02 septembre 2020

Star Wars : John Boyega raconte son expérience difficile en tant qu'homme noir

Début juin, John Boyega, l'interprète de Finn dans la dernière trilogie Star Wars, livrait un discours très fort à Londres, au cours d'une des nombreuses manifestations du mouvement Black Lives Matter contre le racisme et les violences policières qui ont suivi la mort de George Floyd. Aujourd'hui, l'acteur fait la couverture du magazine GQ, où il se confie sur son expérience difficile lors de l'aventure Star Wars.

Au cours des quelques années durant lesquelles il a travaillé avec les équipe de Star Wars, Lucasfilm et Disney, John Boyega a été souvent amené à se demander si il y avait vraiment de la place pour quelqu'un comme lui - comprendre, un homme noir, et engagé - dans une industrie fondée sur des normes blanches. Si l'on n'avait de cesse, alors, de lui répéter combien il était chanceux de faire partie du projet, il s'est pourtant rendu compte que son expérience était radicalement différente que celle des autres membres du casting.

Aujourd'hui, John Boyega a laissé pousser ses cheveux, qu'il porte tressés, mais au moment de tourner Star Wars, il lui a fallu garder les cheveux ras, ce qu'il considérait comme des tentatives de contrôle de son apparence. Le coiffeur qui s'occupait de lui n'avait aucune habitude des cheveux crépus, mais "avait encore le courage de faire semblant" et le styliste prenait un air "grimaçant devant certains vêtements que je voulais porter". Le comédien se souvient : "Pendant la promotion [du Réveil de la Force], j'ai suivi le mouvement. Et évidemment, à l'époque, j'étais vraiment très heureux d'en faire partie. Mais mon père me dit toujours une chose : 'Ne donne pas trop cher par respect. Tu peux te montrer respectueux, mais vous paieras parfois trop cher et tu te retrouveras à découvert.'"

Un an après la fin de la trilogie, le bilan est mitigé pour Boyega : "C'est tellement difficile. On s'implique dans des projets dans lesquels on ne va pas forcément tout aimer. [Mais] ce que je dirais à Disney, c'est de ne pas faire ressortir un personnage noir et le commercialiser comme s'il était beaucoup plus important dans la franchise qu'il ne l'est réellement et pour l'écarter ensuite. Ce n'est pas bien. Je le dis clairement." Selon lui, les autres personnages de couleur, interprétés par Naomi Ackie, Kelly Marie Tran et même Oscar Isaac, ont subi le même traitement. Particulièrement dans Les Derniers Jedi. 

"Par exemple, poursuit l'acteur, [en interview] vous saviez quoi demander à Daisy Ridley, vous saviez quoi demander à Adam Driver (...), mais quand il s'agissait de Kelly Marie Tran, quand il s'agissait de John Boyega, vous saviez déjà tout. Alors que voulez-vous que je dise ? Ce qu'ils veulent qu'on raconte, c'est : 'J'ai adoré participer [au film]. Ca a été une expérience formidable' Non, non, non. Je ferai ce deal quand ce sera effectivement une super expérience. Ils ont donné toute la nuance à Adam Driver, toute la nuance à Daisy Ridley. Soyons honnêtes. Daisy le sait. Adam le sait. Tout le monde sait. Je n'apprend rien à personne."

De son point de vue, ce traitement superficiel des personnages noirs dans les blockbusters est systémique. Même s'il reconnaît que le rôle de Finn était une "opportunité incroyable" et un "tremplin" qui a lancé sa carrière, John Boyega est aussi très heureux de pouvoir mettre en lumière les frustrations et les difficultés qu'il a rencontrées en se retrouvant au coeur d'un système biaisé et toxique pour les personnes qui ne rentrent pas dans les cases qui constituent les standards de représentation à Hollywood. 

On rappelle qu'à l'annonce du casting du Réveil de la Force, John Boyega avait eu à subir de nombreux commentaires racistes. "Je suis le seul membre de la distribution dont l'expérience de la frachise était uniquement basée sur sa race", regrette-t-il. "(...) Cela vous met en colère contre un système comme celui-là. Ca vous rend beaucoup plus militant ; ça vous change. Parce que vous vous rendez compte : 'J'ai eu cette opportunité, mais j'évolue dans un milieu qui n'était même pas prêt pour moi.' Personne d'autre dans le casting n'entendait des gens qui disaient qu'ils allaient boycotter le film à cause d'eux. Personne d'autre n'a reçu un tollé et des menaces de mort dans ses messages privés sur Instagram et les réseaux sociaux, disant : 'Noir ceci, et noir cela, et tu ne devrais pas être un Stormtrooper.'"

"Personne d'autre n'a eu cette expérience. Mais pourtant, les gens sont surpris que je sois ainsi. C'est une vraie frustration", conclut John Boyega, visiblement attristé à l'idée que ses décarations puissent être prises pour de l'amertume mal placée ou de la paranoïa. L'acteur, déterminé désormais à aller vers des projets plus indépendants, sera bientôt à l'affiche de la série de Small Axe, du cinéaste britannique Steve McQueen. 

Mulan sur Disney + : la nouvelle date de sortie française du film-live

Disney+ vient d'annoncer la date de sortie française de Mulan. Le film de Niki Caro sera donc disponible en France dès le 4 décembre pour l’ensemble des abonnés, sans frais supplémentaire. Pour rappel, la version live du classique Disney, est annoncée au 4 septembre aux Etats-Unis pour une somme de 29,9 dollars en plus du coût de l'abonnement à la plateforme.

Après avoir été décalé à 3 reprises (de mars à juillet, de juillet à août, et de août à une date ultérieure), l'annonce de la sortie de Mulan sur Disney+ avait provoqué un véritable coup de tonnerre dans l'Industrie du cinéma, notamment pour les exploitants qui comptaient sur ce film pour attirer à nouveau les spectateurs dans leurs salles.

Porté par Liu Yifei, Donnie Yen, Gong Li et Jet Li, le long-métrage suit Hua Mulan, la fille ainée d’un vénérable guerrier désormais atteint par la maladie, Cette dernière décide de prendre la place de son père au combat. Se faisant passer pour un soldat du nom de Hua Jun, elle se voit mise à l’épreuve à chaque étape du processus d’apprentissage, mobilisant chaque jour un peu plus sa force intérieure pour explorer son véritable potentiel… Commence alors pour Mulan un voyage épique qui transformera la jeune fille en une guerrière aux faits d’armes héroïques, honorée par tout un peuple reconnaissant et faisant la fierté de son père.

Robin Williams : sa femme se confie sur les derniers mois de sa vie

Susan Schneider Williams livre des confidences au sujet de Robin Williams. L'ex-épouse du comédien américain a accepté de raconter comment la maladie mentale de la star. Elle raconte ainsi que la star a voulu "remettre à zéro" son cerveau. "Robin et moi savions qu'il se passait tellement plus de choses. Il avait raison quand il me disait 'J'ai juste envie de remettre mon cerveau à zéro. A ce moment, je lui ai promis que l'on finirai par trouver une solution. Je ne m'attendais pas à ce qu'il perdre la vie par la suite."

Ses insomnies avaient contraint Susan et Robin à dormir dans des lits séparés. Une étape difficile pour Robin Williams. "Cela signife-t-il que nous sommes séparés ?, avait-il demandé. "C'était très choquant. Quand votre compagnon, meilleur ami et amour réalise qu'il y a un gouffre si grand quelque part, mais qu'il n'arrive pas à savoir où. Ca a été difficile."

Le 11 août 2014, l'acteur américain a mis fin à ses jours par pendaison dans sa maison de la baie de San Francisco. Sa veuve Susan Schneider a perdu sa moitié ce jour-là. Ils étaient mariés depuis trois ans et elle évoquera leur passion amoureuse dans une interview accordée à l'émission Good Morning America sur la chaîne américaine ABC et racontera comment Robin Williams a vécu les derniers jours de sa vie avant de se donner la mort.

C'est Susan Schneider qui avait découvert le corps inanimé de Robin Williams. "J'ai juste crié 'Que s'est-il passé Robin? Qu'est-ce que tu as fait ?'", avait-elle raconté. Robin Williams a trois enfants, Zelda, Zachary et Cody, les trois enfants de l'acteur, nés d'une précédente union

Bande-annonce de Family Business saison 2

Depuis qu'ils sont devenus fournisseurs officiels de beuh pour la mafia hollandaise, l'argent coule à flot chez les Hazan. Tout le monde dans la famille s'en réjouit sauf... Joseph, devenu papa, pour qui le crime en bande organisée et la paternité ne font pas bon ménage !

Rien ne va plus dans la famille Hazan, comme en témoigne la bande-annonce de la saison 2 de Family Business. La série française de Netflix sera en effet de retour le 11 septembre prochain, pour toujours plus de gags et de rebondissements. Jonathan Cohen, Gérard Darmon, Julia Piaton, Liliane Rovère ou encore la déjantée Louise Coldefy seront une nouvelle fois de la partie, pour nous offrir de beaux moments de rigolade.

La série créée par Igor Gotesman avait rencontré un joli succès l’an dernier et revient pour 6 nouveaux épisodes de 30 minutes. 

Wonder Woman 1984 : quelle durée pour le film DC avec Gal Gadot ?

Après avoir montré une nouvelle bande-annonce explosive lors du DC FanDome le 22 août dernier, Wonder Woman 1984 dévoile sa durée officielle ! Les fans vont pouvoir se délecter de ce nouvel opus des aventures de la célèbre amazone pendant 2 heures et 31 minutes, soit 10 minutes de plus que l'épisode sorti en 2017.

Si cette durée ne bat évidemment pas les 4 heures de la future Snyder Cut de Justice League, elle se place juste après les 2h33 de Batman V Superman. Quant à l'ami Aquaman, ses aventures aquatiques duraient 2h24, soit une minute de moins que Man of Steel. Justice League et ses 2 petites heures font pâle figure à côté.

Rappel de l'histoire pour cette suite : Après la Première guerre mondiale dans le volet précédent, direction les années 80 ! Cette fois, Wonder Woman alias Gal Gadot doit affronter deux nouveaux ennemis, particulièrement redoutables : Max Lord et Cheetah. Ces derniers sont interprétés par Pedro Pascal et Kristen Wiig. Rendez-vous le 30 septembre prochain au cinéma pour 2h31 de spectacle !

Antigone : une tragédie revisitée et d'actualité

S'emparer d'un classique pour mieux le réinventer. C'est la mission que se donne Sophie Deraspe avec Antigone, son cinquième long métrage, au cinéma dès ce 2 septembre 2020. De la célèbre tragédie grecque de Sophocle, la réalisatrice québécoise conserve les noms des personnages, la structure de l'œuvre originale et bien sûr, son thème principal : la résistance. Celle d'une jeune femme, d'origine kabyle, qui vit à Montréal avec sa famille. Lorsqu'un de ses frères tombe sous les balles d'un policier et que l'autre finit en prison, elle entreprend une lutte contre les autorités judiciaires et policières de son pays.

L'histoire, replacée à notre époque, avec une réalité sociale déconcertante, est l'occasion pour la cinéaste de proposer un film d'une grande puissance. Une réussite qui lui a permis d'être sélectionnée pour représenter le Canada aux Oscars en 2019.

Depuis ses études, Sophie Deraspe trouve en Antigone une véritable source d'inspiration : "J'admire la force de ce personnage féminin qui se tient debout contre une face de l'autorité qu'elle juge injuste." Les injustices, la réalisatrice y est très sensible, même si elle admet ne pas faire partie des "victimes du système". "Je reste une femme donc, forcément, je garde une posture de vulnérabilité dans certains cas, mais le courage de cette héroïne m'a galvanisé, insiste-t-elle. C'est une tragédie, certes, mais elle me donne un élan de vie, de possible, ne serait-ce que de voir une intégrité pareille chez une jeune femme."

L'idée du film lui est apparue alors qu'elle visionnait des vidéos sur l'affaire Fredy Villanueva. En 2008, ce Montréalais de 18 ans, venu du Honduras dix ans plus tôt, est tué à la suite d'une intervention policière. Face à cet acte, de nombreux manifestants se sont emparés des rues pour crier leur indignation. Une histoire similaire à celle d'Adama Traoré, en France."Tout est venu comme une inspiration soudaine et claire, après il a fallu mettre de la chair là-dessus, précise la réalisatrice. La structure était déjà trouvée, mais il fallait se distancier avec le récit original et trouver comment il pouvait prendre sens avec ce que nous raconte la société québécoise d'aujourd'hui."

À l'écran, les chœurs grecs deviennent le bruit de la cité, l'oracle apparaît sous la forme d'une psychiatre et l'autorité du roi est divisée entre trois parties : la police, la justice et la figure du père. Au milieu de tous ces éléments, Nahéma Ricci, qui interprète son premier rôle au cinéma, redessine une Antigone plus vaillante que jamais.La comédienne, âgée de vingt-trois ans, a été sélectionnée parmi plus de 850 candidatures. "Quand je l'ai vue, j'ai su qu'elle avait la capacité de jouer un personnage mythique, souligne Sophie Deraspe. Il y a une profondeur rare qui transparaît dans son regard et sa personnalité."

Antigone est une nouvelle étape dans la mise en lumière du cinéma québécois, qui continue de s'imposer culturellement dans l'Hexagone. La réalisatrice explique que le succès de Xavier Dolan y est pour beaucoup. "Il a amené quelque chose de complètement décomplexé par rapport à notre culture. Je l'en remercie d'avoir ouvert ce terrain dans lequel l'accent québécois n'est plus une barrière, mais un plaisir dans la manière d'approcher cette langue."

Bande-annonce de Waiting For The Barbarians, avec Johnny Depp et Robert Pattinson

Avant de le retrouver au cinéma dans Tenet, Robert Pattinson donne la réplique à Johnny Depp et Mark Rylance dans Waiting for the Barbarians. Ce drame historique suit un magistrat bon et juste qui, dans le fort d'une ville frontalière de l'Empire, fait face au colonel Joll, un tortionnaire de la pire espèce. L'arrivée de ce dernier marque le début de l'oppression du peuple indigène. Tout en prenant sous son aile une jeune fille blessée, le magistrat commence à contester les méthodes du colonel et à remettre en question sa loyauté.

Wainting for the Barbarians est une adaptation du roman du même nom de J.M. Coetzee (Prix Nobel de Littérature en 2003), publié en 1980. Il s'agit de la première production américaine du Colombien Ciro Guerra, à qui l'on doit L'Étreinte du serpent et Les Oiseaux de passage, co-réalisé avec Cristina Gallego.

Après avoir été montré à la Mostra de Venise en 2019, Waiting for the Barbarians sort en Blu-ray, DVD et VOD le 2 septembre. 

01 septembre 2020

Marina Foïs : cette anecdote intime sur le tournage du film Enorme

Marina Foïs est venue parler de son film Enorme, dans lequel elle interprète une femme enceinte, sur le plateau de Quotidien. La comédienne a révélé les dessous de son propre accouchement à Yann Barthès et son équipe.

Le tournage du film Enorme a ravivé des souvenirs chez Marina Foïs ! Dans le long-métrage signé Sophie Letourneur, la comédienne joue une femme qui tombe enceinte lorsque son mari trafique sa plaquette de pilules. Pour les besoins du film, Marina Foïs a tourné dans une maternité parisienne. Si Enorme est une fiction, il s'avère que le film a rejoint la réalité ! "On tournait à l'hôpital Trousseau (ndlr : dans le XIIe arrondissement de Paris), et là ça devient passionnant et très intime... L'hôpital Saint-Antoine était fermé donc tout le personnel était à Trousseau. Pendant qu'on tournait, pendant 3-4 jours, j'étais en train de tourner la scène de l'accouchement. Sans arrêt, des femmes rentraient pour jouer dans la scène ou pas et disaient 'Ah, je vous ai accouchée de Lazare (ndlr : son fils né en 2004) !'", raconte-t-elle.

Marina Foïs s'est toutefois réjouit des conditions de tournage, qui a chamboulé cette bulle de confort dans laquelle baignent les acteurs. "Ce qui nous tue sur les plateaux c'est l'habitude et le confort et il n'y avait rien de tout ça, rien de tout ce confort", a-t-elle souligné.

Marina Foïs partage sa vie avec le réalisateur Eric Lartigau. Le couple a eu deux enfants ensemble : Lazarre est né en décembre 2004 et Georges le jour de Noël 2008. Eric Lartigau et Marina Foïs se sont rencontrés dans des circonstances particulièrement douloureuses pour la comédienne, à savoir la mort de son frère. "Je l'ai rencontré au moment de la mort de mon frère, confiait-elle à Psychologie Magazine. Il n'a jamais eu peur de ma douleur, mais il m'a interdit de m'y enfermer. Très vite, il m'a forcée à regarder devant. C'était violent. Mais je pense qu'il m'a sauvée." Un amour salvateur.

Le DJ Erick Morillo est mort à l'âge de 49 ans

Les clubbeurs du monde entier sont en deuil. Ce mardi 1er septembre, une figure du monde de la nuit a rendu son dernier souffle. Selon les informations de TMZ en effet, le DJ Erick Morillo est mort à l'âge de 49 ans. Son corps aurait été retrouvé sans vie sur Miami Beach, un peu avant 11 heures du matin. Les enquêteurs se trouvent actuellement sur les lieux pour tenter de lever le voile sur les circonstances de sa mort, a déclaré Ernesto Rodriguez, le responsable de l'information publique de Miami Beach. Pour le moment, les causes du décès d'Erick Morillo ne sont pas encore connues mais une autopsie devrait être pratiquée dans les prochains jours. Au début du mois dernier, le DJ mondialement connu a été arrêté après avoir été accusé de violences sexuelles sur une femme en décembre à son domicile de La Gorce Drive. Il a nié les faits qui lui étaient reprochés mais s'était ensuite rendu avec son avocat après la publication des résultats d'un kit de viol qui l'incriminaient.

Selon son accusatrice, Erick Morillo lui aurait proposé ainsi qu'à une autre femme de passer chez lui à la fin d'une fête privée. Après avoir refusé des avances sexuelles de la part du DJ, elle affirme avoir été droguée et s'est alors rendue dans une chambre pour dormir. Elle a ensuite expliqué "s'être réveillée nue sur le lit, avec M. Morillo debout sur le côté du lit, également nu", selon un rapport de police. La victime présumée a déclaré aux détectives qu'Erick Morillo "avait fait plusieurs avances à son égard, certaines de nature sexuelle, mais elle avait refusé toutes ses tentatives", selon le rapport d'arrestation. Le DJ américano-colombien a initialement nié les allégations contre lui, mais les résultats d'un kit de viol qui est revenu ont été testés positifs pour son ADN. Il s'est ensuite rendu aux autorités.

Internationalement connu pour son travail important dans la house music au sein du label Stricly Rhythm, Erick Morillo a produit son plus grand succès dans les années 90 avec le morceau d'électro-dance "I Like to Move It" qu'il a sorti sous le nom de scène Reel 2 Real. Il a ensuite créé son propre label, Subliminal Records, devenu une vraie pépinière de talents électro. Durant sa carrière, il a remporté trois fois le prix du meilleur DJ House des DJ Awards et trois fois le prix du meilleur DJ international. Il a produit de la musique sous plusieurs noms, notamment Ministers De la Funk, The Dronez, RAW, Smooth Touch, RBM, Deep Soul, Club Ultimate et Lil' Mo Ying Yang. Le fondateur du Pacha New York a également signé de nombreux remix pour des icônes de la pop telles que Whitney Houston ou Madonna. Depuis les années 1990, il écumait les boîtes de nuit du monde entier pour faire danser les fêtards.

Taxi 2 sur Netflix : un accident fatal et une bataille juridique de 10 ans

Le drame survient en août 1999, Porte Dauphine à Paris, lors du tournage de la scène durant laquelle la 406 blanche de Samy Naceri effectue un vol plané au-dessus de deux chars. Le cascadeur Gilbert Bataille est chargé de la manoeuvre et les cadreurs doivent capter le décollage du véhicule grâce à un tremplin (la voiture sera conçue numériquement).

Après un premier essai jugé trop lent par le metteur en scène Gérard Krawczyk, le cascadeur fait une deuxième tentative en allant plus vite et avec un tremplin plus long. Mais la voiture retombe beaucoup trop loin, dérape et percute deux personnes : le caméraman Alain Dutartre, qui meurt peu de temps après, et un accessoiriste qui est gravement blessé.

Rémy Julienne, l’un des cascadeurs les plus aguerris de France (il a doublé Roger Moore, Jackie Chan, Belmondo…), officie sur Taxi 2 en tant que responsable des cascades. Hanté par cet accident (le seul dans sa carrière comptant pas loin de 1 400 productions !), il décide d'en endosser l'entière responsabilité, pensant qu’EuropaCorp ira dans son sens…

Quand Rémy Julienne comprend qu’il est seul, il déchante. Le malheureux fait même un infarctus après une confrontation avec Luc Besson devant le juge. En 2005, il est condamné pour homicide involontaire et écope de 18 mois de prison avec sursis ainsi que 13 000 euros d’amende. La responsabilité du producteur n'est pas mise en cause. Le superviseur des cascades avait expliqué :

"Au début, j'avais le cul entre deux chaises. (...) Puis un jour, j’ai eu accès aux éléments du dossier et j’ai vu ce que Besson, le réalisateur et les autres avaient déclaré. J’ai été littéralement écœuré. Je suis tombé de mon arbre, ils me chargeaient tous ! Là, j’ai changé de tactique et j’ai dit la vérité : je n’ai jamais trouvé dans une production quelque chose d’aussi horrible, jamais." *

Mais Rémy Julienne ne s'avoue pas vaincu. Il retrouve un devis qu'il avait soumis aux producteurs pendant le tournage, dans lequel il leur proposait, pour un coût de 18 000 euros, de faire des essais dans un terrain vague avant la cascade (ce qui aurait, sans doute, empêché l’accident). La société de Luc Besson avait décliné la proposition, sans dire pourquoi...

La Cour de cassation retient, en 2010, qu'EuropaCorp a refusé d’effectuer ces tests pour économiser au maximum. L'enquête met également en lumière la pression permanente que l’entreprise mettait sur ses salariés pour que le tournage soit le plus rapide possible, au détriment de la sécurité (chose que Luc Besson a toujours fermement démenti en dépit des témoignages).

Rémy Julienne avait même expliqué que la mort du caméraman n'avait pas poussé la production à diminuer les prises de risques : "Après cinquante ans de carrière je ne sais jamais d'avance ce qu'il faut faire mais je sais ce qu'il ne faut pas faire. Et il y a eu d'autres anomalies de ce type. Le pire c'est qu'à la fin la production a refusé de payer ces frais supplémentaires." *

EuropaCorp est finalement reconnue coupable d'homicide involontaire. La société doit ainsi payer 100 000 euros d'amende et 30 000 euros de dommages et intérêts à la famille d'Alain Dutartre. Même si la Cour de cassation l'a dispensé de toute peine, ces dix ans de procès ont considérablement marqué Rémy Julienne (il a fait trois infarctus, deux cancers et a disparu des plateaux).