02 février 2026

Don Camillo et les contestataires : Fernandel n’a pas pu finir ce film dont il espérait qu’il soit "le plus drôle"

Avant de tomber gravement malade, Fernandel tournait un sixième film Don Camillo, dont il révélait à la télévision le scénario et trouvait qu'il était "le plus drôle de la série".

De 1948 à 1969, l'auteur italien Giovannino Guareschi publie les aventures de Don Camillo, qui seront adaptées au cinéma à partir de 1952, en commençant par Le Petit monde de Don Camillo, avec Fernandel et Gino Cervi dans les deux rôles principaux. Et c'est le dernier tome en date à l'époque, qui se traduit littéralement par "Don Camillo et les jeunes d'aujourd'hui", qui va devenir le sixième opus de la saga au cinéma.

Le tournage commence à l'été 1970 sous le titre "Don Camillo et ses contestataires". Mais en cours de route, Fernandel accuse des coups de fatigue toujours plus forts, au point que le film est mis en pause. En octobre 1970, Fernandel est interviewé pour parler de ce film interrompu et en raconte le scénario, très ancré dans son époque :

"Dans ce film, le fils de Peppone est un maoïste, et une nièce à moi, que je ne connais pas mais que j'ai quand même, est hippie. Vous voyez ce que ça donne, déjà. Alors en plus de Peppone qui est communiste et moi, qui suis ce que je suis, ça crée beaucoup d'histoires. Mais des histoires différentes de celles que nous avons vues. Ce ne sera pas uniquement le conventionnel de Jésus Christ, Don Camillo et Peppone, cette fois il y a les jeunes qui rouspètent."

 "Les hippies ne sont pas d'accord avec les maoïstes, les communistes pas du tout d'accord avec les deux, et moi avec personne. Et moi, je n'accepte pas non plus le concile, vous comprenez ? On m'envoie (...) un coadjuteur, car je ne veux pas dire la messe de face, je veux continuer à la dire comme avant, de dos. On veut me prendre le Christ, je ne veux pas. Alors je vais trouver les communistes qui eux empêchent que le Christ soit pris, parce que c'est avec ce Christ qu'ils ont été baptisés, mariés... Alors c'est une histoire complètement différente de ce que nous avons vu dans Don Camillo."

"J'ai tourné 14 jours, j'ai vu 30 à 35 minutes de film bon, et Christian-Jaque a fait un travail remarquable, et je crois que c'est le plus drôle de la série", conclut-il.

Fernandel est en convalescence au moment de cette interview, et espère reprendre le tournage. Sauf qu'en réalité, son état de santé est plus grave qu'il ne le pense, car les médecins et sa famille lui cachent qu'il est condamné. Le tournage de ce 6ème Don Camillo ne reprend pas, et Fernandel décède le 26 février 1971 à 67 ans.

Résultat, c'est l'Italien Gastone Moschin qui est choisi pour jouer Don Camillo, un acteur surtout connu pour quelques westerns (Le Spécialiste) et gialli (Milan Calibre 9). Quant à Peppone, il est maintenant incarné par Lionel Stander, acteur hollywoodien qui a commencé au milieu des années 1930 en jouant dans L'Extravagant Mr. Deeds ou Une étoile est née.

A la la fin des années 60, Stander s'est rendu en Italie pour relancer sa carrière et après plusieurs westerns comme Il était une fois dans l'Ouest (1968), La Colline des bottes (1969), il tourne lui aussi dans Milan Calibre 9 et se retrouve à refaire équipe avec Moschin sur Don Camillo.

A sa sortie en France en 1972, le film ne rencontrera pas le succès escompté, avec seulement 263 558 entrées, soit bien moins que les millions d'entrées réalisées par Fernandel et Cervi, et un résultat qui n'est pas étonnant pour un film porté par des acteurs quasi inconnus en France.

Finalement, le projet sera relancé sous le titre Don Camillo et LES contestataires, et l'équipe est totalement changée. Très ami avec Fernandel, Christian-Jaque refuse de tourner un Don Camillo sans lui et s'en va, et Gino Cervi, qui incarnait Peppone, est poussé vers la sortie par les producteurs. Reste à savoir par qui le remplacer le duo en place depuis 5 films.

Pas de saison 3 pour la série Coeurs Noirs

Fin de mission pour les 45... Lundi 2 février 2026, France 2 propose à ses téléspectateurs de regarder les deux épisodes qui concluent la saison 2 de Cœurs Noirs, à partir de 21h10. Dans le premier volet de la soirée diffusé, Martin élabore un plan pour forcer Moktar à envoyer Sab se faire soigner dans une clinique en dehors de Mossoul...

