10 avril 2026

Première image de Marion Cotillard en star des années 80 dans Roma Elstica

Quoi de mieux qu'une place en sélection officielle du Festival de Cannes pour se retrouver sous le feux des projecteurs, avec une star de la trempe de Marion Cotillard devant sa caméra ? C'est ce qui attend Bertrand Mandico avec son nouveau long métrage, Roma Elastica, qui sera l'une des cinq Séances de Minuit de cette 79ème édition, annoncées par Thierry Frémaux ce jeudi 9 avril.

Après la Semaine de la Critique en 2018 (Ultra Pulpe) et la Quinzaine des Cinéastes en 2023 (Conann), le réalisateur continue de gravir les marches du Festival avec son univers iconoclaste, queer et rock, fluide et au croisement des genres dans tous les sens du terme, humains et cinématographiques. Et, pour la première fois de sa carrière, il s'offre une star, qui s'affiche sur la toute première photo, révélée en marge de l'annonce de sa sélection.

Présenté comme un drame, Roma Elastica se présente comme le portrait d'une actrice à bout de souffle qui, dans les années 80, part tourner son dernier film à Rome en compagnie de sa maquilleuse jouée par Noémie Merlant. L'occasion pour le cinéaste d'ajouter de nouveaux personnages féminins à la galerie déjà bien fournie qui compose son oeuvre, et de rendre "un hommage ébouriffant au Cinecitta" de l'époque, selon son distributeur Condor.

Avec ce titre qui évoque à la fois le Fellini Roma de l'auteur de La Strada autant qu'une idée de souplesse et de liberté, tout porte à croire que Bertrand Mandico va rester dans le surréalisme qui fait le sel de son cinéma. Et le fait de situer l'action de son film dans les mythiques studios de Cinecitta devraient lui permettre de continuer à jouer avec la notion d'artificialité, lui qui ne cache pas le côté factice de certains de ses décors et en fait des éléments constitutifs de son oeuvre foisonnante.

Mais il ne s'agit pour l'instant que de spéculation, à partir des quelques éléments dont nous disposons, car ce Roma Elastica est bien mystérieux pour le moment. Ce qui n'est pas pour nous déplaire, car le charme d'un festival comme Cannes réside aussi dans la découverte d'un film sur lequel on en sait très peu. Il paraît toutefois certain, au vu de la filmographie de Bertrand Mandico et de sa place en Séance de Minuit, case réservée à des opus qui secouent, que son nouveau bébé ne sera ni fade ni convenu. Et qu'il s'agira peut-être de l'un des films les plus dingues de cette édition. On prend les paris ?

Le réalisateur Patrice Leconte va prendre sa retraite !

Patrice Leconte (Les Bronzés, Ridicule, Maigret...) a annoncé, hier, dans l'émission La bande originale sur France Inter, travailler sur ce qui sera son dernier film.

Au moment d'évoquer son actualité en fin d'émission, le cinéaste de 78 ans a surpris l'auditoire en annonçant qu'il souhaitait s'arrêter bientôt. "Ce sera un projet un peu bizarre, très personnel. Et ce sera mon dernier film !" Et d'ajouter devant l'étonnement de l'équipe autour de la table : "Je n'en ferai plus après."

A la question, pourquoi ?, il répond en soupirant. "Eh bien parce que... Non, non... (il souffle) "C'est un métier très difficile. Je suis en bonne santé, j'ai de l'énergie, j'aime tout le temps autant le cinéma, la question n'est pas là. Mais les illusions, les incertitudes, c'est épuisant.

Ce film qui a pour titre de travail "Mon cinéma" devrait être très autobiographique, et Patrice Leconte a précisé qu'il y apparaitra également devant la caméra.

Il racontera pourquoi il a adoré faire du cinéma. Un projet qu'il décrit comment étant "joyeux et lumineux".

