18 mars 2026

Les patrons de Netflix démentent « en avoir assez » du prince Harry et Meghan Markle

Non, les responsables de Netflix n’ont pas de problème avec le prince Harry et Meghan Markle. C’est du moins ce qu’ils ont affirmé en réponse à un article récent de Variety sur l’état de la relation entre le couple et le géant du streaming, qui a annoncé le 6 mars avoir retiré ses investissements dans la marque lifestyle de l’ancienne actrice, As Ever.

Le duc et la duchesse de Sussex ont créé leur société de production Archewell et signé en 2020 un contrat de cinq ans avec Netflix, qu’ils ont renouvelé l’an dernier en modifiant quelques clauses. Le couple avait sorti en 2022 sa première série-documentaire Harry & Meghan, qui revient sur leur relation et départ de la monarchie britannique, et dévoilé par la suite d’autres programmes, comme la série sur l’art de vivre With Love, Meghan.

Or, se basant sur les témoignages de « six personnes bien placées », Variety a rapporté que le patron de Netflix, Ted Sarandos, en avait eu « assez » du prince et de son épouse, avec qui il communique directement par textos, comme il est de coutume avec certaines figures phare des programmes de Netflix. « Dans l’immeuble, tout le monde se dit : "c’est fini" », a déclaré l’une des sources, citant notamment l’attitude du couple lors de réunions et le taux d’audience de With Love, Meghan, qui a connu moins de succès après la sortie de sa seconde saison en août dernier.

Des affirmations qu’un représentant de Netflix a qualifiées d’« absolument fausses ». « Archewell (Productions) a été un partenaire réfléchi et collaboratif et nous avons vraiment aimé travailler avec Harry et Meghan », a ajouté Bela Bajaria, directrice du contenu chez Netflix. « Ils sont profondément engagés dans le processus de narration et apportent une perspective unique et générale qui s’aligne sur les types de projets importants que nos membres apprécient. »

Quant aux deux autres sources qui ont déclaré que Ted Sarandos n’accepterait jamais « un appel » avec Meghan Markle sans la présence « d’un avocat », la réponse de maître Michael J. Kump, qui représente les Sussex, a été la même. « C’est totalement faux », a-t-il tonné. « En fait, Meghan envoie des SMS et parle régulièrement avec M. Sarandos, et elle s’est rendue chez lui, sans avocat. »

La semaine dernière, un représentant de Netflix a répondu à des spéculations entourant l’annonce du retrait des investissements de la firme dans la marque de la duchesse de Sussex, qu’elle a lancé l’an dernier. « Comme il était prévu dès le début, Meghan continuera à développer la marque et à la faire entrer dans un nouveau chapitre de manière indépendante », a-t-il été annoncé. « Nous avons hâte de voir comment elle continue d’apporter de la joie aux foyers du monde entier. »

Josiane Balasko réinvente le viager dans L'Arnaqueuse : bande-annonce

Il y a un demi-siècle, on se souvient que Michel Serrault vendait sa propriété de Saint-Tropez en Viager dans le film de Pierre Tchernia (écrit par René Goscinny). Le concept est toujours une bonne base de comédie sociale et mordante, en 2026.

Cette fois, c'est Josiane Balasko qui va abuser de la confiance de Fadily Camara et Jean-Pascal Zadi dans L'Arnaqueuse. La farce, produite par FullDawa Films et Douze Doigts Productions, dévoile sa bande-annonce (ci-dessous).

Le synopsis annonce : "Fanny, 30 ans, enceinte, n’en peut plus de vivre chez son père avec Virgil, son compagnon, champion de la procrastination. Alors quand elle tombe sur une offre en or : un appartement « parquet, moulures, cheminées » en viager dans Paris, elle fonce tête baissée. Mais Masséna, la vendeuse, est tout sauf mourante… Bien décidée à récupérer les clés de sa nouvelle vie, Fanny s’engage dans une guerre sans pitié contre l’arnaqueuse professionnelle."

Tiphaine Daviot, Denis Mpunga, Pablo Pauly, Amaury de Crayencour, Bertrand Usclat, Marc Riso, Ted Etienne, Adama Bathily et Henri Guybet complèteront le casting.

