09 mars 2026

Léa Salamé touchée par les nombreuses critiques, elle se livre à cœur ouvert

Prendre la tête d'un journal télévisé phare ne s'improvise pas. Depuis septembre dernier, Léa Salamé l'a appris à ses dépens. La présentatrice de 46 ans dresse aujourd'hui un bilan lucide de ces premiers mois agités, entre faux pas médiatisés, polémiques et soutiens inattendus.

Dès ses premières apparitions derrière le bureau du 20 Heures, la journaliste s'est retrouvée sous le feu des critiques. Une question jugée trop personnelle posée à Marion Cotillard, puis une confusion entre les noms de Dominique Bernard et Samuel Paty — deux enseignants victimes de drames distincts — ont suffi à alimenter la controverse.

Face à ces attaques répétées, Léa Salamé choisit aujourd'hui la franchise plutôt que la défense : "Je mentirais si je disais que j'ai été insensible aux attaques. Sans doute, certaines critiques n'étaient pas infondées. Dans ces cas-là, je me tais et je travaille d'arrache-pied."

Elle ajoute, avec humilité : "Présenter le 20 Heures peut paraître simple mais c'est d'une incroyable complexité. J'apprends tous les jours. C'est une grande école d'humilité." Un aveu rare, qui tranche avec l'image de journaliste aguerrie que lui connaît le public.

Dans ce contexte difficile, la présentatrice a pu compter sur un soutien venu d'un bord inattendu. Pascal Praud, figure bien connue de CNews et animateur de L'Heure des Pros, s'est régulièrement porté à sa défense sur son antenne.

En septembre, il fustigeait ceux qu'il percevait comme des détracteurs jaloux au sein de l'audiovisuel public, les accusant de s'en prendre à une journaliste qu'il qualifiait d'"excellente".

Plus récemment, alors que la question de sa neutralité était soulevée en raison des ambitions politiques de son compagnon Raphaël Glucksmann, Praud montait de nouveau au créneau : "Léa Salamé, elle existait avant de rencontrer Raphaël Glucksmann. Je trouve incroyable qu'en France on demande à une femme de se retirer de l'antenne parce que son mari va se présenter à une élection."

Derrière ces prises de position publiques se cache, en réalité, une relation bien plus personnelle. Les deux journalistes se connaissent depuis plus de dix ans, ayant fait leurs armes ensemble sur i-Télé. Léa Salamé le confie volontiers : "Il nous arrive d'avoir de longues conversations téléphoniques le dimanche. Il me débriefe "Quelle Époque !" et on débat avec passion. On se dit les choses de manière très franche."

Malgré des sensibilités éditoriales différentes, la présentatrice souligne la solidité de ce lien : "J'aime bien débattre avec lui. On peut ne pas être d'accord et avoir du respect." Une complicité discrète, loin des projecteurs, qui dit beaucoup sur la façon dont certaines amitiés journalistiques se construisent en dehors des clivages médiatiques.

Karin Viard, 60 ans, lucide sur sa génération

Figure emblématique du cinéma français depuis déjà de nombreuses années, Karin Viard sera prochainement à l'affiche du film intitulé La Maison des femmes. "C'est une maison qui est adossée à l'hôpital de Saint-Denis, qui a été créée en 2016 par Radha Hatem et qui a pour but de venir en aide aux femmes victimes de violences. Ces violences étant vraiment très nombreuses et variées", a ainsi souligné la comédienne lors de son récent passage sur le plateau du JT de 20h de France 2.

"C'est un film féministe, mais qui n'oppose pas hommes et femmes, qui dit que cette lutte contre les violences faites aux femmes ne pourra se faire qu'avec l'aide des hommes. Et il y a beaucoup d'hommes qui ne sont pas du tout d'accord avec ces violences faites aux femmes et je trouve que c'est un point de vue intéressant", a également précisé Karin Viard. Avant de dresser un constat lucide sur sa génération.