Patrice Leconte a fait cette confidence dans le cadre de la promotion du documentaire de Vladimir Rodionov et Avril Tembouret, L'œuvre invisible, au cinéma depuis ce mercredi 8 avril. Au sujet d'une certaine lassitude du métier, il indique "Je n'en peux plus d'être l'Alexandre Trannoy qui dit : 'pourvu que je fasse mon film'." en référence au documentaire dont il fait la promotion.

Rappelons que Patrice Leconte s'était déjà confié sur la difficulté de faire ce métier comme le rappelle Télé Loisirs. "J'ai fait 30 films. Et il y a autant de projets qui sont tombés à l'eau, indique le site, en renvoyant vers une matinale de RTL remontant à mai 2025. Ça ne se fait pas ? Ok ! Mais je préfère partir sur autre chose, et sauter à l'élastique parfois sans élastique."

Parmi les projets n'ayant finalement jamais vu le jour, il y a celui-ci que Patrice Leconte voulait faire avec Alain Delon et Juliette Binoche.

Ghost in the Shell ressort au cinéma dans une version restaurée

Ghost in the Shell fait partie de ces films que vous connaissez peut-être sans même les avoir vus. Car certaines de ses images les plus iconiques réapparaissent sur les réseaux sociaux ou les sites spécialisés à intervalles réguliers, et son influence sur la science-fiction a été immense, allant notamment jusqu'à inspirer quelques éléments de Matrix. Un opus né, entre autres choses, de l'amour des Wachowski pour le cyberpunk et la culture des mangas et animés.

La légende raconte en effet que les cinéastes auraient montré le film de Mamoru Oshii au producteur Joel Silver, en affirmant vouloir faire la même chose en prises de vues réelles. Car, oui, précision importante : inspiré du manga homonyme de Masamune Shirow, Ghost in the Shell est un film d'animation. L'un des plus grands de tous les temps pour bon nombre de connaisseurs, toujours subjugués par sa beauté plastique, fruit d'un mélange de techniques traditionnelles et d'images de synthèse, qui collent parfaitement à son sujet.

Nous y suivons en effet deux cyborgs membres de l'unité spéciale anti-terroriste du gouvernement, le major Kusanagi et son collègue Batou, chargés de traquer et capturer un pirate informatique insaisissable dans la ville de New Port City, au Japon, en 2029. Echec au box-office à sa sortie, il s'est offert une seconde vie grâce au marché vidéo, a connu une suite présentée en Compétition à Cannes en 2003 et un remake américain porté par Scarlett Johansson en 2017, loin d'être honteux mais qui n'a pas connu le succès escompté, avant de continuer de développer son univers sur petit écran, entre séries, téléfilms et jeux vidéo.

Trop souvent utilisé à tort et à travers, le mot "chef-d'oeuvre" est parfaitement approprié pour qualifier ce long métrage qui vient de souffler ses 30 bougies, et viendra fêter cette nouvelle décennie dans les salles françaises à partir du 10 juin. Et en grandes pompes, avec un restauration 4K, une version originale sous-titrée et une version française, ce qui fait office de petit événement. L'occasion est donc parfaite de (re)découvrir le film, dans les meilleures conditions possibles.

Et de constater qu'il n'a pas vieilli, surtout à l'heure où la question de l'intelligence artificielle relève de plus en plus de la science et de moins en moins de la fiction, en plus de voir à quel point certains des films les plus marquants de ces dernières années s'en sont inspirés. A l'image d'Avatar ou, encore une fois, de Matrix, qui lui a notamment emprunté quelques plans pour ses scènes d'action, où les trous dans la nuque et Neo, Trinity et consorts, pour accéder à la Matrice.

C'est notamment pour cette raison qu'il sera indispensable de se rendre dans l'un des cinémas projetant Ghost in the Shell à partir du 10 juin. Et parce que cela vous préparera au mieux à l'arrivée de la nouvelle série animée située dans son univers, prévue pour le mois de juillet.

Première image : Hafsia Herzi et Bastien Bouillon dans le thriller Histoires de la nuit d'après Laurent Mauvignier

Après une très belle année 2025 pour Hafsia Herzi, l'actrice sera à nouveau mise en lumière lors de la prochaine édition du Festival de Cannes avec deux films attendus !