Réalisé par Wilfried Méance, L'Arnaqueuse sortira au cinéma le 22 avril 2026 en France. 

Bloodsport revit : un remake très inattendu signé Michaela Coel pour A24

C’est un projet que personne n’avait vu venir : Michaela Coel, créatrice et star des (excellentes) séries Chewing Gum et I May Destroy You, s’attaque à Bloodsport, petit classique de film d’arts martiaux de 1988, porté par Jean-Claude Van Damme. Coel signera l’écriture et la mise en scène de ce remake pour A24.

À l’époque, le film de Newt Arnold suivait un capitaine de l’armée américaine adepte de ninjutsu, engagé dans un tournoi clandestin de combats à Hong Kong. Rien n’a encore filtré sur la relecture de Coel, ni même si ce nouveau film se déroulera dans la même continuité. « J’ai depuis longtemps été fascinée par les combattants, et impressionnée par la discipline, l’intensité et l’isolement que ce sport exige d’eux », explique la cinéaste, « enthousiaste à l’idée d’explorer cet univers, d’autant plus avec A24 comme collaborateurs. LET’S FUCKING GO. »

Michaela Coel est également apparue dans une épisode de Black Mirror et dans Black Panther : Wakanda Forever. Elle poursuite sa collaboration avec A24 après First Day on Earth (série en production) et Mother Mary, thriller psychologique de David Lowery qui sort prochainement aux États-Unis mais n’a pas de date française.

Le producteur Marc Toberoff assure que « le désormais iconique Bloodsport a introduit le public à l’esthétique rugueuse des arts martiaux mixtes. J’ai hâte de ramener ce format de tournoi à haute tension sur grand écran. » On croise les doigts (et on ferme les poings) pour que le film soit à la hauteur de son aîné.

Titanic : le premier film est sorti un mois après la catastrophe… avec une survivante dans le rôle principal

Dans l'histoire des tragédies maritimes, le Titanic n'est évidemment pas, loin s'en faut, le seul navire à avoir sombré. D'autres exemples existent, avec des bilans humains parfois supérieurs. Pourtant, il reste dans l'esprit des gens comme l'une des plus grandes catastrophes. Pourquoi cet intérêt alors ?

Parce que dans la conscience des individus, ce paquebot de très grand luxe était un authentique microcosme de la société d'alors ; celle de la Belle Epoque. Avec sa classe ouvrière, sa bourgeoisie et ses classes dirigeantes, dont les richissimes familles d'industriels, qui occupaient les cabines de première, d'un luxe inouï. Une croisière à l'issue fatale qui fut largement assimilée à un funeste présage du devenir de l'Europe et du monde, deux ans avant d'être ravagés par la Première Guerre mondiale et ses millions de morts.

Dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, moins de trois heures après sa collision avec un iceberg, le navire s'enfonça dans les profondeurs des eaux glacées, pour s'échouer à 3843 mètres de profondeur, à 650 km au sud-est de Terre-Neuve. Entre 1490 et 1520 personnes trouvèrent la mort, ce qui fait de cet événement l'une des plus grandes catastrophes maritimes survenues en temps de paix et la plus grande pour l'époque.

Cette tragédie fit naturellement la Une des journaux du monde entier. Tandis que certains rescapés retrouvaient avec émotion leurs familles, ou d'autres racontant inlassablement à la Presse leurs tranches de vie à bord du navire avant la catastrophe, Dorothy Gibson, elle, accepta carrément de tourner dans un film sur l'événement.

En mai 1912, soit tout juste un mois après avoir survécu au naufrage, la jeune femme, âgée de 22 ans, tourna ainsi toute première fiction consacrée au Titanic, intitulée Saved From the Titanic, d'une durée de 10 min.

Arrivée à New York en 1906 avec l'intention de devenir mannequin, Dorothy Gibson travailla comme danseuse dans une revue, et se produisit dans des comédies musicales. En 1911, elle se tourna vers le métier d'actrice, en jouant dans plusieurs films muets.

En mars 1912, Dorothy Gibson et sa mère partirent en vacances en Europe, avec l'intention de voyager pendant trois mois. Revenues plus tôt que prévu aux États-Unis, les deux femmes embarquèrent à bord du Titanic à Cherbourg, en tant que passagères de première classe.

