18 février 2026

Découvrez Le Mystérieux regard du flamand rose au cinéma

Début des années 1980, dans le désert chilien. Lidia, 11 ans, grandit au sein d’une famille flamboyante qui a trouvé refuge dans un cabaret, aux abords d’une ville minière. Quand une mystérieuse maladie mortelle commence à se propager, une rumeur affirme qu’elle se transmettrait par un simple regard. La communauté devient rapidement la cible des peurs et fantasmes collectifs. Dans ce western moderne, Lidia défend les siens.

En salle cette semaine, Le Mystérieux regard du flamant rose détonne par son titre intrigant… mais pas que ! Récit chargé de tension et de passion, propos avant-gardiste, références nombreuses et maîtrisées au genre western… Autant de raisons qui ont permis au premier long-métrage du cinéaste chilien Diego Céspedes de briller à la dernière édition du Festival de Cannes – où Céspedes avait déjà été nommé à deux reprises pour ses courts-métrages L’Été du lion électrique et Les Créatures qui fondent au soleil – et d’obtenir le prestigieux prix Un certain regard.

Plaisante coïncidence, puisque c’est précisément du regard dont ce premier long-métrage est question. Tantôt arme de séduction infaillible, tantôt facteur de malédiction, celui-ci se retrouve ainsi pivot de l’intrigue. Élevée au sein d'une communauté vivant dans un cabaret, la jeune Lidia se retrouve régulièrement prise à partie par les jeunes garçons de la communauté avoisinante, effrayés par le regard de “Flamant rose” – surnom d’une artiste travestie (terminologie prédominante à l’époque) et charismatique qui joue pour Lidia le rôle de mère. En effet, croiser son regard, ou celui de l'une des personnes de cette communauté, pourrait contaminer les hommes d'une maladie mortelle... mais aussi les séduire, qu'ils refusent de le reconnaître.

Un regard tentateur mais dangereux, métaphore à peine dissimulée du VIH, auquel le cinéaste Diego Céspedes a été confronté dès sa jeunesse. “J’ai grandi avec une mère hantée par le VIH, raconte-t-il. Elle regardait à la télévision un « soap opera » où était représenté le premier personnage séropositif. Elle en parlait d’une manière terrible si bien que j’avais très peur de le regarder. L’idée de la maladie m’effrayait.”

C’est précisément à cette “mythification” du virus que Diego Céspedes s’attaque avec Le Mystérieux regard du flamant rose. Située dans les années 80, l’intrigue du long-métrage permet d’interroger toute la désinformation propagée autour de l’épidémie, notamment par les communautés masculinistes machistes et homophobes, pour qui la maladie était considérée comme une véritable malédiction. Plus encore que les effets de la maladie, c’est surtout la tentation charnelle interdite qui effraie ces hommes. Car la troupe du cabaret, composée majoritairement d’artistes travestis, s’avère aussi séductrice que sympathique, véritable refuge familial pour Lidia (brillamment incarnée par la jeune Tamara Cortes).

Lorsque la peur et le rejet prennent le pas sur la tolérance, la tension s’accumule et Le Mystérieux regard du flamant rose adopte alors un parfum familier de western, mêlant vengeance et règlements de comptes.

Par son cadre, d’abord, Le Mystérieux regard du flamant rose se révèle propice au développement d’une esthétique “western” directement héritée des grands maîtres du genre. Au milieu du désert chilien aride, deux communautés cohabitent en vase clos – une troupe d’artistes travestis et un groupe de mineurs, majoritairement masculin –. Isolée par le désert du reste du monde, la communauté se referme sur elle-même, comme en huis clos. Entre deux numéros de flamenco, le vent souffle au dehors, présence invisible et fantomatique de la menace qui pèse en permanence sur Lidia et sa famille.

Lorsqu’un événement dramatique frappe la communauté et met le feu au poudre, Lidia prend les armes et affronte les ennemis de ses proches, notamment de sa mère, “Flamant rose” (brillamment incarnée par le magnétique Matías Catalán). Ce tournant de l’intrigue permet alors l’instauration d’une dynamique de tension nouvelle, rappelant les plus grands récits de vengeance : duels de regard, pistolets chargés prêts à faire feu à tout moment, notes latines soulignant les tensions sous-jacentes… Autant de références qui permettent au Mystérieux regard du flamant rose de conjuguer à l’ardeur de son propos la chaleur étouffante de la vengeance.

