06 octobre 2025

Aimee Lou Wood ne regrette pas d’avoir dénoncé le sketch viral qui se moquait de ses dents

Aimee Lou Wood ne regrette pas d’être passée pour une rabat-joie aux yeux de certains. La star de The White Lotus maintient sa position après avoir ouvertement critiqué un sketch du Saturday Night Live qui tournait ses dents du bonheur en dérision. En avril dernier, la très populaire émission américaine avait diffusé une parodie où l’actrice britannique était caricaturée avec un accent prononcé et une dentition exagérée, dans le cadre d’une blague sur le fluor.

« Je ne regrette pas de l’avoir dit parce que ça brisait un schéma habituel, et c’est ce que je faisais d’habitude quand j’étais plus jeune et qu’on se moquait de moi », a expliqué l’actrice de 31 ans au micro de BBC News. À l’époque, Aimee Lou Wood avait qualifié ce passage de « méchant et pas drôle », provoquant une polémique qui avait contraint les responsables de l’émission à présenter des excuses.

« Peu importe le chaos que cela a provoqué, je suis toujours contente pour moi et mon parcours personnel d’avoir dit quelque chose », a encore confié Aimee Lou Wood.

L’actrice britannique explique avoir eu « le choix d’entrer dans le jeu et d’être embarrassée, ou de simplement dire que qu’elle n’aimait pas ça ». Une prise de position saluée par les internautes, dont un spectateur qui avait dénoncé « un retour à la misogynie des années 1970 » - commentaire que l’actrice avait relayé sur ses réseaux sociaux.

Après les JO de Paris, Snoop Dogg viendra mettre le feu aux Jeux d’Hiver de Milan en 2026

Snoop Dogg n’en a pas fini avec les Jeux olympiques ! Après avoir conquis le public américain lors des JO de Paris 2024 en tant que correspondant spécial de NBC Sports, le rappeur de 53 ans s’apprête à remettre le couvert. Cette fois-ci, direction l’Italie pour les Jeux d’Hiver de Milano Cortina 2026, qui débuteront le 6 février prochain.

La chaîne américaine a officialisé le retour de l’interprète de Drop It Like It’s Hot lors de la diffusion, dimanche dernier, du match de football américain entre les équipes de Green Bay et Dallas. Une annonce qui survient à peine une semaine après le grand retour de Snoop Dogg en tant que coach dans la version US de The Voice, justement diffusée sur NBC.

Snoop Dogg parcourra le nord de l’Italie pendant toute la durée de la compétition, des rues animées de Milan aux sommets des Dolomites. Le rappeur californien livrera ses impressions sur les sites emblématiques de la région et la culture locale, tout en encourageant l’équipe américaine aux côtés du présentateur Mike Tirico.

« Je suis ravi de retrouver mon pote Mike Tirico pour les JO d’hiver 2026 à Milano Cortina », a déclaré Snoop Dogg dans un communiqué relayé par NBC Sports. « Je serai sur le terrain et j’ai hâte de célébrer ça avec les athlètes et leurs familles. J’apporterai mes doudounes, mes pantalons de ski, mes lunettes, mes patins… et je serai clairement bling-bling ! »

Jennifer Lopez assure qu’elle ne pense plus aux Oscars

Jennifer Lopez a tiré les leçons du passé. Alors que son premier rôle dans une comédie musicale Kiss of the Spider Woman suscite déjà des spéculations sur une possible nomination aux Oscars, l’actrice de 56 ans affiche une distance surprenante. Interrogée sur le plateau de l’émission de CBS Sunday Morning sur ses attentes concernant les récompenses, la star a répondu en riant : « Je n’en ai pas… j’ai retenu la leçon de la dernière fois. »

« La joie, pour moi, c’est de faire le travail. Chaque moment », a-t-elle développé. « C’est formidable d’être au centre des conversations, de savoir que tu fais un travail que les gens reconnaissent et qu’ils aiment. Ça me suffit. »

Une approche zen qui contraste avec l’ambition débordante qu’elle affichait il n’y a pas si longtemps.