Au moment du naufrage, étant prioritaire dans les canots de sauvetage en tant que passagères de première classe, Dorothy Gibson et sa mère s'installèrent dans le canot n°7, qui fut le premier à quitter le navire, et furent sauvéee par le navire Carpathia, envoyé dans la zone pour porter secours. "Je n'oublierai jamais les cris déchirants poussés par ceux qui étaient jetés à la mer et par ceux qui craignaient pour leurs proches" confia-t-elle au magazine Moving Picture World, recueillant son témoignage.

C'est un certain Jules Brulatour, producteur et pionnier du cinéma aux Etats-Unis, qui non seulement demanda Dorothy Gibson en mariage, mais qui lui suggéra aussi qu'elle écrive et participe à un film sur son expérience à bord du Titanic. Il n'y a décidément pas de petits profits. Dorothy Gibson alla jusqu'à s'habiller dans le film de la même manière que le jour du naufrage... "Mlle Dorothy Gibson, survivante de la plus grande catastrophe maritime de l'Histoire, raconte l'histoire du naufrage, entourée d'un casting prestigieux, dans ce chef-d'œuvre cinématographique de l'époque" proclamait l'affiche du film.

La suite fut moins heureuse pour elle. Abandonnant son métier d'actrice (après tout de même une vingtaine de films) pour se tourner vers l'Opéra, elle subit en 1913 un procès pour avoir renversé et tué un homme en conduisant la voiture de son compagnon Jules Brulatour. Mariée avec lui en 1917, ils divorceront deux ans plus tard.

S'installant en France en 1928, elle fut une sympathisante fasciste, puis changea d'appartenance politique durant la Seconde Guerre mondiale. Arrêtée en Italie par la Gestapo en 1944, elle parviendra à s'évader. Elle fut retrouvée morte dans une chambre de l'hôtel Ritz à Paris, en 1946, des suites d'une insuffisance cardiaque. Un destin quand même assez incroyable.

Patrick Bruel visé par de graves accusations : huit femmes sortent du silence dans une enquête de Mediapart

Chanteur populaire depuis plus de trente ans, Patrick Bruel se retrouve à nouveau au coeur d'accusations graves. Une enquête publiée par Mediapart rassemble les récits de femmes qui disent avoir subi de sa part des comportements sexuels imposés. L'image du chanteur adoré des foules se heurte ici à des témoignages très différents.

Selon cette enquête, huit femmes issues des secteurs de la musique, du théâtre, du cinéma et du tennis accusent l'artiste de violences sexuelles pour des faits qui se seraient déroulés entre 1992 et 2019. L'une d'elles dit avoir été mineure, et deux ont saisi la justice, l'une pour viol, l'autre pour tentative de viol. Toutes décrivent un climat de peur et de silence autour de la star.

Les huit femmes citées décrivent des situations variées : loges de théâtre, festivals à l'étranger, coulisses de concerts ou milieu du sport. Elles évoquent des attouchements, des baisers imposés, des propositions insistantes, parfois des agressions plus graves.

Daniela Elstner, aujourd'hui directrice générale d'Unifrance, affirme avoir été victime en 1997, lors d'un festival à Acapulco, d'une tentative de viol et d'une agression sexuelle. Elle a déposé plainte le 12 mars 2026 : "Aujourd'hui, je suis prête à parler, et je dépose une plainte que j'aurais dû déposer il y a trente ans", a-t-elle confié à Public. Pour elle, "ce que je veux, c’est que cette fois on entende, et qu’on ne puisse plus dire qu’on ne savait pas".

Au-delà de ce témoignage, la justice enquête déjà sur une autre plainte, déposée le 30 septembre 2024 pour viol présumé à Dinard en 2012, confiée au parquet de Saint-Malo. Ces procédures s'ajoutent aux signalements plus anciens de masseuses qui, en 2019, avaient dénoncé des faits d'agression, de harcèlement ou d'exhibition sexuelle dans plusieurs villes où le chanteur était en tournée.

En 2020, ces premières enquêtes, ouvertes après les plaintes de masseuses, ont été classées sans suite. "en l'absence d'élément permettant de caractériser une infraction pénale", a indiqué une source proche du dossier citée par l'Agence France-Presse. Ce classement n'a pas empêché la naissance de nouveaux récits, certains d'abord anonymes, via des courriels adressés aux parquets ou des témoignages relayés dans la sphère #MusicToo.

