30 octobre 2025

Netflix : La série Le Monstre de Florence vivement critiqué par un expert de l'affaire

Avec 38 millions d’heures vues en une semaine dans le monde, Le Monstre de Florence est LA série la plus vue du moment sur Netflix. Cette reconstitution fictive d’une des affaires criminelles italiennes les plus mystérieuses de tous les temps a donc particulièrement attiré l’attention.

Le réalisateur Stefano Sollima s’empare de cette affaire non élucidée pour faire une étude de mœurs sur la société italienne dans les années 70, entre misogynie et voyeurisme. Une approche pas au goût de tous, et notamment de Salvatore Maugeri - l’auteur de “Rébus Toscan L'odyssée sanglante du monstre de Florence”.

Ce natif de Montbéliard a grandi avec Jean-Michel Kraveichvili, la dernière victime masculine du tueur en série. Un ami d’enfance avec il “faisait les 400 coups”, entre deux sessions de musique. Lors de notre rencontre avec lui, il nous révèle avoir commencé à s’intéresser à l’affaire “non pas par curiosité personnelle” mais parce que le frère aîné de Jean-Michel le lui a demandé.

Durant les 30 minutes de notre entretien avec lui, Salvatore Maugeri s’est appliqué à pointer du doigt les défauts de la série Netflix et son traitement problématique de l’histoire.

“La série se présente avant tout comme un divertissement sanguinaire. Je veux dire qu’elle ne sert en rien la vérité. Elle prend de telles libertés avec les faits et cède à un propos commercial tellement évident, tellement grossier, tellement insolent et à la limite obscène, qu'on ne peut être que déçu. Ce n'est pas une série sur le monstre de Florence, en fait.”

Première victime féminine du Monstre de Florence, jouée par Francesca Olia, Barbara Locci tient une place prépondérante dans l’intrigue de la série Netflix. Une approche vivement critiquée par Maugeri :

“Sollima est prêt à tous les arrangements, à tous les travestissements, puisqu'il dépeint par exemple Barbara Locci comme une femme soumise à son mari, qui se fait violer par le locataire que lui impose son mari. C'est absolument contraire aux faits.

Barbara Locci était une femme complètement émancipée, qui avait 17 ans de moins que son mari - qui était reconnu pour être oligophrène. Oligophrène, littéralement, ça veut dire "petite cervelle", c'est-à-dire que c'est un crétin du village.

C'était un mariage arrangé par les familles pour des intérêts qui les regardent. Cette femme se retrouve à Florence avec un mari qui préfère jouer aux cartes et boire avec ses amis au bar plutôt que de s'occuper de sa famille et de travailler à améliorer le sort de tout le monde.

Barbara fréquentait elle-même les bars et c'est là qu'elle a rencontré ses amants. Et le personnage de Salvatore Vinci, qui est ramené chez elle, en fait, c'est elle-même qui le rencontre. Déjà, elle était sortie avec son frère aîné, un certain Giovanni Vinci (qui est le vrai père de Natalino, ndlr).

C'était une femme extrêmement libre de ses faits et gestes et en tout état de cause, se moquait éperdument de l'opinion de son mari sur ses allées et venues et ses activités extraconjugales. C’est déjà un mensonge que nous assène Sollima pour asseoir sa thèse d'une domination masculine contre les femmes.

Je ne vais pas aller jusqu'à nier qu'historiquement, le patriarcat a caractérisé les relations entre les hommes et les femmes.Mais enfin, il se trouve que la vie est beaucoup plus nuancée que ça. Nous ne sommes pas des pantins dénués de tout libre arbitre."

“Salvatore Vinci, présente tous les traits du macho dominateur, capable d'imposer sa volonté à tout le monde. Quand on voit à quoi il ressemblait … je sais qu'il mesurait à peine 1m65. Excusez-moi, mais il avait certainement beaucoup de mal à imposer sa puissance à toute personne qui lui faisait face, fût-elle une femme, comme c'était le cas de Barbara Locci.

On sait qu'il a commis des violences conjugales, que deux de ses compagnes ou de ses épouses ont quitté le foyer conjugal parce qu'il les entraînait à des rapports en trio avec lesquels elles n'étaient pas d'accord. Les enquêtes de police ont fait la lumière là-dessus.

