16 février 2026

Dana Eden, productrice de la série Téhéran, retrouvée morte pendant le tournage de la saison 4

Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur l'affaire. Dana Eden, la productrice de la série Téhéran, a été retrouvée morte dimanche 15 février. Son corps a été découvert dans une chambre d'hôtel d'Athènes, rapporte l'agence de presse Reuters.

Un proche avait donné l'alerte, Dana Eden étant injoignable. Le corps de la productrice de 52 ans a été retrouvée dans sa chambre d'hôtel près de la place Syntagma, en plein centre de la capitale grecque.

Elle se trouvait en Grèce pour le tournage de la saison 4 de Téhéran, selon le média Times of Israël. Pour l'heure, la thèse privilégiée par les enquêteurs grecs pour expliquer ce décès est celle du suicide.

"Tout semble indiquer qu’il s’agit d’un suicide", selon un porte-parole de la police cité par le journal israélien, des marques constatées sur son cou pourraient être le résultat "d’une tentative de suicide avec le câble du téléphone."

La police aurait également retrouvé dans la chambre d'hôtel des médicaments. "C’est un moment de grande tristesse pour la famille, les amis et les collègues", a déclaré la société de production Donna and Shula Productions dans un communiqué.

"La société de production tient à préciser que les rumeurs concernant un décès à caractère criminel ou nationaliste sont fausses et sans fondement", est-il ajouté pour couper court à la diffusion d'informations non vérifiées. Sur les réseaux sociaux, certains commentateurs affirmaient que Dana Eden avait été tuée par des agents iraniens.

Dana Eden était arrivée le 4 février à Athènes pour le tournage de la quatrième saison de la série à succès diffusée sur Apple TV. Les trois premières saisons de la série Téhéran, centrée sur Tamar Rabinyan, une agente du Mossad infiltrée dans la capitale iranienne, ont été tournées à Athènes.

Le tournage de la quatrième saison avait été retardé après les attaques commises par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023 et les bombardements sur Gaza qui ont suivi. Téhéran est devenue l'une des productions israéliennes les plus vendues à l'international et a reçu l'Emmy Award de la meilleure série dramatique en 2021.

Dana Eden travaillait en étroite collaboration avec la productrice Shula Spiegel au sein de leur société commune, Dana and Shula Productions, à l'origine de Téhéran et de nombreux autres projets.

Séries Mania: la suite de "La Servante écarlate" lancera le festival, qui promet une édition politique

Sur le réseau social X, le ministre israélien de la Culture, Miki Zohar, a rendu hommage à "l'une des productrices les plus importantes et influentes de l'industrie télévisuelle israélienne".

Robert Duvall est mort à 95 ans

L'acteur américain Robert Duvall s'est éteint ce lundi 16 février à 95 ans, annoncé son épouse Lucienne Duvall sur Facebook (via Variety). Elle y a écrit un message poignant :

"Hier, nous avons dit adieu à mon mari bien-aimé, mon ami cher et l'un des plus grands acteurs de notre époque. Bob s'est éteint paisiblement chez lui, entouré d'amour et de réconfort. Pour le monde, il était un acteur oscarisé, un réalisateur, un conteur. Pour moi, il était tout simplement tout."

Natif de la Californie du sud, Robert Selden Duvall est le second des trois fils de l'amiral William Howard Duvall. Très jeune, il est poussé par ses parents vers une carrière de comédien. C'est ainsi qu'il part pour New York après être sorti diplômé en arts dramatiques du Principia College, dans l'Illinois, et qu'il débute sur les planches de Broadway en 1955.

Il étudie sous la tutelle de l'acteur Sanford Meisner au théâtre du Neighborhood Playhouse. Sa performance dans la pièce Vu du pont en 1957 est, selon Robert Duvall lui-même, la clé qui lui ouvrira les portes d'une brillante carrière cinématographique.

En 1963, il décroche son premier rôle au grand écran aux côtés de Gregory Peck, en interprétant Boo Radley, l'effrayant voisin attardé qui finit par sauver les enfants Du silence et des ombres. Un an plus tard, il retrouve la star de Moby Dick dans Le Combat du Capitaine Newman, où il joue cette fois le rôle du capitaine Paul Cabot Winston.