L'artiste conteste ces récits et réfute toute "violence" ou "contrainte". Il a nié les faits dénoncés, qualifiant les accusations de mensonges. Lors des premières affaires, il déclarait : "Tant que je n'ai pas eu accès au dossier, tant que je n'ai pas vu un juge, je ne peux pas m'exprimer", avait-il expliqué dans Paris Match, tout en redoutant que "toute prise de parole n’entraîne de nouvelles accusations".

La Danse des renards : Samuel Kircher à l’affiche d’un portrait d’adolescence coup de cœur et coup de poing

Dans un internat sportif, Camille, un jeune boxeur virtuose, est sauvé in extremis d’un accident mortel par son meilleur ami Matteo. Alors que les médecins le pensent guéri, une douleur inexpliquée l’envahit peu à peu, jusqu’à remettre en question ses rêves de grandeur.

En salle cette semaine, La Danse des renards est le premier long-métrage du cinéaste belge Valéry Carnoy. Récompensé du prix des collégiens lors de la 36e édition du festival Ciné-Junior en février dernier, le film est parvenu à séduire les jeunes jurés, et pour cause : dans la pure tradition du genre “coming of age”, ce long-métrage constitue un récit d’apprentissage dur mais touchant, capable de confronter ses jeunes protagonistes aux défis présentés par l’entrée dans l’âge adulte. Un sujet tout trouvé pour les cinéphiles en herbe… mais pas que ! En effet, La Danse des renards, loin d’être un teen movie, se révèle rapidement porteur de valeurs universelles.

L’amitié, d’abord, occupe une place majeure au cœur de son intrigue. Bien que solidement ancrée dans leur vie, la relation de Camille et Matteo – respectivement incarnés par Samuel Kircher et Faycal Anaflous, brillants de spontanéité et de naturel – se détériore petit à petit suite à l’accident dont Camille est victime. Cette blessure invisible devient alors la source d’un changement brutal, d’une rupture dans leur complicité, en métaphore sensible et subtile du passage à l’âge adulte : confronté à un mal qu’il peine à définir, à identifier, Camille change et bouleverse son propre univers. Cette peur, ce rejet, se caractérise alors comme le déni d’un deuil nécessaire, celui d’un temps passé et révolu, celui de l’enfance. Entre lui et ceux qu’ils considéraient pourtant comme ses amis, une tension sourde s’installe alors et entraîne une lente escalade de violence que personne ne semble pouvoir contrôler.

Le corps de Camille, lui aussi, évolue pour ne plus lui répondre. Pourtant boxeur prodige, celui-ci ne parvient plus à combattre, souffre de douleurs inexpliquées, ne saurait expliquer sa peine. “Je trouvais que la douleur psychosomatique de Camille était intéressante, explique le cinéaste Valéry Carnoy. C’est un sujet actuel, comme le burn-out par exemple.” À l’image de la puberté, cette blessure prend alors la forme d’une aliénation, d’une évolution non-désirée et vécue comme particulièrement brutale. D’abord traitées avec humour (“Je trouvais très intéressant que [Camille] sente des pieds, lui, très beau, avec énormément de charisme”), ces mutations deviennent finalement le cœur du long-métrage et de ses questionnements narratifs : comment continuer à être soi quand son propre corps n’est plus le même ?

Portrait subtile et empathique d’un être en changement, bouleversé dans ses habitudes et confronté à des faiblesses nouvelles, La Danse des renards s’impose ainsi comme un récit d’apprentissage d’une grande sensibilité, symbole d’une épreuve que tout être se doit un jour d’affronter : le passage à l’âge adulte.

Ce deuil de l’enfance est d’autant plus violent qu’il est masculin et s’effectue dans un milieu baigné de virilité : impossible pour Camille d’exprimer, dans son groupe de boxeurs, ses craintes et doutes sous peine d’être durement jugé, voire exclu. S’inscrivant dans la lignée d’œuvres telles que Close ou la série Adolescence, La Danse des renards interroge ainsi la possibilité pour les jeunes hommes d’accepter leurs faiblesses, de laisser tomber l’armure dans une société où la virilité est encore trop souvent un trait imposé.