Salvatore Vinci était un être extrêmement indécis dans ses choix sexuels, dans ses obsessions, il faisait feu de tout bois, il aimait les partouzes quoi. Il contraignait ses épouses, il était violent avec elles.

C'était ce genre de tyran domestique qu'on rencontre souvent autour de nous, qui ne ferait pas de mal à une mouche à l'extérieur, qui est incapable d'impressionner qui que ce soit. Il ne faisait régner la terreur que chez lui. Donc c'est regrettable que la série Netflix ait raté l'occasion d'essayer d'œuvrer à l'établissement de la vérité à propos de ces affaires.”

“Donc mon livre, je cherche à parcourir toutes les pistes, à montrer à quel point la confusion est grande chez les enquêteurs, les désaccords nombreux d'abord entre la gendarmerie et la police, dans une espèce de guerre sourde et sournoise qui s'oppose à l'établissement de la vérité. Et ensuite, les magistrats qui s'accrochent aux branches, qui inculpent tour à tour.

Il y a au moins 15 coupables présumés qui sont tombés aux mains de la justice, dont le nom a été traîné dans la boue et qui n'ont jamais reçu la moindre excuse de la part des forces de l'ordre.

Mon livre cherche à mettre en lumière le fait qu'on ne sait rien de tangible. On ne peut avoir que des présomptions : pour le clan Sarde, pour Pietro Pacciani ou contre le médecin de Pérouse qui était soupçonné. Ou encore plus récemment contre un militaire américain en poste en Italie durant toutes les années où le monstre a sévi et qu'un journaliste italien a présenté comme à la fois le monstre de Florence et le tueur du Zodiaque.

Un des avocats des coupables a toujours affirmé que pour lui, le monstre ne pouvait être qu'un policier ou un membre des forces de l'ordre, qui opérait vêtu régulièrement avec son uniforme de flic ou de gendarme et qui profitait de la surprise des amants pour les assassiner froidement et ensuite se livrer aux mutilations. C’'est une hypothèse qui est bonne mais qui n'est pas supportée par des preuves irréfutables, malheureusement.

On a compris que les pistes explicatives ne manquent pas. Celle du clan sarde n'en est qu'une et il y a fort à parier qu'avec le succès de la première saison, Netflix va en commander plusieurs et que le chapitre sur Pietro Pacciani et ses "copains du goûter" ne va pas manquer de s'égarer du côté de l'hypothèse sataniste et des commanditaires occultes que le dernier enquêteur en date à voulu "vendre" au parquet de Florence.

Cette idée a été suivie un temps, traînant dans la boue le nom de plusieurs notables de la campagne, avant de mettre un terme à ce délire ésotérique, forgé de toute pièce pour masquer l'incapacité des forces de l'ordre de trouver le vrai coupable. C'est ça le vrai sujet qu'aurait dû traiter la série. Hélas, le propos est sans doute trop polémique et pas assez vendeur...".

La série Doctor Who ne sera plus diffusée sur Disney+

Le TARDIS ne redécollera pas sur Disney+ ! Le géant américain jette en effet l’éponge après deux saisons de partenariat avec la BBC, diffuseur historique de Doctor Who. La plateforme de streaming avait ainsi accueilli la troisième mouture de la série, qui marquait le retour de Russell T. Davies en tant que showrunner et qui avait vu David Tennant reprendre son rôle culte du Docteur dans trois épisodes spéciaux pour fêter les 60 ans du show. C’était ensuite Ncuti Gatwa qui avait hérité du rôle-titre, avant d'annoncer son départ au bout de deux saisons.

L’acteur n’est donc pas le seul à quitter le vaisseau, puisque, comme le rapporte Deadline, Disney+ se retire également du projet, probablement en raison des audiences moyennes des saisons en question. Mais que les fans se rassurent, cela ne veut pas dire que Doctor Who se termine. La responsable de la programmation de la BBC, Kate Phillips, l’avait prévenu en août : la diffusion de la série continuera "avec ou sans la participation de Disney". Et c’est exactement ce qu’il va se passer.

Suite à l’annonce du retrait de la plateforme américaine, la directrice des fictions de la BBC, Lindsay Salt, a fait savoir que la chaîne "reste pleinement engagée envers Doctor Who, qui continue d'être l'une de (ses) séries dramatiques les plus appréciées". Et d’ajouter une bonne nouvelle pour les fans : "Nous sommes ravis que Russell T. Davies ait accepté de nous écrire un autre épisode spécial de Noël spectaculaire pour 2026."