"Je suis d'une génération où j'ai non seulement accepté un certain nombre de comportements, mais je les ai même cautionnés. J'ai trouvé que c'était normal. J'ai trouvé qu'il n'y avait pas de problème avec ça. Et en faisant ce film, tu te rends compte que les violences faites aux femmes sont variées, multiples, que le patriarcat, c'est une violence faite aux femmes d'une certaine façon. Et ça a changé ma façon de voir les choses. Je trouve que c'est nécessaire de s'engager dans cette lutte, en fait", a-t-elle ainsi reconnu.

Un an plus tôt, Karin Viard avait évoqué le fait que les "comportements totalement abusifs" étaient banalisés quand elle a commencé sa carrière dans le cinéma. "De la part de ceux qui produisent ces comportements inappropriés. Il y avait aussi une forme de normalité. Je ne veux pas les excuser. Il faut quand même poser ce contexte de l’époque qui rend tolérable un nombre de trucs qui ne le sont pas du tout", avait-elle déclaré sur l'antenne de France Inter.

"Moi, quand je suis arrivée. Je trouvais normal que les hommes soient plus payés que moi. Que l’on parle des femmes devant moi de façon complètement misogyne. Je trouvais ça normal. Je disais : 'Ils sont un peu lourds'. Que l’on me pelote, que l’on me moleste un peu physiquement. Que l’on me foute une main au cul...", avait également expliqué Karin Viard.

"Je ne voudrais pas qu’on croie que le monde du cinéma a cautionné ces comportements en toute conscience. Tu avançais un peu à l’aveugle. C’était comme ça. Et je le dis, en trouvant ça nul de le dire. Mais c’est vrai aussi, j’ai 58 ans. Je suis obligée de dire que moi-même, j’ai participé de cette chose ignoble. En l’acceptant et en trouvant ça pas si choquant que ça au fond. C’est dingue quand tu y penses", avait finalement conclu la comédienne.

Booder poignant sur son l’impact de son physique dans sa vie privée

 

Dimanche 8 mars 2026, Frédéric Lopez a présenté un nouveau numéro de l'émission baptisée Un dimanche à la campagne sur France 2. Comme à son habitude, l'animateur a reçu trois personnalités dans un cadre bucolique propice aux confidences en tout genre. Cette semaine, le présentateur avait notamment convié la chanteuse australienne Tina Arena dans son programme. Aux côtés de l'humoriste Booder et de l'animateur de TF1 Laurent Mariotte.

"Le comédien Booder, derrière son humour et son incroyable joie de vivre, cache une histoire faite de résilience et de détermination. Virtuose de l’autodérision, il a fait de sa singularité physique une force pour s’imposer sur scène comme au cinéma", avait notamment indiqué France 2 dans un communiqué. Durant ses échanges avec Frédéric Lopez, l'humoriste s'est confié sur son enfance.

Mohammed Benyamna, de son vrai nom, a vu le jour le 13 août 1978 à Bouarfa au Maroc. Par la suite, il a émigré en France avec ses parents. L'humoriste a grandi au sein d'un quartier populaire du 10e arrondissement de Paris. Victime de problèmes de santé dès sa naissance, il est resté hospitalisé plusieurs années pour se soigner. Doté d'un physique plutôt atypique, le comédien a rapidement compris qu'il devait miser sur l'humour pour se faire accepter.

"Je comprends une chose. Je comprends que j'ai une tête pas comme celle des autres. Mais je vois le regard qui se porte sur moi. Mon visage peut dégager de la méchanceté et de la peur. Je comprends très vite ça. Je suis incapable de t'expliquer comment je peux comprendre ça", a premièrement indiqué Booder à Frédéric Lopez.

