18 mars 2026

Patrick Bruel visé par de graves accusations : huit femmes sortent du silence dans une enquête de Mediapart

Chanteur populaire depuis plus de trente ans, Patrick Bruel se retrouve à nouveau au coeur d'accusations graves. Une enquête publiée par Mediapart rassemble les récits de femmes qui disent avoir subi de sa part des comportements sexuels imposés. L'image du chanteur adoré des foules se heurte ici à des témoignages très différents.

Selon cette enquête, huit femmes issues des secteurs de la musique, du théâtre, du cinéma et du tennis accusent l'artiste de violences sexuelles pour des faits qui se seraient déroulés entre 1992 et 2019. L'une d'elles dit avoir été mineure, et deux ont saisi la justice, l'une pour viol, l'autre pour tentative de viol. Toutes décrivent un climat de peur et de silence autour de la star.

Les huit femmes citées décrivent des situations variées : loges de théâtre, festivals à l'étranger, coulisses de concerts ou milieu du sport. Elles évoquent des attouchements, des baisers imposés, des propositions insistantes, parfois des agressions plus graves.

Daniela Elstner, aujourd'hui directrice générale d'Unifrance, affirme avoir été victime en 1997, lors d'un festival à Acapulco, d'une tentative de viol et d'une agression sexuelle. Elle a déposé plainte le 12 mars 2026 : "Aujourd'hui, je suis prête à parler, et je dépose une plainte que j'aurais dû déposer il y a trente ans", a-t-elle confié à Public. Pour elle, "ce que je veux, c’est que cette fois on entende, et qu’on ne puisse plus dire qu’on ne savait pas".

Au-delà de ce témoignage, la justice enquête déjà sur une autre plainte, déposée le 30 septembre 2024 pour viol présumé à Dinard en 2012, confiée au parquet de Saint-Malo. Ces procédures s'ajoutent aux signalements plus anciens de masseuses qui, en 2019, avaient dénoncé des faits d'agression, de harcèlement ou d'exhibition sexuelle dans plusieurs villes où le chanteur était en tournée.

En 2020, ces premières enquêtes, ouvertes après les plaintes de masseuses, ont été classées sans suite. "en l'absence d'élément permettant de caractériser une infraction pénale", a indiqué une source proche du dossier citée par l'Agence France-Presse. Ce classement n'a pas empêché la naissance de nouveaux récits, certains d'abord anonymes, via des courriels adressés aux parquets ou des témoignages relayés dans la sphère #MusicToo.

L'artiste conteste ces récits et réfute toute "violence" ou "contrainte". Il a nié les faits dénoncés, qualifiant les accusations de mensonges. Lors des premières affaires, il déclarait : "Tant que je n'ai pas eu accès au dossier, tant que je n'ai pas vu un juge, je ne peux pas m'exprimer", avait-il expliqué dans Paris Match, tout en redoutant que "toute prise de parole n’entraîne de nouvelles accusations".

La Danse des renards : Samuel Kircher à l’affiche d’un portrait d’adolescence coup de cœur et coup de poing

Dans un internat sportif, Camille, un jeune boxeur virtuose, est sauvé in extremis d’un accident mortel par son meilleur ami Matteo. Alors que les médecins le pensent guéri, une douleur inexpliquée l’envahit peu à peu, jusqu’à remettre en question ses rêves de grandeur.

En salle cette semaine, La Danse des renards est le premier long-métrage du cinéaste belge Valéry Carnoy. Récompensé du prix des collégiens lors de la 36e édition du festival Ciné-Junior en février dernier, le film est parvenu à séduire les jeunes jurés, et pour cause : dans la pure tradition du genre “coming of age”, ce long-métrage constitue un récit d’apprentissage dur mais touchant, capable de confronter ses jeunes protagonistes aux défis présentés par l’entrée dans l’âge adulte. Un sujet tout trouvé pour les cinéphiles en herbe… mais pas que ! En effet, La Danse des renards, loin d’être un teen movie, se révèle rapidement porteur de valeurs universelles.