César de la meilleure actrice début 2025 (pour le film Borgo de Stéphane Demoustier); récompensée à Cannes pour sa 3ème réalisation (La Petite dernière, en compétition officielle) en mai 2025, nommée 7 fois aux César en février dernier... Et la voici sélectionnée avec son nouveau film en tant qu'actrice.

Hafsia Herzi tient l'un des rôles principaux de l'adaptation du roman Histoires de la nuit de Laurent Mauvignier, aux côtés de Benoît Magimel, Monica Bellucci, Bastien Bouillon.

Le film se présente comme un huis clos et est mis en scène par Léa Mysius, dont ce sera le troisième long métrage après Ava (2017) et Les cinq diables (2022).

Le pitch d'Histoires de la nuit est le suivant : Nora, Thomas et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée avec pour seule voisine, Cristina, une peintre italienne. Alors que tout le monde prépare une soirée d’anniversaire surprise pour Nora, trois hommes rôdent autour de la maison et s’invitent à la fête, faisant surgir des secrets bien gardés… Le film sortira au cinéma le 16 septembre 2026.

L'auteur Laurent Mauvignier a déjà été adapté plusieurs fois au cinéma (Continuer de Joachim Lafosse, Des hommes de Lucas Belvaux).

Hafsia Herzi tiendra le rôle principal d'un autre film en sélection à Cannes. Il s'agit de Quelques mots d'amour, nouveau film de Rudi Rosenberg. Il est sélectionné à Un Certain Regard.

Le Pitch : Sarcelles 1995. Erika élève seule ses deux enfants. Sa fille Abigaëlle se persuade que son père, qu’elle n’a jamais connu, l’aime en silence quelque part. Lorsqu’elle se met en tête de le retrouver, Erika se sent obligée de l’aider, tout en cherchant à la protéger. En grandissant, la quête d’Abigaëlle vire à l’obsession, et menace l’équilibre déjà bancal de leur famille.

La date de sortie n'est pas encore connue.

09 avril 2026

Le reboot des X-Men se confirme avec de nouveaux scénaristes

La mutation est en marche. Le reboot des X-Men du côté du Marvel Universe se précise.

Le réalisateur Jake Schreier - déjà aux commandes du projet - a confirmé que deux plumes venues des séries les plus addictives du moment travaillent actuellement sur le script. Et pas n’importe lesquelles : Lee Sung Jin, créateur de la série Netflix Beef (Acharnés en VF) et Joanna Calo, co-showrunneuse de The Bear sont au travail pour écrire un nouveau film sur les mutants. Le projet est encore en chantier. Mais les bases sont posées.

Dans une interview accordée à Collider, Jake Schreier explique avoir demandé à Lee et Calo de retravailler la dernière version du scénario du film. Une collaboration qui n’a rien d’un hasard : tous trois avaient déjà bossé ensemble sur Thunderbolts, où ils ont prouvé qu’ils savaient manier les codes du film de super-héros (même si le succès a été davantage critique que commercial). Surtout, le cinéaste donne une direction claire pour ce reboot :

"Quand on replonge dans les comics X-Men, il y a une dimension idéologique, mais aussi des drames interpersonnels, presque dignes d’un soap opera... Alors avoir des scénaristes capables de faire émerger l’idéologie à partir d’enjeux personnels, si on y arrive, c’est ce qui sera le plus fidèle à ce que peuvent être les X-Men."

Pas seulement des pouvoirs et des bastons, mais des conflits humains, politiques, intimes. Du drama. Telle est l'ambition du prochain film X-Men du MCU.

Et Marvel a bien besoin de ça pour relancer une idée qui a déjà vu défiler une armée de scénaristes. Avant eux, Michael Lesslie (Hunger Games : La Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur, Now You See Me, Now You Don’t) avait livré une version du script, elle-même basée sur un précédent jet signé Aaron Rabin (Tom Clancy’s Jack Ryan) et Zach Dean (The Tomorrow War, Fast X). Un grand classique des blockbusters modernes : des scripts passés de main en main, peaufinés jusqu’à l’obsession.

