéré, un rôle qu'il n'a pas eu besoin de composer car il avait lui-même des problèmes avec la boisson.

L'Echelle de Jacob revient bientôt au cinéma

Flashdance, 9 Semaines ½, Liaison Fatale, Proposition Indécente... Derrière ces importants succès se cache un réalisateur, Adrian Lyne. Dès les années quatre-vingt, ce Britannique se fait un nom grâce à ses thrillers érotiques. Portés par des acteurs au sommet de leur popularité, les films récoltent énormément d'argent, permettant au cinéaste d'acquérir une certaine liberté.

Quand il pose ses yeux sur un script de Bruce Joel Rubin - le scénariste de Ghost -, intitulé L'Echelle de Jacob, le réalisateur y voit l'occasion idéale pour proposer un film plus personnel. L'histoire suit Jacob Singer, un Américain de retour de la guerre du Vietnam et tourmenté par des visions cauchemardesques qui altèrent sa réalité.

Le studio Paramount achète le script puis, insatisfait de la fin et des scènes au Vietnam, décide de s'en débarrasser. C'est finalement la société Carolco Pictures qui reprend le projet, offrant une carte blanche totale à Adrian Lyne. Ce dernier imagine Tom Hanks en Jacob Singer avant de choisir Tim Robbins.

Le résultat à l'écran est bluffant. L'Echelle de Jacob est l'un des films américains les plus sombres des années quatre-vingt-dix, probablement l'un des meilleurs aussi. Longtemps indisponible, ce classique oublié est aujourd'hui réédité en 4K depuis le 15 octobre et ressortira le 17 décembre prochain sur grand écran, près de 35 ans après sa sortie.

Refusant d'inscrire son film dans un genre bien défini, Adrian Lyne réalise une œuvre susceptible de vous traumatiser autant qu'elle peut vous émouvoir. Entre film d'horreur et drame existentiel, L'Echelle de Jacob s'imprime dans les esprits grâce à ses apparitions monstrueuses - bon nombre d'entre elles ont même inspiré le jeu vidéo Silent Hill.

Le long métrage se veut aussi politique, livrant un message clair sur le stress post-traumatique des vétérans du Vietnam et les expériences dont ils auraient été victimes au front. C'est certainement ce qui explique l'échec cuisant du film à sa sortie. Après une succession de cartons, Adrian Lyne fait face au rejet du public.

Dans un entretien réalisé par le journaliste Didier Allouch - présent sur l'édition 4K du film -, l'acteur Tim Robbins explique que les circonstances politiques de l'époque, et notamment la Guerre du Golfe - qui démarrait quelques mois avant - ont eu d'importantes conséquences sur sa réception.

"C'était le pire film qu'on pouvait sortir à ce moment-là, estime-t-il. Les gens ne voulaient pas qu'on leur parle d'un vétéran du Vietnam. Ils pensaient à la reconquête. L'Echelle de Jacob n'était pas adapté à l'époque."

Pourtant, l'échec n'a pas eu raison du film. Trente-cinq ans plus tard, L'Echelle de Jacob fascine encore les spectateurs et spectatrices qui croisent son chemin et gagne à être redécouvert par un nouveau public.

Road House : le remake va avoir droit à deux suites différentes et concurrentes

Sorti en 2024 et réalisé par Doug Liman (Mr and Mrs Smith, Edge of Tomorrow), Road House a été un énorme succès pour Amazon Prime, cumulant près de 50 millions de visionnages à travers le monde en seulement deux semaines. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’une suite, actuellement en tournage, ait été mise en chantier.

Sauf qu’Amazon Prime n’est pas seul sur le coup puisque, cas unique dans l’histoire des franchises à Hollywood, une autre suite (du même film !) est actuellement développée par des studios concurrents. Comment est-ce possible ?

