16 août 2025

Amélie Nothomb explique pourquoi elle n’a jamais voulu d’enfants

Amélie Nothomb ne s’est jamais imaginée mère ou épouse. L’auteure du célébrissime Stupeurs et Tremblements, qui a fait l’objet d’une adaptation cinématographique avec Sylvie Testud en 2003, est déjà assurée de laisser derrière elle un bel héritage littéraire. Mais c’est sans enfant ni époux que l’écrivaine de 58 ans a mené sa vie.

L’envie d’enfants ne lui est jamais venue. « Jamais, ni à moi ni à ma sœur », a-t-elle fait remarquer dans les pages de Gala. « Alors que mon frère, lui, a eu six enfants ! » Quant à la raison de son manque d’intérêt pour la maternité, Amélie Nothomb a cité sa défunte mère, une femme « trop géniale », à qui elle a consacré son nouveau roman, Tant mieux, à paraître le 20 août aux éditions Albin Michel.

« Je pense que ma mère avait placé la barre trop haut », a expliqué l’auteure. Et face à ce modèle, Amélie Nothomb s’est sentie « incapable d’être comme elle, d’avoir sa force et son énergie ». « C’est sûrement pour ça que je n’ai jamais voulu avoir d’enfant », conclut-elle dans un hommage ultime.

Trois ans plus tôt, l’auteure avait également accepté de se confier auprès de Paris Match sur sa vie sentimentale et familiale à l’occasion d’un échange sur ses rapports fusionnels avec sa sœur. « Bien sûr, nous avons eu toutes les deux plusieurs histoires. J’ai moi-même rencontré l’amour, depuis longtemps. Un Français, on fait ce que l’on peut ! », avait-elle confié avec humour. Mais le mariage ne l’a « jamais fait rêver » non plus. « L’amour se passe d’institution, je préfère vivre dans la clandestinité », a-t-elle estimé.

Denitsa Ikonomova à cœur ouvert sur son post-partum compliqué

La maternité, pour Denitsa Ikonomova, qui a mis au monde une fille il y a neuf mois, « c’est beaucoup de bonheur, mais pas que du bonheur ». L’ex-danseuse de Danse avec les stars a connu, après une grossesse idéale, un accouchement loin de ses attentes, comme elle l’a révélé dans Lou. Elle qui voulait « accoucher par voie basse » est « partie en césarienne ».

Or, si selon elle, « plein de gens » « disent que la césarienne, ce n’est pas un accouchement », elle remet les points sur le « i » : « Je vous le dis : c’est un accouchement ».

Et contrairement à une autre idée préconçue qui voudrait que l’on ait un « coup de foudre » lors de la première rencontre avec son enfant, la réalité a été tout autre pour la compagne de François Alu. « Quand on accouche, surtout par césarienne, on ne sait plus où on est, on est droguée. » Il lui a donc fallu « du temps pour réaliser ce qui s’est passé », avoue-t-elle.

Tout n’est pas non plus couleur layette pour les semaines et les mois qui suivent la naissance. Alors qu’elle a pu danser jusqu’à « huit mois de grossesse », son corps a ensuite été mis à rude épreuve. « Comme j’ai décidé d’allaiter, ça a été encore plus dur. Sur 24 heures, on ne dort pas beaucoup », raconte celle qui est en sûre aujourd’hui : « C’est la pire torture du monde, le manque de sommeil. »

De nouvelles émotions font également leur apparition telles que « l’anxiété, l’angoisse, la peur »… Et la gagnante de la saison 3 de Mask Singer a décidé de briser le silence autour du post-partum pour que les jeunes mamans ne se sentent pas seules. « Souvent, les femmes n’en parlent pas, parce que si on savait tout ce qui se passait après l’accouchement, il y a beaucoup de femmes qui se désisteraient à faire des enfants. » Mais il faut juste « s’accrocher », selon elle, « et se dire que c’est une période qui passe ». Les bouleversements sont importants pour celle qui estime qu’elle n’a pas réussi à garder « (s) a personnalité, (s) a liberté », mais qui s’est « retrouvée d’une autre façon ».