L’amitié, d’abord, occupe une place majeure au cœur de son intrigue. Bien que solidement ancrée dans leur vie, la relation de Camille et Matteo – respectivement incarnés par Samuel Kircher et Faycal Anaflous, brillants de spontanéité et de naturel – se détériore petit à petit suite à l’accident dont Camille est victime. Cette blessure invisible devient alors la source d’un changement brutal, d’une rupture dans leur complicité, en métaphore sensible et subtile du passage à l’âge adulte : confronté à un mal qu’il peine à définir, à identifier, Camille change et bouleverse son propre univers. Cette peur, ce rejet, se caractérise alors comme le déni d’un deuil nécessaire, celui d’un temps passé et révolu, celui de l’enfance. Entre lui et ceux qu’ils considéraient pourtant comme ses amis, une tension sourde s’installe alors et entraîne une lente escalade de violence que personne ne semble pouvoir contrôler.

Le corps de Camille, lui aussi, évolue pour ne plus lui répondre. Pourtant boxeur prodige, celui-ci ne parvient plus à combattre, souffre de douleurs inexpliquées, ne saurait expliquer sa peine. “Je trouvais que la douleur psychosomatique de Camille était intéressante, explique le cinéaste Valéry Carnoy. C’est un sujet actuel, comme le burn-out par exemple.” À l’image de la puberté, cette blessure prend alors la forme d’une aliénation, d’une évolution non-désirée et vécue comme particulièrement brutale. D’abord traitées avec humour (“Je trouvais très intéressant que [Camille] sente des pieds, lui, très beau, avec énormément de charisme”), ces mutations deviennent finalement le cœur du long-métrage et de ses questionnements narratifs : comment continuer à être soi quand son propre corps n’est plus le même ?

Portrait subtile et empathique d’un être en changement, bouleversé dans ses habitudes et confronté à des faiblesses nouvelles, La Danse des renards s’impose ainsi comme un récit d’apprentissage d’une grande sensibilité, symbole d’une épreuve que tout être se doit un jour d’affronter : le passage à l’âge adulte.

Ce deuil de l’enfance est d’autant plus violent qu’il est masculin et s’effectue dans un milieu baigné de virilité : impossible pour Camille d’exprimer, dans son groupe de boxeurs, ses craintes et doutes sous peine d’être durement jugé, voire exclu. S’inscrivant dans la lignée d’œuvres telles que Close ou la série Adolescence, La Danse des renards interroge ainsi la possibilité pour les jeunes hommes d’accepter leurs faiblesses, de laisser tomber l’armure dans une société où la virilité est encore trop souvent un trait imposé.

Le salut de Camille tient alors à la présence de figures de mentors, notamment celle de son entraîneur Bogdan – incarné par Jean-Baptiste Durand, aussi réalisateur de Chien de la casse – mais également de Yasmine (Anna Heckel). Elle aussi élève en sport-études, elle n’est pas pour Valéry Carnoy l’occasion d’inclure au récit une dynamique amoureuse, mais surtout de permettre à Camille d’observer sa réalité par un prisme différent.

“On est dans un récit masculin avec que des personnages masculins, donc un personnage féminin était pour moi une nécessité, justifie le cinéaste. Je voulais créer une figure féminine qui s’intègre à cet environnement sportif, tout en défiant les codes traditionnels de la féminité. Yasmine les combat, leur tient tête, elle échappe aux stéréotypes. Son rôle dans l’histoire est celui de guide puisque c’est aussi un film initiatique.

Elle est aussi un personnage plus mature, et tous les personnages plus matures, plus expérimentés, sont de très bons guides. Elle permet l’initiation, l’émancipation de Camille, elle devait donc disparaître à un moment du récit pour nous rediriger vers la trame principale : cette amitié entre Matteo et Camille qui vacille. Et cette amitié, c’est grâce à sa rencontre avec Yasmine que Camille va pouvoir la regarder d’une nouvelle manière.”

Récit d’apprentissage brillant de subtilité, métaphore puissante et mature d’une entrée dans l’âge adulte parfois douloureuse, La Danse des renards s’impose comme un premier long-métrage d’une grande sensibilité, mais aussi une réflexion captivante sur la masculinité et ses codes imposés. Un grand premier film, à découvrir dès maintenant au cinéma.