Moktar fait pression sur la DGSE pour récupérer des fonds bloqués au Qatar. Comme les Français refusent d’aider à financer Daesh, Moktar organise une exécution où Sab est contrainte de tuer un prisonnier sous les caméras (Nina Meurisse raconte sa rencontre en amont du tournage avec un journaliste qui a été otage)... Nos héros parviendront-ils à sauver leur coéquipière ?

La tension est en tout cas à son comble dans ces dernières aventures à ne surtout pas manquer ! D'ailleurs, nos héros reviendront-ils sur nos écrans à l'occasion d'une saison 3 ? La série Cœurs Noirs aura-t-elle une suite ?

Pour le moment, on ignore si Cœurs Noirs aura une saison 3 ou non officiellement, même s'il semblerait que la seconde option soit la plus probable. Rencontrés par AlloCiné, les comédiens ont révélé à notre micro être partants pour une suite, sans pour autant avoir entendu parler de quoi que ce soit à ce sujet... De plus, comme les stars de Cœurs Noirs l'ont souligné auprès de Télé-Loisirs, la plupart des intrigues sont bouclées à la fin de cette saison 2.

Si les acteurs considèrent ainsi qu'il n'y aura certainement pas de suite (ceux-ci dévoilent aussi ce que pensent de vrais soldats de la série), le réalisateur Frédéric Jardin garde quant à lui l'esprit ouvert et imagine ce qu'il pourrait se passer dans une éventuelle saison 3...

Attention, les lignes ci-dessous contiennent des informations majeures sur la fin de la saison 2 de Cœurs Noirs !

Le metteur en scène déclare : "Il peut toujours y avoir une nouvelle saison. D'autant qu'à la fin, le personnage de Soraya [Dea Liane, ndlr] est blessé et enlevé. Donc après avoir sauvé le soldat Besson, on pourrait aller sauver le “soldat” Soraya. On peut légitimement se demander ce qu’il va advenir d’elle." Affaire à suivre...

Les saisons 1 et 2 de Cœurs noirs sont encore disponibles gratuitement en replay sur la plateforme france.tv. L'intégralité de la fiction est également visible sur la plateforme Amazon Prime Video.

À pied d'œuvre : découvrez le nouveau long-métrage de Valérie Donzelli, porté par Bastien Bouillon

Achever un texte ne veut pas dire être publié, être publié ne veut pas dire être lu, être lu ne veut pas dire être aimé, être aimé ne veut pas dire avoir du succès, avoir du succès n'augure aucune fortune… À Pied d’œuvre raconte l'histoire vraie d'un photographe à succès qui abandonne tout pour se consacrer à l'écriture, et découvre la pauvreté.

Après L’Amour et les forêts, lauréat du César de la meilleure adaptation en 2024, Valérie Donzelli s’attaque une seconde fois à la littérature française et contemporaine, en adaptant sur grand écran le roman de Franck Courtès À pied d'œuvre. Récompensé du prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise, ce huitième long métrage de la réalisatrice retrace l’histoire de Paul Marquet, magnifiquement incarné par Bastien Bouillon, un auteur confronté à la pauvreté alors qu’il tente de trouver sa voie dans et par l’écriture.

En piochant une nouvelle fois dans le vivier de la littérature, Valérie Donzelli confie que ses projets d’adaptations sont “presque plus personnels que ceux, plus loufoques, que j’ai réalisés auparavant à partir d’un scénario original”, la fiction littéraire lui offrant un cadre plus défini. Pour ce projet, elle est accompagnée à l’écriture de Gilles Marchand, scénariste de La Nuit du 12, récompensé de six César en 2023, avec qui elle façonne un récit à la fois sobre, incarné et profondément humain.

Ce qui unit la réalisatrice et Franck Courtès dans cette adaptation, c’est un même désir de témoigner d’une réalité peu visible : celle du prix exorbitant de la liberté artistique. Loin de toute mythification, À pied d'œuvre donne à voir ce que signifie, concrètement, choisir de créer hors des cadres établis, une liberté qui se paie par la précarité, et parfois l’incompréhension. Cette œuvre ne cherche ni à embellir ni à dramatiser cette condition, mais à restituer un point de vue, sans jugement. Selon Bastien Bouillon, la réussite du projet réside ici : “dans ce mélange de subjectivité, puisqu’on entre dans la tête et les phrases de Paul, et d’objectivité, puisqu'il ne nous dit pas ce qu’il faut penser”.