"Mais je me dis : 'Booder, si t'es pas tout le temps souriant comme ça, les gens vont dire que t'as une tête d'assassin'. Il faut que je sois drôle pour être accepté. Parce que je grandis dans un quartier populaire. Dans un quartier populaire, c'est soit on est fort à la bagarre, soit on est drôle, pour être accepté. Bon, j'ai été très drôle, moi. La bagarre, c'était compliqué. Mais j'étais très fort au foot. Et ça, ça me faisait accepter tout le monde", a ensuite ajouté l'humoriste.

"C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il y avait un match, il faut prendre le petit Booder avec nous. Parce qu'il payait pas de mine, mais il était bon. Et en plus, il est marrant. Et si on le prend pas, il va s'asseoir sur le côté du terrain, il va nous charrier pendant tout le match, donc va me le faire jouer. Donc c'était plutôt ça", a finalement conclu Booder.

Sans tabou, la confidence olé-olé d’Elodie Gossuin au lit

Les confidences intimes lâchées à la télé marquent encore les esprits, surtout quand tout se joue en direct, sous l’œil des caméras… et du conjoint. Au milieu des années 2000, Élodie Gossuin, alors jeune animatrice et ex-Miss France, a vécu l’un de ces moments gênants et drôles qui restent gravés.

Invitée sur le plateau de la très libre La Méthode Cauet sur TF1, la Picarde s’est vue poser une question cash sur sa vie sexuelle, en présence de son compagnon Bertrand Lacherie. Sa réponse, lancée hilare, a dévoilé sa position préférée au lit devant tout le monde… et continue de fasciner vingt ans plus tard.

Couronnée Miss France 2001, Élodie Gossuin a rapidement quitté les défilés pour la radio et la télé, tout en construisant sa vie privée avec l’ex-mannequin Bertrand Lacherie. Mariés depuis 2006, près de Compiègne, ils élèvent deux paires de jumeaux, Rose et Jules puis Joséphine et Léonard. "Les épreuves de la vie, nos quatre enfants ont renforcé notre couple", confie Élodie.

Au fil des ans, l’ancien mannequin est devenu père au foyer, assumant le quotidien de leurs quatre enfants pour que sa femme mène sa carrière. De son côté, il reste admiratif : "Elle ne se sent pas fatale, mais pour moi, elle l'est. Dès le premier regard, et même habillée comme un sac à patates, elle continue de l'être. C'est la femme que j'aime. Celle avec laquelle je savais que je me marierai et aurait des enfants", a confié Bertrand Lacherie à Gala.

Au début des années 2000, le couple se retrouve invité dans l’émission de seconde partie de soirée La Méthode Cauet, connue pour ses questions très crues. Élodie est assise dans un large fauteuil, Bertrand installé sur l’accoudoir, un bras passé autour de ses épaules. Face à eux, Cauet lâche : "Ta position préférée pour faire l’amour ?".

Hilare mais visiblement un peu embarrassée, l’ancienne Miss ne se dérobe pas. "J’aime toutes les positions. Après… J’aime bien être sur le ventre, j’aime bien qu’il soit derrière moi (rires)", répond-elle sous le regard amusé de son compagnon et d’un public hurlant de rire. Gênée, elle finit par se cacher le visage, tandis que Cauet tente l’humour : "Ma question était ‘pour dormir’, j’avais pas fini !".

Jeremy Ferrari poignant sur ces périodes sombres de sa vie

Après avoir partagé la scène avec ses complices Baptiste Lecaplain et Arnaud Tsamere, Jeremy Ferrari se lance dans un nouveau projet au cinéma. L’humoriste sera à l’affiche du film Les K'd'or. Il y donne la réplique à Laura Felpin et Eric Judor. Le long-métrage sortira en salles ce mercredi 11 mars 2026.

Un projet particulièrement important pour l’artiste de 40 ans, puisqu’il en assure aussi la réalisation. À l’approche de cette sortie très attendue, Jérémy Ferrari était invité sur le plateau de l’émission Quelle Époque ! sur France 2, ce samedi 7 mars 2026, où il a notamment accepté de revenir sur les périodes plus sombres de sa vie.