Imperfect Women est disponible aujourd'hui sur Apple TV

Adaptée du roman éponyme écrit par l’autrice américaine Araminta Hall, Imperfect Women est le genre de mini-séries qu’on aimerait pouvoir dévorer en une soirée. Créé par la scénariste Annie Weisman (The Path, Dead Like Me), ce thriller intime porté par un casting 5 étoiles explore les dessous d’une amitié féminine qui, entre amour sincère et faux-semblants, dissimule une réalité bien plus sombre. 

Nancy Hennessy est assassinée, laissant derrière elle ses deux meilleures amies (Eleanor et Mary), un mari et une fille, ainsi qu’un amant dont elle emporte l'identité dans la tombe. De l'extérieur, sa vie semblait parfaite. Mais alors que l'enquête sur sa mort piétine, de sombres secrets refont surface et révèlent à quel point Eleanor et Mary connaissaient mal leur amie.

Au-delà de son scénario intriguant et bourré de suspens, Imperfect Women se démarque des autres fictions du même genre par un casting féminin de premier plan. 

Nancy, personnage central de l'intrigue, est interprétée par l’actrice Kate Mara, une grande habituée des rôles dramatiques dont les spectateurs ont déjà pu apprécier les performances dans des séries aussi prestigieuses que House of Cards, American Horror Story, ou encore 24 heures chrono. 

Apple

Ses deux amies, Mary et Eleanor, sont quant à elles respectivement incarnées par Elisabeth Moss et Kerry Washington, deux comédiennes de premier plan qui ont chacune démontré un formidable talent de composition. Pour rappel, Elizabeth Moss avait, par exemple, brillé dans les séries Mad Men et The Handmaind’s Tale, tandis que Kerry Washington interprétait le rôle principal, désormais culte, de la série politique Scandal. 

Au vu de l’histoire, et avec un tel casting, difficile de ne pas voir dans Imperfect Women une suite spirituelle de la formidable série Big Little Lies, qui avait conquis en son temps les spectateurs avec des arguments similaires. À voir si le public lui réservera le même accueil ! 

Les deux premiers épisodes d'Imperfect Women sont disponibles sur Apple TV. 

Le Serpent Majuscule : Isabelle Huppert en tueuse à gages dans l'adaptation ciné du premier roman de Pierre Lemaître

Après le succès de l’adaptation cinématographique du roman de Pierre Lemaître Au revoir là‑haut par Albert Dupontel (lauréat de cinq César), d’autres romans de l’auteur français ont rapidement été portés à l’écran : Trois jours et une vie par Nicolas Boukhrief, Couleurs de l’incendie par Clovis Cornillac, et la série Dérapages, adaptée de "Cadres noirs".

On apprend aujourd’hui, via le communiqué de presse d’Arte, que la réalisatrice Anne Fontaine va adapter sur grand écran le premier roman de Pierre Lemaitre, Le Serpent majuscule. Écrit en 1985, ce roman n’a été publié qu’en 2021.

Après avoir su séduire le public avec des portraits féminins complexes, la réalisatrice s’attaque cette fois à un personnage à la fois singulier et implacable : Mathilde, tueuse à gages au charme dévastateur, incarnée par Isabelle Huppert.

Le scénario réunit Fabrice Bracq, Florence Quentin et Pierre Lemaitre lui‑même, garantissant une fidélité à l’univers noir et ironique de l’écrivain. L’histoire plonge dans la France de 1973, où Mathilde, à l’âge où d’autres cultivent leurs rosiers, poursuit une carrière de meurtrière, accompagnée de Ludo, son fidèle dalmatien. Mais ses écarts commencent à inquiéter ses commanditaires, et même Henri, son ancien camarade de la Résistance et grand amour, se trouve confronté à ses choix.

Benoît Poelvoorde et Raphaël Personnaz complètent le casting de ce film co‑produit par Arte, F comme Film, La Company de la Seine et Artémis Production.

Il s’agira de la cinquième collaboration d’Anne Fontaine avec Benoît Poelvoorde, après Entre ses mains, Coco avant Chanel, Mon pire cauchemar et Blanche comme neige ; de la quatrième avec Isabelle Huppert, après Marvin ou la belle éducation, Mon pire cauchemar et Blanche comme neige (où elle partageait l’affiche avec Poelvoorde) ; et du deuxième film avec Raphaël Personnaz, après le récent Boléro.