"Nous pouvons assurer aux fans que le Docteur ne va nulle part, et nous annoncerons en temps voulu nos projets pour la prochaine série, qui garantiront que le TARDIS restera au cœur de la BBC", a-t-elle conclu, histoire de rassurer les nombreux spectateurs très attachés à Doctor Who.

Le Docteur n’est donc pas près de faire ses adieux, et la prochaine personne à incarner ce héros mythique, qui a déjà eu 15 interprètes au gré de ses régénérations, pourrait déjà être connue : en effet, dans le dernier épisode de la deuxième saison diffusée sur Disney+, le Seigneur du Temps avait l’air de prendre l’apparence de… Billie Piper !

Ce qui serait un événement de taille puisque l’actrice pourrait ainsi devenir la deuxième femme à incarner le Docteur, après Jodie Whittaker, mais surtout ce serait la première fois que le personnage prend les traits d’une de ses anciennes compagnes. Rappelons que Billie Piper était l’interprète de Rose Tyler, la compagne du héros dans les deux premières saisons de la série version 2005. A moins qu’une autre explication soit donnée dans l’épisode de Noël prévu l’an prochain…

Outre cet épisode spécial confirmé par la BBC, le spin-off The War Between the Land and the Sea, co-produit avec Disney+ et suivant des officiers de UNIT alors qu'ils essayent d'empêcher une guerre mondiale causée par le retour des Démons des Mers, est toujours d’actualité et sera diffusé en 2026 sur la plateforme, marquant la véritable fin de la collaboration entre les deux entreprises.

Enfin, la série d’animation Doctor Who à destination des enfants est elle aussi toujours dans les tuyaux de la BBC. De quoi ravir les fans de longue date de l’univers créé il y a plus de 60 ans qui pourront le faire découvrir à leurs jeunes enfants !

Martin Scorsese tient en très haute estime la suite du film L'Exorciste

Véritable mémoire vivante du cinéma, tant sa culture cinématographique est proprement encyclopédique ("Je ne connais que Steven Spielberg qui soit capable de rivaliser avec lui" dira Leonardo DiCaprio), Martin Scorsese brasse extra large sur ses goûts. Dans cette logique, le registre de l'horreur ne lui pose aucun problème, bien au contraire.

Le maître a ses totems, évidemment. Les films d'épouvante de la Hammer, par exemple, qu'il a découvert lorsqu'il avait 11-12 ans. "Quand on voyait le logo de Hammer Films, on savait qu'il s'agissait d'un film très spécial, d'un genre particulier. C'était généralement une expérience surprenante, voire choquante. Quand on a vu Frankenstein s'est échappé, on a trouvé qu'il y avait une qualité graphique totalement injustifiée, ce qui l'a rendu extrêmement attachant à nos yeux. On l'a beaucoup apprécié" racontera-t-il dans une interview en 1987.

Au sommet de sa pile, dans un classement qui avait été fait par Daily Beast en 2015, il placait un pur chef-d'oeuvre, La Maison du Diable de Robert Wise, suivi par L'île des morts de Mark Robson, sorti en 1945. En septième position de son top 10, il mettait un autre sommet du genre, classique indéboulonnable : Shining de Stanley Kubrick. "Kubrick a réalisé un film majestueusement terrifiant, où ce que vous ne voyez pas ou ne comprenez pas assombrit chacun des gestes des personnages" disait-il.

Juste en-dessous figurait L'Exorciste de William Friedkin, qu'il décrit comme "tout aussi terrifiant qu'au jour de sa sortie". 52 ans après sa sortie dans nos contrées, le film de Friedkin reste, effectivement et plus que jamais, un monument de terreur brut.

Dans cette histoire de possession dont l'enjeu millénaire repose in fine sur la lutte éternelle entre les forces du Bien et celles du Mal, le cinéaste délivrait une expérience viscérale proprement traumatisante pour le public qui l'a découvert dans les salles obscures à l'époque.

Le film a tellement choqué et effrayé les spectateurs que bon nombre d'entre eux ont confondu la fiction et la réalité : Linda Blair, qui incarne la pauvre Regan, aurait été vraiment possédée, folle, était un suppôt du Diable... Dans des interviews, Blair avait même déclaré que des journalistes de l'époque lui demandaient avec effroi ce qu'il en était de la possession...