Pour autant, Jennifer Lopez ne ferme pas complètement la porte à d’hypothétiques honneurs hollywoodiens. « Ce n’est pas qu’on n’en veut pas ou qu’on n’a pas envie de monter sur scène pour dire merci. Bien sûr, on veut tous ça », a-t-elle nuancé. « Mais je me suis rendu compte que je n’en avais pas besoin comme je le pensais quand j’étais plus jeune. »

Et Jennifer Lopez de conclure avec humour : « Ce n’est pas que ça ne me ferait pas plaisir… Je voulais juste préciser ! Je serais très reconnaissante aussi. »

Vaimalama Chaves se rase la tête pour Octobre Rose et fait don de ses cheveux

Vaimalama Chaves a tenu à sa façon à marquer Octobre Rose, campagne annuelle mondiale de sensibilisation au cancer du sein. Miss France 2019 a posté sur Instagram une vidéo dans laquelle elle se fait raser la tête, un « nouveau départ pour une nouvelle vie ».

Un geste « pas pour moi, pour elles », explique-t-elle dans la légende du post. L’ex-reine de beauté n’en mène pas large au début de la vidéo, et tente de dédramatiser, se comparant à sa grand-mère quand il ne lui reste plus qu’une coupe très courte, avant de prendre elle-même la tondeuse. « Toutes mes Barbies, elles ont pris tellement cher », plaisante-t-elle en référence aux coupes qu’elle a pu elle-même pratiquer sur ses poupées. Malgré tout, « c’est un don, pas un sacrifice, assure-t-elle. « Ce sont des cheveux, certes, mais ce ne sont que des cheveux. »

L’ex-reine de beauté de 30 ans a en effet décidé de faire don de ses cheveux à l’association Les Pas d’Chichi, qui fabrique des prothèses capillaires partielles à partir de vrais cheveux. « Pour Elle, qui a été émue, pour Elles, qui recevront mes cheveux, pour eux, qui cherchaient un soutien silencieux, voici mon ruban rose », justifie-t-elle au côté de la vidéo, qui a recueilli plus de 36.000 likes en dix-sept heures.

« Il y a beaucoup de références aux cheveux, tant dans la religion que dans la mode. Ils peuvent être associés à une couronne qu’on peut porter fièrement, comme les garants de notre passé. Ils vivent notre Histoire et l’imprègnent dans leurs fibres » peut-on aussi lire dans le post.

« Or, pour ce mois d’Octobre et pour soutenir des femmes chères à mon cœur, tout en soutenant tous ceux qui en ont besoin, je me suis dit que si ces cheveux pouvaient rendre quelqu’un heureuse, alors je pouvais le faire », ajoute Vaimalama Chaves. Un geste courageux unanimement salué par les internautes, qui ont encensé ce « très beau cadeau pour toutes celles qui traversent cette épreuve », ainsi que son « cœur en or » et cette nouvelle coupe qui lui va « si bien ».

L’animatrice tv et influenceuse hondurienne Jennifer Rivas, 21 ans, a été retrouvée morte

Les milliers de followers de Jennifer Rivas sont en deuil : l’influenceuse star de TikTok et animatrice à la télévision hondurienne a en effet été retrouvée morte à son domicile mercredi 1er octobre 2025, selon la chaîne locale HCH Televisión Digital. Elle n’était âgée que de 21 ans.

Si les causes de sa mort n’ont pas été révélées, sa famille avance qu’elle pourrait être due à une crise d’épilepsie, maladie qui touche plus de 50 millions de personnes à travers le monde et dont souffrait la jeune créatrice de contenu et étudiante en journalisme (elle était présentatrice sur la chaîne de télévision hondurienne CHTV).

Le podcast hondurien El Showsero TV, auquel participait régulièrement la défunte, a déploré sur Instagram « la perte irréparable de notre chère participante Jennifer Rivas […] une personne pleine d’énergie et d’enthousiasme qui a laissé une marque à chaque instant partagé ».

L’Ordre des journalistes du Honduras a également exprimé sa solidarité à l’égard de la famille et des proches de Jennifer Rivas, saluant « sa passion pour une noble carrière » et assurant qu’elle avait « marqué de son empreinte les différents médias qu’elle avait intégrés au cours de sa formation ».

Daniel Day-Lewis défend le "Method Acting"

De retour sous les projecteurs après sa retraite, Daniel Day-Lewis a pris la parole pour défendre son approche du métier et notamment le "method acting", dont il est l'un des plus célèbres adeptes. Une pratique de plus en plus décriée. Ces dernières années, on a par exemple entendu Brian Cox reprocher à son camarade de Succession, Jeremy Strong, de trop en faire.