Le tournage est prévu en France et en Belgique à l’hiver prochain.

Bastien Bouillon incarnera Robert Badinter dans le biopic Badinter

Après le biopic épique sur Charles de Gaulle - qui sortira en deux parties cet été -, un autre homme politique français majeur fait l'objet d'un film de cinéma. Le parcours et combat de l'ancien ministre de la Justice, Robert Badinter, seront racontés dans un long métrage réalisé par Pierre Godeau.

Il y a quelques mois, Le Film Français révélait à travers sa couverture de magazine que l'acteur belge Jérémie Renier allait incarner le rôle-titre. Aujourd'hui, le distributeur PAN Distribution confirme à AlloCiné que Bastien Bouillon le remplace. L'acteur, césarisé en 2023 pour La Nuit du 12 de Dominik Moll, a récemment été vu dans Le Comte de Monte-Cristo, Partir un jour et À pied d'œuvre de Valérie Donzelli.

Bastien Bouillon donnera la réplique à Georgia Scalliet, Raphaël Thiéry, Xavier Beauvois, Emmanuel Salinger, Hippolyte Girardot, David Ayala, Cédric Appietto et Quentin Dolmaire. Enfin, le chanteur Eddy de Pretto incarnera le rôle de Patrick Henry, criminel qui a échappé à la peine capitale grâce au ministre, grand partisan de l'abolition de la peine de mort.

Le sujet de la peine capitale sera au centre du film, simplement intitulé Badinter. Dans les colonnes du Film Français, le producteur Jean Nainchrik présentait le projet en ces termes :

"Il s'agit de mettre en avant le combat de Robert Badinter, qui était avocat de Charlie Chaplin, de Brigitte Bardot et d'autres grandes personnalités. Il a accompagné son confrère Philippe Lemaire, à la demande de ce dernier, dans l'affaire Buffet-Bontems.

Roger Bontems sera condamné à mort alors qu’il n’a pas tué et sera exécuté, ce qui provoquera le combat de Robert Badinter contre la peine de mort en France alors que l'opinion publique se déclare largement majoritaire contre l'abolition. Elisabeth Badinter a été pour lui un soutien total lors de son combat."

A noter, qu'un autre projet sur l'homme politique est également en développement. Réalisé par Simon Jacquet, il devrait être porté par Guillaume Canet dans le rôle principal. Tournage prévu pour 2026.

Pour rappel, Robert Badinter a été ministre de la Justice de 1981 à 1986. Il a aboli la peine capitale en 1981, marquant un tournant dans l'Histoire de France. L'homme politique décède le 9 février 2024, à l'âge de 95 ans.

Badinter, au cinéma le 11 novembre 2026

Premières images de Spider-Man - Brand New Day, avec Tom Holland

Cette fois-ci, c'est donc la bonne ! Annoncée comme imminente depuis plusieurs mois par divers insiders, la révélation des images de Spider-Man - Brand New Day, quatrième opus des aventures de l'Homme-Araignée version Tom Holland, a eu lieu ce mercredi 18 mars : alors que le soleil se levait sur la ville de New York (pour faire écho au nouveau jour du titre), l'acteur était entouré de plusieurs enfants au sommet de l'Empire State Building, comme pour rappeler l'importance du héros au sein de la Grosse Pomme, avant de lancer la très attendue vidéo.

Et abrégeons dès maintenant le suspense : il faudra repasser pour connaître l'identité du personnage joué par Sadie Sink, car l'actrice de Stranger Things n'est présente que sur un plan de la bande-annonce du film de Destin Daniel Cretton attendu le 31 juillet dans nos salles, sans que l'on ne voie son visage. Certaines rumeurs parlent d'elle comme de la nouvelle Jean Grey, membre émérite des X-Men, et cela irait avec les mutations auxquelles Peter Parker va ici faire face, mais nous n'en savons pas plus aujourd'hui et il faudra peut-être attendre la sortie.