Lorsque Doug Liman est engagé pour réaliser ce remake du film culte Road House avec Patrick Swayze, il accepte car le projet devait (lui aurait on dit) sortir en salles. Problème, Road House version Jake Gyllenhaal sortira finalement en streaming sur Prime Video. De quoi déclencher la colère du réalisateur, qui avait carrément appelé au boycott de l’avant-première de son propre film !

Road House version 1989 ayant eu une suite officielle, Doug Liman aurait alors secrètement acquis les droits du remake de celle-ci, afin de court-circuiter Amazon dans son projet de décliner Road House 2024 en franchise. [Source : Deadline]

Baptisée Road House : Dylan, ce scénario signé Doug Liman n’est pas celui mis en chantier par Amazon, qui a alors décidé de développer une suite originale à l’histoire Road House. Actuellement en tournage donc, cette suite est désormais réalisée par Ilya Naishuller, avec Dave Bautista, Aldis Hodge et Leila George au casting.

Nous nous retrouvons ainsi avec deux suites concurrentes du même film. Une situation totalement ubuesque, rendue possible du fait des multiples procès encore en cours concernant les droits d’auteur de la franchise Road House. On vous épargne les détails, mais le scénariste du film original conteste à Amazon le droit d’avoir remaké son film, en raison du statut légal de… bref. Tout ça est un imbroglio juridique qui n’est pas prêt de se dénouer.

Woody Allen prépare un nouveau film pour 2026 en Europe

A bientôt 90 ans, l'heure de la retraite n'a pas encore sonné pour Woody Allen. Le cinéaste américain s'offre même une double actualité. La plus proche est la parution d'un livre qui vient de débarquer dans les rayons des librairies françaises : Quelle mouche a piqué Baum ?, édité chez Stock.

Si Woody Allen avait déjà pris la plume pour partager ses mémoires (le livre Soit dit en passant, déjà chez Stock en 2020), puis un recueil de nouvelles sous le titre Zéro gravité (Stock, 2023), il s'essaye cette fois-ci pour la première fois au genre du roman.

L'intrigue se présente ainsi : Depuis quelque temps, Asher Baum n’est plus lui-même. Il vient d’être lâché par son prestigieux éditeur new-yorkais, son troisième mariage est sur le point de sombrer et son insupportable beau-fils est devenu la nouvelle coqueluche de l’édition. Pire encore, dans un moment de folie, Baum a tenté d’embrasser une jeune journaliste, ce qu’elle s’apprête à rendre public. Alors, quand il découvre un secret fracassant, il ne sait plus où donner de la tête : doit-il le taire ou le révéler, quitte à faire exploser son couple ?

Une intrigue qui laisse à penser qu'elle pourrait ensuite donner lieu à un film, car on y retrouve les marottes du cinéaste.

Ce livre sera-t-il le sujet du prochain film de Woody Allen ? Si tel était le cas, il lui faudra transposer l'histoire dans un autre pays et une autre ville. L'intrigue et le titre du film sont pour l'instant soigneusement tenus secrets. Seul le nom de code WASP 2026 a filtré. Mais la confirmation est faite qu'un tournage est prévu en 2026 en Espagne.

Libération rapporte l'information (via le quotidien espagnol El Pais). Le film devra être tourné à Madrid et avoir le nom de Madrid au sein de son titre. La Comunidad de Madrid apportera des fonds publics (1,5 million d'euros), "justifié par «la promotion [de Madrid] comme destination de voyage»", précise Libération.

Ce n'est pas la première fois que Woody Allen tournerait en Espagne. Il y avait filmé Barcelone dans Vicky Cristina Barcelona en 2008, et San Sebastian dans Rifkin's Festival, sorti en 2022.

Le dernier film de Woody Allen remonte à Coup de chance, son 50e long métrage, sorti en 2023 en France. Au moment de la promotion du film, le cinéaste avait indiqué vouloir prendre sa retraite.

"Je veux arrêter pour deux raisons. La première est qu'il est de plus en plus difficile de trouver de l'argent pour réaliser des films. C'est la partie la plus ennuyeuse dans ce métier. La seconde, c'est que je n'aime pas ce qu'est devenu le cinéma aujourd'hui avec les plateformes de streaming".