Flic new-yorkais homophobe dans Le Détective (1968) ou chauffeur de taxi dans Bullitt (id.), il trouve un puissant accélérateur pour sa carrière en la personne de Francis Ford Coppola. C'est en effet sous sa direction qu'il trouve ses plus beaux rôles : un flic arrogant mais au bon fond dans Les Gens de la pluie (1969), l'avocat confident des Parrains Marlon Brando (1972) et Al Pacino (1974), un directeur qui court à une mort certaine dans Conversation secrète (id.) ainsi que l'inoubliable lieutenant colonel William "Bill" Kilgore dans la fresque Apocalypse Now (1979), une prestation pour laquelle il remporte le Golden Globe du Meilleur second rôle.

Robert Duvall collabore avec d'autres cinéastes de renom comme Robert Altman (le satirique M.A.S.H. en 1970), George Lucas (le futuriste THX 1138 en 1971), Sam Peckinpah (Tueur d'élite en 1975) ou encore Sidney Lumet (Network en 1976). Composant un brillant tandem avec Robert De Niro dans le film policier Sanglantes confessions (1981), il est oscarisé en 1983 pour son rôle d'ancien chanteur de country alcoolique dans Tendre bonheur, un drame de Bruce Beresford dont il a lui-même composé les chansons.

Archétype du dur au cœur tendre, il collectionne les rôles de flic sympathique, que ce soit aux côtés de Sean Penn (Colors, 1988) ou face à Michael Douglas (Chute libre, 1993) et Denzel Washington (John Q, 2002), et fait souvent figure de mentor pour la jeune génération (Tom Cruise dans Jours de tonnerre, Nicolas Cage dans 60 secondes chrono, Eric Bana dans Lucky You, Joaquin Phoenix dans La Nuit nous appartient).

En 1989, il joue dans la mini série télé Lonesome Dove, qui montre deux anciens Texas Rangers qui décident de convoyer du bétail jusqu'au Montana, distant de plus de 4000 km. Sa prestation lui vaut le Golden Globes de meilleur acteur dans un téléfilm, et une nomination aux Emmy Awards, les Oscar de la télé américaine.

A plus de 60 ans, Robert Duvall continue à tourner avec une régularité exemplaire et dans des registres divers (Phénomène, Deep Impact, A l'aube du 6ème jour, Open Range, Thank You for Smoking...). Fort de cette expérience devant la caméra, il se met lui-même en scène dans le très remarqué Prédicateur en 1997 et en tueur à gages passionné de tango dans Assassination Tango en 2004. Après avoir été le père pour le moins compétitif de Will Ferrell dans la comédie familiale Match en famille, puis celui de Vince Vaughn dans Tout... sauf en famille.

Après une apparition brève mais bouleversante dans La Route (2009), et un caméo clin d’œil à son rôle de Tendre bonheur dans Crazy Heart, il joue dans Get Low, inspiré d’une histoire vraie, un vieil ermite mystérieux dans les États-Unis des années 30. Jamais fatigué, Duvall prouve qu'il est encore en forme, monte à cheval, et bouleverse les certitudes d’un jeune homme dans Seven Days in Utopia (2011).

Le comédien côtoie Tom Cruise en 2012 dans le film d'action Jack Reacher avant de s'illustrer dans Le Juge en 2014. Il y donne la réplique à Robert Downey Jr, qui incarne son fils. L'acteur travaille ensuite deux fois de suite avec James Franco dans Wild Horses (que Duvall réalise aussi) et In Dubious Battle (mis en scène et interprété par Franco). En 2018, il apparaît dans Les Veuves de Steve McQueen.

Robert Duvall, souvent raillé comme "l’éternel second rôle d’Hollywood", mérite par sa carrière et son talent, une place d’honneur dans le panthéon du cinéma.

Emilien Jacquelin : cette maladie qui a brutalement freiné sa carrière de skieur

Double champion du monde de biathlon, Emilien Jacquelin a choisi de mettre un terme prématuré à sa saison de Coupe du monde. Un arrêt brutal qui a surpris les observateurs mais qui n’a rien d’un caprice.