Même topo concernant l'éventuel affrontement entre Spider-Man et une version grise de Hulk, qui fait aussi l'objet de plusieurs bruits de couloirs. Et ces derniers devraient être renforcés par la présence de Mark Ruffalo en Bruce Banner, à qui le héros va faire appel pour tenter de comprendre les changements qui s'opèrent en lui. Car c'est ça, l'axe principal de cette bande-annonce : nous montrer la nouvelle vie de Peter Parker depuis qu'il a fait en sorte que le monde oublie son existence et sa double identité à la fin de No Way Home.

Nous le voyons donc dans les rues de New York aux prises avec le Punisher de Jon Bernthal qui fera ses premiers pas au cinéma, et semble prêt à se tirer la bourre avec l'Homme-Araignée lorsqu'il s'agit de faire régner l'ordre dans les rues de la ville. Mais le héros semble, surtout, désireux de renouer les liens avec MJ (Zendaya) et Ned (Jacob Batalon) - mais surtout MJ - qui ne se souviennent pas non plus de lui.

On aperçoit également des ninjas ainsi que Mac Gargan (Michael Mando) devenu Scorpion avec sa tenue high-tech, alors que le personnage de Tramell Tillman (Severance) parle d'un danger incontrôlable et invisible, ce qui va renforcer les théories autour de la présence de Mister Negative, mais l'intrigue de ce nouvel opus et l'identité du méchant principal de ce film, qui rend un très bel hommage à la couverture du tout premier comic book mettant Spider-Man en scène, restent pour l'instant secrètes.

Mais nous sommes habitués avec la saga portée par Tom Holland, qui n'en est pas à son coup d'essai, elle qui avait caché les vraies motivations de Mysterio (Jake Gyllenhaal) dans Far From Home, et les retours de Tobey Maguire et Andrew Garfield tout au long de la promotion de No Way Home. Le super-héros et son interprète sont toutefois assez aimés du très grand public (et les vidéos de fans issus du monde entier qui ont précédé le lancement de la bande-annonce l'ont rappelé) pour que les premières images du nouveau film ne se focalisent que sur Spider-Man au lieu d'abattre d'emblée une carte majeure.

Rendez-vous dans une prochaine bande-annonce ou, tout simplement, le 31 juillet pour connaître la réponses aux questions suivante : Peter et MJ parviendront-ils à raviver la flamme qui brûlait entre eux ? Qui est le personnage joué par Sadie Sink ? Quelle sera la principale menace ? Comment Brand New Day va-t-il ouvrir une porte vers Avengers Doomsday, attendu quelques mois plus tard au cinéma ? Un beau programme donc.

17 mars 2026

Daniel Guichard dévoile sa vie en camping-car

A 77 ans, Daniel Guichard continue de remplir les salles, mais sa vie loin de la scène surprend autant que ses succès. Loin de l’image du chanteur installé dans une grande propriété, il a choisi une route plus discrète pour organiser son quotidien de tournées.

Officiellement, il possède bien une villa à Sauvian, près de Béziers, dans le sud de la France. Pourtant, il y dort peu. Avec Christine, sa compagne depuis plus de trente ans, l’artiste privilégie une "maison roulante" qui le suit partout. Un choix qui a fait sourire ses proches au début et qui intrigue encore beaucoup.

Passionné par ce mode de vie, le chanteur en est déjà à son troisième camping-car, acheté flambant neuf en 2018. "Ce camping-car est un outil de travail ! Je vais partout en France avec. Même à Paris, où j’ai mes habitudes En particulier du camping au bois de Boulogne, dans le XVI arrondissement. Je suis à deux pas des studios de télévision et de radio," a expliqué Daniel Guichard au Monde du Camping-car.

Pour les trajets qu’il ne peut pas faire avec son imposant véhicule, il s’organise simplement. "En cas de déplacement plus important, je me contente de louer une voiture. Aujourd’hui, pour 25 euros, tu as une voiture électrique," détaille-t-il. Une logistique pensée pour limiter les contraintes, tout en gardant son "chez lui" à portée de main.

Son modèle est un poids lourd aux dimensions impressionnantes. Un journaliste lui a d’ailleurs lancé : "Comment manœuvrer ce camping-car, aux mensurations XXL [9,27 x 2,39 x 3,34 m, ndlr], pour le ranger à sa place ici au millimètre près ?" Guichard, lui, balaie la difficulté d’un sourire : "Il braque d’enfer ! C’est du gâteau pour le stationner !"

