07 mai 2026

Mort de Kenji Ôba à 72 ans

L'acteur japonais Kenji Ôba nous a quittés le 6 mai, à 72 ans, "après un long combat contre une maladie chronique", a annoncé ce jour le site Japan Action Enterprise. Aperçu dans Kill Bill lorsque la Mariée jouée par Uma Thurman vient récupérer son sabre japonais, il était surtout le héros de la mythique série 80s X-Or, et de son générique culte :

Kenji Ôba a commencé sa carrière en 1965, en apparaissant notamment dans le kaiju Gamera, dans un tout petit rôle. Il peine à se faire une place au cinéma, mais le petit écran va lui tendre les bras, en le faisant jouer dans les sentai Batoru Fîbâ Jei (1979-1980) puis Denshi Sentai Denjiman (1980-1981), avant qu'il n'obtienne ce qui restera son rôle culte : X-Or.

En 44 épisodes tournés à un rythme effréné entre 1982 et 1983, l'acteur obtient une célébrité fulgurante. X-Or raconte les aventures de Gavan, un shérif de l'espace chargé, comme son père avant lui, de protéger la Terre contre les redoutables extraterrestres C-Rex. Lorsque le combat devient trop ardu, Gordan devient X-OR, avec une transformation culte, filmée une fois, et recyclée dans tous les épisodes.

Le succès de cette série tokusatsu ("à effets spéciaux") conduira entre autres à la création de Bioman et plus tard des Power Rangers, autres exemples bien connus du genre. Kenji Ôba y donnait beaucoup de sa personne, assurant la plupart des cascades lui-même.

L'acteur a poursuivi sa carrière, dont le public occidental connaît surtout l'apparition dans les deux volets de Kill Bill signés Quentin Tarantino. Dans ce diptyque, Ôba incarne un personnage sans nom et chauve travaillant dans le restaurant de sushis.

A noter que même après la série, Ôba a continué à jouer Gavan le shérif de l'espace dans nombre de films sortis entre 2012 et 2017. C'est dire l'endurante popularité du personnage au Japon.

Pathé et Vendôme Pictures s’unissent pour produire des grands films internationaux

Le tournage d’Ibelin, avec Charlie Plummer, Stephen Graham et Toni Collette, a démarré il y a quelques jours à Oslo. Ce drame inspiré de l’histoire vraie d’un jeune norvégien souffrant d’une grave maladie et devenu une star du jeu vidéo World of Warcraft, sera le premier film produit sous la bannière Emotion Pictures, une nouvelle structure ambitieuse dévoilée cette semaine par Pathé et Vendôme Pictures qui bénéficiera également de l’appui de Merit France, la holding de la famille Saada. 

L’objectif ? Renouer avec le grand cinéma populaire des années 80 et 90 en développant des films en langue anglaise pour toucher un public international. 

"Emotion Pictures reflète la relation longue et fructueuse entre Pathé et Jérôme Seydoux, aux côtés de Rodolphe Saadé et Merit. Nous partageons ensemble une même passion pour les histoires et le cinéma", déclare Philippe Rousselet, fondateur de Vendôme Pictures. "Emotion Pictures sera le foyer des cinéastes pour raconter des histoires originales, commerciales et universellement résonnantes. Les films que les studios produisaient dans les années 80 et 90, que les publics du monde entier réclament, et qui sont devenus bien trop rares aujourd’hui."

Pathé et Vendôme avaient déjà frappé un grand coup avec CODA, le remake de La Famille Bélier récompensé par trois Oscars en 2022 dont celui du meilleur film. Ils souhaitent pérenniser cette collaboration fructueuse à travers cette nouvelle structure commune qui a déjà lancé la production d’une dizaine de long-métrages avec des budgets situés entre 20 et 70 millions d’euros, d’après Le Figaro.

Un 5e film La Planète des Singes vient d'être annoncé

Deux ans après La Planète des singes : Le Nouveau Royaume, la saga culte prépare déjà son retour avec un tout nouveau film en développement chez 20th Century Studios.

Et pour piloter ce nouvel opus, le studio a choisi Matt Shakman, réalisateur des Quatre Fantastiques : Premiers pas pour Marvel Studios (et aussi de la série WandaVision).

Le cinéaste fera équipe avec le scénariste Josh Friedman, déjà impliqué sur Le Nouveau Royaume ainsi que sur Les Quatre Fantastiques : Premiers pas. Ensemble, ils auront pour mission de replonger dans l’univers des singes intelligents affrontant une humanité en déclin. Il reprend le flambeau des mains de Matt Reeves, Ruppert Wyatt et Wes Ball, qui avaient dirigé les films précédents.

