18 février 2026

Sandra Hüller fait sensation à Berlin avec le drame féministe Rose

Révélée en 2006 dans Requiem, puis consacrée en 2016 avec Toni Edermann, Sandra Hüller a connu une année 2023 exceptionnelle, avec deux films récompensés au Festival de Cannes, la Palme d’or de Justine Triet, Anatomie d’une chute, et La Zone d'intérêt de Jonathan Glazer (Grand Prix).

Nommée aux Oscars et aux Golden Globes de la meilleure actrice puis récompensée du César dans la même catégorie grâce à ces deux rôles, l'actrice est de nouveau sous les feux des projecteurs cette année avec Rose. 

Une performance jugée “phénoménale” par Screen, “une fois de plus elle est incroyable” appuie Variety, “une master class d’acting” rapporte The Hollywood Reporter. En résumé, “elle vole la vedette” écrit Loud and Clear… Un plébiscite critique pour la comédienne de 47 ans. 

Dans Rose, réalisé par Markus Schleinzer, un ancien directeur de casting de Michael Haneke, Sandra Hüller joue une femme qui, pendant la guerre de Trente ans (une série de conflits armés qui ont déchiré l’Europe aux XVIIe siècle) se fait passer pour un soldat. Un défi qui a piqué la curiosité de l’actrice, comme elle l'a explique à The Hollywood Reporter :

“J'ai aimé l'idée d'incarner quelqu'un comme ça et la possibilité de lui créer une sorte de monument, un testament en son nom. Je voulais aussi savoir si j'en étais capable. Parce que j’ai trouvé que c'était un vrai défi de jouer une personne se déguisant ainsi et qui a vécu une telle histoire. Je n’avais jamais fait ça auparavant.”

Rose est en lice pour l’Ours d’or, aux côtés du très remarqué Dao d’Alain Gomis - le directeur du Festival du film de New York, Dennis Lim, qualifiait l'œuvre de “déterminante pour 2026” - et s’attire toutes les éloges à la Berlinale.

2026 s'annonce comme une grande année pour Sandra Hüller, qu'on verra aussi s'illustrer aux côtés de Ryan Gosling dans Projet Dernière chance, avec Tom Cruise dans le prochain film d’Alejandro González Iñárritu, Digger, ou encore dans le nouveau Pawel Pawlikowski, 1949.

Warner Bros. accepte de rouvrir les négociations avec Paramount

C'est un nouveau rebondissement dans l’affaire du rachat de Warner Bros. Discovery... Si l’on pensait la bataille perdue pour Paramount, qui faisait des pieds et des mains pour rester dans la course, c’était sous estimer son PDG, David Ellison, qui n’est pas prêt d’abandonner. Même si le groupe Warner penchait plutôt pour l’offre de Netflix qui s’élevait à 83 milliards de dollars. 

Après avoir été devancée par le numéro 1 des plateformes de streaming, Paramount a contre-attaqué en engageant des poursuites contre Warner. Selon Bloomberg, le concurrent de Netflix a ensuite rencontré plusieurs dirigeants de la Commission européenne dont le président français Emmanuel Macron dans l’espoir de réveiller “la sensibilité historique de la France aux acquisitions affectant son industrie cinématographique [...] “. Enfin, le rival de Netflix a fini par écrire une lettre ouverte à l'industrie français.

Pour tenter de renverser la situation, Paramount s’attaque désormais au cœur du problème et a décidé d’améliorer son offre. Au deal initial de 30 dollars par action s’ajoute une prime de 650 millions de dollars en numéraire pour chaque trimestre où l’offre concurrentielle du géant du streaming n’a pas été honorée. Paramount accepte aussi de couvrir les 2,8 milliards de dollars d'indemnités de rupture que Warner Bros. devrait à Netflix si la fusion n’était pas actée au 31 décembre 2026.  

Warner Bros. a toujours des doutes sur l'offre de Paramount, mais pour la première fois le conseil d'administration considère que la proposition de Paramount pourrait être meilleure, ou pousser Netflix à améliorer la sienne. Et Variety confirme aujourd'hui que Warner accepte d'ouvrir les discussions avec Paramount, même si la compagnie "continue d'unanimement recommander favorablement la fusion avec Netflix". Les actionnaires de Warner sont appelés à voter le 20 mars prochain... 