Valérie Donzelli puise ainsi dans sa propre expérience pour son projet, confiant avoir elle-même enchaîné de nombreux petits boulots dans sa jeunesse, une réalité que le long métrage embrasse pleinement. En adoptant le point de vue de Paul, elle affirme se sentir “au bon endroit”, portée par une proximité intime avec ce vécu. “Faire un film honnête, c’est très important pour moi”, soutient-elle. Plus qu’un portrait d’artiste, À pied d'œuvre esquisse alors une réflexion universelle sur le choix de la liberté et la quête de sens, dans un monde où créer reste un acte profondément engageant.

Au travers du parcours de Paul, À pied d'œuvre capte avec finesse les contraintes souvent invisibles du monde contemporain. En effet, le thème de la précarité permet d’aborder la dureté sourde de notre époque : “tous mes films sont politiques, même s’ils ne le sont pas de façon manifeste. Chacun raconte mon observation du monde”, affirme Valérie Donzelli. En ce sens, le spectateur voit le héros s’inscrire sur un site de services à domicile pour trouver des clients, symbole d’un nouveau monde du travail désormais régi par des plateformes.

“On est tous notés. Je trouve ce rapport au jugement particulièrement violent et hypocrite”, explique la cinéaste, montrant cette ubérisation du travail qui révèle les mécanismes d’un système où la précarité est aussi relationnelle. Ce projet donne ainsi à voir non seulement une insécurité matérielle, mais également un rapport au travail profondément transformé, où chacun devient à la fois prestataire et produit : une pression diffuse semble s’installer, modifiant les relations humaines elles-mêmes.

Paul entre dans ce système par nécessité, à contre-cœur, créant un tiraillement raconté avec pudeur, en laissant les situations parler d’elles-mêmes. Il ne refuse pas les règles, mais refuse la place qu’on lui assigne : celle d’un homme conforme, attendu là où il devrait être – un père de famille qui gagne de l’argent –. De fait, Valérie Donzelli explique : “ce que les gens jalousent chez lui c’est sa liberté, même si cette liberté leur fait peur. Car la liberté, par définition, est incontrôlable”.

En ancrant ainsi son récit dans des réalités très concrètes, À pied d'œuvre esquisse le portrait d’un homme en friction avec son époque, où tout s’optimise, se mesure et se rentabilise, y compris les individus. Être artiste, dans ce contexte, relève moins d’une posture que d’un état intérieur, fait de doute, de fragilité et d’exposition permanente. Mille fois, l’envie de renoncer et de rentrer dans le rang affleure. Pourtant, quelque chose insiste, dépassant la volonté. “Comment raconter ce que c’est que d’être artiste ? C’était toute la difficulté du film”, souligne la réalisatrice. À pied d'œuvre répond à cette question sans emphase, en donnant à voir le temps long, l’incertitude et le courage silencieux que suppose toute quête de sens et de liberté.

Nouveau long-métrage de Valérie Donzelli, À pied d'œuvre invite à une réflexion douce mais persistante : comment continuer à chercher du sens et de la liberté dans un monde de plus en plus normé ? Porté par Bastien Bouillon, À pied d'œuvre est à découvrir le 4 février au cinéma.

31 janvier 2026

Games of Thrones : HBO travaille sur un spin-off consacré à Arya Stark

HBO n'en a pas encore fini avec Westeros. En réalité, HBO continue à explorer de nouvelles pistes. Après avoir discrètement mis de côté le spin-off tant attendu consacré à Jon Snow (Kit Harington), la chaîne se concentrerait désormais sur une toute nouvelle série centrée sur Arya Stark (Maisie Williams), personnage phare de Game of Thrones.

C'est au cours d'un long papier consacré à George R.R. Martin par The Hollywood Reporter qu'on apprend la nouvelle. Voici ce qu'écrit le magazine quand le sujet du spin-off avorté sur Jon Snow est abordé :

"HBO a trouvé l'idée d'un 'Jon Snow brisé' trop déprimante et l'a finalement écartée. Cependant, selon certaines sources, un nouveau scénariste (Quoc Dang Tran, auteur des Gouttes de Dieu) aurait récemment rejoint l'équipe pour relancer le projet de suite. Bien que l'histoire soit encore en cours d'élaboration, l'une des possibilités serait de déplacer l'action vers le continent d'Essos, aux allures méditerranéennes, et d'ajouter un autre personnage très populaire : Arya Stark."

On comprend donc entre les lignes que le spin-off sur Jon Snow deviendrait donc un spin-off sur Arya Stark. Une information très peu reprise par les médias car on sait qu'à ce stade, il ne faut pas s'avancer trop vite. Absolument rien n'est validé. Si des discussions sont en cours, il s'agit d'un projet encore très précoce. Et HBO se montre naturellement très prudent à ce sujet.