On se pince pour le croire, et pourtant. Martin Scorsese trouvait que L'Exorciste II : l'hérétique, sorti en 1978 et réalisé par John Boorman, "surpassait" le film original, et que cette suite l'avait terrifié. C'est ce qu'il avait écrit dans la revue Film Comment, dans le numéro de septembre-octobre 1978. "J'aime le premier Exorciste, à cause de ma culpabilité catholique et parce qu'il m'a terrifié, mais The Heretic le surpasse. Boorman n'a peut-être pas réussi à exploiter le sujet, mais le film méritait mieux que ce qu'il a obtenu".

Le film de Friedkin fut effectivement un triomphe en salle, récoltant 430 millions de dollars de recettes (soit, ajusté à l'inflation, plus de 1,01 milliards de dollars aujourd'hui !!!). L'Exorciste II, lui, fut une catastrophe absolue, avec à peine 30,7 millions $ au compteur...

Friedkin n'ayant aucune envie de rempiler, le projet de cette suite était donc passé entre les mains de John Boorman, qui avait acquis une reconnaissance internationale avec l'énorme succès de son film Délivrance, en 1972, mais avait connu, en 1974, un cuisant échec avec Zardoz. Trois ans plus tard, cet Exorciste II était censé le remettre en selle...

Ironiquement, Friedkin lui-même figurait parmi les féroces détracteurs de cette suite, racontant même (via Collider) que les spectateurs s'étaient carrément révoltés durant sa projection. Au-delà de sa triste réputation, il mérite quand même d'être découvert.

29 octobre 2025

Michael Douglas, 81 ans, fait un rare tapis rouge en duo avec sa fille Carys

Michael Douglas a drastiquement réduit ses apparitions. En effet, en juillet dernier, l’acteur de Wall Street a annoncé tirer sa révérence après avoir “travaillé dur pendant près de 60 ans”. S’il ne souhaite plus tourner dans aucun film, l’homme de 81 ans ne s’empêche pas de participer à certains événements.

Mardi 28 octobre, Michael Douglas s’est ainsi rendu au gala PAC NYC Icons of Culture 2025 à New York. Et si sa femme Catherine Zeta-Jones était absente pour des raisons professionnelles, il a pu compter sur le soutien de sa fille, Carys Douglas.

À son arrivée sur le tapis rouge, Michael Douglas semblait rayonner de bonheur aux côtés de sa fille Carys. L’acteur qui a été touché par un cancer était très élégant. Il avait opté pour un costume noir très chic, associé à une chemise blanche et une cravate violette.

De son côté, Carys Douglas était époustouflante. La jeune femme de 22 ans portait une robe midi noire à bretelles ornée de bijoux perlés. Un goût pour la mode qu’elle a vraisemblablement hérité de sa mère. Elle a d’ailleurs révélé au magazine People qu’elle n’hésitait pas à fouiller dans ses placards pour s’habiller. “Je me sens très chanceuse d’avoir une garde-robe magnifique dans laquelle je peux choisir”, a-t-elle confié.

Pour Carys Douglas, assister à un gala au Perelman Performing Arts Center était une véritable chance. “J'ai grandi en faisant du théâtre, et je n'ai pas étudié l'art dramatique à l'école, mais c'est pourquoi je suis heureuse d'être dans un espace artistique aussi enrichissant, alors j'espère qu'il y en aura davantage”, a-t-elle déclaré.

Pour rappel, la sœur de Cameron et Dylan Douglas est diplômée de l’université de Brown. Elle a suivi des études de cinéma et de relations internationales. Après l’obtention de son diplôme en mai dernier, Catherine Zeta-Jones avait indiqué : “Nous sommes des parents si fiers en ce moment ! Ce n’est que le début !”. Désormais, la jeune femme espère pouvoir suivre les traces de son père en se lançant dans le cinéma.

Drake visé par une plainte pour escroquerie avec des paris en ligne

Les paris en ligne peuvent rapporter gros… autant en matière d'argent que de soucis, comme l’a récemment constaté Drake. Le rappeur de Take Care se met souvent en scène sur ses réseaux sociaux misant, grâce à Stake, sur des paris en ligne. Mais à l’arrivée la mise risque d’être compromise. Une plainte a été portée devant un tribunal de l’État du Missouri, aux États-Unis, contre le chanteur canadien de 39 ans, l’influenceur Adin Ross, 25 ans, et le casino et site de paris en ligne Stake, propriété du groupe Sweepsteaks Limited.