Il faut dire que ce reboot des X-Men revêt une importance particulière : ce sera la première fois que les mutants auront droit à un film entièrement produit par Marvel Studios, depuis le rachat de la 21st Century Fox par Disney en 2019. Avant ça, les X-Men vivaient leur vie à part, dans une saga inégale allant de Logan à Deadpool, avec quelques accidents de parcours (X-Men: Apocalypse, The New Mutants…).

Ce nouveau départ sera initié dans le prochain Avengers : Doomsday dans lequel on retrouvera déjà Patrick Stewart (Professeur Xavier), Ian McKellen (Magneto), Kelsey Grammer (Beast) et James Marsden (Cyclope). Ils y feront leur baroud d'honneur. Et dans la foulée, une nouvelle génération de mutants devrait prendre le relais dans le film de Jake Schreier (sans date de sortie encore).

Francis Ford Coppola serait sur le point de tourner un nouveau film en Italie

Il vient de souffler 87 bougies. Mais la retraite, ce n’est pas pour lui.

Deux ans après Megalopolis, accueilli de manière contrastée autant par la critique que par le public, un nouveau projet est en train de naître chez Francis Ford Coppola.

A l’occasion de son anniversaire, le 7 avril, ce projet - sur lequel le cinéaste avait déjà confirmé travailler en 2024 - se confirme. Intitulé Glimpses of the Moon, le film devrait être tourné dans le sud de l’Italie. Vito Bardi, président de la région de Basilicate, a en effet annoncé que le réalisateur comptait poser ses caméras entre la Basilicate et la Calabre. Il évoque un "projet ambitieux", destiné à transformer ces territoires en véritable plateau de cinéma international, avec des décors capables de recréer des atmosphères européennes raffinées.

Le long métrage adaptera le roman du même nom publié en 1922 par Edith Wharton, une œuvre qui s’intéresse notamment aux relations de couple et au mariage dans la société américaine.

Dès septembre 2024, Coppola expliquait au Telegraph qu’il développait ce projet, qu’il imaginait comme une œuvre atypique, avec "de forts éléments de danse et de musique". "J’en ai fait une sorte de confection très étrange", précisait-il. Le cinéaste envisageait alors un tournage entre le Royaume-Uni et l’Europe, avec un financement en partie assuré par des subventions nationales, après avoir injecté 120 millions de dollars de sa fortune personnelle - issue de son activité viticole - dans Megalopolis.

Trois mois plus tard, auprès du Washington Post, le réalisateur d'Apocalypse Now évoquait un déménagement à Londres pour concrétiser le film, qu’il décrivait comme une "étrange comédie musicale dans le style des années 30". Une direction confirmée ensuite dans Deadline, où il parlait cette fois d’un projet "au budget modeste".

Un appel à casting de la Calabria Film Commission avait un temps annoncé un début de tournage en décembre 2025, notamment à Reggio Calabria, Cosenza et Scilla. Un calendrier qui n’a finalement pas été tenu. Mais le tournage semble et bien s'approcher.

Adam Scott face à une sorcière maléfique : bande-annonce de Hokum

Adam Scott a trouvé plus flippant que travailler chez Lumon. La star de Severance sera bientôt à l’affiche d’Hokum, un film d’horreur indépendant remarqué en mars dernier au festival South by Southwest. Il y joue un romancier se rendant dans une auberge en Irlande pour disperser les cendres de ses parents. Sauf qu'elle est hantée par une sorcière ancestrale… 

Le lieu du récit n’est pas anodin puisque le réalisateur d’Hokum, Damian McCarthy, est un cinéaste irlandais qu’on surveille depuis son deuxième long-métrage, Oddity, sorti l’an dernier en France sur la plateforme Insomnia. Une pépite horrifique exploitant déjà le folklore local avec une histoire d’inquiétant golem en bois. 