Shia LaBeouf a été arrêté à La Nouvelle-Orléans pendant Mardi Gras

L’acteur américain fait de nouveau parler de lui loin des plateaux

Deux ans après son rôle remarqué dans Megalopolis, de Francis Ford Coppola, Shia LaBeouf a été arrêté à La Nouvelle-Orléans après une altercation qui aurait éclaté en marge des célébrations de Mardi Gras.

La star révélée enfant dans la série Disney La Guerre des Stevens - et qu'on a vu depuis dans des films comme Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, la saga Tansformers, Nymphomaniac, Fury ou Pieces of a Woman  -  a été interpellé peu après minuit mardi 17 février, après "un week-end prolongé de tournée des bars" dans le quartier français de la ville de Louisiane.

Selon The Hollywood Reporter, l’acteur - déjà passé par des cures pour alcoolisme - aurait "provoqué du désordre et adopté un comportement de plus en plus agressif" dans un établissement de Royal Street (information initialement révélée par TMZ). Un employé aurait tenté de l’expulser. Une fois dehors, Shia LaBeouf aurait frappé un homme à plusieurs reprises à coups de poing. Toujours d’après le rapport de police, plusieurs personnes auraient essayé de le maîtriser. Relâché "dans l’espoir qu’il parte", il serait revenu à la charge, frappant à nouveau la même victime puis une autre personne au nez avant d’être immobilisé jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre.

L’acteur a d’abord été conduit à l’hôpital pour soigner des blessures dont la nature n’a pas été précisée.

Il a ensuite été placé en état d’arrestation et inculpé de deux chefs d’accusation pour violences simples.

Une affaire d’autant plus triste que, selon TMZ, il venait justement chercher un nouveau départ dans la ville après sa rupture l’an dernier avec l'actrice Mia Goth, il aurait quitté Los Angeles en décembre pour s’installer en Louisiane, achetant une maison de trois chambres et trois salles de bain et demie pour un peu plus d’un million de dollars, à une vingtaine de minutes du French Quarter de la Nouvelle-Orléans. Sur place, il aurait confié vouloir "reset and refocus" - repartir à zéro. Un nouveau chapitre de sa vie qui commence mal.

Chris Hemsworth tease l'avenir de Thor après Avengers 5 Doomsday

Alors que Crime 101, le thriller dans lequel il retrouve son complice Mark Ruffalo, vient de sortir en salles aux États-Unis, Chris Hemsworth a évoqué le futur de Thor au micro du podcast SmartLess. Et d'après le comédien australien, le Dieu du Tonnerre, présent dans le MCU depuis 2011, a encore un bel avenir devant lui !

Annoncé au casting de Avengers: Doomsday, réalisé par les frères Russo et prévu dans nos salles le 16 décembre prochain, Thor devrait encore figurer dans d'autres films Marvel, comme il le révèle.

"Je vais encore reprendre le rôle quelques fois après Doomsday", confie Hemsworth, expliquant qu’il a discuté avec Kevin Feige des directions possibles pour la suite. "Il m'a dit que c'était cool, car le public s'attend désormais à des rebondissements dramatiques avec le personnage. Et quoi que nous fassions ensuite, nous avons des idées pour faire quelque chose de vraiment unique et différent."

Chris Hemsworth revient ensuite sur l'évolution du ton des films Thor au fil des longs métrages : "Il faut faire attention. Quand nous avons réalisé Ragnarok, ça a été un vrai revirement avec le film de Taika. Et c'était tellement amusant. Ce changement a été très apprécié. Puis, avec Love and Thunder, c'était un peu comme un sketch des Monty Python, et nous avons probablement un peu trop exagéré, ce qui a suscité des réactions négatives. Les gens se demandaient : “Pourquoi est-il aussi ridicule ? Pourquoi est-ce comme ça ?” Le public s'est senti offensé, alors que de notre côté, nous nous amusions et avons tenté quelque chose de différent."

L’arc narratif de Thor n'est donc pas terminé, comme le dévoilait d’ailleurs l’un des teasers de Doomsday, montrant le fils d’Odin dans les bois, sans doute à l’aube d’une bataille, en pleine prière envers son père, qu’il supplie de le renvoyer sain et sauf chez lui après le combat, afin qu’il puisse revoir sa fille et lui transmettre des valeurs moins belliqueuses que celles avec lesquelles il a grandi.

Avengers: Doomsday sort dans nos salles le 16 décembre prochain. À ce stade, aucun cinquième film solo Thor n’a encore été officiellement annoncé par Marvel. Mais les propos de Hemsworth renforcent l’idée que le personnage aurait encore plusieurs chapitres à écrire, que ce soit à travers de nouveaux longs métrages ou des apparitions dans d’autres événements d’envergure comme Avengers: Secret Wars.