Autre réconfort de poids, le papa « qui prend le relais » quand elle a besoin de lui. « Quand je dis "Là, j’en ai marre, je n’ai pas assez dormi", il dit : "Ok mon amour, je prends le bébé" ». Mais pour l’heure, Denitsa Ikonomova réoriente sa carrière pour « se poser un peu plus », car dorénavant, sa « priorité » c’est sa fille. Elle ne reviendra donc pas à Danse avec les stars en tant que danseuse. « J’aimerais bien me reconvertir dans un rôle qui me convient mieux », expose-t-elle. Assise sur une chaise à regarder les autres ? « Ça, ça me convient très, très bien », s’amuse-t-elle.

Taylor Swift révèle avoir envoyé sa mère et son frère racheter ses masters

Taylor Swift a pu compter sur l’aide de sa famille à un moment important de sa carrière. La chanteuse est récemment revenue sur la fois où sa mère et son frère l’avaient aidée à négocier le rachat des droits de ses six premiers albums après l’acquisition en 2019 du label Big Machine par Scooter Braun et la vente de ces mêmes droits à la société d’investissement Shamrock Capital.

Une série d’obstacles que la chanteuse de Cruel Summer a entrepris de surmonter pour se réapproprier ses œuvres. Mais avant d’obtenir satisfaction à l’issue d’une bataille tortueuse, Taylor Swift a reproduit quatre de ses premiers albums avec la mention « version de Taylor ». L’artiste n’a pas pour autant abandonné son objectif premier : remettre la main sur ses « masters », ou enregistrements originaux. Et pour ce faire, la star n’a pas déployé une équipe « d’avocats et de managers » aux dernières négociations, mais sa mère, Andrea, et son frère, Austin, des associés de longue date, comme le rapporte Variety.

L’artiste ne les a pas non plus choisis au hasard, puisque ses proches sont les plus anciens et fidèles témoins dans ce combat. « Ils leur ont raconté toute l’histoire, toutes les fois où nous avons essayé de les racheter, toutes les fois où cela a échoué, toutes les fois où nous avions élaboré des plans et trouvé une solution qui, selon nous, allait fonctionner, mais qui a finalement échoué à la dernière minute », a-t-elle confié au micro du podcast New Heights de son petit ami, Travis Kelce, et du frère de ce dernier, Jason Kelce.

À l’issue des derniers échanges à ce sujet, Taylor Swift a reçu les encouragements de sa mère, qui a qualifié les négociants de « formidables », tout en ignorant « la direction que cela prendra ». Heureusement, l’affaire a connu une fin heureuse pour l’artiste et sa famille : « C’était quelques mois après le Super Bowl, nous étions à Kansas City et j’ai reçu un appel de ma mère qui m’a dit : "Tu détiens ta musique". Je me suis juste effondrée au sol d’une manière très dramatique, pleurant à chaudes larmes », s’est-elle remémoré.

Une réaction peu surprenante pour celle qui affirme avoir « économisé depuis l’adolescence pour racheter (s) a musique » pour des raisons plus sentimentales que financières. « Je ne me disais pas : "Oh, je veux posséder cet actif en raison de ses bénéfices et dividendes que je vais percevoir au fil des ans. Je le voulais parce que ce sont les pages manuscrites de mon journal intime, celles de toute ma vie », a-t-elle défendu. « Ce sont les chansons que j’ai écrites sur chaque étape de ma vie. Ce sont mes photographies, mes clips musicaux, que j’ai financés pour la plupart. Mes œuvres d’art, tout ce que je n’ai jamais fait, se trouvent dans ce catalogue. »

Fraîchement rentré de tournée, Bob Dylan est de retour en studio

Bob Dylan n’a décidément pas dit son dernier mot. Le légendaire auteur-compositeur de 83 ans s’est rendu cette semaine aux White Lake Studios dans l’État de New York, accompagné de ses musiciens.

Les 5 et 6 août, l’artiste a investi les lieux pendant deux jours, alimentant les spéculations sur l’enregistrement d’un nouvel album. Le studio s’est montré particulièrement discret sur la nature de cette visite.

« L’équipe du studio s’était préparée à l’avance et avec diligence pour assurer discrétion et intimité tout au long des sessions », a précisé White Lake Studios dans un communiqué repris par le magazine Far Out.

Cette escapade en studio intervient juste avant la reprise de la tournée Rough and Rowdy Ways de Bob Dylan. Après avoir sillonné l’Amérique du Nord au printemps, le prix Nobel de littérature s’apprête à traverser l’Atlantique pour une tournée européenne qui débutera au Royaume-Uni avant de passer à Paris fin octobre.