Pour l’instant, aucun détail sur l’intrigue n’a été dévoilé. On sait simplement que Matt Shakman produira également le film aux côtés de Rick Jaffa et Amanda Silver, figures historiques de cette nouvelle ère de la franchise. Mais il devrait logiquement s'agir d'une nouvelle suite, un 5e volet à la franchise initiée par La Planète des singes : Les Origines en 2011 et qui cumule à ce jour plus de 2 milliards de dollars au box-office mondial.

Le précédent volet, La Planète des singes : Le Nouveau Royaume avait bénéficié d'excellentes critiques, mais n'avait rapporté "que" 400 millions de dollars dans le monde pour un budget estimé à 160 millions, le plus petit score des quatre films.

Avec l’arrivée de Shakman, 20th Century Studios semble vouloir continuer à faire évoluer la franchise tout en gardant le même ton spectaculaire et émotionnel qui a relancé La Planète des singes dans les salles.

Scapegoat : Scarlett Johansson portera le nouveau film de Ari Aster

Poursuivant son impressionnante carrière qui alterne blockbusters populaires et films d'auteur, Scarlett Johansson a rejoint le prochain film d’Ari Aster.

L'actrice qui a combattu les dinosaures de Jurassic World, et le Diable dans le nouvel opus de L'Exorciste, ces derniers mois, tiendra le rôle principal de Scapegoat, le nouveau long-métrage du réalisateur de Midsommar ou Beau Is Afraid, développé une nouvelle fois avec A24.

Comme souvent avec les projets d’Ari Aster, aucun détail sur l’intrigue n’a encore filtré. Le cinéaste cultive depuis ses débuts un goût prononcé pour le secret. On dira juste que Scapegoat signifie bouc émissaire en français...

Le film sera produit par Lars Knudsen via la société Square Peg, collaborateur régulier d’Aster.

Pour Scarlett Johansson, ce nouveau projet s’inscrit dans une période particulièrement chargée. En attendant la sortie de L’Exorciste réalisé par Mike Flanagan, et le tournage de The Batman II, elle sera prochainement à l’affiche de Paper Tiger de James Gray, présenté au Festival de Cannes. Elle prêtera aussi sa voix au film d’animation de science-fiction Ray Gunn de Brad Bird.

De son côté, Ari Aster reste une figure incontournable du cinéma indépendant américain malgré l’accueil plus divisé réservé à son dernier film, Eddington, qui réunissait notamment Joaquin Phoenix, Emma Stone, Austin Butler et Pedro Pascal.

Disney va tourner Hocus Pocus 3

Les sœurs Sanderson n’ont pas dit leur dernier mot !

Hocus Pocus 3 est désormais officiellement en développement chez Disney. Et les trois sorcières vont de nouveau nous jeter un mauvais sort : Bette Midler, Sarah Jessica Parker et Kathy Najimy seront de retour au casting.

Le projet avait déjà été évoqué dès 2023 après l’énorme succès de Hocus Pocus 2 sur Disney+. La suite sortie en 2022, qui voyait les célèbres sorcières ressuscitées le soir d’Halloween tenter de retrouver leur jeunesse en volant celle des enfants, avait explosé les compteurs du streaming. Le film avait notamment cumulé 2,7 milliards de minutes visionnées lors de son week-end de lancement et était devenu le film original le plus regardé de Disney+ sur ses trois premiers jours d’exploitation.

Depuis, les actrices poussent activement pour relancer la franchise sans attendre… surtout après les presque trente années écoulées entre le premier film de 1993 et sa suite.

Bette Midler avait d’ailleurs lancé avec humour : "S’ils veulent le faire, ils devraient se dépêcher, parce que le temps ne passe pas… il fonce vers la ligne d’arrivée. Faites-le tant qu’on respire encore !"

L’actrice a également révélé l’an dernier avoir enfin lu une première version du scénario : "Je l’ai trouvé brillant. Ça m’a énormément enthousiasmée. Maintenant, on essaie de comprendre ce qu’on veut vraiment faire, où tourner, combien ça coûtera et toute la logistique autour..."

Pour le moment, Hocus Pocus 3 reste à un stade précoce de développement. On ne sait même pas qui réalisera. Mais Disney envisagerait cette fois une véritable sortie en salles, dans les salles de cinéma et pas seulement en streaming. Preuve que le studio croit toujours fortement au potentiel populaire des sœurs Sanderson.

ourquoi la critique américaine a envie de défendre Mortal Kombat 2

Alors que les adaptations de jeux vidéo continuent de squatter Hollywood, la presse américaine semble avoir trouvé un nouveau plaisir coupable : Mortal Kombat II.