Mais au fait, ça veut dire quoi Hokum ? Damien McCarthy l’expliquait à Screen Rant :

"Le mot en lui-même veut dire foutaise, quelque chose de ridicule. Et je pense qu’en ce qui concerne le film, ça reflète bien le personnage d’Adam, qui ne croit pas du tout au folklore local des sorcières et des fantômes. Et il y a peut-être aussi un sens plus profond sur ce que traverse son personnage." 

Signe que la cote de McCarthy grimpe, le distributeur américain Neon (qui rafle toutes les Palme d’or à Cannes) a acquis Hokum. En France, c’est The Jokers Films qui le sortira en salle, le 29 avril prochain, et vient de dévoiler une bande-annonce courte mais riche en visions terrifiantes. 

Jaafar Jackson performe en Roi de la Pop dans le dernier trailer de Michael

Quel accueil réservera le public à Michael, le film consacré à Michael Jackson ?

Difficile à dire, mais à quelques jours de la sortie en salles, Universal met le paquet sur l’icône dans sa toute nouvelle bande-annonce dopée aux répliques totems : "C’est pour ça que je suis sur Terre", déclare l’artiste dans la vidéo, où l’on entend aussi la star briller : "J’ai tellement de chansons dans ma tête". Ou sa mère prophétiser : "J’ai toujours su que tu étais unique. Tu vas faire briller ta lumière".

Au-delà de ces dialogues conventionnels - pour ne pas dire artificiels - la bande-annonce présente plusieurs performances du Roi de la Pop en pleine action, dont une où il porte l’emblématique veste rouge du clip de Thriller. Sur le plan du grand spectacle, les fans en auront visiblement pour leur argent.

"Michael dresse le portrait cinématographique de la vie et de l’héritage de l’un des artistes les plus influents de notre époque", tease Universal dans son synopsis officiel. "Le film raconte l’histoire de Michael Jackson au-delà de la musique, depuis la découverte d’un talent hors du commun en tant que leader des Jackson Five, jusqu’à l’artiste visionnaire dont l’ambition créative a alimenté une quête incessante pour devenir le plus grand artiste au monde. Mettant en lumière sa vie hors scène et ses performances les plus emblématiques de ses débuts en solo, le film offre au public une place au premier rang pour découvrir Michael Jackson comme jamais auparavant."

Miles Teller sera le mentor, John Branca, avocat et manager de Michael Jackson pendant une grande partie de sa vie, qui prendra le relais... du paternel Joseph Jackson, joué par Colman Domingo.

Le film est réalisé par Antoine Fuqua. Michael, écrit par John Logan, sortira en France au cinéma le 22 avril 2026.

Disney veut que les prochains Avatar soient plus courts et moins chers

Quel futur pour Pandora ? Verra-t-on Avatar 4 ? Avatar 5 ? Et dans quelle version ?

Selon une enquête de The Wrap, 24% du tournage d’Avatar 4 est déjà bouclé, et les scripts des quatrième et cinquième films sont également terminés. Pourtant, chez Disney, l’avenir de la saga reste suspendu à un fil.

Malgré des revenus colossaux, la réception d’Avatar : Feu et Cendres a semé le doute : le troisième opus a généré un milliard de dollars de moins qu'Avatar : La Voie de l’Eau, et l’enthousiasme critique ainsi que l’excitation du public ont été plus faibles que prévu.

Résultat : le studio réfléchit à deux fois avant de poursuivre. Selon The Wrap, des discussions internes sont en cours pour envisager des suites "beaucoup plus courtes et moins chères", histoire de limiter le risque financier. La stratégie est claire : réduire la durée des films, simplifier les procédés techniques et, surtout, éviter que Pandora ne devienne un gouffre sans retour sur investissement.

Cette prudence s’étend aussi aux parcs à thème, comme une preuve que la marque Pandora n'est pas aussi populaire que ça.