Le salut de Camille tient alors à la présence de figures de mentors, notamment celle de son entraîneur Bogdan – incarné par Jean-Baptiste Durand, aussi réalisateur de Chien de la casse – mais également de Yasmine (Anna Heckel). Elle aussi élève en sport-études, elle n’est pas pour Valéry Carnoy l’occasion d’inclure au récit une dynamique amoureuse, mais surtout de permettre à Camille d’observer sa réalité par un prisme différent.

“On est dans un récit masculin avec que des personnages masculins, donc un personnage féminin était pour moi une nécessité, justifie le cinéaste. Je voulais créer une figure féminine qui s’intègre à cet environnement sportif, tout en défiant les codes traditionnels de la féminité. Yasmine les combat, leur tient tête, elle échappe aux stéréotypes. Son rôle dans l’histoire est celui de guide puisque c’est aussi un film initiatique.

Elle est aussi un personnage plus mature, et tous les personnages plus matures, plus expérimentés, sont de très bons guides. Elle permet l’initiation, l’émancipation de Camille, elle devait donc disparaître à un moment du récit pour nous rediriger vers la trame principale : cette amitié entre Matteo et Camille qui vacille. Et cette amitié, c’est grâce à sa rencontre avec Yasmine que Camille va pouvoir la regarder d’une nouvelle manière.”

Récit d’apprentissage brillant de subtilité, métaphore puissante et mature d’une entrée dans l’âge adulte parfois douloureuse, La Danse des renards s’impose comme un premier long-métrage d’une grande sensibilité, mais aussi une réflexion captivante sur la masculinité et ses codes imposés. Un grand premier film, à découvrir dès maintenant au cinéma.

Imperfect Women est disponible aujourd'hui sur Apple TV

Adaptée du roman éponyme écrit par l’autrice américaine Araminta Hall, Imperfect Women est le genre de mini-séries qu’on aimerait pouvoir dévorer en une soirée. Créé par la scénariste Annie Weisman (The Path, Dead Like Me), ce thriller intime porté par un casting 5 étoiles explore les dessous d’une amitié féminine qui, entre amour sincère et faux-semblants, dissimule une réalité bien plus sombre. 

Nancy Hennessy est assassinée, laissant derrière elle ses deux meilleures amies (Eleanor et Mary), un mari et une fille, ainsi qu’un amant dont elle emporte l'identité dans la tombe. De l'extérieur, sa vie semblait parfaite. Mais alors que l'enquête sur sa mort piétine, de sombres secrets refont surface et révèlent à quel point Eleanor et Mary connaissaient mal leur amie.

Au-delà de son scénario intriguant et bourré de suspens, Imperfect Women se démarque des autres fictions du même genre par un casting féminin de premier plan. 

Nancy, personnage central de l'intrigue, est interprétée par l’actrice Kate Mara, une grande habituée des rôles dramatiques dont les spectateurs ont déjà pu apprécier les performances dans des séries aussi prestigieuses que House of Cards, American Horror Story, ou encore 24 heures chrono. 

Apple

Ses deux amies, Mary et Eleanor, sont quant à elles respectivement incarnées par Elisabeth Moss et Kerry Washington, deux comédiennes de premier plan qui ont chacune démontré un formidable talent de composition. Pour rappel, Elizabeth Moss avait, par exemple, brillé dans les séries Mad Men et The Handmaind’s Tale, tandis que Kerry Washington interprétait le rôle principal, désormais culte, de la série politique Scandal. 

Au vu de l’histoire, et avec un tel casting, difficile de ne pas voir dans Imperfect Women une suite spirituelle de la formidable série Big Little Lies, qui avait conquis en son temps les spectateurs avec des arguments similaires. À voir si le public lui réservera le même accueil ! 

Les deux premiers épisodes d'Imperfect Women sont disponibles sur Apple TV. 

Le Serpent Majuscule : Isabelle Huppert en tueuse à gages dans l'adaptation ciné du premier roman de Pierre Lemaître

Après le succès de l’adaptation cinématographique du roman de Pierre Lemaître Au revoir là‑haut par Albert Dupontel (lauréat de cinq César), d’autres romans de l’auteur français ont rapidement été portés à l’écran : Trois jours et une vie par Nicolas Boukhrief, Couleurs de l’incendie par Clovis Cornillac, et la série Dérapages, adaptée de "Cadres noirs".