Hommage passionné au genre western porté par une galerie de personnages flamboyants, vision contemporaine des amours passionnelles et familiales, Le Mystérieux regard du flamant rose de Diego Céspedes, primé à Cannes, est à découvrir dès maintenant au cinéma. 

17 février 2026

Pierre Palmade : pourquoi l’humoriste a-t-il déjà fini de purger sa peine ?

L’annonce a surpris. D’après RTL, le parquet de Bordeaux a confirmé que Pierre Palmade devrait avoir purgé sa peine le 27 février prochain. Une échéance plus rapide que ce que certains imaginaient.

Condamné en novembre 2024 à cinq ans de prison dont deux ans fermes pour blessures involontaires aggravées, après le grave accident de février 2023 alors qu’il conduisait sous l’emprise de stupéfiants, l’humoriste de 57 ans avait pourtant été incarcéré. Alors pourquoi cette fin de peine arrive-t-elle déjà ?

Selon RTL, Pierre Palmade aurait bénéficié des réductions de peine prévues par le barème habituellement appliqué par le juge d’application des peines. Rien d’exceptionnel sur le principe, mais un mécanisme légal encadré. Toujours d’après le parquet de Bordeaux, le magistrat aurait pris en compte son comportement depuis sa condamnation. Aucune infraction relevée, respect strict des horaires, paiement régulier des dommages et intérêts et suivi assidu de ses traitements contre ses addictions. Autant d’éléments qui ont pesé dans la balance.

Après sa condamnation, l’artiste avait été incarcéré à Bordeaux entre décembre 2024 et avril 2025, avant de poursuivre sa peine à domicile sous bracelet électronique. Une exécution de peine aménagée qui entre dans le cadre prévu par la justice.

Si la question judiciaire semble réglée, le plan personnel reste plus fragile. En avril dernier, des proches confiaient que l’humoriste traversait une période difficile, moralement et physiquement. "Pierre est soulagé. Il était très anxieux d'être enfermé. Sa détention s'est globalement bien passée même s'il y a eu quelques moments de tension", avait expliqué l’un d’eux au micro de BFMTV.

Mais une fois sorti, la solitude se serait installée. "Tous ses amis lui ont tourné le dos, à part Michèle Laroque qui l’évoquait dernièrement sur France Inter du bout des lèvres", assurait la même source. "On espère qu’il tiendra la route face à sa solitude". En mars dernier, l’actrice avait elle-même pris la parole sur France Inter. "C'est un sujet extrêmement délicat... Ce qui me lie à Pierre ne regarde que Pierre et moi. Ce que je peux dire, c'est que c'est une énorme tristesse dans ma vie. Je l'ai vu s'autodétruire, ce qu'il a fait est indéfendable et inexcusable. Mais un ami, c'est un ami", avait-elle déclaré. Des mots forts, qui avaient suscité de nombreuses réactions.

Les Aventuriers de l'Arche Perdue sur M6 : il y a 45 ans, George Lucas ne voulait pas entendre parler d'Harrison Ford pour jouer Indiana Jones

Indiana Jones, l'archéologue le plus célèbre du monde, inventé par Steven Spielberg et George Lucas, est indissociable du comédien Harrison Ford. Cependant, au début des années 80, quand les deux réalisateurs cherchaient la bonne personne pour enfiler le chapeau d'Indy, ils ne pensaient pas du tout à celui qui campait Han Solo dans Star Wars.

L'histoire est bien connue, Spielby et Lucas avaient jeté leur dévolu sur Tom Selleck, jeune acteur de 35 ans en pleine ascension. Tout était prêt pour le comédien, notamment le costume et le chapeau, conçus spécialement pour lui.

"Les vêtements seuls n'ont aucune valeur ni aucun sens s'ils ne sont pas portés par une personne spécifique. Et je vous assure que le costume aurait été très différent si Tom Selleck, l'acteur original d'Indiana Jones, avait tourné le film à la place d'Harrison Ford", explique la chef costumière Deborah Nadoolman, citée dans Mad Movies Classic "Indiana Jones, sur les traces du plus grand aventurier de cinéma" (Alexandre Poncet, Cédric Delelée et Gilles Esposito).