Mais dans un entretien au New York Times, le vainqueur des 3 Oscars explique d'abord qu’il "n’aime pas penser au jeu d’acteur en termes de technique". Pour lui, se concentrer à l’excès sur le processus détourne les comédiens de l’essentiel : "On finit par s’attarder sur des détails moins importants du travail."

Et il poursuit en insistant : 

"Bien sûr, il y a des techniques de jeu qu’on peut apprendre. Je sais que la Méthode est devenue une cible facile aujourd’hui. Mais je suis un peu agacé d’entendre toutes sortes de gens jacasser en disant qu’untel est ‘parti en full Method’, ce qui laisse entendre qu’un acteur se comporte comme un fou à l’extrême..."

Pour rappel, ce qu'on appelle Method Acting — ou la Méthode, également appelée Système Stanislavski — suggère une plongée totale de l'acteur dans le personnage, sans sortir du rôle. Une approche qui a profondément marqué le cinéma américain, inspirant dès les années 1960 des acteurs comme Marlon Brando, Al Pacino ou Robert De Niro.

Daniel Day-Lewis ne veut pas que cette manière d'incarner soit stigmatiser et défend :

"Tout le monde a tendance à se focaliser sur les détails secondaires du travail, qui sous-entendraient une sorte d’auto-flagellation systématique ou une expérience d’inconfort sévère, voire d’instabilité mentale avec la Methode. Mais dans la vie d’un acteur, ça doit avant tout venir d'un travail intérieur !"

L’acteur avait annoncé sa retraite en 2017, peu avant la sortie de Phantom Thread de Paul Thomas Anderson. Mais en 2025, Daniel Day-Lewis a refait surface dans Anemone, un drame indépendant signé par son fils Ronan Day-Lewis. Il y incarne Ray, un ancien soldat britannique devenu reclus. On ne sait pas s'il a utilisé la Méthode sur le tournage du film...

Ridley Scott trouve que les films actuels sont nuls

Il n'a jamais été du genre à se cacher derrière son petit doigt. 

Et à 87 ans, Ridley Scott ne mâche plus ses mots. Le réalisateur d’Alien, Blade Runner et Gladiator a livré un réquisitoire sans concession contre l’état actuel du cinéma hollywoodien lors d’un screentalk au BFI Southbank, qui se tenait ce dimanche 5 octobre, et animé par son fils Luke Scott. Interrogé sur les films faits aujourd'hui, ses habitudes de visionnage et les films qu'il revoit avec plaisir, il répond cash :

"Eh bien, là en ce moment je trouve la médiocrité… on est noyés dans la médiocrité... Donc ce que je fais, et c’est horrible, mais j’ai commencé à revoir mes propres films, et en fait, ils sont vraiment bons ! Et puis je trouve qu'ils ne vieillissent pas."

Une déclaration égotique qui a le mérite de ne pas tourner autour du pot. Et Ridley Scott va même plus loin en avouant être surpris par la qualité de son thriller militaire, La Chute du Faucon Noir :

"Je me suis dit en le revoyant : 'Mais comment j’ai fait ça ?’ A part ça, je pense que de temps en temps, il y a un bon film qui sort, et là c’est un soulagement de voir qu’il y a quelqu’un qui fait un vrai bon film aujourd'hui".

Le réalisateur met aussi en garde contre la prolifération des films de streaming et des films aux effets numériques excessifs :

"La quantité de films qui se font aujourd’hui, littéralement dans le monde entier, des millions. Pas des milliers, des millions, et la plupart c’est de la merde. Je dirais 80% ? 60% ?Il doit rester 40% de films qui ne sont pas de la merde et 25% de ce 40% n’est pas nul. Et 10% de ces films sont assez bon. Et donc il reste 5% du top, qui sont géniaux… Je pense que beaucoup de films aujourd’hui sont sauvés et rendus plus chers par les effets numériques, parce que dès le départ, sur le papier, il manque une super idée. Mettez-le sur le papier d'abord !"

Dans le reste de la soirée, Ridley Scott a parlé de son cinéma et discuté de ses classiques, qualifiant Blade Runner de son "film le plus personnel".