La star et le jeune influenceur sont accusés d’abus de confiance et auraient induit les internautes en erreur en présentant leurs sessions de jeu en direct comme des paris personnels alors qu’en réalité, les fonds provenaient, selon la plainte consultée par Rolling Stone, de Stake. « Lorsque Ross et Drake prétendent jouer en ligne avec Stake.com, ils ne le font souvent pas avec leur propre argent, bien qu’ils disent le contraire au public du Missouri et d’ailleurs », est-il indiqué.

Le rappeur et Adin Ross, en partenariat avec Stake, sont aussi accusés de cibler des jeunes et adolescents dans une stratégie marketing visant à attirer un public « influençable ». Drake compte notamment plus de 142 millions d’abonnés et Adin Ross plus de 6,4 millions sur Instagram, où les deux hommes effectuent régulièrement la promotion du site. « Le rôle de Drake en tant que mascotte officieuse de Stake est discrètement corrosif - il glorifie la plateforme auprès de millions de fans impressionnables, dont beaucoup considèrent ses habitudes de paris sauvages comme parole d’évangile », précise la plainte.

En outre, Forbes rapporte qu’il est reproché à Stake d’utiliser les échanges en ligne comme stratagème pour contourner les lois américaines qui interdisent les jeux d’argent en ligne. Le site proposerait aux joueurs de miser puis de convertir en cryptomonnaie leurs bonus « Stake Cash » à partir de leurs achats de « golden coins », qui n’ont à la base aucune valeur réelle. Une manœuvre qui constitue, selon la plainte, un « moyen évident de jouer de l’argent réel ».

Lequel de ses films Sylvester Stallone sauverait-il aujourd’hui ? Demolition Man !

Rambo ? Rocky ? Expendables ? Copland ?

Interrogé par GQ sur les rôles les plus marquants de sa carrière, Sylvester Stallone a surpris tout le monde : s’il ne devait en garder qu’un, ce serait Demolition Man !

L'acteur de 79 ans avoue tout l'amour qu'il porte à ce film de science-fiction de 1993 qu’il juge aujourd’hui "presque en train de se réaliser dans notre vie réelle !".

"Je pense que c’était un grand film. C’est l’un des rares qui tient encore vraiment le coup malgré le temps qui passe. D'ailleurs, il est presque en train de se réaliser dans notre monde," confie Stallone, en référence au futur aseptisé et hyper policé décrit dans le film. Il parle même de "gentillisation de la société, où tout est si doux, si docile".

Dans Demolition Man, Stallone incarne John Spartan, un flic brutal cryogénisé et réveillé des décennies plus tard pour traquer son ennemi juré, Simon Phoenix, joué par Wesley Snipes, dans un futur où la violence est bannie. "Je trouve ça très contemporain," insiste Stallone, qui raconte avoir récemment recroisé le réalisateur Marco Brambilla à New York. "C’était vraiment bien fait."

L’acteur en profite pour saluer la performance de Wesley Snipes :

"Wesley était sauvage, plein d’énergie, un excellent combattant. Quand on se battait, il y avait parfois des plaques pour se protéger, et il y allait fort — je le sentais passer ! Il a vraiment creusé son personnage, avec ses cheveux, sa voix, son attitude. Il était au sommet de son art."

Sylvester Stallone rend aussi hommage aux équipes techniques, rappelant que Demolition Man comptait "les deux cascades les plus dangereuses" de toute sa carrière. La première impliquait "une griffe métallique géante", capable de "déchirer un homme si l’hydraulique se détraquait".

Mais la plus risquée, c’était la scène où son personnage est cryogénisé :

"Ils m’ont mis dans une cuve en plexiglas incassable, et ils ont commencé à verser de l’huile chaude jusqu’à ma bouche… Si ça montait plus haut, je ne pouvais plus respirer. Le couvercle était boulonné, impossible de sortir."

Il se souvient même avoir fait tester la résistance après coup : "Les gars ont frappé vingt fois au marteau, ça ne bougeait pas. C’était fou."