Et d'ajouter : "Avant, c'était très excitant de retrouver son film sur grand écran, de voir les gens remplir une salle et de vivre une expérience commune. Si quelqu'un décidait de me financer, je succomberais sans doute à la tentation de faire un autre long métrage, mais je tenterai de faire en sorte que mon film reste le plus longtemps possible à l'affiche", avait-il indiqué au micro de France Info.

Rappelons que depuis 2018, Woody Allen est dans la tourmente après des accusations d'agressions sexuelles par sa fille adoptive. Par la suite, dans le sillage du mouvement MeToo, Hollywood lui a tourné le dos et le réalisateur a eu beaucoup plus de mal à monter ses projets, lui qui avait habitué le public à un long métrage par an. 

Pourquoi Tron : Ares n’est pas forcément un flop selon Jeff Bridges

Les résultats de Tron : Ares sont pour le moins en demi-teinte.

Mais Jeff Bridges veut nuancer. L'acteur de 75 ans apporte un point de vue intéressant sur ce que représente vraiment un “échec” au box-office.

Le film était annoncé comme le blockbuster d’automne de Disney, avec un budget estimé à 220 millions de dollars. Pour être rentable, il devait doubler cette somme. Sorti le 10 octobre, Tron : Ares a ouvert au box-office US avec seulement 33,5 millions de dollars, loin des projections initiales. À ce jour, le long-métrage cumule 124 millions de dollars de recettes totales, et le film devrait finir sa carrière autour de 160 millions. Si cela se confirme, Disney risque d'enregistrer une perte de plus de 130 millions... Aïe.

Pour autant, Jeff Bridges, qui reprend le rôle de Kevin Flynn, relativise : l’ouverture au box-office ne doit pas être le seul critère pour juger un film. Il prend l’exemple d’un autre flop devenu culte :

“C’est intéressant de voir comment un film est jugé dès son premier week-end dans les salles" confie Bridges à Entertainment Weekly. “Je me souviens de La porte du Paradis, considéré à l’époque comme un désastre, mais aujourd’hui, il est vu un peu comme un chef-d’œuvre.”

Sorti en 1980, La porte du Paradis, le western épique de Michael Cimino après Voyage au bout de l’enfer, avait été massacré par la critique et n’avait rapporté que 3,5 millions pour un budget de 44 millions. Depuis, le film a été réévalué et même remonté, obtenant désormais un accueil beaucoup plus favorable.

Ce qui fait dire à Jeff Bridges :

"Souvent, moi-même, je n’ai pas aimé un film au premier visionnage. Et puis quelques semaines ou mois plus tard, je le revois et je me dis : ‘Mais à quoi je pensais ?’ Comme dirait Le Dude : ‘C’est juste ton opinion, mec.’”

Pour lui, Tron : Ares pourrait donc très bien voir sa réputation évoluer avec le temps... Certes. Mais pas certain qu'ils voient les choses du même oeil chez Disney...

Jean Dujardin garde un souvenir marquant de

Pour la première fois de sa carrière, Jean Dujardin s'essaye à la science-fiction dans L'Homme qui rétrécit, nouveau film de Jan Kounen. L'acteur y incarne un homme ordinaire, Paul, victime d'un phénomène inexplicable : il est en train de disparaître en rétrécissant de façon accélérée.

Véritable film de genre, ce projet ambitieux permet au Français oscarisé d'explorer de nouveaux territoires devant la caméra. Mais quel est son rapport au cinéma de genre ? Alors que la période d'Halloween s'y prête, nous avons demandé à Jean Dujardin de parler de son film d'horreur préféré.

"Sans hésiter, L'Exorciste. Je l'ai revu et que ça n'a pas bougé. C'est tellement bien mené jusqu'à cette scène absolument effroyable où la mère monte l'escalier et entre dans cette chambre", explique l'acteur.