"C'était la première fois que je faisais un film à Hollywood, et j’étais un étranger dans un pays étrange… parce que je suis anglais. J’avais fait The Duelist et Alien, je pensais que ça voulait dire quelque chose — j’avais l’habitude d’être le boss. Ça a commencé à me freiner, et c’était agaçant. C’était un super film, mais le faire a été très dur, et je pense que le film n’a pas eu de succès non plus parce que c’était si différent et un univers complètement nouveau. Je devais l’avoir dans ma tête, sur le papier, et les gens n’avaient jamais vu ça avant. Moi non plus."

Destination Finale 7 sera réalisé par Michiel Blanchart

Pour la première fois dans l'histoire de la saga, le prochain film Destination Finale sera réalisé par un metteur en scène francophone. Le Belge Michiel Blanchart a été choisi par le studio pour succéder à Adam Stein et Zach Lipovsky, réalisateurs de Destination Finale Bloodlines, dernier opus en date.

Michiel Blanchart s'est fait remarquer par son premier film, La Nuit se traîne, sorti en France le 28 août 2024. En Belgique, ce thriller policier a reçu pas moins de 10 récompenses lors de la 14e cérémonie des Magritte du Cinéma - l'équivalent des César en Belgique. Un record historique.

Un des courts métrage du réalisateur, intitulé T'es morte Hélène, a même tapé dans l'oeil de Sam Raimi qui en produira l'adaptation en long métrage.

Ce septième volet de la saga Destination Finale sera coécrit par Lori Evans Taylor, coscénariste du volet précédent, Bloodlines.

L'annonce de cette suite n'est pas surprise tant le sixième film a été un véritable succès au box-office. Doté d'un budget de 50 millions de dollars, Destination Finale Bloodlines a récolté pas moins de 314 millions de dollars dans le monde. En France, le film a séduit 1 119 616 spectateurs dans les salles.

Pour l'heure, aucune date officielle n'a été révélée.

Avatar 3 aura droit à une vraie fin

Trois ans après le méga succès d’Avatar : La Voie de l’eau, la sortie de sa suite intitulée De feu et de cendres approche à grand pas. Invité du podcast CrewCall, James Cameron a fait quelques révélations sur ce film très attendu, qui sera dans la continuité du deuxième épisode et introduira une toute nouvelle tribu, appelée Peuple des Cendres.

"Au début, les deuxième et troisième volets formaient un seul film. Nous avons essayé de tout condenser en un seul film, mais cela n'a jamais fonctionné. J'ai donc décidé de les séparer en deux films distincts. En réalité, ils complètent un arc narratif", a ainsi partagé le cinéaste. Et de confier :

"La fin du troisième volet vous amène à la fin d'un arc narratif pour la famille Sully. Un tout nouvel arc commence dans les quatrième et cinquième volets."

Rappelons que le premier Avatar montrait la rencontre entre l’humain Jake Sully (Sam Worthington) et la Na’vi Neytiri (Zoe Saldana), qui finissaient par tomber amoureux malgré leurs différences. Et on découvrait dans le deuxième film qu’ils avaient fondé une famille, qui se retrouvait confrontée à de terribles épreuves. Ces derniers seront-ils au cœur des épisodes suivants ? Rien n’est moins sûr puisque James Cameron a ajouté sur De feu et de cendres :

"La seule chose que je peux promettre avec ce film, c'est qu'il y a un véritable sentiment d'aboutissement. Ce n'est pas juste un cliffhanger (...). Ce n'est pas Han Solo dans la carbonite, vous voyez ce que je veux dire ? Où vous devez revenir pour voir la suite."

"Si j'arrive à faire les épisodes 4 et 5, cela deviendra une sorte de nouvelle histoire épique", a-t-il conclu. Et en effet, si James Cameron a toujours voulu proposer cinq films dans l’univers d’Avatar - et qu’il a même des idées pour plus d’épisodes -, les prises de vue pour ces suites dont l’intrigue reprendra après un gros saut dans le temps et où l'on verra notamment la Terre n’ont pas commencé (hormis pour quelques passages avec les enfants Sully, tournés avant que les comédiens ne deviennent trop âgés).

Les résultats d’Avatar : De feu et de cendres au box-office seront d’ailleurs déterminants pour la suite de l’aventure, comme l'a rappelé James Cameron en déclarant : "Je veux être clair, on dépense beaucoup d'argent pour ces films (...), mais le quid pro quo est qu'on doit rapporter beaucoup d'argent pour pouvoir continuer."