Invité à échanger avec des lecteurs, il s’est confié à L’Équipe avec une franchise désarmante sur ce qui l’a réellement poussé à lever le pied : un épuisement profond, autant physique que mental.

Revenant sur sa décision prise quelques jours après son sacre mondial en relais à Oberhof, le biathlète a expliqué : "C'est une décision qui fut difficile à prendre et que j'aurais pu prendre il y a un an après les Jeux Olympiques. À l'époque, j'étais deuxième mondial et cela aurait été très compliqué de m'arrêter. Ça fait un an que j'avais conscience que mon énergie était en phase descendante et que j'avais besoin de souffler. J'ai la capacité de mettre beaucoup d'énergie, c'est ce que j'ai fait, mais à un moment donné il faut savoir s'écouter, car je ne suis pas une machine, et ça a déraillé."

Derrière les podiums et les médailles, le champion de 27 ans évoque un mental usé, une flamme vacillante. "Sans ce break, je pense que, dans un an, j'aurais dit au revoir au biathlon parce que je ne m'y retrouvais plus. C'est comme un vinyle : j'en ai fini avec la face A, je fais une pause avant de retourner le disque et lancer la face B. J'avais un besoin de faire la paix avec tout ça."

Si la fatigue psychologique a récemment freiné son ascension, une autre épreuve avait déjà contrarié ses ambitions sportives par le passé : la mononucléose. Avant de se consacrer pleinement au biathlon, Emilien Jacquelin rêvait d’une carrière dans le cyclisme professionnel. Mais la maladie est venue bouleverser ses plans. "J'ai eu des regrets sur le coup mais je crois un peu au destin. Je suis très content de voir des amis qui sont passés pro. Non pas que je vis mon rêve à travers eux, mais il y a une partie de moi qui est super content de les voir là où ils sont. Je pense qu'il y a des rêves qui sont faits pour ne pas être réalisés."

Aujourd’hui encore, celui qui a reçu la Légion d'Honneur, entretient un lien fort avec le vélo. Il utilise comme échappatoire et outil d’entraînement. Mais au-delà du physique, c’est bien le mental qui reste au cœur de sa réflexion. Sur ses difficultés récentes au tir, il analyse sans détour : "Avant les dernières épreuves, j'étais ultra-concentré. Mais, dès que la course débutait, je sentais le cerveau qui éteignait la lumière. Je n'avais du coup plus ce qu'il fallait en ressources mentales." Une lucidité rare dans le sport de haut niveau, où l’on parle peu de fragilité. Pour lui, cette pause n’est pas un échec, mais une nécessité pour revenir plus fort.

Sophie Marceau favorable à #MeToo ? Elle donne un avis tranché

En novembre prochain, Sophie Marceau fêtera ses 60 ans. Un cap symbolique que l'actrice s'apprête à franchir non sans une certaine appréhension. "S’il ne me vient pas à l’idée de penser à la postérité, il m’arrive de penser à la mort, et ce n’est pas une idée qui m’amuse beaucoup", confie-t-elle dans une interview accordée en exclusivité à nos consoeurs du magazine Madame Figaro.

La comédienne essuie de plein fouet la misogynie d'une industrie qui relègue les quinquagénaires à "des rôles de grand-mère parce que vous n’êtes pas si mal". Dans LOL 2.0, son nouveau film, la réalisatrice Lisa Azuelos la fait ainsi interpréter une maman dont le fils (Victor Belmondo) s'apprête à devenir père. "Je me souviens qu’à un moment donné, j’étais devant une assemblée, et je racontais le pitch du film, se souvient-elle. Je révèle alors que mon personnage va devenir grand-mère. Et là, j’entends tous les hommes dire 'Oh non !' C’est fou, non ?"

Féministe, Sophie Marceau se réjouit de l'apparition des coordinateurs d'intimité sur les plateaux de tournage. Selon le CST, cette profession consister à "établir et faire respecter le cadre dans lequel sont préparées et tournées les scènes d’intimité, en apportant de la transparence, et en parvenant à des accords conciliant consentement et besoins de la narration, pour anticiper et éviter la survenue de problème lors du tournage de ces scènes".