Il poursuit : "L'Exorciste fonctionne autour d'angoisses assez lentes. Ce sont des angoisses que j'aime, comme dans L'Homme qui rétrécit. Il se passe quelque chose mais on ne sait pas trop ce qu'on a. On va voir le médecin de famille qui vous envoie avoir un endocrinologue. On fait des batteries de test et on voit les angoisses de cet homme qui se relève la nuit, qui fait du sport... Puis on connait l'hypocondrie des hommes."

"J'ai ce souvenir-là dans L'Exorciste. On prend le temps de vous dire que c'est très normal ce qui est en train de se passer. En réalité, elle est "juste" habitée par le diable. Alors que si ça arrive cinq minutes après le générique de début, vous n'y croyez pas. Et j'ai encore la crainte de le revoir. Je l'ai vu à 14 ans, ce qui n'était pas la meilleure idée. J'ai vraiment eu du mal à m'endormir."

30 octobre 2025

Sydney Sweeney incendiaire dans une robe argentée sans soutien-gorge

En quelques années, Sydney Sweeney s’est imposée comme l’une des actrices les plus en vue de sa génération. Révélée par ses rôles dans Euphoria et The White Lotus, la jeune Américaine a très vite conquis Hollywood. Son jeu intense, sa beauté magnétique et son charisme naturel ont séduit le public comme les critiques. Derrière son image de sex-symbol assumé, Sydney Sweeney trace sa route avec détermination.

À 28 ans, elle alterne entre drames psychologiques, comédies romantiques et films indépendants audacieux. Connue pour son regard perçant, Sydney affiche une allure rétro façon pin-up des années 60. Elle cultive ainsi une image à la fois glamour et puissante. Productrice, entrepreneuse et féministe engagée, elle incarne cette nouvelle génération d’actrices qui veulent contrôler leur image autant que leur destin.

Sydney Sweeney a une nouvelle fois captivé tous les regards. L’actrice âgée de 28 ans, a foulé le tapis rouge de l’événement Power of Women 2025 organisé par Variety au Beverly Hills Hotel. Sublime dans une robe moulante transparente à manches mi-longues et à la coupe fluide, elle a opté pour un style audacieux. En faisant l’impasse sur le soutien-gorge, elle a dévoilé sa silhouette tonique.

Minimaliste et élégante, elle a ajouté à sa tenue des boucles d’oreilles pendantes en perles. Sa coiffure courte, ultra-brillante, affichait des pointes légèrement retournées. Connue pour avoir “volé la vedette” lors de la World Series dans une robe rouge incendiaire, Sydney a attiré tous les regards sur le tapis rouge. Elle a ensuite prononcé un discours particulièrement émouvant à l’intérieur du lieu.

Sur scène, la comédienne a tenu à célébrer “le pouvoir des femmes”. Elle a déclaré : "Le pouvoir de se relever, de se battre et de continuer à croire en soi, même quand personne d’autre ne le fait".  Très émue, l'actrice a dédié son prix à Christy Martin, ancienne championne de boxe américaine victime de violences conjugales. "Elle signifie énormément pour moi et je suis si heureuse qu’elle soit ici ce soir, c’est une héroïne, une véritable outsider", a-t-elle ajouté. Sydney a révélé qu’elle incarnait Christy dans son prochain film Christy, en salles le 7 novembre. Elle a décrit cette expérience comme “l’une des plus inspirantes” de sa carrière.

"La force de Christy ne réside pas dans ses coups, mais dans son cœur", a-t-elle souligné, avant d’ajouter avec émotion : "Chacune d’entre nous a son propre combat. La force ne doit pas toujours être bruyante, c’est aussi se relever encore et encore, peu importe qui regarde". Pour ce rôle, l’actrice a appris la boxe et a insisté sur la réalité des combats : "Chaque coup que vous voyez à l’écran est réel. Nous nous frappions vraiment. Je voulais que tout paraisse authentique".