Emily Deschanel en profileuse de renom dans une série pour NBC

Les comédiens de Bones ont décidément le vent en poupe ces derniers jours. Après David Boreanaz, qui incarnera le personnage principal dans The Rockford Files, c’est au tour d’Emily Deschanel, sa partenaire de jeu pendant plus de 12 ans, de trouver son nouveau projet.

Selon les informations de Deadline, l’interprète de l’iconique Temperance Brennan a obtenu le rôle principal d’une nouvelle série policière destinée à être diffusée sur NBC.

Ce pilote qui n’a pour le moment pas encore de nom a été écrit par Dean Georgaris, qui a notamment écrit En eaux troubles, et John Fox. Cette série ambitieuse s’inspire des travaux d’Ann Burgess, un autrice experte en profilage qui a notamment aidé le FBI à élaborer un profil psychologique moderne pour les tueurs en série.

Ce n’est d'ailleurs pas la première fois que la fiction s’empare de l’histoire d’Ann Burgess puisque le personnage de Dr Wendy Carr, jouée par Anna Torv dans Mindhunter, était également inspiré par elle.

La fiction de NBC suivra la professeure Georgia Ryan (Emily Deschanel), une psychologue pionnière qui a révolutionné le domaine de la criminologie en recentrant les enquêtes sur la victime, plutôt que sur l’auteur du crime.

Une nouvelle vision qui lui permet de découvrir des indices cruciaux que les méthodes plus traditionnelles négligent. Avec son équipe, cette experte pionnière collabore avec le FBI pour résoudre les affaires les plus déroutantes et les plus difficiles à élucider.

Emily Deschanel s’est fait connaître en 2005 grâce à son rôle de l’anthropologue judiciaire Temperance Brennan dans la série policière Bones. Pendant plus de 12 ans, elle a donné la réplique à David Boreanaz.

Depuis l’arrêt de la série en 2017, la comédienne est notamment apparue dans The Rookie et Animal Kingdom. Si ce projet de série venait à voir le jour, il signerait le grand retour d’Emily Deschanel sur le devant de la scène.

Découvrez Le Mystérieux regard du flamand rose au cinéma

Début des années 1980, dans le désert chilien. Lidia, 11 ans, grandit au sein d’une famille flamboyante qui a trouvé refuge dans un cabaret, aux abords d’une ville minière. Quand une mystérieuse maladie mortelle commence à se propager, une rumeur affirme qu’elle se transmettrait par un simple regard. La communauté devient rapidement la cible des peurs et fantasmes collectifs. Dans ce western moderne, Lidia défend les siens.

En salle cette semaine, Le Mystérieux regard du flamant rose détonne par son titre intrigant… mais pas que ! Récit chargé de tension et de passion, propos avant-gardiste, références nombreuses et maîtrisées au genre western… Autant de raisons qui ont permis au premier long-métrage du cinéaste chilien Diego Céspedes de briller à la dernière édition du Festival de Cannes – où Céspedes avait déjà été nommé à deux reprises pour ses courts-métrages L’Été du lion électrique et Les Créatures qui fondent au soleil – et d’obtenir le prestigieux prix Un certain regard.

Plaisante coïncidence, puisque c’est précisément du regard dont ce premier long-métrage est question. Tantôt arme de séduction infaillible, tantôt facteur de malédiction, celui-ci se retrouve ainsi pivot de l’intrigue. Élevée au sein d'une communauté vivant dans un cabaret, la jeune Lidia se retrouve régulièrement prise à partie par les jeunes garçons de la communauté avoisinante, effrayés par le regard de “Flamant rose” – surnom d’une artiste travestie (terminologie prédominante à l’époque) et charismatique qui joue pour Lidia le rôle de mère. En effet, croiser son regard, ou celui de l'une des personnes de cette communauté, pourrait contaminer les hommes d'une maladie mortelle... mais aussi les séduire, qu'ils refusent de le reconnaître.

Un regard tentateur mais dangereux, métaphore à peine dissimulée du VIH, auquel le cinéaste Diego Céspedes a été confronté dès sa jeunesse. “J’ai grandi avec une mère hantée par le VIH, raconte-t-il. Elle regardait à la télévision un « soap opera » où était représenté le premier personnage séropositif. Elle en parlait d’une manière terrible si bien que j’avais très peur de le regarder. L’idée de la maladie m’effrayait.”