Pas parce que le film - qui vient de sortir chez nous au cinéma - serait un chef-d’œuvre. Mais parce qu’il assume pleinement ce qu’il est : un énorme défouloir gore, débile, ultra-violent et furieusement fun. Et manifestement, ça suffit à rendre beaucoup de critiques très indulgents.

Pour ComingSoon, le film est "bordélique mais jamais ennuyeux". Le média reconnaît que ce n’est pas une "flawless victory", mais certainement pas non plus un "fatality" pour la franchise. Le résultat ? Un" spectacle chaotique, sanguinolent et totalement conscient de ce que le public vient chercher dans ce genre de blockbuster : des baffes, du gore et du show. It’s showtime !" résume le site.

Même son de cloche chez Bloody Disgusting, qui estime que le film joue cette fois davantage la sécurité en respectant plus fidèlement le lore et le canon des jeux vidéo. Le site reconnaît que le film perd parfois un peu de l’étincelle du premier opus à force de vouloir caser tout un tournoi dans son script, mais souligne que "son casting attachant et ses fatalities délicieusement gores suffisent largement à nous faire fredonner le thème culte pendant le générique."

Du côté de Inverse, le constat est limpide : Mortal Kombat II "fait précisément ce qu’un film basé sur cette licence doit faire." À savoir offrir "des combats d’arts martiaux impressionnants et un gore à retourner l’estomac, le tout porté par une intrigue monumentale de stupidité… mais malgré tout très divertissante."

Plus enthousiaste encore, TheWrap salue l’arrivée de Karl Urban dans le rôle de Johnny Cage. Selon le média, l’acteur apporte au film une énergie façon Galaxy Quest qui manquait cruellement et "redonne de la vie à cette suite délicieusement violente."

Même enthousiasme chez CBR, qui rappelle : "Est-ce que Mortal Kombat II est un film parfait ? Non. Mais c’est extrêmement fun." Le site voit dans le film "un rappel que parfois, le cinéma est simplement là pour nous offrir une pause et nous procurer du plaisir au milieu du chaos."

La critique la plus emballée vient peut-être de Slashfilm, qui compare le film à un mélange improbable "de beurre de cacahuète et de chocolat". Une adaptation de jeu vidéo et un film d’arts martiaux. Un hommage aux stars d’action sur le retour et un conte guerrier ultra-grinçant. "À la fois un vrai film d’action premier degré et une virée totalement frivole." Le site parle carrément de "l’une des plus grosses surprises de l’année" et estime que les adaptations de jeux vidéo n’ont plus besoin d’être soit des réinventions radicales, soit du simple fan service paresseux : "Elles peuvent être davantage."

IGN s'amuse aussi : non, Mortal Kombat II "n'ira pas aux Oscars." Et certains fans hardcore risquent de chipoter sur le respect du jeu. Mais le média insiste : "C’est énorme, bruyant, gore et jamais honteux de s’amuser." Et surtout, dans le paysage des suites adaptées de jeux vidéo, "le film ne se contente pas de franchir la barre : il la fait tournoyer comme un bâton de combat."

Chez Collider, on note encore quelques soucis de rythme et un trop-plein de personnages, surtout dans la première moitié. Mais une fois lancé, le film devient selon eux "un spectacle sanguinolent et jubilatoire du début à la fin." Certes, les enjeux restent limités puisque les morts peuvent revenir à tout moment, "mais on parle de Mortal Kombat : les personnages qui reviennent à la vie font partie intégrante de la saga."

The Hollywood Reporter reste plus réservé mais reconnaît que les fans ne viennent pas vraiment pour la profondeur psychologique : "Ce qu’ils veulent, c’est de l’action qui brise les os, surtout dans sa version la plus gore." Le média estime néanmoins que les non-initiés risquent d’être totalement largués face au nombre absurde de personnages et de références.

Et même Variety, plutôt critique, admet que le film fonctionne comme "un vieux blockbuster vidéoludique médiocre mais efficace", porté par un Karl Urban "cabotin et énergique". 

Bonnie Tyler a subi une chirurgie intestinale en urgence au Portugal

Bonnie Tyler a été admise en urgence à l’hôpital de Faro, au Portugal, pour une opération intestinale. Selon un communiqué publié mercredi sur le site officiel de l’interprète de Total Eclipse of the Heart, l’intervention s’est bien déroulée.