On apprend aujourd’hui, via le communiqué de presse d’Arte, que la réalisatrice Anne Fontaine va adapter sur grand écran le premier roman de Pierre Lemaitre, Le Serpent majuscule. Écrit en 1985, ce roman n’a été publié qu’en 2021.

Après avoir su séduire le public avec des portraits féminins complexes, la réalisatrice s’attaque cette fois à un personnage à la fois singulier et implacable : Mathilde, tueuse à gages au charme dévastateur, incarnée par Isabelle Huppert.

Le scénario réunit Fabrice Bracq, Florence Quentin et Pierre Lemaitre lui‑même, garantissant une fidélité à l’univers noir et ironique de l’écrivain. L’histoire plonge dans la France de 1973, où Mathilde, à l’âge où d’autres cultivent leurs rosiers, poursuit une carrière de meurtrière, accompagnée de Ludo, son fidèle dalmatien. Mais ses écarts commencent à inquiéter ses commanditaires, et même Henri, son ancien camarade de la Résistance et grand amour, se trouve confronté à ses choix.

Benoît Poelvoorde et Raphaël Personnaz complètent le casting de ce film co‑produit par Arte, F comme Film, La Company de la Seine et Artémis Production.

Il s’agira de la cinquième collaboration d’Anne Fontaine avec Benoît Poelvoorde, après Entre ses mains, Coco avant Chanel, Mon pire cauchemar et Blanche comme neige ; de la quatrième avec Isabelle Huppert, après Marvin ou la belle éducation, Mon pire cauchemar et Blanche comme neige (où elle partageait l’affiche avec Poelvoorde) ; et du deuxième film avec Raphaël Personnaz, après le récent Boléro.

Le tournage est prévu en France et en Belgique à l’hiver prochain.

Bastien Bouillon incarnera Robert Badinter dans le biopic Badinter

Après le biopic épique sur Charles de Gaulle - qui sortira en deux parties cet été -, un autre homme politique français majeur fait l'objet d'un film de cinéma. Le parcours et combat de l'ancien ministre de la Justice, Robert Badinter, seront racontés dans un long métrage réalisé par Pierre Godeau.

Il y a quelques mois, Le Film Français révélait à travers sa couverture de magazine que l'acteur belge Jérémie Renier allait incarner le rôle-titre. Aujourd'hui, le distributeur PAN Distribution confirme à AlloCiné que Bastien Bouillon le remplace. L'acteur, césarisé en 2023 pour La Nuit du 12 de Dominik Moll, a récemment été vu dans Le Comte de Monte-Cristo, Partir un jour et À pied d'œuvre de Valérie Donzelli.

Bastien Bouillon donnera la réplique à Georgia Scalliet, Raphaël Thiéry, Xavier Beauvois, Emmanuel Salinger, Hippolyte Girardot, David Ayala, Cédric Appietto et Quentin Dolmaire. Enfin, le chanteur Eddy de Pretto incarnera le rôle de Patrick Henry, criminel qui a échappé à la peine capitale grâce au ministre, grand partisan de l'abolition de la peine de mort.

Le sujet de la peine capitale sera au centre du film, simplement intitulé Badinter. Dans les colonnes du Film Français, le producteur Jean Nainchrik présentait le projet en ces termes :

"Il s'agit de mettre en avant le combat de Robert Badinter, qui était avocat de Charlie Chaplin, de Brigitte Bardot et d'autres grandes personnalités. Il a accompagné son confrère Philippe Lemaire, à la demande de ce dernier, dans l'affaire Buffet-Bontems.

Roger Bontems sera condamné à mort alors qu’il n’a pas tué et sera exécuté, ce qui provoquera le combat de Robert Badinter contre la peine de mort en France alors que l'opinion publique se déclare largement majoritaire contre l'abolition. Elisabeth Badinter a été pour lui un soutien total lors de son combat."

A noter, qu'un autre projet sur l'homme politique est également en développement. Réalisé par Simon Jacquet, il devrait être porté par Guillaume Canet dans le rôle principal. Tournage prévu pour 2026.