"Je trouve ça très bien, livre de manière tranchée l'actrice découverte dans La Boum. Parce que je les entends encore les derniers lascars qui s’accrochent et continuent à faire leurs blagues salaces. Des vieux de ma génération qu’on ne changera pas." Selon elle, la libération de la parole était indispensable à la faveur du mouvement #MeToo. "Il est vital de s’exprimer dès qu’il y a un truc qui ne passe pas, une gêne, un malaise. Je n’ai rien contre les hommes, mais je suis inconditionnellement pour la défense des femmes", insiste-t-elle.

La jeune Sophie Maupu est loin d'avoir atteindre la majorité quand elle décroche son premier rôle au cinéma. "J’étais pudique, j’étais timide, les rapports de séduction me paraissaient suspects, en un sens, ça m’a sauvée", raconte-t-elle à Madame Figaro. Surtout, l'adolescente appelée à devenir plus tard James Bond girl n'a pas pas passé beaucoup de casting dans les années 1980. "On demandait aux filles de se déshabiller, moi je ne suis pas allée au-delà du tee-shirt – c’est en Amérique que l’on me l’a demandé…"

Elle poursuit : "Dans les scénarios, il y avait toujours un moment où la fille se faisait humilier, pour rien, gratuitement. Moi, je disais non, ce qui a éliminé pas mal de projets". Sophie Marceau affirme avoir eu très tôt conscience de ces débordements. "Je voyais bien qu’il y avait une manière assez répandue de traiter les femmes, et qui ne me convenait pas." En refusant de jouer la Lolita, une mode à l'époque selon elle, la comédienne a ainsi réussi à se protéger.

Pierre Arditi, cette raison curieuse pour laquelle il voyage peu à l'étranger

Après avoir publié un livre (Le Souvenir de presque tout), Pierre Arditi remonte sur les planches. C'est au Théâtre Montparnasse que l'infatigable acteur de 81 ans joue chaque semaine une pièce d'Alexis Macquart, Je me souviendrai… de presque tout. Son temps libre, il l'occupe notamment à lire, l'un de ses grandes passions. "J'aime autant les romans que les essais", confie celui-ci dans une interview avec Le Parisien Magazine.

Son ecléctisme le porte tant sur les classiques de la littérature française comme Stendhal, Maupassant et Jules Renard que sur les BD que lui faisait lire sa mère dans sa jeunesse. "Ayant décidé, malgré mon âge avancé, de rester un petit enfant, je lis depuis peu les albums qui ont marqué mes jeunes années : Tintin, Spirou, Blake et Mortimer…" Pierre Arditi ne se cache pas d'avoir fait l'acquisition "à prix d'or" d'éditions originales de planches que lui faisait lire sa mère. Comme un parfum de madeleine de Proust…

Entre deux représentations, Pierre Arditi se ressource avec  son épouse Évelyne Bouix dans sa maison de campagne en Normandie, loin de l'agitation parisienne. "Les paysages, le bocage, les bâtiments traditionnels à colombages sont charmants et si tranquilles", décrit l'acteur découvert dans les films d'Alain Resnais.

Il poursuit : "Je pars souvent en balade. Les vaches, avec leur air détaché et leurs yeux de jeune fille, me fascinent". L'homme de théâtre se montre plus réticent à se déplacer hors des frontières françaises. Son argumentation est pour le moins curieuse. "Je voyage peu à l'étranger car ça m'angoisse, j'ai l'impression qu'on ne me retrouvera jamais", admet-il sans rougir.

Contre le stress, Pierre Arditi enfile un tablier et passe en cuisine. "Passer derrière les fourneaux me relaxe, car je peux rêver en même temps, révèle le comédien qui a longtemps souffert d'addiction au jeu. Il faut tout de même un minimum d'attention, sinon la recette est ratée." Son plat signature ?  La caldeirada, une sorte de "bouillabaisse portugaise" mitonnée avec différents poissons, des fruits de mer et des légumes.