Demolition Man avait rapporté près de 160 millions de dollars au box-office mondial et généré plus de 1,7 million d'entrées en France au cinéma. Un film visionnaire et efficace, qui reste un grand classique des 90's... même si l'on ne sait toujours pas comment marchent les trois coquillages !

Spartacus : c'est l'une des batailles les plus impressionnantes du cinéma : filmée il y a 65 ans, elle a mobilisé des milliers d'acteurs

Au sommet d'une colline surplombant de verdoyantes collines italiennes, le visage grave et les yeux résolument tournés vers l'horizon, Spartacus regarde se mouvoir devant lui un gigantesque damier de soldats romains. Ainsi que chacun des esclaves qui constituent son armée, il sait que la bataille sera terrible, mais il est prêt à mourir en homme libre plutôt que de retrouver la servitude.

Avant d'être submergé par ses redoutables adversaires et par les renforts romains qui doivent bientôt arriver, Spartacus compte toutefois défendre chèrement sa peau et sa liberté, réservant une surprise de taille aux premières lignes de ses assaillants. Lorsque les premières estafettes romaines gravissent la colline, d'immenses rondins de bois sont soudain enflammés, et lâchés sur l'ennemi. La plaine est en feu. L'une des plus impressionnantes batailles de l'Histoire du cinéma peut commencer.

Mise en scène par Stanley Kubrick et notamment portée par Kirk Douglas il y a 65 ans, cette spectaculaire séquence située à la fin du long métrage éblouit d'abord et avant tout par les moyens faramineux qu'elle déploie. A une période où les images de synthèse n'existaient évidemment pas, chacun des innombrables soldats que l'on peut voir sur le champ de bataille est donc interprété par un figurant.

Ainsi, 8 000 soldats entraînés de l'infanterie espagnole ont été réquisitionnés pour prendre part à la scène, tournée aux abords de Madrid et orchestrée par Kubrick, qui avait pris place au sommet d'une tourelle afin de mieux diriger ses "troupes".

Le résultat : une bataille impitoyable, particulièrement graphique pour l'époque, et surtout légendaire, qui a sans doute influencé de nombreuses séquences similaires par la suite. On pense par exemple à des films comme Gladiator ou Braveheart.

Comptant parmi les scènes les plus marquantes de Spartacus, elle a très probablement contribué à permettre au film de Kubrick de décrocher ses 4 Oscars.

La Carrie de Mike Flanagan est dans la boîte !

Le maître de l’horreur Mike Flanagan (créateur et réalisateur de The Haunting of Hill House, Les Sermons de Minuit, La Chute de la Maison Usher) vient d’annoncer la fin du tournage de sa nouvelle série Carrie. Cette fois, ce ne sera pas pour Netflix,mais pour Prime Video. Et selon lui, c’est l’un de ses projets les plus personnels.

Sur Instagram, le réalisateur a partagé un message enthousiaste : "Dernier jour de tournage de CARRIE. C’est l’une des meilleures expériences de ma carrière, avec l’un des meilleurs ensembles d’acteurs avec lesquels j’ai jamais travaillé. C’est déjà l’un de mes projets préférés. J’ai hâte que vous voyiez ce qu’on a fait."

Adaptée du roman culte de Stephen King publié en 1974, Carrie revisite l’histoire de cette adolescente harcelée au lycée, dotée de pouvoirs télékinésiques, qui finit par se venger de ses bourreaux.

Au casting, c'est la jeune inconnue Summer H. Howell (croisée dans des films d'horreur comme Hunter Hunter et Night of the Reaper) qui reprend le rôle-titre. Elle sera entourée de Siena Agudong, Matthew Lillard, Samantha Sloyan, Alison Thornton, Amber Midthunder, Josie Totah et Arthur Conti.

Le livre de King a déjà connu plusieurs adaptations, notamment le grand classique signé Brian De Palma en 1976 (avec Sissy Spacek), une suite en 1999 (The Rage: Carrie 2), puis deux remakes (2002 et 2013).

Cette nouvelle version, tournée depuis juin dernier, marque la première collaboration de Flanagan avec Prime Video après des années de partenariat avec Netflix. Aucune date de diffusion n’a encore été annoncée.

Banni d'Hollywood depuis 4 ans, Armie Hammer ente son retour au cinéma avec un western

Armie Hammer, connu entre autres pour les films The Social Network et Call Me by Your Name, était bien parti pour devenir l'un des acteurs favoris d'Hollywood. C'était sans compter sur des accusations d'abus sexuels et des échanges de messages à caractère cannibale rendus publics en 2021. Depuis, l'acteur avait disparu de la circulation.