C’est précisément à cette “mythification” du virus que Diego Céspedes s’attaque avec Le Mystérieux regard du flamant rose. Située dans les années 80, l’intrigue du long-métrage permet d’interroger toute la désinformation propagée autour de l’épidémie, notamment par les communautés masculinistes machistes et homophobes, pour qui la maladie était considérée comme une véritable malédiction. Plus encore que les effets de la maladie, c’est surtout la tentation charnelle interdite qui effraie ces hommes. Car la troupe du cabaret, composée majoritairement d’artistes travestis, s’avère aussi séductrice que sympathique, véritable refuge familial pour Lidia (brillamment incarnée par la jeune Tamara Cortes).

Lorsque la peur et le rejet prennent le pas sur la tolérance, la tension s’accumule et Le Mystérieux regard du flamant rose adopte alors un parfum familier de western, mêlant vengeance et règlements de comptes.

Par son cadre, d’abord, Le Mystérieux regard du flamant rose se révèle propice au développement d’une esthétique “western” directement héritée des grands maîtres du genre. Au milieu du désert chilien aride, deux communautés cohabitent en vase clos – une troupe d’artistes travestis et un groupe de mineurs, majoritairement masculin –. Isolée par le désert du reste du monde, la communauté se referme sur elle-même, comme en huis clos. Entre deux numéros de flamenco, le vent souffle au dehors, présence invisible et fantomatique de la menace qui pèse en permanence sur Lidia et sa famille.

Lorsqu’un événement dramatique frappe la communauté et met le feu au poudre, Lidia prend les armes et affronte les ennemis de ses proches, notamment de sa mère, “Flamant rose” (brillamment incarnée par le magnétique Matías Catalán). Ce tournant de l’intrigue permet alors l’instauration d’une dynamique de tension nouvelle, rappelant les plus grands récits de vengeance : duels de regard, pistolets chargés prêts à faire feu à tout moment, notes latines soulignant les tensions sous-jacentes… Autant de références qui permettent au Mystérieux regard du flamant rose de conjuguer à l’ardeur de son propos la chaleur étouffante de la vengeance.

Hommage passionné au genre western porté par une galerie de personnages flamboyants, vision contemporaine des amours passionnelles et familiales, Le Mystérieux regard du flamant rose de Diego Céspedes, primé à Cannes, est à découvrir dès maintenant au cinéma. 

17 février 2026

Pierre Palmade : pourquoi l’humoriste a-t-il déjà fini de purger sa peine ?

L’annonce a surpris. D’après RTL, le parquet de Bordeaux a confirmé que Pierre Palmade devrait avoir purgé sa peine le 27 février prochain. Une échéance plus rapide que ce que certains imaginaient.

Condamné en novembre 2024 à cinq ans de prison dont deux ans fermes pour blessures involontaires aggravées, après le grave accident de février 2023 alors qu’il conduisait sous l’emprise de stupéfiants, l’humoriste de 57 ans avait pourtant été incarcéré. Alors pourquoi cette fin de peine arrive-t-elle déjà ?

Selon RTL, Pierre Palmade aurait bénéficié des réductions de peine prévues par le barème habituellement appliqué par le juge d’application des peines. Rien d’exceptionnel sur le principe, mais un mécanisme légal encadré. Toujours d’après le parquet de Bordeaux, le magistrat aurait pris en compte son comportement depuis sa condamnation. Aucune infraction relevée, respect strict des horaires, paiement régulier des dommages et intérêts et suivi assidu de ses traitements contre ses addictions. Autant d’éléments qui ont pesé dans la balance.

Après sa condamnation, l’artiste avait été incarcéré à Bordeaux entre décembre 2024 et avril 2025, avant de poursuivre sa peine à domicile sous bracelet électronique. Une exécution de peine aménagée qui entre dans le cadre prévu par la justice.

Si la question judiciaire semble réglée, le plan personnel reste plus fragile. En avril dernier, des proches confiaient que l’humoriste traversait une période difficile, moralement et physiquement. "Pierre est soulagé. Il était très anxieux d'être enfermé. Sa détention s'est globalement bien passée même s'il y a eu quelques moments de tension", avait expliqué l’un d’eux au micro de BFMTV.