À l’intérieur, tout est pensé pour le confort : cuir blanc, nombreux rangements, équipements modernes. "Il est mieux fait que ma version précédente. La sous-traitance est de meilleure qualité. Les raccordements sont nombreux et très faciles d’accès. Quant à ce cuir blanc, magnifique, son nettoyage est hyper facile… Si tu n’as pas d’enfants avec des feutres, bien sûr !" s’amuse le chanteur, qui vit là comme dans un petit appartement roulant.

Derrière ce choix se cache un vrai ras-le-bol des tournées vécues à l’ancienne. "Après trente ans de tournées, j'en ai eu marre des loges miteuses et des chambres d'hôtel, poursuit Daniel Guichard. Surtout, j'en ai eu ras-le-bol de devoir trimballer mes trois guitares et mes costumes de ma voiture à l'hôtel et retour, de l'hôtel à la salle de concert et retour. Mes enfants se sont bien foutus de moi au début. Mais, de plus en plus de jeunes font du camping-car."

Le chanteur résume aussi ce virage avec une formule simple : "J'ai toujours détesté partir en voyage. C'est juste par commodité que j'utilise un camping-car depuis dix ans, comme Gérard Lanvin." Casanier assumé, il préfère emporter sa maison sur les routes plutôt que d’empiler les nuits d’hôtel. Un mode de vie atypique, mais qui lui permet de continuer à chanter Mon vieux partout en France, sans quitter vraiment son foyer.

L'actrice Kiki Shepard est décédée à l'âge de 74 ans

Le monde de la télévision est en deuil. Lundi 16 mars, l’animatrice et actrice américaine Kiki Shepard est morte. La femme de 74 ans a succombé à une crise cardiaque à Los Angeles. “C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès inattendu de notre chère Kiki Shepard, sœur, tante, amie et défenseuse inébranlable des personnes atteintes de drépanocytose”, ont indiqué ses proches dans un communiqué.

Selon la famille de l’actrice d’Alerte à Malibu, une cérémonie commémorative sera organisée dans les prochains jours. “Nous remercions chacun d’entre vous pour votre amour, vos prières et votre soutien dans cette période incroyablement difficile”, a-t-elle ajouté.

Née en 1951 au Texas, Kiki Shepard s’était d’abord lancée en tant que danseuse professionnelle, avant de devenir animatrice. Sa carrière avait ensuite décollé grâce à l’émission Showtime at the Apollo. Entre 1987 et 2002, elle avait ainsi co-animé l’émission filmée au célèbre théâtre Apollo de Harlem avec Steve Harvey. “Elle était également reconnue comme la reine de la mode de l’Apollo et ambassadrice de l’émission”, a précisé sa famille.

En plus d’être animatrice, Kiki Shepard s’était fait un nom à Broadway puis sur le petit écran. Elle s’était démarquée comme actrice dans de nombreuses séries à succès. Elle avait interprété Sophie Jones dans Alerte à Malibu en 1993. Par la suite, elle était également apparue dans Un privé à Malibu ou NYPD Blue. Sa dernière apparition à la télévision remontait à 2024 dans un épisode de Grey’s Anatomy.

En plus d’une vie professionnelle bien remplie, Kiki Shepard était engagée dans une cause qui lui tenait à cœur. Elle était effectivement porteuse du trait drépanocytaire, une affection génétique héréditaire du sang caractérisée par une anomalie de l’hémoglobine. Pour apporter son soutien aux familles touchées par cette maladie, l’actrice avait donc fondé la KIS Fondation.

Malgré sa disparition, sa fondation restera active. Sa famille a ainsi confirmé : “La KIS Fondation perpétuera l’héritage de Kiki en matière de défense des droits, d’autonomisation et de soutien à la communauté des personnes atteintes de drépanocytose.” Elle a ensuite conclu : “Elle était notre guide : forte, aimante, joyeuse et d’une générosité sans bornes.” Un bel hommage à une femme remarquable.