Au dernier moment, Tom Selleck a dû décliner l'offre, coincé par son contrat le liant à la chaîne CBS pour la série Magnum. Ce récit concernant l'homme à la moustache est très célèbre. Ce qu'on sait moins, c'est que George Lucas était farouchement opposé à confier le rôle de l'aventurier à Harrison Ford. L'acteur avait pourtant passé des essais, au même titre qu'un certain Sam Neill, qui jouera plus tard le paléontologue Alan Grant dans Jurassic Park.

Pour le papa de Star Wars, c'est un refus net et catégorique. Harrison Ford est déjà Han Solo, il ne peut pas être aussi Indiana Jones. George Lucas martèle également qu'il ne souhaite pas suivre l'exemple de Martin Scorsese, qui enchaîne les films avec Robert De Niro.

C'était sans compter sur la détermination de Steven Spielberg, impressionné par Ford dans les rushes de L'Empire contre-attaque. Il parvient à convaincre son compère de prendre à nouveau rendez-vous avec le comédien pour des screen tests.

Harrison Ford donne tout ! Sa performance est tellement bluffante qu'il réussit à faire changer d'avis George Lucas. Conquis, le cinéaste donne son accord pour engager l'acteur. Spielberg est ravi, ces essais l'ont encore plus conforté dans l'idée qu'il avait fait le bon choix.

Cette décision n'a pas été du goût de toute l'équipe de tournage, surtout la chef costumière Deborah Nadoolman, qui a dû reprendre son travail de zéro.

"J'avais entièrement fini le costume pour Tom Selleck, et quand il est parti, j'ai été extrêmement déçue", se souvient l'artiste. "Sincèrement, on ne savait pas quoi faire ! Notre réaction à tous a été : Quoi ? Han Solo sera Indiana Jones ? Vraiment ? On avait Tom Selleck, il était superbe, il nous plaisait énormément. On a dû faire la transition très rapidement, et livrer un prototype de costume deux jours plus tard", ajoute celle qui est aussi la créatrice des costumes du clip Thriller de Michael Jackson.

Finalement, son travail finira par payer. Le look d'Indiana Jones dans le premier volet contribuera à forger la légende d'un personnage mythique.

Pourquoi Julianna Margulies a failli ne jamais jouer dans Urgences

Entre 1994 et 2009, Julianna Margulies a prêté ses traits à l'infirmière Carol Hathaway dans la série culte Urgences. Mais saviez-vous que l'actrice américaine avait été tout près de passer à côté de ce rôle iconique ?

En 2024, invitée du Kelly Clarkson Show à l'occasion du trentième anniversaire d'Urgences, Julianna Margulies (qui a refusé 27 millions de dollars pour rester dans la série) s'est remémorée son étonnante audition pour le show NBC, audition durant laquelle elle était pour le moins "énervée". Un sombre état d'esprit qui lui a valu de décrocher le rôle de Carol, qu'elle a tenu durant quinze saisons !

"J'étais à Los Angeles pour rendre visite à mon petit ami", raconte Julianna Margulies. "Ce jour-là, j'avais trois auditions dont celle d'Urgences. (...) Je suis généralement en avance pour mes rendez-vous, car je ne veux pas faire attendre les gens."

Problème : il y a dejà deux heures de retard lorsque Julianna Margulies arrive sur place et "probablement 50 personnes en salle d'attente." Après avoir patienté de longues minutes, l'actrice, n'en pouvant plus, décide de s'en aller, mais c'est précisément à ce moment précis que le directeur de casting l'appelle !

"J'étais là pour l'audition d'un rôle récurrent", raconte l'actrice. "Mais j'étais tellement énervée d'avoir attendu si longtemps que j'ai joué le personnage de manière vraiment dure, avec un peu de colère new-yorkaise."

"Du coup, je savais que j'avais échoué", poursuit-elle. "Mais quand je suis sortie de l'audition, le directeur de casting m'a dit "Attends une minute, tu n'es pas faite pour ce rôle récurrent. En revanche, tu pourrais être parfaite pour le rôle de l'infirmière Carol Hathaway, mais elle meurt dans le pilote. Est-ce que tu serais d'accord pour revenir et passer une audition pour ce rôle ?" Je suis donc revenue pour jouer Carol avec la même énergie. Et j'ai décroché le rôle !"

