16 mars 2026

Un très mauvais pressentiment : découvrez cette nouvelle série Netflix déconseillée aux moins de 16 ans

Quelques mois seulement après le final titanesque de leur série culte Stranger Things, les frères Duffer sont déjà de retour sur Netflix avec une toute nouvelle mini-série d’horreur baptisée Un très mauvais pressentiment.

Produite par le duo via leur société Upside Down Pictures, cette série créée par Haley Z. Boston (Brand New Cherry Flavor, Le Cabinet de curiosités de Guillermo del Toro) a dévoilé sa première bande-annonce, et on ne sait pas pour vous, mais nous on est déjà tombés sous le charme macabre de l’univers ! 

Rachel se marie dans cinq jours. Pour organiser la cérémonie intimiste de leurs rêves, elle se rend avec son fiancé Nicky dans la maison de vacances de la famille du jeune homme, au beau milieu d'une forêt enneigée. Tout aurait pu être parfait, sauf que… en proie à la superstition et à la paranoïa, Rachel ne peut se défaire de l'impression tenace que quelque chose de grave va arriver.

Ses mauvais pressentiments, associés à une série d'étranges coïncidences et de terrifiantes surprises, la poussent à s'interroger : comment savoir si deux personnes sont des âmes sœurs ? Et surtout : quoi de plus effrayant que de passer sa vie avec la mauvaise personne ?

Portée par le duo de comédiens Camila Morrone (Daisy Jones and the Six, Death Wishes) et Adam DiMarco (Surcompensation, The White Lotus), Un très mauvais pressentiment installe dès cette bande-annonce une délicieuse ambiance pesante qui devrait ravir les amateurs de cinéma de genre et autres fictions horrifiques. 

Sur ce qu’on devine être une intrigue à la Get Out de Jordan Peele, la série semble développer une esthétique qui n’est pas sans rappeler celle d’un autre film Netflix, Je veux juste en finir de Charlie Kaufman, film génial et très étrange qui racontait l’histoire d’une jeune femme se rendant dans la famille de son mari par une nuit enneigée, et qui se retrouvait aux prises avec les démons d’un passé qui n’était pas le sien… Si la série assume ce lien de parenté jusqu’au bout, alors elle sera définitivement un immanquable ! 

Un très mauvais pressentiment sera disponible sur Netflix à partir du 26 mars. 

Et de 3 Oscars pour Sean Penn, qui rentre dans un cercle très fermé

Et de trois.

Sean Penn entre un peu plus dans l’histoire des Oscars. L’acteur américain vient de remporter la statuette du Meilleur acteur dans un second rôle lors de la 98e cérémonie, pour Une Bataille après l'autre, de Paul Thomas Anderson, décrochant ainsi le troisième Oscar de sa carrière. Un exploit rarissime.

Le trophée était remis par Kieran Culkin, qui a lancé avec humour au moment de l’annonce :

"Sean Penn n’a pas pu être présent ce soir. Ou n’a pas souhaité l’être... Je recevrai donc le prix en son nom."

Une absence qui n’est pas totalement surprenante : selon le New York Times, l’acteur était possiblement en Ukraine ce week-end, lui qui s’est beaucoup impliqué dans le pays depuis l’invasion russe et y avait déjà tourné le documentaire Superpower en 2022. 

En attendant, avec cette troisième statuette, Sean Penn rejoint un club extrêmement fermé : celui des acteurs masculins ayant remporté au moins trois Oscars d’interprétation. Avant lui, seuls Jack Nicholson, Daniel Day-Lewis et Walter Brennan avaient réussi un tel exploit.

Les deux précédents Oscars de Sean Penn étaient venus dans la catégorie du Meilleur acteur : en 2004 pour Mystic River, où il incarnait un ancien détenu obsédé par la vengeance, puis en 2009 pour Harvey Milk, dans lequel il se glissait dans la peau de l’activiste et homme politique. 

Reste que Sean Penn entretient depuis longtemps une relation pour le moins ambivalente avec les Oscars. L’acteur avait ainsi déclaré publiquement qu’il envisageait de faire fondre ses deux premières statuettes pour en fabriquer des balles destinées à l’effort de guerre ukrainien...