Lors d’un échange avec Léa Salamé, l’humoriste est revenu sur une phrase qu’il avait prononcée par le passé. La journaliste lui rappelle alors : "Vous aviez dit une fois que le succès n'apaise rien. C'est pas vrai ? Il apaise un peu ?". Jeremy Ferrari évoque alors la période difficile qu’il a traversée, marquée notamment par l’alcool et une tentative de suicide : "C'était dans les périodes aussi où j'expliquai un peu les phases par lesquelles j'étais passé. À savoir l'alcool la tentative de suicide. On pense souvent que quand un artiste tombe dans l'alcool ou dans la pression, c'est à cause du succès. Mais ce n'est pas ça".

Selon lui, les fragilités existent souvent bien avant la célébrité. "C'est quelque chose qu'on a en nous au départ. On a l'impression que le succès va apaiser tout ça. Un jour tu as tout ce que tu voulais, tout ce que tu as désiré, et tu es quand même malheureux donc ça précipite." L’humoriste dénonce également l’image de "l’artiste maudit", parfois glorifiée. "J'aime pas beaucoup ce principe où on aime les artistes maudits, on aime les voir les gens qui ont du talent souffrir et se dire c'est formidable. Je pense qu'il faut casser tout ça".

Touchée par ce témoignage, Valérie Bonneton lui fait remarquer : "Si tu as fait cette tentative de suicide, tu as quand même ce côté très sensible." Une observation qui pousse Jeremy Ferrari à élargir la réflexion au-delà du monde artistique. "Si je n'avais pas été artiste, j'aurais quand même eu ces problèmes d'addiction. De dépression. C'est pas réservé aux artistes. Tout le monde est touché."

Il insiste sur le fait que ces situations concernent une grande partie de la société : "Je prends n'importe qui sur ce plateau si je vous demande 'est-ce que vous êtes touché directement ou indirectement par la dépression, l'alcool ?' Tout le monde va me dire oui." L’humoriste explique aussi avoir attendu d’aller mieux avant d’évoquer ces sujets publiquement : "J'ai attendu par exemple d'aller mieux pour en parler. Je trouvais ça insupportable d'aller à la télé en disant aux gens je vais mal à des gens qui eux aussi vont pas forcément bien."

Cyril Féraud avoue être obsédé par son jouet fétiche de "60 cm de haut"

Quand il fait courir les candidats de La Carte aux trésors au-dessus des paysages français, personne ne soupçonne vraiment ce qui l’attend une fois les caméras coupées. Chez lui, près de Paris, Cyril Féraud retrouve un univers bien plus ludique qu’un simple salon d’animateur télé, autour d’un surprenant jouet géant de 60 centimètres de haut.

Car derrière l’image du bosseur qui enchaîne Slam, Tout le monde veut prendre sa place ou 100% Logique, se cache un collectionneur assumé de Playmobil géants. "J'ai une collection d'une trentaine de Playmobil de plus de 60 centimètres de haut. J'ai découvert leur existence dans un magasin de jouets, depuis j'en chine dans des brocantes, sur Internet", a confié l’animateur, avant d’ajouter : "J'aime leur côté régressif et amusant". Une passion qui prend beaucoup plus de place qu’on ne l’imagine.

Lorsqu’il quitte les studios, l’animateur rejoint sa maison à la campagne, non loin de la capitale, pensée comme une bulle de verdure et de calme. Dans chaque pièce ou presque, un personnage de plastique de plus de 60 centimètres de haut l’attend : chevalier, pirate ou policier, posé sur un buffet, au détour d’un couloir ou près d’une bibliothèque.