L'impatience et la colère de Julianna Margulies lui ont donc permis de jouer dans Urgences mais pas que... En jouant ainsi, elle a ressuscité un personnage qui n'aurait jamais dû aller plus loin que le stade du pilote et qui allait devenir un visage majeur de la série !

Le comédien Michel Charrel est mort à 89 ans

Le comédien Michel Charrel est décédé à 89 ans. Jamais premier rôle, il faisait partie de ces visages du cinéma croisés devant les caméras de Robert Enrico, Claude Chabrol, Michel Audiard, Jean Delannoy, Georges Lautner, Marcel Carné et même de John Frankenheimer.

Dans un communiqué relayé par Voici, son agence lui a rendu hommage :

"C'est avec une infinie tristesse que l'Agence Artistique Stéphane Lefebvre vous annonce le décès du comédien Michel Charrel, survenu à Paris le 14 février 2026, à l'âge de 89 ans. Talent d'exception et homme d'une grande générosité, son départ laisse un immense vide auprès de tous ceux qui ont eu la chance de le connaître. Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches".

Sa carrière débute en 1962, avec un rôle non crédité de chanteur russe dans Le Gentleman d'Epsom, avec Jean Gabin en tête d'affiche. On le retrouve ensuite la même année dans Le Train de John Frankenheimer, Fantômas d'André Hunebelle et Le Tigre aime la chair fraîche de Claude Chabrol.

Ce dernier lui confiera d'ailleurs des rôles dans 4 autres de ses films : Landru (1963), La Femme infidèle (1968), Que la bête meure (1969) et son sketch des Plus Belles Escroqueries du monde (1963).

On peut aussi apercevoir Michel Charrel dans Trois chambres à Manhattan et Les Grandes gueules, puis il tourne pour la deuxième fois avec Jean Gabin dans Le Jardinier d'Argenteuil (1966), puis ils se recroiseront dans Le Pacha (1968) et Le Clan des Siciliens (1969).

On peut également le croiser dans Belle de jour de Luis Buñuel, Les Risques du métier d'André Cayatte, Ces messieurs de la famille de Raoul André et deux films de Michel Audiard (Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages et Une veuve en or).

Au début des années 80, après être apparu dans La Pension des surdoués et Le Guépiot (1980), il s'éloigne des plateaux et n'y reviendra que ponctuellement. Pour Le Brasier d'Eric Barbier (1989), Les Amants réguliers de Philippe Garrel (2005) ou Médecin de campagne (2016) et la série Hippocrate (2018) de Thomas Lilti, toujours dans des petits rôles.

Sa dernière apparition à l'écran était dans Le Sel des larmes, à nouveau signé Philippe Garrel et sorti en 2020.

Maison de retraite : après les films à succès, la suite arrive enfin sur TF1

C’était le succès cinématographique du printemps 2022. Plus de deux millions de téléspectateurs s’étaient rendus dans les salles obscures pour découvrir Maison de Retraite, un film porté par Kev Adams et Gérard Depardieu qui suivait Milann, un jeune homme de 30 ans contraint d’effectuer 300 heures de travaux d’intérêt général dans une maison de retraite. Ses premières semaines sont un véritable enfer, mais il se fait rapidement adopter par les retraités.

Au fil des semaines, Milann découvre que l’établissement profite de la vulnérabilité de ses pensionnaires pour les arnaquer. Il décide alors d’organiser une grande évasion, mais il n’est pas au bout de ses peines…

Le premier volet de Maison de Retraite a été un tel succès que le film a donné naissance à une suite, sortie en février 2024, qui a, elle, réussi à attirer 1,6 million de curieux.

Face à ce succès sans pareil, TF1 et Kev Adams se sont associés pour décliner l’histoire de Maison de Retraite en une série, qui arrivera le lundi 9 mars prochain à partir de 21h10 sur la Une.

Produite par Kev Adams, qui a également co-écrit et co-réalisé les épisodes, la fiction permettra aux téléspectateurs de retrouver les pensionnaires emblématiques des films, tels que la colonelle (Chantal Ladesou), Alfred (Daniel Prévost), Sylvette (Liliane Rovère), Fleurette (Firmine Richard), Rico (Enrico Macias) Albert (Michel Jonasz), et Marguerite (Claudette Walker) dans de nouvelles aventures.