Il est de retour avec un western intitulé Frontier Crucible avec Thomas Jane (The Predator, Punisher), et dont la bande-annonce vient d'être dévoilée.

Le tournage s'est tenu l'automne dernier, comme nous le relayions il y a un an.

Aux Etats-Unis, le film sortira le 5 décembre prochain. Mais en France, il est peu probable que le film ne soit au cinéma. Il s'agit d'une petite production indépendante. De plus, les précédents longs métrages du réalisateur Travis Mills sont tous sortis directement en vidéo.

Décrite comme un mélange entre Reservoir Dogs et Bone Tomahawk, l'histoire se déroule en Arizona dans les années 1870. Un ancien soldat se retrouve à faire alliance avec trois hors-la-loi, une belle femme et son mari blessé, pour tenter de survivre aux éléments et aux ennemis de la frontière de l'Ouest américain.

En 2021, plusieurs femmes ont accusé Armie Hammer d'abus sexuels. L'acteur, qui a toujours nié les faits, a été abandonné par son agence et écarté des projets dans lesquels il était annoncé. Après une enquête menée par la police de Los Angeles, les charges ont été abandonnées pour manque de preuves.

Parmi les films notables d'Armie Hammer, on peut citer The Social Network, The Man from U.N.C.L.E., Call Me by Your Name, The Lone Ranger, Mort sur le Nil et Rebecca.

La série Robin des Bois disponible le 2 novembre sur MGM+

Y a-t-il encore des choses à dire sur Robin des bois, ce personnage de littérature britannique né au 14ème siècle ? Il faut croire que oui. Le 2 novembre prochain, le service de streaming MGM+ (disponible sur Prime Video via un abonnement supplémentaire) mettra en ligne les deux premiers épisodes d’une série centrée sur ce célèbre hors-la-loi qui volait aux pauvres pour donner aux riches et dont voici le synopsis :

Après l'invasion normande de l'Angleterre, Rob, le fils d'un forestier saxon, et Marianne, la fille d'un seigneur normand, tombent amoureux et s'engagent ensemble pour faire triompher la justice et la liberté. Alors que Rob se retrouve à la tête d'une bande de rebelles hors-la-loi, Marianne infiltre le pouvoir à la cour. Tous deux s'efforcent de contrecarrer la corruption royale et d'apporter la paix dans le pays.

Cette légende vieille de 600 ans a été maintes fois adaptée au cinéma et à la télévision, avec plus ou moins de succès. On pense logiquement au film de Ridley Scott avec Russell Crowe ou la version plus critiquée de 2018 avec Taron Egerton.

Pour cette nouvelle mouture, MGM+ propose un casting hétéroclite. Jack Patten (dont c’est le premier rôle) se glisse dans la peau du voleur face à Lauren McQueen (Marianne). Mais le comédien qui nous intéresse ici n’est autre que Sean Bean.

Le comédien britannique, popularisé grâce à ses rôles fantastiques dans Le Seigneur des Anneaux et Game of Thrones, se glisse ici dans la peau du Shérif de Nottingham. Un personnage mal-aimé qui pourrait regagner ses lettres de noblesse dans ce Robin des Bois puisqu’il joue un méchant plus nuancé moralement.

Si on ne devait juger que la bande-annonce de ce Robin des bois version 2025, on dirait qu’il s’agit d’un divertissement honnête avec de bons moyens. On s’attend bien évidemment à une bonne dose d’aventures mais les showrunners John Glenn et Jonathan English ont fait savoir dès le début que leur série était centrée sur la relation entre le héros et celle qu’il aime :

“Robin Hood apporte une énergie moderne au conte classique de ce héros hors-la-loi espiègle qui volait les riches pour donner aux pauvres, et à l'histoire d'amour épique entre lui et la courageuse et audacieuse Marianne. Il s'agit d'une aventure romantique intelligente et grandiose qui apporte une authenticité historique, une profondeur psychologique et une attention particulière à la relation entre Robin et Marianne dans cette histoire tant appréciée.”

Les deux premiers épisodes de Robin Hood seront disponibles dès dimanche sur MGM+ et les suivants seront diffusés à un rythme hebdomadaire.