Michael B. Jordan poursuit une drôle de tradition hollywoodienne : se rendre avec son Oscar dans un fast-food

Oscar en main, Michael B. Jordan s’est rendu dans un fast-food américain In-N-Out après la cérémonie des prestigieux prix du cinéma à Los Angeles ce week-end. Sans doute affamé à la fin de la soirée, le comédien, lauréat de l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans Sinners, a commandé un burger avec trois steaks et tranches de fromage, comme l’a noté la BBC.

Il portait encore son costume lorsque les autres clients et employés de la chaîne l’ont vu débarquer, à leur grande surprise. Et l’acteur n’était pas seul : une horde de photographes et de fans surexcités l’ont accompagné lors de ce repas tardif, comme l’a montré une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

On voit d’abord Michael B. Jordan signer des autographes pour les employés du fast-food, avant de poser pour quelques photos et d’échanger, assis à une table, avec certains fans. Entouré de sa sécurité, le comédien a entamé son repas avec sa statuette dorée à ses côtés. L’excitation des clients était telle que le staff du restaurant a dû demander à certains d’entre eux de ne pas monter sur les tables, alors qu’ils essayaient d’obtenir des images de la star.

Michael B. Jordan a notamment été félicité pour son prix et sa performance dans Sinners, qui a également été récompensé de l’Oscar du meilleur scénario original, de la meilleure photographie et de la meilleure musique de film. L’acteur a fini par quitter les lieux après quelques bouchées de son burger, sous les cris et applaudissements du public.

Il n’est toutefois pas le premier à s’offrir un fast-food après la cérémonie des Oscars. Hilary Swank s’est rendue dans un Astro Burger à West Hollywood en 2005 après avoir reçu l’Oscar de la meilleure actrice pour Million Dollar Baby, comme l’a rappelé la BBC. Julia Roberts et Jamie Lee Curtis se sont également laissé tenter par un burger de chez In-N-Out après les Oscars en 2019 et 2024.

Oscars : Jane Fonda un peu vexée de ne pas avoir été choisie pour rendre hommage à Robert Redford

Jane Fonda l’a dit avec humour mais elle l’a dit quand même. Barbra Streisand a été choisie pour rendre hommage à Robert Redford, décédé le 16 septembre 2025 à 89 ans, lors de la séquence In Memoriam des Oscars, et elle trouve que c’est un choix un peu gonflé de la part de l’Académie.

Quand les micros de Entertainment Tonight se sont tournés vers la star de Barbarella à l’after party des Oscars organisée par Vanity Fair, elle a usé de ses talents de comédienne pour jouer les offusquées, mais faire passer un message.

« Je voudrais savoir comment Streisand a pu faire ça pour Redford ? Elle n’a fait qu’un seul film avec lui, j’en ai fait quatre. J’ai plus de choses à dire », souffle dans un sourire l’actrice de 88 ans, connue pour son engagement et son franc-parler.

Force est de constater que Jane Fonda a raison. Elle a partagé l’affiche avec Robert Redford dans La Tête à l’envers en 1960, La Poursuite impitoyable en 1966, Pieds nus dans le parc en 1967 et Nos âmes la nuit en 2017. Les deux acteurs sont restés amis pendant plus de 60 ans, jusqu’à la mort de l’acteur de L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux.

Barbra Streisand, qui recevra une palme d’or d’honneur au prochain festival de Cannes, a quant à elle joué avec Robert Redford dans le drame romantique Nos plus belles années en 1973, The Way We Were en VO. Elle en chantait la chanson du même titre, qui a remporté l’Oscar de la meilleure chanson originale en 1974.

Reprenant son sérieux, Jane Fonda a ensuite chanté les louanges de son ami disparu. « J’ai toujours été amoureuse de lui, c’était un être humain magnifique avec de si grandes valeurs », a confié, émue, la lauréate de deux Oscars, pour Klute en 1971 et Le Retour en 1978.

Au matin de l’annonce de la mort de Robert Redford, Jane Fonda avait confié qu’elle ne pouvait « pas arrêter de pleurer ». « Il représentait beaucoup pour moi et c’était une personne magnifique à tous points de vue. Il représentait une Amérique pour laquelle nous devons continuer à nous battre », affirmait l’activiste féministe et pacifiste.