Pour rappel, Robert Badinter a été ministre de la Justice de 1981 à 1986. Il a aboli la peine capitale en 1981, marquant un tournant dans l'Histoire de France. L'homme politique décède le 9 février 2024, à l'âge de 95 ans.

Badinter, au cinéma le 11 novembre 2026

Premières images de Spider-Man - Brand New Day, avec Tom Holland

Cette fois-ci, c'est donc la bonne ! Annoncée comme imminente depuis plusieurs mois par divers insiders, la révélation des images de Spider-Man - Brand New Day, quatrième opus des aventures de l'Homme-Araignée version Tom Holland, a eu lieu ce mercredi 18 mars : alors que le soleil se levait sur la ville de New York (pour faire écho au nouveau jour du titre), l'acteur était entouré de plusieurs enfants au sommet de l'Empire State Building, comme pour rappeler l'importance du héros au sein de la Grosse Pomme, avant de lancer la très attendue vidéo.

Et abrégeons dès maintenant le suspense : il faudra repasser pour connaître l'identité du personnage joué par Sadie Sink, car l'actrice de Stranger Things n'est présente que sur un plan de la bande-annonce du film de Destin Daniel Cretton attendu le 31 juillet dans nos salles, sans que l'on ne voie son visage. Certaines rumeurs parlent d'elle comme de la nouvelle Jean Grey, membre émérite des X-Men, et cela irait avec les mutations auxquelles Peter Parker va ici faire face, mais nous n'en savons pas plus aujourd'hui et il faudra peut-être attendre la sortie.

Même topo concernant l'éventuel affrontement entre Spider-Man et une version grise de Hulk, qui fait aussi l'objet de plusieurs bruits de couloirs. Et ces derniers devraient être renforcés par la présence de Mark Ruffalo en Bruce Banner, à qui le héros va faire appel pour tenter de comprendre les changements qui s'opèrent en lui. Car c'est ça, l'axe principal de cette bande-annonce : nous montrer la nouvelle vie de Peter Parker depuis qu'il a fait en sorte que le monde oublie son existence et sa double identité à la fin de No Way Home.

Nous le voyons donc dans les rues de New York aux prises avec le Punisher de Jon Bernthal qui fera ses premiers pas au cinéma, et semble prêt à se tirer la bourre avec l'Homme-Araignée lorsqu'il s'agit de faire régner l'ordre dans les rues de la ville. Mais le héros semble, surtout, désireux de renouer les liens avec MJ (Zendaya) et Ned (Jacob Batalon) - mais surtout MJ - qui ne se souviennent pas non plus de lui.

On aperçoit également des ninjas ainsi que Mac Gargan (Michael Mando) devenu Scorpion avec sa tenue high-tech, alors que le personnage de Tramell Tillman (Severance) parle d'un danger incontrôlable et invisible, ce qui va renforcer les théories autour de la présence de Mister Negative, mais l'intrigue de ce nouvel opus et l'identité du méchant principal de ce film, qui rend un très bel hommage à la couverture du tout premier comic book mettant Spider-Man en scène, restent pour l'instant secrètes.

Mais nous sommes habitués avec la saga portée par Tom Holland, qui n'en est pas à son coup d'essai, elle qui avait caché les vraies motivations de Mysterio (Jake Gyllenhaal) dans Far From Home, et les retours de Tobey Maguire et Andrew Garfield tout au long de la promotion de No Way Home. Le super-héros et son interprète sont toutefois assez aimés du très grand public (et les vidéos de fans issus du monde entier qui ont précédé le lancement de la bande-annonce l'ont rappelé) pour que les premières images du nouveau film ne se focalisent que sur Spider-Man au lieu d'abattre d'emblée une carte majeure.

Rendez-vous dans une prochaine bande-annonce ou, tout simplement, le 31 juillet pour connaître la réponses aux questions suivante : Peter et MJ parviendront-ils à raviver la flamme qui brûlait entre eux ? Qui est le personnage joué par Sadie Sink ? Quelle sera la principale menace ? Comment Brand New Day va-t-il ouvrir une porte vers Avengers Doomsday, attendu quelques mois plus tard au cinéma ? Un beau programme donc.