Mais une fois sorti, la solitude se serait installée. "Tous ses amis lui ont tourné le dos, à part Michèle Laroque qui l’évoquait dernièrement sur France Inter du bout des lèvres", assurait la même source. "On espère qu’il tiendra la route face à sa solitude". En mars dernier, l’actrice avait elle-même pris la parole sur France Inter. "C'est un sujet extrêmement délicat... Ce qui me lie à Pierre ne regarde que Pierre et moi. Ce que je peux dire, c'est que c'est une énorme tristesse dans ma vie. Je l'ai vu s'autodétruire, ce qu'il a fait est indéfendable et inexcusable. Mais un ami, c'est un ami", avait-elle déclaré. Des mots forts, qui avaient suscité de nombreuses réactions.

Les Aventuriers de l'Arche Perdue sur M6 : il y a 45 ans, George Lucas ne voulait pas entendre parler d'Harrison Ford pour jouer Indiana Jones

Indiana Jones, l'archéologue le plus célèbre du monde, inventé par Steven Spielberg et George Lucas, est indissociable du comédien Harrison Ford. Cependant, au début des années 80, quand les deux réalisateurs cherchaient la bonne personne pour enfiler le chapeau d'Indy, ils ne pensaient pas du tout à celui qui campait Han Solo dans Star Wars.

L'histoire est bien connue, Spielby et Lucas avaient jeté leur dévolu sur Tom Selleck, jeune acteur de 35 ans en pleine ascension. Tout était prêt pour le comédien, notamment le costume et le chapeau, conçus spécialement pour lui.

"Les vêtements seuls n'ont aucune valeur ni aucun sens s'ils ne sont pas portés par une personne spécifique. Et je vous assure que le costume aurait été très différent si Tom Selleck, l'acteur original d'Indiana Jones, avait tourné le film à la place d'Harrison Ford", explique la chef costumière Deborah Nadoolman, citée dans Mad Movies Classic "Indiana Jones, sur les traces du plus grand aventurier de cinéma" (Alexandre Poncet, Cédric Delelée et Gilles Esposito).

Au dernier moment, Tom Selleck a dû décliner l'offre, coincé par son contrat le liant à la chaîne CBS pour la série Magnum. Ce récit concernant l'homme à la moustache est très célèbre. Ce qu'on sait moins, c'est que George Lucas était farouchement opposé à confier le rôle de l'aventurier à Harrison Ford. L'acteur avait pourtant passé des essais, au même titre qu'un certain Sam Neill, qui jouera plus tard le paléontologue Alan Grant dans Jurassic Park.

Pour le papa de Star Wars, c'est un refus net et catégorique. Harrison Ford est déjà Han Solo, il ne peut pas être aussi Indiana Jones. George Lucas martèle également qu'il ne souhaite pas suivre l'exemple de Martin Scorsese, qui enchaîne les films avec Robert De Niro.

C'était sans compter sur la détermination de Steven Spielberg, impressionné par Ford dans les rushes de L'Empire contre-attaque. Il parvient à convaincre son compère de prendre à nouveau rendez-vous avec le comédien pour des screen tests.

Harrison Ford donne tout ! Sa performance est tellement bluffante qu'il réussit à faire changer d'avis George Lucas. Conquis, le cinéaste donne son accord pour engager l'acteur. Spielberg est ravi, ces essais l'ont encore plus conforté dans l'idée qu'il avait fait le bon choix.

Cette décision n'a pas été du goût de toute l'équipe de tournage, surtout la chef costumière Deborah Nadoolman, qui a dû reprendre son travail de zéro.

"J'avais entièrement fini le costume pour Tom Selleck, et quand il est parti, j'ai été extrêmement déçue", se souvient l'artiste. "Sincèrement, on ne savait pas quoi faire ! Notre réaction à tous a été : Quoi ? Han Solo sera Indiana Jones ? Vraiment ? On avait Tom Selleck, il était superbe, il nous plaisait énormément. On a dû faire la transition très rapidement, et livrer un prototype de costume deux jours plus tard", ajoute celle qui est aussi la créatrice des costumes du clip Thriller de Michael Jackson.

Finalement, son travail finira par payer. Le look d'Indiana Jones dans le premier volet contribuera à forger la légende d'un personnage mythique.

Pourquoi Julianna Margulies a failli ne jamais jouer dans Urgences

Entre 1994 et 2009, Julianna Margulies a prêté ses traits à l'infirmière Carol Hathaway dans la série culte Urgences. Mais saviez-vous que l'actrice américaine avait été tout près de passer à côté de ce rôle iconique ?