En tout cas, David Bourgeois, PDG de White Lake Studios, s’est dit « incroyablement fier » de son équipe pour avoir accueilli cette visite « vraiment spéciale ».

La « fille cachée » de Freddie Mercury est blessée de ne pas être crue par Mary Austin, l’ex-compagne du chanteur

Une femme qui affirme être la fille cachée de Freddie Mercury ne digère pas le scepticisme affiché par l’entourage du défunt chanteur de Queen. Âgée de 48 ans, celle qui se fait appeler « B » s’apprête à publier en septembre une biographie intitulée Love, Freddie : Freddie Mercury’s Secret Life and Love, co-écrite avec Lesley-Ann Jones. Dans cet ouvrage, elle révèle que le leader du groupe l’aurait conçue en 1976 lors d’une liaison avec l’épouse d’un ami proche.

« B » assure s’appuyer sur 17 journaux intimes manuscrits que Freddie Mercury lui aurait remis peu avant sa mort en 1991. Mais ses affirmations peinent à convaincre les proches du musicien. Mary Austin, ex-compagne et meilleure amie du chanteur, a exprimé ses doutes en mai dernier : « Freddie était incroyablement ouvert, et je ne peux pas imaginer qu’il ait voulu ou pu garder secret un événement si joyeux. »

Ces déclarations ont profondément blessé « B », qui s’est confiée pour la première fois au Daily Mail la semaine passée. « Elle n’a pas encore lu le livre et pourtant elle fait cette déclaration. Je ne comprends pas pourquoi », a-t-elle déploré, se disant « dévastée » par les propos de Mary Austin.

La femme de 48 ans a fait état d’une relation « très proche et aimante » avec celui qu’elle considère comme son père, se souvenant avoir été traitée « comme un précieux trésor ». Elle a enfin expliqué avoir gardé le silence pendant trois décennies pour préserver cette relation intime. Une chose est sûre, le débat ne manquera pas de se rouvrir le mois prochain une fois l’ouvrage publié.

James Cameron pense que l’IA pourrait provoquer une apocalypse nucléaire

James Cameron est plutôt pessimiste sur l’avenir de l’humanité. Le réalisateur de Terminator s’est montré particulièrement inquiet du développement de l’intelligence artificielle. En pleine promotion de Ghosts of Hiroshima, un livre sur le bombardement atomique qu’il compte adapter au cinéma, le cinéaste de 70 ans a profité d’un entretien avec Rolling Stone pour exprimer ses craintes quant aux usages militaires de l’IA.

« Je pense qu’il y a encore un danger d’apocalypse à la Terminator si vous associez l’IA aux systèmes d’armement, jusqu’au niveau des systèmes d’armes nucléaires », a confié James Cameron. Le réalisateur pointe du doigt la rapidité des opérations militaires modernes, qui nécessiterait selon lui une « super-intelligence » pour être traitée correctement.

« Peut-être serons-nous assez intelligents pour garder un humain dans la boucle. Mais les humains sont faillibles », a-t-il ajouté.

James Cameron, bien qu’utilisant lui-même l’IA dans son travail, estime que l’humanité fait face à trois défis majeurs en simultané : « Le climat et la dégradation générale du monde naturel dont nous sommes coupables, les armes nucléaires, et la super-intelligence. »

Des menaces qui, pour le cinéaste, « se manifestent et culminent toutes en même temps », rappelant au passage que de nombreuses erreurs humaines ont déjà failli déclencher des conflits nucléaires par le passé, rendant l’automatisation de ces systèmes d’autant plus périlleuse et discutable. Mais tout n’est pas perdu puisque, toujours selon James Cameron, l’être humain est doté d’un super-pouvoir qui n’est autre que l’empathie. Eh bien nous voilà rassurés !

Margot Robbie pourrait revenir en Harley Quinn dans le nouveau DC Universe

Avant Lady Gaga, c'était elle.

Margot Robbie a été pendant une décennie la Harley Quinn de DC. Alors sera-t-elle encore derrière la batte dans le nouveau DC Universe, orchestré par James Gunn et Peter Safran ?