Épicurien dans l'âme, l'octogénaire apprécie également la convivialité des bons repas au restaurant. "Je me rends souvent […] au Duc, et à La Cagouille, dans le quartier de Montparnasse, qui servent d'excellents poissons et plateaux de fruits de mer." S'il prise les petits plats traditionnels, l'acteur prise moins "la cuisine moderne".

Surya Bonaly : “on parlait de moi comme de la Noire”, victime de racisme dans un patinage très blanc

Surya Bonaly n’a jamais touché l’or olympique, mais son nom est devenu légende. Dans les années 1990, cette patineuse française, noire, neuf fois championne de France et cinq fois championne d’Europe, accumule les titres sans gagner la médaille qui compte le plus. Derrière l’image de championne, elle raconte aujourd’hui des années de combat.

À 52 ans, installée à Las Vegas, elle parle librement d’un patinage artistique très blanc et corseté. Elle résume une blessure quotidienne : "On ne disait jamais ‘la patineuse blanche’, mais on parlait de moi comme de ‘la Noire’". Femme de couleur, style jugé trop athlétique, elle se voit souvent renvoyée hors cadre.

Adoptée et élevée près de Nice, Surya Bonaly arrive sur la glace avec un double bagage : la glisse et la gymnastique. Sa puissance musculaire rare, ses sauts très complexes, son salto arrière sur un pied fascinent le public. Dans un milieu qui valorise la grâce éthérée et les lignes fragiles, on la trouve trop musclée, trop peu académique.

Dans les années 1990, le patinage artistique se juge sur deux notes : la technique et l’artistique, très subjective. Cette part d’interprétation laisse le champ libre aux goûts des jurys, nourris de références européennes et nord-américaines. Surya Bonaly estime y avoir payé sa silhouette, sa couleur de peau et sa modernité autant que la moindre faute sur ses lames.

En 1994, aux Mondiaux de Chiba, l’injustice ressentie atteint un sommet. Surya Bonaly livre un programme réussi, mais l’or revient à la Japonaise Yuka Sato. En larmes, elle refuse d’abord de monter sur la deuxième marche, puis retire sa médaille. Un journaliste lui demande : "Pourquoi n’as-tu pas accepté la médaille ? Quel est le problème ?" Elle répond : "Parce que ce n’est pas là que je suis à ma place, et je suis déçue."

Pour son ami et entraîneur Rodolphe Marechal, ce refus n’a rien d’un caprice : "Il fallait qu’elle marque le coup. Rien de rebelle là-dedans comme ont pu le dire certains. Ils n’ont rien compris. C’est juste que ce n’était pas juste." Quatre ans plus tard, blessée au tendon d’Achille à Nagano, Surya Bonaly tente un backflip interdit, réception sur un pied. Le public applaudit, les juges sanctionnent, dixième place.

Installée depuis plus de vingt ans aux États-Unis, où elle entraîne de jeunes patineurs, Surya Bonaly voit aujourd’hui son histoire racontée autrement. Sur le plateau de l’émission C à Vous, elle insiste : "J’ai toujours voulu rester moi-même. Je n’ai jamais essayé d’être rebelle. J’ai toujours voulu me donner à 100 %." Elle se décrit simplement comme une sportive qui refuse de se renier.

Son salto arrière, autrefois sanctionné, est devenu la figure le "Bonaly", reprise par une génération de patineurs. En France, une œuvre d’exposition met en scène ce saut avec cette phrase de Surya Bonaly : "J’ai fait tout ce que j’ai pu, mais je ne me suis pas peinte en blanc". En quelques mots, elle relie l’exploit et le refus de gommer sa différence.

Marie Hennerez cash sur son infidélité

Les fans de Plus belle la vie, encore plus belle, diffusée sur TF1, découvrent avec surprise l’intrigue de Léa, en train de tomber amoureuse de sa patiente Apolline. Et lors d’une interview dans Télé Poche, son interprète Marie Hennerez en a profité pour faire quelques confidences sur l’état d’esprit de son personnage mais aussi sur sa propre expérience avec l’infidélité. La comédienne sait à quel point les fans de la série qui a récemment connu plusieurs tragédies aiment le couple que son personnage forme avec Boher (Stéphane Henon), et elle se doute que les décisions de Léa risquent de faire grincer des dents.