Pour lui, ces géants colorés ne sont pas des jouets mais une vraie mise en scène. Il l’a reconnu sans détour : "Je passe mon temps à les chasser partout, à les échanger, comme un collectionneur". Il traque la moindre figurine rare en brocante ou sur Internet, presque comme s’il préparait une nouvelle énigme de La Carte aux trésors dans les allées des vide-greniers.

Dans cette maison peuplée de soldats et d’explorateurs en plastique, Cyril Féraud revendique complètement ce retour à l’enfance. "J'en ai dans toutes les pièces de ma maison. Quand je rentre le soir, fatigué, je suis heureux d'être accueilli par ces personnages souriants et colorés. Gamin, je jouais déjà à l'animateur télé avec mes Playmobil !", confie-t-il. Les figures souriantes forment une petite foule rassurante qui l’accueille après les journées de tournage.

Ce goût pour les figurines XXL correspond à son caractère très sensible, qu’il décrit volontiers. L’animateur explique aimer ce côté un peu régressif et amusant, comme un clin d’œil à ses propres jeux d’enfant avant les vrais plateaux télé. Ces géants multicolores deviennent alors un décor, mais aussi un repère chaleureux dans une vie rythmée par les directs, les audiences et la pression du petit écran.

Ce rapport très tendre à ses jouets n’est pas anodin chez cet homme qui se définit comme une véritable éponge émotionnelle. "Chacun gère la pression à sa façon. Certains ont besoin de crier sur les autres, mais ce n'est pas ma manière de fonctionner. Et ça tombe bien, car je suis une éponge ! Si je vois une personne malheureuse en face de moi, cela m'affecte énormément", explique-t-il. Alors, quand il ne pilote pas un hélicoptère dans La Carte aux trésors, sa propre chasse au trésor se joue dans les brocantes, à traquer la prochaine figurine géante qui viendra garder son salon.

Chouchou des mamies, Cyril Féraud assume cette particularité physique

A 39 ans, Cyril Féraud fait partie des visages les plus familiers de France Télévisions, avec un atout que les téléspectateurs connaissent par coeur, son sourire aux dents blanches, presque devenu une signature. Pendant des années, ce détail physique a tant fait parler que les rumeurs de blanchiment dentaire se sont accumulées, sans qu'il réponde à chaque fois.

Ces derniers mois, l'animateur de 100% Logique, ex-présentateur de Slam a pourtant accepté de revenir franchement sur ce sourire qui intrigue, du plateau de Fort Boyard aux réseaux sociaux. Il a expliqué que ses dents avaient changé avec le temps et surtout avec une habitude bien précise, de quoi surprendre ceux qui le pensaient figé en Ken de la télévision.

Longtemps réduit à son physique de gendre idéal, l'animateur rappelle qu'il doit sa place avant tout à son sérieux. Il assure n'avoir jamais pris la grosse tête, garder la même envie même après une journée de tournage, et se voir surtout comme un travailleur acharné plus que comme un simple animateur au sourire très blanc.

Autre cliché qui lui colle à la peau : celui de "chouchou des mamies". Cyril Féraud explique que cette étiquette revenait à ses débuts, avant de s'effacer au fil des programmes. Aujourd'hui, il reçoit des dessins d'enfants pour Cyril Gossbo ou La Carte aux trésors et des lettres de jeunes mères, ravies de le regarder en famille, ce qu'il juge touchant.

"En fait, je bois plus de café qu’avant, donc elles sont un peu moins blanches en réalité. En même temps, ce qui est rigolo, c’est que ce gag des dents blanches et des cheveux blonds a donné naissance au personnage de Cyril Gossbo dans Fort Boyard, qui est l’émission qui m’a donné envie de faire de la télé. Donc merci de m’avoir chambré sur le côté Ken de France Télévisions avec ses dents blanches et ses cheveux blond !", raconte-t-il à TV Mag.