Le foyer Lino Vartan va en effet accueillir pour la première fois des ados condamnés au travail d’intérêt général au sein de la maison de retraite, mais les séniors refusent de partager leur paradis avec des criminels.

De son côté, Milann doit faire face à son lot de problèmes. Il est en effet arrêté par deux policiers et n’a d’autres choix que de charger Adèle (jouée par Stefi Celma), de reprendre les rênes.

Panique et pression énorme pour la jeune femme qui doit gérer ses pensionnaires hauts en couleurs, sa fille, sa rupture avec son mari qui revient à la charge... et Alban (Jarry) qui veut sa place de directrice. Mais qui en veut au foyer Lino Vartan ? C’est ce qu’elle va chercher à découvrir.

Retrouvez les deux premiers épisodes de la saison 1 de Maison de Retraite le lundi 9 mars à partir de 21h10 sur TF1.

L'affaire Gisèle Pelicot a fait l'objet d'un documentaire disponible sur HBO Max

Ce mardi 17 février paraissent aux éditions Flammarion les mémoires de Gisèle Pelicot, intitulées Et la joie de vivre. Cet ouvrage de 320 pages co-écrit avec la journaliste et écrivaine Judith Perrignon évoque l'histoire personnelle et familiale de son autrice, et revient également sur les coulisses de son combat pour faire face publiquement à ses agresseurs.

Le nom de Gisèle Pelicot est devenu celui d’un symbole de la lutte pour le droit des femmes. Son témoignage au cours du procès ultra-médiatisé contre son mari a ému la presse internationale, et ouvert un vaste débat public. Sa volonté d’assister à l’intégralité des délibérations et de faire face à l’homme qui lui a fait subir l’innommable a également forcé le respect de millions de personnes à travers le monde.

Héroïne du monde réel, il ne fait aucun doute que l’histoire de Gisèle Pelicot sera un jour transposée dans une œuvre de fiction. Mais avant qu’un biopic ne voie le jour, un documentaire consacrée à l’affaire la plus médiatisée en 2024 débarque sur la plateforme Max. Intitulé L’affaire Pelicot – un procès pour l’histoire, ce film de 65 minutes est réalisé par la britannique Anna Davis.

Cette production anglaise montre la renommée internationale de cette affaire, bien au-delà de nos frontières. Elle offre également un point de vue intéressant pour le public français, et offre la parole à divers protagonistes de l’affaire y compris à certains des accusés (dont l’anonymat a été conservé). Gisèle Pelicot n’a pas participé au projet, mais des extraits de ses interventions sont lus par une comédienne de doublage.

Ce documentaire a vraisemblablement été produit pour faire connaître cette histoire au public étranger. Mais les téléspectateurs français y trouveront également une synthèse convaincante du procès et de ses retombées médiatiques.

N’espérez pas y trouver de nouvelles révélations sur l’affaire qui n’est pas encore totalement finie, puisque la fin du film nous rappelle qu’un nouveau procès se tiendra en fin d’année pour les accusés qui ont fait appel de leur condamnation.

Le documentaire L’affaire Pelicot – un procès pour l’histoire est à retrouver dès à présent en exclusivité sur Max. Son autobiographie, intitulée Et la joie de vivre, est disponible aux éditions Flammarion.

Mort de Robert Duvall : Hollywood rend hommage au mythique comédien

Hollywood est en deuil et les hommages affluent depuis l'annonce de la mort de Robert Duvall, ce lundi, à l'âge de 95 ans. Al Pacino et Robert De Niro, qui avaient partagé l'affiche du Parrain, 2e partie avec le comédien, ont rapidement réagi, tout comme Francis Ford Coppola, qui avait notamment dirigé la star hollywoodienne dans les deux premiers volets du Parrain et Apocalypse Now.

"Ce fut un honneur de travailler avec Robert Duvall", déclare Al Pacino. "Il était un acteur né, comme on dit. Son lien avec le métier, sa compréhension de ce dernier et son talent phénoménal resteront à jamais gravés dans les mémoires. Il va me manquer." De son côté, Robert De Niro écrit : "Que Dieu bénisse Bobby. J'espère pouvoir vivre jusqu'à 95 ans. Qu'il repose en paix."