Pour l’instant, Gunn reste mystérieux : "Tout sera révélé plus tard", confie-t-il à Entertainment Weekly.

On imagine que cela sera décidé au moment de produire le film Batman du DC Universe, qui s'appellera The Brave and the Bold.

Margot Robbie a incarné Harley Quinn dans trois films : Suicide Squad (2016), Birds of Prey (2020) et The Suicide Squad (2021). Entre-temps, Lady Gaga a proposé une version différente du personnage dans Joker: Folie à Deux (2024), aux côtés de Joaquin Phoenix.

Et Margot Robbie pourrait ne pas être la seule rescapée de la Suicide Squad. James Gunn a également laissé entendre qu’un autre membre pourrait revenir : Bloodsport, interprété par Idris Elba, dont Gunn cherche activement une place dans ce nouvel univers : "Je cherche toujours un moyen de l’intégrer et je réfléchis à la façon de le faire. On verra ce qui se passera."

En attendant, après Superman, la suite du DC Universe sera la saison 2 de Peacemaker (à venir le 21 août sur HBO Max). Elle pourrait servir de lien, puisque l’intrigue met en scène Rick Flag Sr. (Frank Grillo) et pourrait intégrer Harley et Bloodsport... tous deux liés à la mort de Rick Flag Jr.

Anna Faris sera de retour dans Scary Movie 6

Scream sans Neve Campbell, c'est compliqué (d'ailleurs elle reviendra pour Scream 7).

Scary Movie sans Anna Faris, c'est pareil.

Alors que la saga s'apprête à revenir, on apprend que Anna Faris sera bien la star de Scary Movie 6, comme des 5 précédents opus, aux côtés de Regina Hall.

Les deux actrices retrouveront leurs rôles cultes de Cindy et Brenda dans le prochain volet de la franchise parodique. La nouvelle a été confirmée par Marlon Wayans sur Instagram, photo à l’appui des héroïnes du premier film.

"On a hâte de redonner vie à Brenda et Cindy et de retrouver nos grands amis Keenen, Shawn et Marlon — trois hommes pour qui on mourrait littéralement… et dans le cas de Brenda, encore une fois," ont déclaré Faris et Hall dans un communiqué.

Cette suite signée par les frères Wayans arrivera en salles le 12 juin 2026.

Dix-huit ans après leur dernière collaboration sur la franchise, Keenen, Shawn et Marlon font équipe à nouveau pour écrire un scénario original et produire ce retour en force de la parodie horrifique, aux côtés de Rick Alvarez.

Deadpool sera bien dans Avengers : Doomsday

Ryan Reynolds va franchir la porte des films collectifs du MCU.

Deadpool fera bel et bien son entrée dans Avengers : Doomsday, prévu pour le 18 décembre 2026 au cinéma.

Il y a quelques jours, Reynolds a lui-même teasé sa présence dans un post Instagram.

Et aujourd'hui, la confirmation vient du Hollywood Reporter. Mais attention : il y aura un petit twist. Selon les journalistes Aaron Couch et Borys Kit, il ne faut pas s’attendre à voir Deadpool rejoindre officiellement l’équipe des Avengers. Le mercenaire grande gueule devrait plutôt semer son chaos habituel au beau milieu du film. Une présence certainement secondaire, pour apporter un peu d'humour au film.

Ryan Reynolds rejoint un casting déjà colossal.

Côté Avengers et Fantastic Four : Chris Hemsworth (Thor), Pedro Pascal (Reed Richards), Vanessa Kirby (Sue Storm), Anthony Mackie (Captain America), Sebastian Stan (Bucky Barnes), Letitia Wright (Shuri), Paul Rudd (Ant-Man), Wyatt Russell (U.S. Agent), Tenoch Huerta (Namor), Ebon Moss-Bachrach (The Thing), Simu Liu (Shang-Chi), Florence Pugh (Yelena Belova), Kelsey Grammer (Beast), Lewis Pullman (Sentry), Danny Ramirez (Falcon), Joseph Quinn (Johnny Storm), David Harbour (Red Guardian), Winston Duke (M’Baku), Hannah John-Kamen (Ghost) et Tom Hiddleston (Loki).

Et ce n’est pas tout : les X-Men classiques feront aussi leur retour, avec Patrick Stewart (Professeur Xavier), Ian McKellen (Magneto), Alan Cumming (Nightcrawler), Rebecca Romijn (Mystique), James Marsden (Cyclops) et même Channing Tatum en Gambit.