L’incroyable séquence musicale de Sinners recréée aux Oscars 2026

Moment suspendu lors de cette 98e cérémonie des Oscars.

L’exceptionnelle séquence musicale de Sinners, filmée en plan-séquence par Ryan Coogler, s’est invitée sur la scène du Dolby Theatre à Los Angeles hier soir.

Pour l’occasion, plusieurs membres du casting ont repris leurs instruments afin de recréer en direct ce moment de pure magie, au rythme du titre I Lied To You. La chanson était d'ailleurs nommée à l’Oscar de la meilleure chanson originale (finalement remporté par Golden, extrait du film KPop Demon Hunter).

C’est Miles Caton, alias Sammie dans Sinners, qui a lancé la performance en pinçant quelques notes sur sa guitare. Très vite, la scène s’est transformée en parenthèse musicale hypnotique, recréant l’énergie et la grâce d'une des scènes les plus marquantes de l'année ciné écoulée. Regardez ci-dessous :

Barbra Streisand rend un vibrant hommage chanté à Robert Redford lors des Oscars 2026

Moment de grande émotion hier soir sur la scène des Oscars 2026.

Barbra Streisand a fait se lever toute la salle en concluant un vibrant hommage à Robert Redford en interprétant un bout de The Way We Were, la chanson culte du film Nos Plus belles années (1973) dans lequel les deux stars se donnaient la réplique.

L’actrice, chanteuse et réalisatrice, qui sera prochainement honorée à Cannes, a d’abord livré un discours d’un peu plus de trois minutes pour saluer son ancien partenaire à l’écran dans le drame romantique de Sydney Pollack. Elle y a évoqué la résonance toujours actuelle du film, mais aussi la personnalité de Robert Redford. "Après avoir lu le premier script de Nos Plus belles années, je ne pouvais imaginer qu’un seul homme dans ce rôle : Robert Redford", a raconté Barbra Streisand. Mais l’acteur avait d’abord refusé, estimant que le personnage "n’avait aucune colonne vertébrale. Et il avait raison", a-t-elle ajouté. Après plusieurs réécritures, il avait finalement accepté le rôle.

L’actrice a également salué le talent et l’engagement de Redford, rappelant qu’il avait défendu la liberté de la presse, la protection de l’environnement et encouragé de nouvelles générations de cinéastes à travers le Sundance Institute. "Je l’appelais un cowboy intellectuel qui traçait sa propre route..."

Elle a ensuite partagé un souvenir plus intime : leurs conversations téléphoniques sur la politique, l’art ou leurs passions communes. "Un jour, avant de raccrocher, il m’a dit : ‘Babs, je t’aime profondément et je t’aimerai toujours.’ Dans la dernière lettre qu’elle lui a écrite, Streisand raconte avoir conclu par "Je t’aime aussi". Signée, cette fois, "Babs".

Après ce témoignage, la légende de la musique a entonné The Way We Were - Oscar de la meilleure chanson originale en 1974 - offrant une rare performance d’une quarantaine de secondes. Une apparition particulièrement marquante puisque Barbra Streisand s’est en effet  retirée des concerts depuis la fin de sa tournée The Music… The Mem’ries… The Magic! en 2017, n’ayant donné que quelques dates supplémentaires en 2019.

Robert Redford est disparu en septembre dernier à l’âge de 89 ans.

Teyana Taylor bousculée en coulisses des Oscars : la vidéo de son altercation avec la sécurité devient virale

Sur les images, l’ambiance dorée des Oscars 2026 laisse place à une scène tendue. En coulisses du Dolby Theatre, Teyana Taylor, star du film One Battle After Another, fait face à un homme en costume sombre et ne cache pas sa colère. La vidéo, partagée des milliers de fois, a rapidement éclipsé le glamour de la soirée.

La 98e cérémonie s’est tenue le 15 mars 2026 au Dolby Theatre de Hollywood. Le film One Battle After Another y a remporté l’Oscar du meilleur film, tandis que Teyana Taylor était nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. L’altercation survient juste après la fin du direct. De quoi intriguer sur ce qui a déclenché ce face-à-face.