En 2024, invitée du Kelly Clarkson Show à l'occasion du trentième anniversaire d'Urgences, Julianna Margulies (qui a refusé 27 millions de dollars pour rester dans la série) s'est remémorée son étonnante audition pour le show NBC, audition durant laquelle elle était pour le moins "énervée". Un sombre état d'esprit qui lui a valu de décrocher le rôle de Carol, qu'elle a tenu durant quinze saisons !

"J'étais à Los Angeles pour rendre visite à mon petit ami", raconte Julianna Margulies. "Ce jour-là, j'avais trois auditions dont celle d'Urgences. (...) Je suis généralement en avance pour mes rendez-vous, car je ne veux pas faire attendre les gens."

Problème : il y a dejà deux heures de retard lorsque Julianna Margulies arrive sur place et "probablement 50 personnes en salle d'attente." Après avoir patienté de longues minutes, l'actrice, n'en pouvant plus, décide de s'en aller, mais c'est précisément à ce moment précis que le directeur de casting l'appelle !

"J'étais là pour l'audition d'un rôle récurrent", raconte l'actrice. "Mais j'étais tellement énervée d'avoir attendu si longtemps que j'ai joué le personnage de manière vraiment dure, avec un peu de colère new-yorkaise."

"Du coup, je savais que j'avais échoué", poursuit-elle. "Mais quand je suis sortie de l'audition, le directeur de casting m'a dit "Attends une minute, tu n'es pas faite pour ce rôle récurrent. En revanche, tu pourrais être parfaite pour le rôle de l'infirmière Carol Hathaway, mais elle meurt dans le pilote. Est-ce que tu serais d'accord pour revenir et passer une audition pour ce rôle ?" Je suis donc revenue pour jouer Carol avec la même énergie. Et j'ai décroché le rôle !"

L'impatience et la colère de Julianna Margulies lui ont donc permis de jouer dans Urgences mais pas que... En jouant ainsi, elle a ressuscité un personnage qui n'aurait jamais dû aller plus loin que le stade du pilote et qui allait devenir un visage majeur de la série !

Le comédien Michel Charrel est mort à 89 ans

Le comédien Michel Charrel est décédé à 89 ans. Jamais premier rôle, il faisait partie de ces visages du cinéma croisés devant les caméras de Robert Enrico, Claude Chabrol, Michel Audiard, Jean Delannoy, Georges Lautner, Marcel Carné et même de John Frankenheimer.

Dans un communiqué relayé par Voici, son agence lui a rendu hommage :

"C'est avec une infinie tristesse que l'Agence Artistique Stéphane Lefebvre vous annonce le décès du comédien Michel Charrel, survenu à Paris le 14 février 2026, à l'âge de 89 ans. Talent d'exception et homme d'une grande générosité, son départ laisse un immense vide auprès de tous ceux qui ont eu la chance de le connaître. Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches".

Sa carrière débute en 1962, avec un rôle non crédité de chanteur russe dans Le Gentleman d'Epsom, avec Jean Gabin en tête d'affiche. On le retrouve ensuite la même année dans Le Train de John Frankenheimer, Fantômas d'André Hunebelle et Le Tigre aime la chair fraîche de Claude Chabrol.

Ce dernier lui confiera d'ailleurs des rôles dans 4 autres de ses films : Landru (1963), La Femme infidèle (1968), Que la bête meure (1969) et son sketch des Plus Belles Escroqueries du monde (1963).

On peut aussi apercevoir Michel Charrel dans Trois chambres à Manhattan et Les Grandes gueules, puis il tourne pour la deuxième fois avec Jean Gabin dans Le Jardinier d'Argenteuil (1966), puis ils se recroiseront dans Le Pacha (1968) et Le Clan des Siciliens (1969).

On peut également le croiser dans Belle de jour de Luis Buñuel, Les Risques du métier d'André Cayatte, Ces messieurs de la famille de Raoul André et deux films de Michel Audiard (Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages et Une veuve en or).

Au début des années 80, après être apparu dans La Pension des surdoués et Le Guépiot (1980), il s'éloigne des plateaux et n'y reviendra que ponctuellement. Pour Le Brasier d'Eric Barbier (1989), Les Amants réguliers de Philippe Garrel (2005) ou Médecin de campagne (2016) et la série Hippocrate (2018) de Thomas Lilti, toujours dans des petits rôles.

Sa dernière apparition à l'écran était dans Le Sel des larmes, à nouveau signé Philippe Garrel et sorti en 2020.