Francis Ford Coppola, qui avait collaboré avec Robert Duvall à de nombreuses reprises, déclare sur son compte Instagram : "Quelle tristesse d'apprendre la disparition de Robert Duvall. Un acteur si talentueux et un pilier d'American Zoetrope depuis ses débuts : Les Gens de la pluie, Conversation secrète, Le Parrain, Le Parrain, 2e partie, Apocalypse Now, THX 1138, Assassination Tango."

"Un autre ami nous quitte. Nous avons joué ensemble et sommes devenus amis", déclare sur Instagram l'acteur Michael Keaton, qui avait donné la réplique à Robert Duvall dans le long métrage Le Journal. "Je me souviens de cet après-midi sur le perron de ma maison où nous avions discuté de chevaux. Il incarnait la grandeur en tant qu'acteur."

"Un homme incroyablement drôle. Incroyablement fort. L'un de nos plus grands acteurs", déclare Adam Sandler sur son compte Instagram. "Un homme avec qui on aimait tant discuter et rire. On l'aimait tellement. Tout le monde l'aimait. Il avait tant de films légendaires à son actif. Regardez-les dès que vous le pouvez."

Enfin, Stephen King, en guise d'hommage, cite sur le réseau X la réplique culte du comédien dans Apocalypse Now : ""J'aime l'odeur du napalm au petit matin. Repose en paix Robert Duvall.""

Léa Seydoux retrouve Arnaud Desplechin pour Les Choses qui font mal

Après deux films sortis en 2025, Spectateurs ! et Deux pianos, Arnaud Desplechin travaille sur un autre projet, The Thing That Hurts ou Les Choses qui font mal en français, qui sera son troisième film en langue anglaise après Esther Kahn (2000) et Jimmy P. (2013).

Annoncé en 2024, on sait peu de choses sur ce long-métrage si ce n’est que, selon Les Inrockuptibles, il racontera la "rencontre entre les patients d’une psychothérapeute américaine, récemment décédée, et les souvenirs qu’ils ont d’elle" et que Léa Seydoux et Golshifteh Farahani feront partie du casting, aux côtés des Américains Jason Schwartzman et John Turturro.

En janvier dernier, le site World of Reel précisait que Felicity Jones et Alfre Woodard seraient également de l’aventure et qu’un financement belge était en bonne voie pour un tournage au printemps 2026.

Le média précisait même qu’un certain Wes Anderson faisait partie des producteurs du film, ce qui semble cohérent avec sa distribution. Jason Schwartzman est un des comédiens fétiches du cinéaste américain et il a d'ailleurs déjà donné la réplique à Léa Seydoux dans deux de ses films : The Grand Budapest Hotel (2014) et The French Dispatch (2021).

Ce ne sera pas non plus la première fois que l’actrice tourne sous la direction de Arnaud Desplechin puisqu’elle était déjà à l’affiche de Roubaix, une lumière (2019) et Tromperie (2021). Quant à Golshifteh Farahani, elle était au casting de Frère et sœur (2022).

Aucune date de sortie n'a encore été annoncée pour Les Choses qui font mal, mais on peut imaginer une sortie autour du Festival de Cannes 2027, le cinéaste étant un grand habitué de la Croisette.

Les Rayons et les Ombres : voici la bande-annonce d'un film historique avec Jean Dujardin, inspiré de faits réels et méconnus

Dans le rôle principal, on retrouve Jean Dujardin qui incarne ici le rôle complexe et nuancé d'un homme qui va peu à peu sympathiser avec les membres du Troisième Reich. Sa fille est incarnée par l'actrice Nastya Golubeva qui n'est autre que la fille du réalisateur Leos Carax (Les Amants du Pont-Neuf, Annette).

Produit par le studio Gaumont, Les Rayons et les ombres est un film épique qui n'est pas sans rappeler l'ambition de The Brutalist, fresque américaine de Brady Corbet sorti en 2025. Il s'agit, là aussi, d'une fresque historique, bien française cette fois, d'une durée de 3h15. Pour le moment, il n'est pas question de projeter le film avec une entracte pendant les séances.

Nul doute que le film retracera la chute de Jena Luchaire. Arrêté en Italie, il est condamné à mort et fusillé en février 1946. Quelques mois plus tard, sa fille aînée Corinne, qui s’était enfuie avec lui, comparaît devant la Chambre civique du département de la Seine, et est condamnée à dix ans d’indignité nationale.

Les Rayons et les ombres, au cinéma le 18 mars 2026