Sur la séquence tournée depuis la salle, on voit l’actrice faire reproche à un homme présenté comme un agent de sécurité. "Tu as mis tes mains sur une femme", lance Teyana Taylor, dans la vidéo relayée par TMZ. Elle accuse l’homme d’avoir été "très impoli" alors qu’il lui bloquait le passage en bas des marches menant à la scène du Dolby Theatre.

La comédienne poursuit, visiblement sous le choc, en se tournant vers les personnes autour d’elle : "Il m’a littéralement bousculée. Il était à deux doigts de la bousculer." Elle évoque une autre femme qui se trouvait à ses côtés. L’extrait s’arrête sur ce moment de tension, mais suffit à alimenter le débat sur ce qui s’est joué exactement derrière le rideau.

D’après des personnes présentes citées par TMZ, l’incident a lieu quelques secondes après la fin de la diffusion télé. Teyana Taylor tente alors de remonter sur scène pour la traditionnelle photo du meilleur film avec l’équipe de One Battle After Another, aux côtés de Pam Abdi, dirigeante de Warner Bros. L’agent de sécurité leur barre la route, utilisant son corps comme barrière.

Ces témoins expliquent que l’homme aurait posé ses mains sur l’actrice pour la retenir et la repousser en direction de la salle, afin d’empêcher son retour sur scène. La situation se tend, l’agent continuant à contrôler l’accès tout en lui demandant, selon TMZ, de présenter des excuses. Pour Teyana Taylor, le problème semble alors devenir moins la consigne de sécurité que le contact physique subi.

Le palmarès complet des Oscars 2026

Meilleur film: Une bataille après l’autre

Meilleur réalisateur : Paul Thomas Anderson, Une bataille après l’autre

Meilleur acteur : Michael B. Jordan, Sinners

Meilleure actrice : Jessie Buckley, Hamnet

Meilleur acteur dans un second rôle : Sean Penn, Une bataille après l’autre

Meilleure actrice dans un second rôle : Amy Madigan, Évanouis 

Meilleur film international : Valeur sentimentale de Joachim Trier (Norvège)

Meilleur film d’animation : K-Pop Demon Hunters de Maggie Kang, Chris Appelhans et Michelle L.M. Wong 

Meilleur documentaire : Mr. Nobody Against Putin : David Borenstein, Pavel Talankin, Helle Faber et Alžběta Karásková

Meilleur scénario original : Sinners, écrit par Ryan Coogler

Meilleur scénario adapté : Une bataille après l'autre, écrit par Paul Thomas Anderson 

Meilleur casting : Une bataille après l'autre : Cassandra Kulukundis

Meilleur montage : Une bataille après l'autre : Andy Jurgensen

Meilleure photographie : Sinners : Autumn Durald Arkapaw

Meilleure décors et direction artistique : Frankenstein : Tamara Deverell et Shane Vieau

Meilleurs costumes : Frankenstein : Kate Hawley

Meilleur maquillage et coiffure : Frankenstein : Mike Hill, Jordan Samuel et Cliona Furey

Meilleure chanson originale : "Dear Me," Diane Warren : Relentless

Meilleure musique originale : Sinners : Ludwig Göransson

Meilleur son : F1 : Al Nelson, Gwendolyn Yates Whittle, Gary Rizzo, Juan Peralta et Gareth John

Meilleurs effets visuels : Avatar : De feu et de cendres : Joe Letteri, Richard Baneham, Eric Saindon et Daniel Barrett

Meilleur court-métrage live-action : The Singers : Sam A. Davis et Jack Piatt  et Deux personnes échangeant de la salive : Alexandre Singh et Natalie Musteata

Meilleur court-métrage d’animation : The Girl Who Cried Pearls 

Meilleur court-métrage documentaire : All the Empty Rooms de Joshua Seftel et Conall Jones 

15 mars 2026

Jean Dujardin rend un vibrant hommage à son ami Bruno Salomone, mort à l'âge de 55 ans

C'était un hommage attendu. Quelques heures après l'annonce de la mort de Bruno Salomone, ce dimanche à l'âge de 55 ans des suites d'une longue maladie, son ami proche Jean Dujardin a réagi sur les réseaux sociaux avec un hommage très court mais bouleversant.