"Nous sommes très intéressés et enthousiasmés par la perspective d'une suite, mais nous sommes également très conscients du niveau d'exigence élevé que cela implique", confie un initié au Hollywood Reporter.

Quant à George R.R. Martin, il dit qu'il ne peut ni confirmer ni commenter les projets en cours de développement.

Koko, le gorille qui parle : ce documentaire va vous faire vriller le coeur

S'il diffère naturellement par sa forme des oeuvres fictionnelles, le champ émotionnel ouvert par le documentaire peut être d'une puissance absolument dévastatrice. Parce qu'il aborde des sujets touchant parfois à l'intime, des questions qui nous heurtent et nous interrogent, sur notre rapport au vivant, et au monde. Dans cette logique, Koko, le gorille qui parle, s'impose comme une découverte majuscule et profondément émouvante.

Née le 4 juillet 1971 au zoo de San Francisco, Koko, sans doute la femelle gorille la plus célèbre du monde, fut amenée dans la région de Santa Cruz où elle fut élevée par l'éthologue Penny Patterson de l'université de Stanford à partir de 1972. C'est elle qui lui a appris la langue des signes. Koko en a appris plus de 1000 au cours de sa vie, était capable de comprendre 2000 mots anglais, et d'exprimer ses sentiments.

En 1977-1978, Koko fit l'objet d'un remarquable documentaire signé Barbet Schroeder. Après Amin Dada, le cinéaste voulait faire un documentaire sur les Khmers rouges alors prêts à capituler sous les bombardements. Faute de soutien de la part des diffuseurs, il se lança dans l'écriture de "Koko le Gorille", projet de fiction qui deviendra finalement un documentaire.

Connue pour sa grande capacité d'empathie, Koko avait même fait part de son envie d'avoir un chat en 1974, qui sera surnommé All Ball, pour lequel elle nourrissait une grande affection. Au décès du malheureux animal, renversé par une voiture, Koko afficha son profond chagrin durant plusieurs mois.

La notoriété de l'animal a fait le tour du monde. Des personnalités sont venues la voir, à l'image du regretté Robin Williams, qui la rencontra en 2001. L'acteur fut fasciné par sa rencontre avec la femelle gorille, qu'il qualifia "d'inoubliable". Koko quant à elle se prit d'affection pour lui. Au décès du comédien, en août 2014, elle fut très affectée par la nouvelle.

Une vidéo fut faite de cette rencontre entre Williams et Koko, à découvrir ci-dessous. Il y a de quoi vous arracher quelques larmes...

"Koko était un sujet un peu philosophique dans la mesure où l'on considère un singe comme une personne, qu'il a des droits. C'est quelque chose de bouleversant, qui n'a pas fini de bouleverser les gens", expliquait Schroeder en 2016, dans une interview faite au Forum des images à Paris.

"Je pense que Koko va devenir un film très d'actualité dans les dix ans qui viennent, parce que justement le droit des animaux, la question de la maltraitance animale et du respect du monde animal est l'une des grandes révolutions qui nous attend dans l'histoire des idées". Dix ans plus tard, on ne saurait donner davantage raison aux propos du cinéaste.

La femelle gorille a fini par tirer sa révérence dans son sommeil en 2018, à l'âge de 46 ans. "Koko a touché des millions de personnes en tant qu’ambassadrice des gorilles et symbole de la communication entre les espèces. Elle était aimée et nous manquera beaucoup", avait déclaré dans un communiqué The Gorilla Foundation, qui s'occupait d'elle.

Nous restent en tête et en souvenir les extraordinaires images de ce très émouvant documentaire, malheureusement uniquement disponible dans un coffret Blu-ray / DVD édité en 2017 par Carlotta, qui regroupait plusieurs oeuvres de Barbet Schroeder. Il est toutefois encore trouvable.

30 janvier 2026

Bruce Willis malade : ce syndrome méconnu dont il souffre en plus de la démence frontotemporale

Depuis son retrait brutal du cinéma en 2022, Bruce Willis se fait discret. L’icône des films d’action, habituée aux rôles de héros indestructibles, mène aujourd’hui un combat bien plus intime, loin des plateaux et des projecteurs. Atteint d’aphasie puis de démence frontotemporale, l’acteur a vu sa vie basculer en quelques mois.

Ce mercredi 28 janvier, son épouse Emma Heming a accepté de se confier dans le podcast Conversations with Cam. Des propos relayés par People, dans lesquels elle évoque sans détour le quotidien de Bruce Willis et un syndrome encore très peu connu du grand public.