“Elle aime encore Boher, qui a été un beau soutien. Il fait tout bien en plus. Je sais déjà que Léa va passer pour la méchante dans l’histoire, je m’y prépare. Les fans adorent Boher et notre couple, mais c’est sympa qu’on ne soit pas dans des pantoufles !” a commencé par déclarer Marie Hennerez. Mais les sentiments de Léa pour Apolline semblent trop forts pour y résister… Une situation que l’actrice a aussi connue et de laquelle elle parle sans tabou. A la question de savoir si elle s’est déjà autorisée une infidélité, sa réponse reflète les expériences qu’elle a pu avoir à ce sujet.

“Personnellement, je n’y vais pas car je ne sais pas trop faire. J’ai essayé et je suis trop entière. Ça s’est mal fini, j’ai été échaudée. Je ne recommencerai plus” a-t-elle expliqué à nos confrères de Télé Poche. Elle a cependant donné quelques précisions. “Mais ce n’est pas parce que je ne le fais pas que je vais juger les autres qui le font. Moi, je ne saurais pas mentir à mon conjoint et je serais trop déstabilisée sentimentalement pour pouvoir faire ça. J’ai un enfant et je ne saurais pas gérer”.

Pour son personnage dans Plus belle la vie - dont un des membres du casting s’est marié il y a peu - c’est une autre histoire. L’arrivée d’Apolline dans la vie de Léa la rappelle en effet à sa bisexualité et au fait qu’elle ait déjà vécu des histoires avec des femmes. Une facette de sa personnalité que Marie Hennerez voulait voir à l’écran. “Recréer ce lien avec ‘l’ancienne’ Léa, c’était ma volonté. Car pour moi, l’homosexualité fait partie de l’ADN du personnage. J’en ai discuté avec les auteurs et je suis ravie qu’on réaborde le sujet”.

Pour la comédienne de Plus belle la vie, encore plus belle en effet, “c’est important d’évoquer dans la série ce rapport à la liberté, à ce qu’on s’autorise ou non. Ce qui est important, c’est de vivre”. Le personnage de Léa a en effet traversé une épreuve difficile, un cancer, qui lui a fait voir la vie d’une nouvelle façon. “Elle se rend compte à quel point les choses peuvent vite basculer. La maladie a fait sauter des verrous. Cela n’enlève rien à l’amour et au respect qu’elle porte à Boher, mais elle ne peut réprimer son désir” conclut Marie Hennerez.

Oliver Stone soupçonnait Michael Douglas de se droguer sur le tournage de Wall Street

Oliver Stone a très sérieusement douté du talent de Michael Douglas au début du tournage de Wall Street. En fait, le réalisateur était si déçu par la tête d’affiche de son film qu’après deux semaines de tournage, il a fini par débarquer dans la caravane de ce dernier pour lui demander s’il avait un problème de drogue !

Un épisode qui reste gravé dans la mémoire de Michael Douglas qui a raconté l’anecdote à l’occasion du TCM Classic Film Festival de New York.

« Il m’a demandé : "Tu prends de la drogue ?" J’ai répondu non. Et il m’a dit : "Parce que tu as l’air de n’avoir jamais joué la comédie de ta vie" », s’est souvenu le vétéran de Hollywood (via Entertainment Weekly). Plutôt surpris par la réaction d’Oliver Stone, Michael Douglas a décidé de juger sur pièce en demandant à regarder les premiers rushes. Et le fait est… qu’il se trouvait plutôt bon !

« J’ai regardé les scènes de manière très critique… et j’ai trouvé ça plutôt bon », a poursuivi Michael Douglas, qui avait fini par ranger Oliver Stone à son avis.

Bien loin d’en vouloir au cinéaste pour son perfectionnisme, l’acteur de 81 ans lui est bien au contraire reconnaissant de l’avoir poussé à donner plus. « Il était prêt à ce que je le déteste pour le reste du tournage afin de me pousser un cran plus loin », a-t-il analysé avec le recul.