"Mon frère", écrit simplement sur Instagram Jean Dujardin, la publication étant accompagnée d'une photo du regretté comédien et rythmée par la chanson "L'Absent" de Gilbert Bécaud. Les deux hommes avaient connu un vif succès avec la troupe comique des Nous C Nous puis s'étaient donnés la réplique dans le long métrage Brice de Nice.

Au micro de Paris Match, Patrick Sébastien, qui avait lancé les Nous C Nous en les faisant jouer dans ses émissions, raconte que Jean Dujardin l'a contacté afin d'organiser quelque chose de très précis à la demande même de Bruno Salomone. "Je savais qu'il était malade", déclare Patrick Sébastien. "Il y a quelques semaines, Jean Dujardin m'a appelé car Bruno voulait revoir toutes les séquences et les sketches qu'ils avaient faits dans mes émissions. Dans la nuit, on a monté la vidéo et on la lui a fait passer. Et apparemment, ça l'a rendu heureux."

Au rayon des hommages, on notera également celui de Valérie Bonneton, la partenaire de Bruno Salomone dans la série Fais pas ci, fais pas ça. "On s’est vus pour la dernière fois il n’y a pas très longtemps", déclare l'actrice au micro de TVMag Le Figaro. "On s’y attendait mais c’est comme si c’était un membre de la famille qui partait. On [les autres comédiens de la fiction, NDLR] est tous en lien, c’est un peu ce qu’on se dit tous. C’est un peu Fais pas ci, fais pas ça qui s’en va. On s’en doutait, on le savait mais c’est un choc quand concrètement ça arrive."

Mort à 55 ans de Bruno Salomone

Pour les millions de téléspectateurs, Bruno Salomone est et restera Denis Bouley, le père attachant mais gentiment dépassé de la série Fais pas ci, fais pas ça. Le comédien nous as quittés ce dimanche 15 mars, à l'âge de 55 ans, "après s’être battu contre une longue maladie", précise son agent, Laurent Grégoire.

Un Bac C en poche, Bruno Salomone débute sa carrière sur les planches au milieu des années 90. Il écume les cafés-théâtres avec des spectacles comiques dans lesquels il impose un genre basé sur l'absurde. Après sa participation à l'émission télévisée Graines de Stars en 1996, son passage sur la scène parisienne du Carré Blanc est décisif : il y fait la connaissance d'Eric Collado, Eric Massot, Emmanuel Joucla et Jean Dujardin, avec lesquels il forme en 1998 la populaire troupe des "Nous C Nous" qui fera les beaux jours de l'émission La Fiesta de Patrick Sébastien.

Entamant une carrière solo dès 2001, il se produit dans des one-man-show où son sketch du cochon d'inde fait fureur, et il est la voix off du jeu Burger Quizz présenté par Alain Chabat sur Canal +. Ses débuts sur grand écran, il les effectue aux côtés de Saïd Taghmaoui dans Gamer (2001), mais doit toutefois attendre 2004 pour trouver un rôle plus consistant, celui d'un pote encombrant, dans Le Carton, film au casting à la fois jeune et comique. L'année suivante, Bruno Salomone retrouve son fidèle compagnon de route Jean Dujardin et campe face à lui Igor d'Hossegor, l'adversaire du désormais culte Brice de Nice.

Il collabore ensuite à nouveau avec le réalisateur James Huth sur le tournage de Hellphone (2006), puis s'illustre la même année dans des fictions plus sérieuses, comme le drame intitulé La Maison de Manuel Poirier, performance qui rompt avec l'image de comique qu'il s'est forgée depuis ses débuts. Cette incursion dramatique ne l'empêche pas, loin de là, de miser essentiellement sur le registre de la comédie, qu'il retrouve pour la suite de L'Elève Ducobu, dont il partage l'affiche avec l'humoriste de longue date Elie Semoun.