Le projet d’une zone Avatar à Disney California Adventure, qui devait compléter le succès du land floridien, est désormais en question.

Selon d’anciens collaborateurs de Disney, la direction préfère aujourd’hui investir dans Zootopie, qui semble parler plus largement au plublic mondial (chinois notamment) et qui utilisent des systèmes plus simples à exploiter, comme celle qui a ouvert ses portes à Shanghai en 2023. Le terrain initialement réservé à Pandora pourrait donc bientôt accueillir Judy Hopps et Nick Wilde plutôt que les Na’vi, illustrant à quel point le studio hésite à miser encore sur l’univers de James Cameron.

Les raisons de cette prudence sont multiples. La promo d’Avatar : Feu et Cendres a été jugée trop similaire à celle de Avatar : La Voie de l’Eau, le teasing est arrivé tard et le merchandising quasi inexistant. Le film dure 197 minutes, le plus long de la saga, et son lancement pendant la période de Noël a compliqué les choses. Le public, habitué à l’événementiel spectaculaire de James Cameron, n’a pas retrouvé le même engouement.

Pour James Cameron, le défi est de continuer à faire des films à son image, ambitieux, visuellement vertigineux, centrés sur l’océan et l’environnement, tout en allégeant les coûts et la logistique. Les équipes savent qu’un Avatar plus « léger » devra rester un spectacle immersif et spectaculaire, sinon l’attrait de Pandora risque de s’éroder.

En clair, Pandora n’est pas encore sauvée. Disney pèse le pour et le contre, entre l’envie de continuer une saga historique et la peur de répéter les « hauts et bas » d’un troisième film jugé trop colossal pour son propre bien.

Michael J. Fox n'apprécie pas qu'on le fasse passer pour mort !

"Les rumeurs de ma mort sont grandement exagérées" s'amusait Mark Twain il y a plus d'un siècle. Michael J. Fox pourrait en dire autant en 2026.

Une vidéo hommage publiée par CNN a brièvement laissé croire, hier, à la disparition de Michael J. Fox. Sauf que non. L’acteur est bien vivant et il l’a fait savoir avec un sens de la répartie intact.

Mercredi 8 avril 2026, la chaîne américaine diffuse un montage célébrant la carrière de la star de Retour vers le futur. Problème : le titre, "Remembering the life of actor Michael J. Fox" (en Français : "En souvenir de la carrière de Michael J. Fox") donne clairement l’impression que l’acteur est décédé. En quelques minutes, la vidéo devient virale et déclenche une vague d’inquiétude sur les réseaux. Mais Michael J. Fox, fidèle à lui-même, n’a pas tardé à calmer tout le monde, en postant ce message sur Threads, entre ironie et autodérision : 

“Comment réagir quand vous allumez la télé et que CNN annonce votre mort ? Est-ce que vous… A) zappez sur MSNBC, ou quel que soit leur nom aujourd’hui, B) vous vous versez de l’eau bouillante sur les genoux (si ça fait mal, c’est que ça va), C) appelez votre femme en espérant qu’elle soit à la fois inquiète et rassurante, D) Relax, ça vous arrive une fois par an, E) Vous vous demandez ‘WTF?’ Je pensais que la fin du monde était arrivée, mais apparemment c’est juste ma fin à moi... et je vais bien. Love, Mike."

Dans la foulée, CNN a supprimé la vidéo et publié un correctif : la diffusion était une erreur. La chaîne présente ses excuses à l’acteur et à sa famille.

Plus de peur que de mal donc, et une frayeur vite désamorcée grâce à l’humour de celui qui reste l’un des visages les plus aimés d’Hollywood. Derrière cette anecdote un peu absurde, Michael J. Fox poursuit surtout un combat bien réel : celui contre la maladie de Parkinson. Diagnostiqué en 1991 à seulement 29 ans, il rend sa maladie publique en 1998 avant de créer, en 2000, la Michael J. Fox Foundation, devenue aujourd’hui une référence mondiale dans la recherche.