A 39 ans, celui que beaucoup associent à un sourire très blanc préfère en rire. Depuis plus de dix ans, il répète que ses dents sont naturelles, sans blanchiment dentaire ni facettes, un discours appuyé par le chanteur Amir, diplômé en chirurgie dentaire, qui rappelle que certains sourires sont simplement très clairs. Le café n'y change rien : cette marque de fabrique reste au centre de son personnage public.

Ce clin d’œil à ce surnom de Ken ne sort pas de nulle part. Les blagues récurrentes sur ses dents blanches et ses cheveux blonds ont fini par donner naissance à Cyril Gossbo, personnage kitsch de Fort Boyard au brushing figé et au sourire encore plus éclatant que le vrai. Une façon pour l'animateur de reprendre la main sur les moqueries et de transformer son physique en ressort comique.

In The Grey : Henry Cavill et Jake Gyllenhaal font la paire pour Guy Ritchie

Alors que Prime Video vient de lancer la série Young Sherlock, le réalisateur et producteur Guy Ritchie présente déjà un nouveau projet. La première bande-annonce de son thriller d’action In the Grey vient d’être dévoilée, et elle promet un concentré de fusillades, d’explosions et de répliques cinglantes dans la plus pure tradition du réalisateur de Snatch.

Distribué par Black Bear, le film sortira le 15 mai 2026 en Amérique du Nord (aucune date française n’a encore été annoncée). L’intrigue suit une équipe secrète d’agents d’élite chargés de neutraliser un despote impitoyable et de récupérer une fortune d’un milliard de dollars qu’il s’est appropriée. L’action repose notamment sur deux hommes de main : Bronco, un Américain bravache incarné par Jake Gyllenhaal, et Sid, un Britannique beaucoup plus méthodique joué par Henry Cavill. Tous deux sont supervisés par leur coordinatrice, interprétée par Eiza González. Ce qui commence comme un braquage impossible se transforme rapidement en guerre ouverte mêlant stratégie, tromperies et lutte pour la survie.

Le casting est complété par Kristofer Hivju, Fisher Stevens et Rosamund Pike.

Après avoir travaillé avec Jake Gyllenhaal sur The Covenant en 2023, Guy Ritchie a ensuite sorti The Ministry of Ungentlemanly Warfare en 2024 avec Henry Cavill, ainsi que Fountain of Youth l’an dernier. Mais ces films ont rencontré un succès assez limité, au point que In the Grey, tourné à l’automne 2023, a bien failli ne jamais voir le jour.

En revanche, le cinéaste connaît actuellement plus de réussite à la télévision. Young Sherlock a réalisé un bon démarrage sur Prime Video, tandis que la saison 2 de The Gentlemen est déjà tournée et attend sa date de sortie sur Netflix. Une deuxième saison de MobLand est également en préparation pour Paramount+.

Le Chanteur de jazz : Martin Scorsese déteste l'un des films les plus importants de l'Histoire du cinéma

Rares sont ceux qui vénèrent et apprécient l’art cinématographique autant que Martin Scorsese. Il est donc d’autant plus surprenant qu’il déteste le film le plus important jamais réalisé.

En plus d’être l’un des plus grands réalisateurs de tous les temps, le cinéaste oscarisé est également un fervent défenseur et un ardent partisan de la préservation du patrimoine cinématographique. Sa célèbre Film Foundation a restauré ou préservé des centaines de films menacés de disparition, et il est aussi attaché au passé du cinéma qu’à son avenir.

Pourtant, malgré sa passion pour le cinéma depuis l’enfance, sa maîtrise du médium acquise grâce à une série de chefs-d’œuvre intemporels et sa connaissance pointue des générations passées du cinéma, Martin Scorsese refuse de s’extasier devant le film le plus révolutionnaire jamais réalisé, celui qui a littéralement tout changé.