Parallèlement, il s'illustre dans de nombreuses fictions télévisées comme Clara Sheller ou Kaamelott, où il tient des rôles récurrents, et alterne avec divers téléfilms (Au secours les enfants reviennent !, Le Temps est à l'orage). Mais c'est surtout depuis qu'il participe à la série à succès Fais pas ci, fais pas ça, dans laquelle il campe l'un des personnages principaux depuis 2007, que Bruno Salomone augmente à nouveau sa cote de popularité auprès du grand public.

Habitué au doublage, il a également à son actif une voxographie assez conséquente : Syndrome dans Les Indestructibles (2004), Zoc dans Lucas, fourmi malgré lui (2006), Jolly Jumper chez Lucky Luke (2009), Nico dans Une vie de chat (2010), Albert dans Un monstre à Paris (2011) ou Karl / Le Hibou dans Gus petit oiseau, grand voyage!, autant d'exemples montrant à quel point cette activité constitue l'une des constantes centrales de sa carrière. 

Relativement rare sur grand écran, Bruno Salomone prend tout de même part à la comédie déjantée La Clinique de l'amour où il tient l'un des rôles principaux, un chirurgien à la fois séducteur et minable. L'acteur privilégiant le petit écran reprend aussi son personnage culte d'Igor d'Hossegor dans Brice 3, suite de Brice de Nice bien évidemment portée par Jean Dujardin.

Il y a 34 ans, Clint Eastwood se montrait critique à l'égard du western La Horde sauvage

La Horde sauvage, réalisé par Sam Peckinpah en 1969, est souvent considéré comme une œuvre majeure du western, un film fondateur qui a marqué son époque. Pourtant, malgré sa place dans le panthéon du genre, Clint Eastwood n’en était pas un admirateur.

En 1992, dans une interview accordée au Los Angeles Times (via SlashFilm), il confiait : “C’était un bon film, mais je n’ai jamais été fan de la technique du ralenti, de ce ballet de violence.” Pour l’acteur, le film restait “très efficace” pour rappeler au public la brutalité de la violence et de la mort, mais il n’a jamais su apprécier cette approche. “Je ne l’ai jamais aimé”, ajouta-t-il, soulignant sa préférence pour le suspense qui précède l’action plutôt que l’action elle-même : “J’ai toujours pensé que le drame réside dans l’anticipation qui précède l’action, dans la montée en tension, et que l’action elle-même est comme un jeu de cartes qui se mélange si vite qu’il en est presque irréel.”

Malgré son statut de figure cinématographique progressiste à l’époque, Eastwood était encore suffisamment attaché aux traditions pour être rebuté par La Horde sauvage et sa fin notoirement macabre. Ce “ballet de violence” intense et stylisé ne correspondait pas à sa vision du western, où l’anticipation et la tension dramatique priment sur le spectacle brut – un avis partagé par John Wayne d’ailleurs.

Avant les années 1960, les westerns représentaient le Far West de façon assez simpliste : le bien affrontait le mal dans un monde largement mythifié. Ce n’est qu’avec Clint Eastwood, incarnant l’Homme sans nom dans la “Trilogie du dollar” de Sergio Leone, que le genre a commencé à adopter un ton plus sombre et complexe. Cependant, il ne fut pas le premier à revisiter ces mythes. Comme le rappelle SlashFilm, des films comme La Flèche brisée (1950) proposaient une perspective révisionniste sur les peuples autochtones, tandis que Le Train sifflera trois fois (1952) critiquait le maccarthysme. Même John Wayne, figure emblématique du western classique, avait abordé des thèmes plus sombres dans Westward Ho (1935). Malgré ces précédents, Clint Eastwood est devenu, dans la seconde moitié du XXe siècle, le visage le plus reconnu du western révisionniste.

Il aurait été logique de penser que l’acteur applaudirait La Horde sauvage. Le film de Sam Peckinpah, emblématique du western révisionniste, montrait un Far West brutal et impitoyable, avec des scènes de violence explicite, contrastant fortement avec l’image idéalisée des cowboys classiques. Pourtant, Eastwood resta froid face à cette œuvre. Alors que John Wayne, un an plus tôt, avait été critiqué par Roger Ebert pour avoir minimisé les horreurs de la guerre du Vietnam dans Les Bérets verts (1968), Peckinpah choisissait de confronter le spectateur à une violence crue, reflétant l’horreur latente de l’époque.