« Nous avons le regret de vous annoncer que Bonnie a été admise à l’hôpital de Faro, au Portugal, où elle possède une résidence, pour subir une intervention chirurgicale intestinale d’urgence », peut-on lire. « L’opération s’est bien déroulée et elle est actuellement en convalescence. Nous savons que toute sa famille, ses amis et ses fans seront inquiets à l’annonce de cette nouvelle et lui souhaiteront un prompt et complet rétablissement. »

Si le communiqué ne précise pas la nature exacte du problème de santé, TMZ avance que Bonnie Tyler aurait consulté un médecin après plusieurs jours de douleurs abdominales intenses. Les examens auraient révélé une perforation intestinale, nécessitant une intervention chirurgicale en urgence.

La star de 74 ans reste pour l’instant hospitalisée. Aucun changement concernant la tournée européenne de Bonnie Tyler n’a été annoncé. La chanteuse britannique est notamment attendue au SummerLUST Music Festival à Malte le 22 mai et en Allemagne le 30 mai.

06 mai 2026

Hayden Panettiere : l’actrice de 36 ans fait son coming out

À 36 ans, Hayden Panettiere franchit une étape aussi intime que déterminante : celle de révéler publiquement sa bisexualité. Une annonce forte, assumée, et surtout longuement mûrie, que l’ancienne star de Heroes a choisi de partager à l’occasion de la sortie prochaine de ses mémoires, intitulées This Is Me: A Reckoning, attendues le 12 mai. Dans une interview accordée au magazine Us Weekly et publiée le 6 mai, l’actrice se livre sans détour : "Maintenant que je sais que ce livre va sortir et que j’ai choisi de le partager avec le monde entier, je peux affirmer avec confiance que oui, je suis bisexuelle. Je l’ai dit ! C’est la première fois que je le dis à voix haute".

Si cette déclaration marque un tournant, elle n’est pas née du jour au lendemain. Pendant des années, Hayden Panettiere a vécu avec cette part d’elle-même dans l’ombre, freinée par un environnement médiatique exigeant et parfois oppressant. Révélée très jeune au grand public, elle explique avoir grandi sous une pression constante : celle d’incarner une image irréprochable.

"Ce n’était tout simplement jamais le bon moment", confie-t-elle. "J’étais trop jeune, et on m’obligeait à être parfaite en permanence. On ne m’encourageait pas à être moi-même".

À cela s’ajoutait un contexte culturel particulier : "Il y a eu une période où faire son coming out, surtout pour les femmes bisexuelles, semblait être une mode. J’avais peur qu’en étant honnête, on pense que je suivais le mouvement".

Ce mélange de pression sociale, de peur du jugement et de confusion médiatique a contribué à retarder une prise de parole pourtant essentielle. "C’est triste d’avoir dû attendre mes 36 ans pour partager cette partie de moi, mais mieux vaut tard que jamais", admet-elle avec lucidité.

La difficulté de se dévoiler s’explique aussi par le manque d’intimité auquel elle a été confrontée dès son plus jeune âge. Entre les tapis rouges et les objectifs braqués en permanence, l’actrice décrit une vie où chaque geste pouvait être scruté.

"C’était effrayant", raconte-t-elle. "Des paparazzis m’attendaient constamment dehors, prêts à me suivre partout. Je n’avais quasiment aucune intimité".

Dans ce contexte, vivre librement ses relations relevait du défi. Hayden Panettiere révèle avoir eu des relations avec des femmes, tout en ressentant, dès l’enfance, une attirance plus marquée pour elles que pour les hommes. Pourtant, elle n’a jamais pu s’autoriser à explorer pleinement ces sentiments.

"J'ai le droit de jouir" : en pleine interview, Alexandra Lamy se lâche totalement et brise un énorme tabou

En pleine promotion du film Pour le plaisir de Reem Kherici, en salle ce mercredi 6 mai 2026, Alexandra Lamy enchaîne les interviews.

Après s'être exprimée au micro de Luka, c'est dans les colonnes de La Dépêche que l'actrice est revenue sur son personnage : une quinquagénaire qui avoue à son époux qu'elle n'a jamais eu d'orgasme.

"Ce que j’adore, c’est qu’elle est à l’âge parfait pour aborder ce sujet, la cinquantaine. (…) Elle arrive à mettre les mots et moi j’adore qu’elle dise : 'J’ai envie de jouir ! J’ai le droit!'. Elle a 50 ans et elle aime son mari mais elle ne veut pas mourir sans connaître l’orgasme, cette fameuse apothéose. Et cette liberté-là est extraordinaire", a-t-elle confié.

Et d'ajouter : "Mais, ce qui est terrible, c’est de constater qu’elle a attendu 50 ans pour se rendre compte qu’elle a du plaisir mais n’a pas connu l’orgasme. Beaucoup de femmes ne savent pas parce qu’elles ne connaissent pas leur corps. On se projette dans son personnage parce qu’il n’y a pas très longtemps, à la fin des années 1960, les femmes demandaient encore si elles avaient le droit de jouir !"