Un line-up monstrueux, et désormais, un Deadpool prêt à dynamiter l’événement.

John Ford a passé ses derniers films à s’excuser

Il pouvait être tyrannique sur les plateaux, hurler les pires atrocités à ses acteurs, et John Ford était aussi l'un des meilleurs réalisateurs de l'histoire du cinéma américain. Au cours des années 60, il avait la soixantaine et a commencé à vouloir corriger la façon dont il avait montré l'Amérique à travers son cinéma.

L'exemple le plus connu de cette période est son western Les Cheyennes (1964), qui présente des héros Amérindiens prenant leur destin en main et quittant la réserve où on semble les avoir placé pour attendre une mort dans l'indifférence générale.

Comme le résume Peter Wollen dans son ouvrage Signs and meaning in the cinema : "Au cours de sa carrière, Ford a vu les problématiques civilisé/sauvage et Européen/Indien évoluer. (...) Dans Les Cheyennes, les Européens sont des sauvages et les indigènes sont les héros."

S'il serait injuste d'écrire que Ford a toujours méprisé les Indiens - il suffit de voir Le Convoi des braves ou Le Massacre de Fort Apache pour s'en convaincre - il est vrai que les "Natives" ont souvent été représentés sanguinaires et méritant leur balle de winchester dans le corps dans bien d'autres films du metteur en scène.

Mais durant la décennie 1960, le réalisateur évoluait, et souhaiter mettre en lumière d'autres thématiques à travers ses westerns, y compris sur d'autres clichés racistes véhiculés dans le genre.

Ford essayera aussi d'aborder le sujet du racisme avec le film Le Sergent noir (1960) porté par Woody Strode, avec moins de finesse et beaucoup de maladresses. Il souhaitait revenir sur plusieurs décennies de racisme à Hollywood.

Le fait de mettre un Afro-Américain à la tête d'un blockbuster est un acte courageux à l'époque, et Ford devra pour cela se fâcher avec le patron de son studio pour imposer le sujet du film, à une époque où une partie de l'Amérique se bat pour les droits civiques, le réalisateur élude assez vite le sujet qui fâche pour opposer une ethnie à une autre : les Noirs et les Indiens.

Il s'attaque également à donner le beau rôle à des personnages féminins, les plaçant en tête d'affiche de son dernier film terminé, Frontière chinoise. Souvent reléguées au second plan ou devant composer avec des hommes étant avant tout moteur de l'action, les femmes du cinéma de Ford sont souvent des mères de famille vivant surtout pour cela. Dans Frontière chinoise, elles sont le moteur de l'action et le personnage d'Anne Bancroft met même les préjugés à mal.

Dès L'Homme qui tua Liberty Valance (1962), Ford déclarait officiellement que l'Ouest tel que vendu au cinéma ou dans les gazettes et autres dime novels étaient une version fantasmée et relevait de la pure légende grâce à cette fameuse réplique restée dans les mémoires.

D'ailleurs, dans Les Cheyennes, le Wyatt Earp incarné par James Stewart est aux antipodes de celui d'Henry Fonda dans La Poursuite infernale du même Ford. Suffisant et paresseux, il est tourné en ridicule, bien loin du shérif intrépide vanté dans tant de westerns et récits pseudo-historiques de l'Ouest.

Finalement, le film qui le représente le plus Ford à cette époque est peut-être La Dernière fanfare avec Spencer Tracy. Ce n'est pas un western, mais il en dit long sur l'état d'esprit du réalisateur à cette période de sa vie.

Le personnage principal, un politicien vieillissant d'origine irlandaise qui donne tout ce qu'il a pour gagner une dernière élection et la perd face à un candidat plus jeune, pourrait être Ford (lui aussi d'origine irlandaise) tentant de livrer son testament cinématographique avant qu'il ne soit trop tard, face au Nouvel Hollywood et aux hippies qui commencent à arriver, et qui vont tout changer.

John Ford s'éteindra en 1973, année durant laquelle le héros de ses films des années 1930 et 40, Henry Fonda, joue à s'auto-parodier face à un Terence Hill complètement fan dans le western italien Mon nom est Personne. Lui, son nom était Ford.