Le fait est que la franchise un tantinet brutale du réalisateur a porté ses fruits, puisque la performance de Michael Douglas lui avait valu l’Oscar du meilleur acteur en 1988 pour son rôle dans Wall Street.

Olivia Colman révèle s’être « toujours sentie non-binaire »

Olivia Colman a révélé s’être « toujours sentie non-binaire » et ne s’être « jamais sentie totalement féminine ». L’actrice oscarisée de 52 ans a fait ces confidences au magazine LGBTQ+ Them, en marge de la promotion de Jimpa, son nouveau film réalisé par Sophie Hyde dans lequel elle incarne la mère d’un adolescent non-binaire en visite chez son grand-père gay (John Lithgow) à Amsterdam.

« Je me suis toujours décrite auprès de mon mari comme un homme gay. Et il me répond : "Ouais, je comprends ça" », a-t-elle confié.

L’actrice, mariée depuis 25 ans à l’acteur Ed Sinclair avec qui elle a trois enfants, a précisé ne pas fréquenter « beaucoup de gens résolument hétérosexuels ».

« Les hommes que je connais et que j’aime sont en contact avec tous les aspects d’eux-mêmes », a-t-elle ajouté, insistant sur la fluidité des rôles dans son propre couple : « Avec mon mari, on alterne entre celui qui est fort et celui qui a besoin de tendresse. Je crois que tout le monde possède ces deux qualités. »

Pour autant, Olivia Colman a tenu à nuancer ses propos, demandant qu’on ne fasse pas les gros titres avec ces déclarations. Plutôt que de parler d’elle, elle préférerait que l’on parle de son film, lequel résonne énormément avec sa propre expérience. « Après avoir fait ce film, j’ai pris conscience que je n’étais pas seule dans ce ressenti », a-t-elle simplement conclu. Déjà sorti dans quelques salles américaines, Jimpa attend toujours une date de sortie en France.

Jessica Alba conclut son divorce avec Cash Warren après 18 ans de mariage

Jessica Alba et Cash Warren sont officiellement divorcés. La star des 4 Fantastiques et l’homme d’affaires et producteur de 47 ans, qui s’étaient mariés en 2008 après quatre ans de relation, ont signé les papiers de leur divorce la semaine dernière, selon TMZ. L’ancien couple partagera la garde de leurs deux filles, Honor Marie, 17 ans, Haven Garner, 14 ans, et de leur fils Hayes Alba, huit ans.

Ils n’auront pas à se verser de pension alimentaire, bien que la créatrice de The Honest Company, une entreprise de soins pour parents et enfants, doive verser en deux fois 3 millions de dollars à son ex-mari, soit 1,5 million de dollars cette année et l’an prochain, afin d’équilibrer le partage de leurs biens. Jessica Alba et Cash Warren étaient séparés depuis 2024 et ont cité des « différends irréconciliables » comme cause de leur divorce.

L’actrice de 44 ans, qui s’est faite discrète au cinéma ces dernières années, a confirmé sa séparation d’avec Cash Warren dans un message sur les réseaux sociaux en janvier 2025. « J’ai traversé une période d’introspection et de transformation pendant des années - à la fois en tant qu’individu et lors de ma relation avec Cash. Je suis fière de la façon dont nous avons évolué dans notre mariage au cours des 20 dernières années et il est maintenant temps pour nous d’entamer un nouveau chapitre de développement et d’évolution en tant qu’individus », avait-elle annoncé, affirmant que son ex-mari et elle continueraient à avancer « avec amour, gentillesse et respect l’un pour l’autre », tout en faisant de leurs enfants une « priorité absolue ».

Les deux anciens époux ont tous deux déjà retrouvé l’amour, Jessica Alba ayant été aperçue à plusieurs reprises dans les bras de l’acteur Danny Ramirez, vu dans Top Gun : Maverick et Captain America : Brave New World, tandis que Cash Warren a été vu main dans la main avec la top-modèle Hana Sun Doerr en août 2025, selon Page Six. Plus tôt cet été-là, le producteur a déclaré à TMZ qu’il était « heureux » pour son ex-femme, alors que des rumeurs de romance entre elle et Danny Ramirez avaient commencé à émerger.