En octobre 1927, la sortie du Chanteur de jazz d’Alan Crosland a bouleversé le monde du cinéma. Les spectateurs ont assisté à un moment historique : Al Jolson inaugurait l’ère du parlant. Utilisant pour la première fois la musique, le chant et les dialogues synchronisés dans un long-métrage, ce film a marqué un tournant décisif, ouvrant la voie au cinéma tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Et son aversion pour le film n’est pas une exagération : le réalisateur iconique et auteur acclamé a en effet passé la majeure partie de sa vie à penser que c’était, en réalité, un navet. Et s’il est capable de comprendre l’importance de ce film pour la profession qui est la sienne depuis six décennies, cela ne signifie pas pour autant qu’il l’apprécie.

Lors d’une ancienne conversation avec le journaliste Richard Schickel (via Far Out Magazine), le sujet fut d’ailleurs abordé, et le réalisateur de Taxi Driver n’a pas mâché ses mots : “Je déteste Le Chanteur de jazz.”

Schickel acquiesça, le qualifiant de “film épouvantable”, et Scorsese renchérit : “C’est affreux”, déclara-t-il. “Mais mes parents l’adoraient. Ils l’adoraient parce qu’ils s’identifiaient à la famille, à la rupture avec la tradition. Mon père avait le sentiment que nous perdions la tradition familiale, la famille sicilienne. Et voilà que les Juifs, qui vivaient à proximité, restaient fidèles à leurs traditions.”

Finalement, le jeune Marty était le seul membre de la famille Scorsese à ne pas supporter Le Chanteur de jazz. Son père, Charles, s’identifiait en effet sans hésiter au Cantor Rabinowitz, interprété par Warner Oland, qui aurait largement préféré que son fils, Jakie, abandonne ses rêves de gloire dans la musique pour suivre les traces de sa famille à l’église locale.

En dépit de son indéniable importance historique, Le Chanteur de jazz reste donc, pour Martin Scorsese, un film qu’il ne peut apprécier sur le plan artistique. Cette contradiction illustre parfaitement que la valeur d’un film ne se mesure pas seulement à son impact sur l’industrie ou à sa place dans l’histoire, mais aussi à la perception intime et personnelle de chaque spectateur. Pour Scorsese, l’histoire du cinéma est autant une affaire de passion que de subjectivité, rappelant que même des travaux considérés comme des chefs-d’œuvre peuvent susciter des sentiments mitigés chez les plus grands connaisseurs.

Demain et demain et demain : l'un des meilleurs romans de ces 30 dernières années sera adapté au cinéma avec Daisy Edgar-Jones en tête d'affiche

Cinq ans après avoir remporté l'Oscar du meilleur scénario adapté pour CODA (remake US de La Famille Bélier), la réalisatrice Siân Heder s'apprête à adapter au cinéma le roman à succès de Gabrielle Zevin, "Demain, et demain, et demain", pour Paramount Pictures.

Publié en 2022 et vendu à plus de 4 millions d'exemplaires dans le monde, le roman, traduit dans une quarantaine de langues, a été désigné comme l'un des 100 meilleurs livres du XXIe siècle par le New York Times et comme l'un des meilleurs romans des 30 dernières années par le Los Angeles Times.

Demain, et demain, et demain raconte l’histoire sur plusieurs décennies de deux amis, Sadie Green et Sam Masur, qui se retrouvent à 25 ans pour créer un jeu vidéo. Leur première création, Ichigo, est un véritable succès. Du jour au lendemain, ils deviennent des stars. Mais le succès n’empêche pas le piège de l’ambition et de la jalousie de se refermer sur eux…

Siân Heder coécrit le scénario avec l’autrice du best-seller. Variety rapporte que Daisy Edgar‑Jones tiendra le rôle féminin principal de cette adaptation. On ignore encore qui prêtera ses traits à Sam.

Remarquée grâce à la série Normal People, la comédienne britannique a déjà joué en 2022 dans une adaptation de roman à succès : Là où chantent les écrevisses, d'après l'œuvre de Delia Owens. Elle a également été l'héroïne de la suite de Twisters en 2024.