Au fil de son témoignage, Emma Heming révèle un élément central dans la maladie de son mari. Bruce Willis n’a pas conscience de ce qui lui arrive. Ce phénomène porte un nom précis : l’anosognosie. “C’est lorsque votre cerveau ne parvient pas à identifier ce qui lui arrive”, explique-t-elle simplement.

Concrètement, l’acteur ne fait pas le lien entre ses symptômes et son diagnostic de démence frontotemporale. Pour lui, son état est perçu comme normal. “C’est à la fois une bénédiction et une malédiction”, confie son épouse. Si cette méconnaissance lui évite une immense détresse psychologique, elle rend aussi certaines situations plus complexes à gérer pour ses proches. Emma Heming se dit toutefois“vraiment heureuse”qu’il ne soit pas pleinement conscient de sa maladie, convaincue que ce serait trop difficile à accepter. L'acteur ne reconnaît d'ailleurs plus sa propre fille, à ce stade.

Jusqu’à l’été 2025, Bruce Willis vivait encore avec Emma Heming et leurs deux filles. Épuisée par son rôle d’aidante, son épouse a finalement pris une décision douloureuse mais nécessaire en le plaçant dans une maison médicalisée, où une équipe spécialisée veille sur lui jour et nuit. Une étape difficile et largement critiquée par les détracteurs, alors que l’état de santé de l’acteur continue d’évoluer.

Malgré tout, la famille reste soudée. Son ex épouse Demi Moore, mère de ses trois filles aînées, est toujours présente à ses côtés. Emma Heming insiste sur la beauté de leur lien, même transformé par la maladie. “Il a une façon de communiquer avec moi et nos enfants qui n’est peut-être pas la même que celle que vous utilisez avec votre partenaire, mais elle n’en reste pas moins très belle. Elle est tout aussi significative. Elle est simplement différente.” À 70 ans, Bruce Willis reste “très présent dans son corps”, assure son épouse. Une présence différente, fragilisée, mais entourée d’amour. Une preuve que même face à la maladie, certains liens ne disparaissent jamais.

Nicki Minaj a-t-elle été forcée de dire qu’elle était la “fan numéro 1” de Donald Trump ?

Depuis quelques mois, Nicki Minaj s’est ralliée au mouvement MAGA (Make America Great Again). Alors que la célèbre rappeuse s’est longtemps opposée à la politique anti-immigration de Donald Trump, elle semble désormais être sa plus fervente supportrice.

Mercredi 28 janvier, Nicki Minaj a ainsi participé à un événement organisé à Washington pour le lancement de “comptes Trump” pour les enfants américains. Appelée à s’exprimer, la femme de 43 ans s’est alors qualifiée de “fan numéro 1” du mari de Melania Trump. “La haine, ou ce que les gens disent, cela ne me touche pas du tout. En fait, cela m’incite à le soutenir encore plus”, a-t-elle ajouté.

Si Nicki Minaj n’a pas hésité à afficher son soutien à Donald Trump, ses fans doutent de sa sincérité. Dans une vidéo de son discours, diffusée sur TikTok, de nombreux internautes ont ainsi pointé du doigt sa prise de parole peu naturelle. “Elle a l’air mal à l’aise et on dirait qu’elle est forcée”, “Elle fait semblant même si je ne peux pas le prouver”, “Elle essaie de se souvenir de son discours”, ont-ils noté.

Certains internautes sont allés plus loin et ont comparé l’interprète de Starships au personnage de Peeta Mellark, ayant subi un lavage de cerveau, dans la dystopie Hunger Games. D’autres ont évoqué “une grosse somme d’argent” qui l’aurait motivée à soutenir Donald Trump. Enfin, d’autres se sont même demandé s’il ne s’agissait pas d’une IA tant son soutien assumé au président les a surpris.

Le nouveau virage emprunté par Nicki Minaj est loin de faire l’unanimité. Certains fans sont d’ailleurs persuadés qu’elle a été forcée à faire son discours pour une raison bien précise. En effet, mercredi 28 janvier, celle qui est originaire de Trinité-et-Tobago a partagé une grande nouvelle : l’acquisition de sa “Trump Gold Card”.

Sur X, Nicki Minaj a partagé une photo de sa nouvelle carte, accompagnée du message : “Je suis en train de finaliser les formalités de citoyenneté, conformément aux directives de mon merveilleux, gracieux et charmant président”. Ce “cadeau” de Donald Trump lui permet donc de se rapprocher considérablement de la nationalité américaine. Son véritable engagement laisse cependant planer le doute, au regard du contexte dans lequel il s’inscrit.

Renaud Capuçon ulcéré, ces critiques contre Laurence Ferrari à cause de CNews ne passent pas

Mariés depuis près de vingt ans, