26 août 2020

Camilla Luddington est maman pour la deuxième fois

Carnet rose pour Camilla Luddington. Mardi 25 août, l'interprète de Jo Wilson dans la série Grey's Anatomy a annoncé à ses fans avoir accouché d'un petit garçon prénommé Lucas. "Après ce qui m'a semblé être un trimestre qui a duré une année entière... c'est finalement arrivé !", s'est ainsi exclamé la comédienne en légende d'un cliché de son nouveau-né, contre sa poitrine.

"Matt et moi sommes siiii heureux d'annoncer la naissance de notre adorable petit garçon Lucas, également connu sous le surnom de mon petit lion, cri de joie pour tous les lions !", a ainsi ajouté Camilla Luddington, faisant ainsi référence au signe astrologique de son petit garçon. Un heureux événement pour la comédienne, qui avait annoncé sa deuxième grossesse en mars dernier, et qui est déjà maman d'une petite Hayden, âgée de 3 ans, qu'elle a eu avec son mari Matthew Alan.

Aussitôt l'heureuse nouvelle annoncée sur les réseaux sociaux, plusieurs membres du casting de Grey's Anatomy ont réagi, exprimant leur joie et faisant part de leurs félicitations. "Bienvenue Lucas ! J'ai tellement hâte de te rencontrer enfin en respectant les distances sociales", s'est amusé Giacomo Gianniotti, l'interprète d'Andrew DeLuca dans la série, tandis que Jake Borelli, qui joue Levi Schmitt, a écrit : "Ooooh tant d'amour pour vous ! Félicitations à vous et à toute la famille. J'ai déjà hâte de rencontrer le petit lion". Sarah Drew, qui campe April Kepner a ajouté un "Lucas !!!!!", se disant "tellement excitée" par cette naissance. Sarah Michelle Gellar et Bethany Joy Lenz des Frères Scott ont aussi félicité l'heureuse petite famille.

Dix petits nègres : le classique d'Agatha Christie change de titre

L’Œuvre d'Agatha Christie n'en finit pas de passionner les foules. Qu'ils soient transposés en films, en mini-séries, ou en pièces de théâtre, les nombreux romans de l'auteur à succès résistent à l'épreuve du temps et doivent également s'adapter à de nouvelles époques. C'est le cas de son plus grand best-seller, qui est rebaptisé à l'occasion d'une nouvelle édition chez le Livre de poche. Fini Dix petits nègres, désormais l'ouvrage s'appelle Ils étaient dix. Une décision prise par la famille de l'écrivaine et qui a pour objectif de ne pas offenser les lecteurs, comme l'explique l'arrière-petit-fils James Prichard dans un entretien avec RTL :

"Quand le livre a été écrit, le langage était différent et on utilisait des mots aujourd’hui oubliés. Ce récit est basé sur une comptine populaire qui n’est pas signée Agatha Christie... Je suis quasiment certain que le titre original n’a jamais été utilisé aux États-Unis. Au Royaume-Uni, il a été modifié dans les années 1980 et aujourd’hui nous le changeons partout... (...) Ça a du sens pour moi : je ne voudrais pas d’un titre qui détourne l’attention de son travail... Si une seule personne ressentait cela, ce serait déjà trop ! Nous ne devons plus utiliser des termes qui risquent de blesser : voilà le comportement à adopter en 2020..."

Comme l'explique James Prichard, ce changement ne date pas d'hier. Lors de sa publication originale, en 1939, le roman avait pour titre Ten Little Niggers, puis Ten Little Indians, avant d'être modifié dès l'année suivante, en 1940, en And Then There Were None pour l'édition américaine. "La France était un des derniers territoires à garder Dix petits nègres", précise Béatrice Duval, directrice générale du Livre de Poche.

À l'écran, les adaptations britanniques portaient également le titre And Then There Were None. La prochaine série, française cette fois, réalisée par Pascal Laugier et destinée pour la chaîne M6, s'intitulait déjà Ils étaient dix. Les téléspectateurs y retrouveront, entre autres, Samuel Le Bihan, Guillaume de Tonquédec, Marianne Denicourt, ou encore Romane Bohringer. Le feuilleton, qui contiendra six épisodes, n'a pas encore de date de diffusion.

Autre adaptation d'Agatha Christie à venir, celle de Mort sur le Nil par Kenneth Branagh, trois ans après son Crime de l'Orient-Express. Le film, prévu - pour le moment - pour le 21 octobre prochain, mettra en scène Gal Gadot, Armie Hammer, Annette Bening ou encore Kenneth Branagh, toujours dans la peau d'Hercule Poirot.

Meghan Markle : pourquoi le masque qu'elle portait lors de sa dernière apparition a une signification particulière

En renonçant à son statut de membre senior de la famille royale, Meghan Markle tient à exprimer en faveur de causes nobles, même avec son choix de masque. Dans le courant de la semaine du 17 août, comme l'a rapporté le magazine américain People ce mardi 25 août, la duchesse de Sussex et le prince Harry se sont portés volontaires pour distribuer des fournitures aux enfants les plus démunis en vue de la rentrée scolaire qui se prépare. Pour cet événement, les rebelles de la Couronne n'ont pas oublié de prendre leurs précautions, se munissant ainsi de masques de protection. Tandis que le père de famille a opté pour un masque couleur vert olive, sa femme, elle, s'est munie d'un masque rayé bleu et blanc, avec une touche d'orange à l'intérieur.

Un masque au message fort contre le racisme mais aussi en faveur de la cause féministe puisqu'il est "inspiré par les tissus d'Afrique", selon nos confrères d'outre-Atlantique. En effet, ce dernier vient tout droit de la marque new-yorkaise Royal Jelly Harlem. Une enseigne fondée par un duo composé d'une mère et de sa fille, Teta et Maya Gorgoni. Meghan Markle a ainsi opté pour une marque qui "achète bon nombre de ses matériaux auprès de fournisseurs africains", ses fabriquants sont aussi des tailleurs nés en Afrique qui fabriquent leurs produits aux États-Unis, à en croire le site de Royal Jelly Harlem cité par People. Un masque au message subtil disponible pour le prix de 15 dollars, soit 12,70 euros.

Femme engagée depuis sa plus tendre enfance, elle qui s'interrogeait déjà sur le rôle des femmes en s'attaquant à une publicité qu'elle jugeait sexiste à l'âge de 11 ans, Meghan Markle se mobilise pour de nombreuses causes, notamment pour les femmes en situation précaire, pour l'environnement, mais aussi pour le mouvement Black Lives Matter, suite à la mort de George Floyd. Des engagements auxquels son mari le prince Harry tient aussi. Toutefois, il y a bien une cause pour laquelle les tourtereaux ne se mobilisent pas ensemble. Alors que Meghan Markle a incité les citoyennes à se rendre aux urnes pour faire barrage à Donald Trump lors de la prochaine élection présidentielle, le duc de Sussex ne peut pas la suivre, en raison du protocole royal.

Meghan et Harry : pourquoi ils ont choisi la ville de Montecito pour leur vie de famille

Meghan Markle et le prince Harry sont plus heureux que jamais à Montecito ! Le couple ne regrette pas son choix de s'installer dans leur grande villa de Santa Barbara, après avoir passé plusieurs mois à Los Angeles, dans la propriété de leur ami le producteur Tyler Perry. En effet, selon People Magazine, Meghan et Harry se sentent "en paix", derrière les murs de leur nouveau nid douillet.

"Ils rêvaient d'une petite communauté et d'un rythme plus lent, Montecito est une ville harmonieuse, très agréable, et la proximité avec Santa Barbara leur offre tout ce qu'ils recherchent", a confié une source au magazine britannique. L'opportunité d'offrir à leur petit Archie cette vie normale dont ils rêvaient tant. "Ils ont l'impression que le futur leur réserve tant de choses. Ils peuvent espérer donner à Archie une vie des plus normales", ajoute la source.

Le couple royal a déménagé dans le plus grand des secrets, au début du mois de juillet.La nouvelle maison de Meghan Markle et du prince Harry comprend pas moins de neuf chambres, 16 salles de bains, une aire de jeux pour enfants et une piscine. De quoi élever leur petit Archie dans de très bonnes conditions.

Le prix de ce bien ? Il est estimé à plus de 14 millions de dollars. De quoi soulever des interrogations sur le financement de la villa, dont il se murmure que c'est le prince Charles qui a financé une partie. Enfin, selon certaines sources, la nouvelle villa du prince Harry et de Meghan Markle aurait été enregistrée au nom de la mère de famille de 39 ans. Il faut dire que Meghan Markle elle a la citoyenneté américaine, contrairement à son époux, qui lui est britannique.

La cuisine des Mousquetaires : Micheline Banzet-Lawton est morte à l'âge de 97 ans

Triste nouvelle pour Maïté. Selon les informations de Sud-Ouest, Micheline Banzet-Lawton, son acolyte dans l'émission de cuisine La cuisine des Mousquetaires , est morte ce week-end, à l'âge de 97 ans, à Bordeaux. Pendant près de 15 ans, les deux femmes ont animé cette émission à succès de France 3. Les fans n'ont évidemment pas oublié les nombreux moments cultes qui se sont déroulés dans cette cuisine comme par exemple le jour où Maïté avait assommée une anguille avec un pilon de mortier face à Micheline, qui l'aidait à tenir le corps du poisson.

Alors que Micheline Banzet-Lawton avait une carrière toute tracée dans la musique, puisqu'elle avait un talent pour le violon, elle deviendra finalement journaliste mélomane. C'est grâce à son ami Alain Pujol, qu'elle rencontre Maïté. Le coup de foudre amical est immédiat entre la Parisienne de naissance et la Landaise. "Cette féministe qui ignorait le mot de féministe avait proposé à France 3 cette idée d'un tandem de femmes pour évoquer la cuisine gasconne, une sorte de duo à la Laurel et Hardy", a confié un proche dans les colonnes du quotidien. Pour l'heure, Maïté n'a pas encore réagi à l'annonce de la mort de son amie, mais elle devrait partager sa grande tristesse.

Micheline Banzet-Lawton n'était pas seulement connue pour avoir co-animé La cuisine des Mousquetaires. En effet, elle a également co-fondé la radio du service public France Musique. Pendant 35 ans, elle a produit plusieurs émissions, comme Trois jours avec. Dans ce programme, elle a réalisé de nombreuses interviewes, dont la dernière de Maria Callas. Mariée à deux reprises, elle avait donné la vie à quatre enfants, dont le dernier qui est toujours à la tête de France Musique.

Kaamelott Premier volet : Alexandre Astier s'autorise à "déplaire aux fans"

Kaamelott le film est calé pour sortir dans les salles le 25 novembre prochain ! Pour faire patienter les fans, le numéro de septembre du magazine Première a pu poser quelques questions à Alexandre Astier, maître d'œuvre de la saga Kaamelott en BD, à la télé et au cinéma. Un entretien garanti sans spoiler ni sur le casting du film, ni sur son intrigue, qui sera gardée secrète le plus longtemps possible.

Commençons par une confirmation. Bien qu'on ne voie pas Arthur dans la bande-annonce déjà dévoilée, il sera bel et bien au casting de ce Premier volet. Les acteurs comme nous spectateurs ont grandi, mais s'il s'est passé dix ans entre la fin de la série diffusée en 2009 et la sortie du film, il s'est également passé dix ans dans la chronologie de Kaamelott, comme le précise A. Astier : "Ce que j'ai fait en tant qu'auteur, c'est que j'ai écrit cette suite en prenant en compte les dix années depuis l'arrêt de la série. Et ça, ça permet au spectateur de raccrocher. (...) C'est pas un reboot, mais il y a quand même une renaissance. Une petite odeur de neuf. Les personnages ont changé."

Mais il s'est passé visiblement beaucoup de choses à Kaamelott et dans ses environs en dix ans : "Il remue le film. Il déplaira peut-être, mais c'est feuillu. C'est chargé. En revanche, je ne vais pas vous dire : "C'est rigolo, c'est fun", parce que c'est mieux que ça". Pensée qu'il résume en une expression très kaamelottienne : "Ce film est pour les gens qui aiment les trucs touffus".

Si toutefois l'intrigue de Kaamelott est toujours secrète, c'est parce que son créateur le désire et il justifie ce choix en faisant un parallèle avec l'un de ses loisirs favoris, le jeu de rôles : "Quand tu diriges un jeu de rôles, les mecs jouent volontiers à ton jeu à partir du moment où ils savent que t'as installé des chausse-trappes. Ils te font confiance et ils viennent chercher des coups de pute. (...) Et les coups de pute, ça se prépare, ça s'organise, il ne faut pas trop en dire pour préserver les fans autant que le grand public."

Un film d'une telle ampleur que Kaamelott n'est évidemment pas réservé qu'aux fans hardcore de la saga arthurienne façon M6 : "Je pense que [le Premier volet] est visible par tout le monde" (...), répond Alexandre Astier. "J'ai même fait gaffe à ce qu'il le soit. Celui qui ne connait rien à la série va pouvoir se raccrocher à l'histoire : celle d'un roi qui revient. (...) Après, celui qui s'est bouffé la série va mieux en profiter, forcément, il va remarquer tous les détails que j'ai semé dedans. (...) En fait, j'ai toujours fantasmé un spectateur qui connaît très bien Kaamelott et qui y va avec quelqu'un qui ne connaît pas. Il se penche vers l'autre pendant la séance en disant "Je t'expliquerai après" (Rires.)."

Décrit comme un mélange de comédie, de dark fantasy et d'aventure, ce nouveau volet de l'univers Kaamelott sera assez dépaysant comme la bande-annonce le laisse entrevoir avec ses couleurs très différentes, mais ce ne sera pas forcément le cas des films suivants : "En ce moment, je pense au prochain film, je vois la couleur qu'il va avoir et forcément, c'est une réaction à la couleur du premier volet. J'ai tendance à faire du bleu quand j'ai bouffé du rouge et du vert quand j'ai bouffé du bleu. Je ne me passerai jamais de ça (...)." A. Astier ne veut pas tomber dans une routine ou une saga visuellement uniforme, qu'on se le dise !

C'était une question sur la forme, mais sur le fond, le ton du film était (volontairement ?) difficile à cerner dans les premières images révélées. Elles laissaient toutefois entrevoir un film plutôt sérieux malgré une réplique finale typiquement "percevalienne", ce que confirme l'interview : "Mon travail c'est pas de dire : "Venez, ça va être drôle". Mon travail c'est de dire : "Venez, y a des pièges. Vous allez tomber dans certains d'entre eux, pas dans d'autres, mais je ne vais pas vous faire la carte avant parce que sinon, on ne s'amuse plus."" Une fois de plus, Alexandre Astier a cherché à surprendre son public et non à répondre à d'éventuelles attentes :

"Je ne fais pas du fan service. Si vous me demandez trois fois de faire du rouge, je ferais du bleu (...), c'est pas vous qui racontez, c'est moi. Donc je m'autorise à vous déplaire. Ça fait partie du deal. Je signe et je fais ce que je veux. C'est ça mon boulot, pas de vous convenir." A bon entendeur, rendez-vous dans les salles le 25 novembre.

Cobra Kai : la série diffusée sur Netflix, suite de Karaté Kid, adaptée en jeu vidéo

Diffusée sur Youtube Premium d'abord et actuellement sur Netflix, dont on attend d'ailleurs prochainement la troisième saison, la série Cobra Kai est une suite de Karaté Kid, se déroulant plus de trente ans après les événements du film culte, qui avait fait de Ralph Macchio une star.

GameMill Entertainment vient d'annoncer pour le 27 octobre prochain sur PS4, X Box One et Nintendo Switch la sortie de Cobra Kai : The Karate Kid Continues. Beat Them All auquel les comédiens William Zabka et Ralph Macchio prêteront leurs voix à leurs personnages respectifs, le jeu offrira huit personnages jouables au total; chacun ayant ses propres compétences et combos de coups, qui se déchaîneront tout au long de 28 missions se déroulant à Los Angeles. L'idée étant d'achever toutes les missions dans les deux camps rivaux, celui de Johnny Lawrence Vs Daniel LaRusso.

Tex Avery, génie absolu de l'animation, toujours sans héritier 40 ans après son décès

Entre les années 1930 et le milieu des années 1950, un génie nommé Tex Avery révolutionne le dessin animé. Riche de 135 films, son oeuvre d'une incroyable folie créatrice -surtout la période MGM- reste une référence absolue en matière d'animation et d'humour visuel. Qu'on en juge. Un loup en smoking et érotomane aux yeux exorbités devant une délicieuse pin-up; un volcanique "petit" chaperon rouge ; Droopy, le génial anti-héros canin neurasthénique qui respire la joie de vivre, un écureuil fou, Bugs Bunny, Daffy Duck…Dans l’univers de Tex Avery, tout devient possible, même l’impossible. Comme il le disait d'ailleurs lui-même : "le public trouve ça drôle parce qu’impossible". Tex Avery, c’est l’anti Disney, une imagination totalement débridée au service du gag et d'un sens inouï du rythme.

Disparu en 1980 à l'âge de 72 ans, il y a tout juste 40 ans, ce génie de l'animation, et du cinéma tout court, n'en finit pas de nourrir l'imaginaire de cinéastes, artistes, dessinateurs ou publicitaires. Politiquement incorrect, le maître reste sans égal et sans réel héritier.

Frederick Bean Avery, dit Fred ou surtout Tex -en hommage au Texas-, voit le jour le 26 février 1908 à Taylor. Il est le descendant de deux fameuses figures de l'histoire des Etats-Unis. D'abord l'explorateur et pionnier de la colonisation de l'Amérique du Nord Daniel Boone, un Davy Crockett avant l'heure. Et, dit-on, du "juge" Roy Bean, légende du folklore du Far West, qui s'appelait lui-même "la Loi à l'Ouest du Pecos".

Dès son jeune âge, Tex Avery développe un goût prononcé pour le dessin. Après une formation aux métiers de dessinateur et animateur au Art Institute of Chicago, il tente sans succès de vendre ses planches de dessins. Il part alors en Californie pour entamer une carrière dans l'animation. A cette époque, toutes les Majors n'ont pas encore leur propre Département animation. Souvent, elles se contentent de distribuer les Cartoons, alors créés par des indépendants.

Il travaille d’abord pour les Studios Fox, puis pour Charles Mintz à la Columbia et dans les studios de Walter Lantz chez Universal. Là, il est affecté sur la série des Oswald le lapin chanceux de 1931 à 1935 – il aurait même réalisé deux épisodes. C’est à cette époque qu’il perd l’usage de l’œil gauche, éborgné par une agrafe à la suite d’un chahut de bureau. Dès le début, Avery se fait remarquer. Travailleur acharné, blagueur féroce, il a un exceptionnel sens de l'humour. Chaque animateur contribue à la création des gags dans les Cartoons; mais Tex était dit-on le plus drôle.

En 1935, Avery intègre le département animation de Warner Bros., dirigé par Leon Schlesinger, et convainc ce dernier de le laisser diriger sa propre équipe d’animateurs. Il supervise ainsi entre autres Robert Clampett et Chuck Jones, au sein d’un bungalow infesté de termites rapidement rebaptisé Termite Terrace. "On a tout de suite compris qu'il était différent" dira des années plus tard le grand Chuck Jones à son égard; "on ne l’analysait pas comme ça à 20 ans, sinon j’aurai tout de suite compris que c’était un génie. Et ce génie n’a jamais failli dans aucun de ses films !"

L’équipe travaille dans un premier temps sur les cartoons Looney Tunes en noir et blanc, puis sur les Merrie Melodies en couleurs. Avec ses collaborateurs, Avery le perfectionniste va inventer un style d’animation qui contraste vivement avec les cartoons de Disney, et créer une série de personnages stars du genre, comme Daffy Duck, doublé par Mel Blanc, ou bien entendu Bugs Bunny, co-élaboré avec Ben "Bugs" Hardaway, Cal Dalton et Chuck Jones. Avery réalisera lui-même réalisera quatre Cartoons mettant en scène le personnage.

En 1941, à la suite d’un désaccord avec le boss du studio Leon Schlesinger, Avery quitte la Warner et part un temps œuvrer à la Paramount, travaillant sur Speaking of Animals, un concept auparavant retoqué par Schlesinger qui consiste à utiliser des prises de vues réelles d’animaux et à animer leurs lèvres. Il rejoint ensuite la MGM pour travailler sous la supervision de Fred Quimby, et atteint ce qu’on considère généralement comme son apogée, avec plus de marge de manœuvre et de moyens qu’auparavant.

Son premier cartoon pour la major, The Blitz Wolf, détourne le conte des Trois Petits Cochons en parodiant Adolf Hitler, représenté en loup, et se voit nommé à l’Oscar du meilleur court métrage animé en 1942. Projeté en avant-programme dans les salles de cinéma, c'est un triomphe absolu : les spectateurs se déchaînent, hilares, applaudissent. Le succès est tel que les projectionnistes sont obligés de repasser une seconde et même une 3e fois le Cartoon.

Narvalo : la nouvelle Création Décalée de Canal+ arrive en septembre

Après Calls en 2017 et L'Effondrement l’année dernière, Canal+ va lancer à partir du lundi 14 septembre à 23h05 Narvalo, sa nouvelle création Décalée. Inspirée de galères réelles, chacun des 8 épisodes de 13 minutes nous projette dans les souvenirs du narrateur qui raconte sa dernière mésaventure en date à ses amis. Cette collection de récits montre une nouvelle facette de la vie de banlieue où la tradition orale permet de tromper l’ennui tout en montrant la créativité et l’autodérision des personnes qui l’habitent.

Narvalo provient tout droit de l’imaginaire de Matthieu Longatte, créateur de la chaîne youtube Bonjour Tristesse, aux 250 000 abonnés sur laquelle il commente avec cynisme la vie politique actuelle. Avec cette série, le comédien fait ses premiers pas dans l’écriture de fiction et dans la réalisation, et en profite ainsi pour peindre un portrait positif de la banlieue en donnant une voix à des personnages issus des minorités et souvent sous-représentés à la télévision.

Le casting de Narvalo est également à l’image de la série puisque le créateur a collaboré avec l’association 1000 Visages qui oeuvre pour l’insertion des jeunes de banlieue dans le cinéma. Ce sera donc l’occasion de découvrir ou retrouver de jeunes talents comme Rabah Nait Oufella (Entre les murs, Grave), Marceau Ebersolt (Mytho), Sekouba Doucouré, Mathilde La Musse, Tarik Rehane, et encore bien d’autres.

Roman Polanski : le réalisateur reste exclu de l'Académie des Oscars

La justice américaine a tranché : Roman Polanski ne réintégrera pas l’Académie des Oscars. Radié en mai 2018 sur décision du Conseil des Gouverneurs de l'Académie des Arts et des Sciences du Cinéma pour non-respect "des normes de bonnes conduite", le cinéaste franco-polonais avait contesté cette décision par la voix de son avocat Harland Braun, avant que sa demande ne soit finalement rejetée cette semaine par le juge de la Cour Suprême de Los Angeles Mary Strobel.

Condamné en 1977 pour détournement de mineur après avoir été reconnu coupable d’une relation sexuelle avec Samantha Geimer, âgée de 13 ans au moment des faits, Roman Polanski avait choisi la voie de l’exil en quittant précipitamment la Californie pour s’installer à Paris après que l'accord passé avec le procureur ait été modifié sans son accord. Dans les heures qui ont suivi cette nouvelle décision judiciaire, Harland Braun a réagi au nom de son client, déplorant que "toutes les décisions prises par les juges d'aujourd'hui ne font que couvrir la mauvaise gestion de l'affaire par leurs prédécesseurs".

Lauréat de la statuette du Meilleur réalisateur en 2003 pour Le Pianiste, prix qu’il n’avait pu accepter en personne de fait de sa situation, Roman Polanski ne pourra donc pas voter pour la prochaine cérémonie des Oscars, dont la date a été décalée au 25 avril 2021 suite à la fermeture temporaire des cinémas sur le territoire américain.