Outre ces déclarations, c'est devant les caméras de Brut qu'Alexandra Lamy a réitéré ses propos : "J'ai adoré ce personnage parce que j'adore le fait qu'elle puisse dire : 'J'ai 50 ans, j'ai le droit de jouir !'"

Au cours de cet entretien, la comédienne s'est également rappelé avoir surpris sa mère en pleine discussion sur le plaisir féminin avec d'autres femmes, alors qu'elle était adolescente : "Elles parlaient de la jouissance, et moi c’était un truc que je ne comprenais pas. J’entendais des mots comme 'se connaître', 'explorer son corps', et c'était quelque chose que je ne connaissais pas. (…) Parler du plaisir féminin, c'était comme si on disait un gros mot".

Pour Alexandra Lamy, le Womanizer (sextoy clitoridien évoqué dans le film, NDLR) est bien plus qu'un objet, "une façon de connaître notre corps, et de pouvoir en parler avec notre partenaire", précise-t-elle sur la chaîne OnTime. "On ne parle que de l’orgasme, et c’est bien sûr que c’est hyper important, mais tout ça nous permet surtout de nous connaître".

Vincent Macaigne se confie sur ses deux AVC et son quotidien loin des paillettes

Acteur fétiche du cinéma d'auteur, silhouette reconnaissable sur les tapis rouges de Cannes, il accumule depuis le début des années 2010 les sélections en festival et les nominations aux César. Dans l'imaginaire collectif, ce profil rime avec confort, chauffeurs et appartements lumineux. La réalité a longtemps été tout l'inverse : un quotidien sans horaires, des revenus irréguliers, des nuits passées à travailler plutôt qu'à dormir, jusqu'à deux accidents vasculaires cérébraux dans sa trentaine. Une existence qu'on pourrait résumer par cette formule simple : "je vivais dans le chaos".

Ce contraste, Vincent Macaigne le porte depuis qu'il a été propulsé sur le devant de la scène par le Festival d'Avignon 2011 puis par le Festival de Cannes 2013. Comme le rappellent ARTCENA et plusieurs entretiens, il a choisi de vivre dans un appartement parisien transformé en atelier permanent, de dormir parfois sur les plateaux de répétition et de réinjecter la plupart de ses cachets dans ses propres pièces. Derrière la gloire, c'est la mécanique très concrète d'un chaos assumé qu'il laisse apparaître.

Selon des portraits publiés par Les Inrockuptibles et Le Figaro au début des années 2010, Vincent Macaigne a longtemps dormi au milieu de ses décors, chez des amis ou dans un appartement parisien saturé de livres, de maquettes et de projets en cours. Ses proches évoquent un joyeux capharnaüm où les piles de scénarios montaient jusqu'au plafond, rendant la circulation presque impossible. Son logement ressemblait moins à un cocon de star qu'à une extension chaotique de la scène.

Dans le même temps, cet acteur du cinéma d'auteur tournait déjà 3 à 4 longs métrages par an, selon ARTCENA, et a été nommé trois fois aux César. Les cachets ne servaient pas à acheter un loft mais à financer ses propres mises en scène, payer ses comédiens et porter des projets comme Idiot ! ou Au moins j'aurai laissé un beau cadavre au Festival d'Avignon 2011. Le reste du temps, il continuait de se déplacer à vélo dans Paris, loin des voitures avec chauffeur.

En 2013, dans un entretien à L'Express sur les coulisses du cinéma d'auteur, Vincent Macaigne résumait crûment ce décalage : "Le grand public nous voit comme des nantis dès qu'on travaille dans le cinéma". Il racontait des tournages faits sans argent, sans stars, où ses collègues peinaient à payer la garde de leurs enfants. Son propre choix de réinvestir ses revenus dans le théâtre s'inscrit dans cette économie fragile, où la reconnaissance symbolique dépasse largement la sécurité matérielle.

Ce déséquilibre s'est inscrit dans son corps. ARTCENA rappelle que Vincent Macaigne a subi deux accidents vasculaires cérébraux dans sa trentaine, avant une lourde opération de l'estomac. "J'ai fait deux AVC, ça change un peu le rapport au corps", confiait-il plus tard à L'Équipe, tout en admettant rester très indiscipliné avec la nourriture, le sommeil et l'exercice.

Aujourd'hui, malgré son aura et une candidature non retenue à la direction du théâtre de La Criée en 2023, Vincent Macaigne continue de préférer sa liberté d'artiste à un quotidien vraiment rangé.