Avatar reste à ce jour le plus gros succès de l’histoire grâce à ses 2,9 milliards de dollars récoltés dans le monde, tandis que La Voie de l’eau (2,3 milliards) est à la troisième position. Le troisième film arrivera-t-il lui aussi à tutoyer les sommets du box-office, lui garantissant une suite ? Réponse à partir du 17 décembre prochain.

05 octobre 2025

Il y a 32 ans, Kevin Costner a tout fait pour empêcher la sortie de Tombstone concurrent de Wyatt Earp

En 1993, Hollywood est le théâtre d’un duel inattendu. Deux westerns, deux visions d’un même mythe, et une seule place au soleil : celle réservée à la légende de Wyatt Earp, figure emblématique du Far West. D’un côté, Tombstone. De l’autre, Wyatt Earp. Et au milieu, une rivalité artistique et commerciale intense.

Tout commence avec Tombstone, un scénario signé Kevin Jarre, qui imagine Kevin Costner dans le rôle-titre. Le film devait retracer l’affrontement légendaire de l’OK Corral, épisode fondateur de la mythologie de Wyatt Earp. Mais Costner voit plus grand. Il rêve d’un biopic épique, retraçant la vie entière du célèbre marshal, de son enfance jusqu’à sa mort. Il quitte donc le projet initial et lance sa propre production : Wyatt Earp, réalisé par Lawrence Kasdan.

Kevin Jarre, lui, n’abandonne pas. Il trouve en Kurt Russell son nouvel Earp, et réunit autour de lui un casting solide : Val Kilmer en Doc Holliday, Sam Elliott, Bill Paxton… Le tournage peut commencer.

Le problème ? Jarre, bien qu’excellent scénariste, n’a jamais dirigé un film. Rapidement dépassé, il est écarté. Kurt Russell, très impliqué dans la production, décide alors de reprendre officieusement les commandes du tournage. Il racontera plus tard qu’il a dirigé Tombstone dans l’ombre, sans jamais apparaître officiellement en tant que réalisateur.

Pour donner une façade crédible à cette réalisation secrète, Russell fait appel à George Pan Cosmatos, connu pour avoir épaulé Sylvester Stallone sur Rambo II.

“Il nous fallait un réalisateur fantôme. Ils voulaient que je prenne les rênes du film. J’ai répondu : ‘Je vais le faire, mais je ne veux pas que mon nom apparaisse’”, déclarera plus tard Kurt Russell. “J’ai appelé Sly en lui disant que j’avais besoin d’un type. Sly avait fait la même chose sur Rambo 2, avec George. J’ai donc dit à George : ‘Tant que tu es en vie, George, je ne dirais rien.’”

Cosmatos est décédé en 2005. Grâce à cette couverture, le tournage peut se poursuivre. Russell va même jusqu’à sacrifier certaines de ses scènes pour équilibrer le film et mettre en valeur ses partenaires.

Pendant ce temps, Kevin Costner, en pleine gloire post-Danse avec les loups, met tout en œuvre pour faire de son Wyatt Earp le seul western sur le marché. Il utiliserait même, selon certaines sources, son influence pour bloquer l’accès de Tombstone aux principaux distributeurs. Kurt Russell affirme même que Costner aurait monopolisé les costumes western disponibles à Hollywood pour freiner la production concurrente.

Privé de soutien, Tombstone trouve finalement refuge chez Buena Vista (Disney), qui décide de le sortir discrètement le 25 décembre 1993. Face à une concurrence féroce (Philadelphia, Les Grincheux...), le film tient bon et engrange plus de 73 millions de dollars pour un budget de 25 millions. Un joli succès.

Six mois plus tard, Wyatt Earp arrive sur les écrans, avec ses trois heures de projection et ses grandes ambitions. Malgré là aussi une belle distribution composée de Dennis Quaid, Gene Hackman, Jeff Fahey, Mark Harmon, Michael Madsen, Catherine O’Hara, Bill Pullman, Isabella Rossellini ou encore Tom Sizemore, le public ne suit pas. Le film rapporte 56 millions de dollars, pour un budget de 63 millions : une défaite cinglante pour Costner.

Ironie du sort, le projet suivant de l’acteur, Waterworld, fera à son tour couler beaucoup d’encre, cette fois pour de toutes autres raisons.