Ironiquement, au moment de son interview, Clint Eastwood faisait la promotion d’un autre western révisionniste, Impitoyable (1992), qui explorait la brutalité et les traumatismes laissés par la conquête de l’Ouest. William Munny, incarné par l’acteur-réalisateur en personne, est un hors-la-loi hanté par son passé violent. Après avoir infligé des souffrances à de nombreuses personnes, il tente de mener une vie paisible avant d’être entraîné à nouveau dans la violence pour venger l’injustice faite à une prostituée. Le film partage avec La Horde sauvage une volonté de déconstruire le mythe du hors-la-loi et de montrer les conséquences de la violence, mais dans son film, Eastwood préfère que l’accent soit mis sur les répercussions plutôt que sur le spectacle de la brutalité.

Il semble donc que ce qui a rebuté Clint Eastwood ait été l’omniprésence de ce “ballet de violence” qui, selon lui, pouvait paraître presque irréel et détaché de la tension dramatique qu’il valorise. Les personnages de Sam Peckinpah étaient également plus insensibles que l’Homme sans nom, ce qui a pu contribuer à son désintérêt. Enfin, une part de frustration personnelle a pu peut-être s’y mêler : tandis que Peckinpah réalisait un chef-d’œuvre, Eastwood lui, tournait La Kermesse de l’Ouest, un film qu’il regrette encore aujourd’hui.

14 mars 2026

Vitaa victime d’un home-jacking : l’enquête progresse

C'est un traumatisme que la chanteuse Vitaa devra dorénavant vivre avec. Dans la nuit du 20 au 21 décembre 2023, des hommes s'introduisent à son domicile. Les deux individus séquestrent sa famille et s'emparent des biens de la famille - des bijoux d'une grande valeur. La particularité ? Ils ne sont pas que deux derrière cette affaire de cambriolage. Au total, sept hommes seraient impliqués.

Et la justice a décidé de juger les sept individus aux assises. C'est donc devant la juridiction en charge de juger les crimes que les hommes seront entendus. Les intrusions menées  "en présence" des habitants rendent ces vols "particulièrement traumatisants", a souligné la magistrate dans son ordonnance de mise en accusation rendue au début du mois de mars, qui parle d'un système d’équipe "à tiroirs". En prison, les commanditaires recrutaient sur Snapchat des exécutants pour d'autres affaires à l'aide de téléphones clandestins.

Que s'est-il passé au domicile de Rueil-Malmaison de la chanteuse de 43 ans ? Vitaa aurait été molestée et menacée par ces malfaiteurs. Et même ses enfants n'ont pas été épargnés. Les faits se sont déroulés au petit matin, alors qu'elle se trouvait chez elle avec son mari Hicham Bendaoud et leurs trois enfants, Liham, Adam et la petite Nona. Après s'être introduits par la terrasse et brisé la vitre de la maison pour pénétrer à l'intérieur, trois individus armés leur ont volé des sacs de luxe et des bijoux.

Pendant que les enfants en pleurs étaient enfermés dans une chambre, l'artiste et son compagnon ont été bousculés par les intrus qui ont ensuite pris la fuite - notamment menacé par une batte de baseball. Si elle est intervenue trop tard sur les lieux, la police a pu exploiter les enregistrements des caméras de surveillance.

Une fois sur place, "les policiers ont constaté que la famille était traumatisée", indiquait BFMTV. Un choc tel que Vitaa s'était vue prescrire 40 jours d'ITT et l'un de ses enfants à 45 jours. Le montant du butin ? 50.000 euros environ. 

En décembre dernier, une autre tentative de cambriolage avait chamboulé Vitaa. La star, de son vrai nom Charlotte Gonin, déplorait sur les réseaux sociaux : "Ce matin, réveillée par la terreur, tous mes sentiments ont refait surface... Quelle tristesse de ne pas se sentir en sécurité chez soi, dans son propre pays... Je suis inquiète pour mes enfants, leur sécurité, leur tranquillité, leur avenir." Le revers de la médiatisation...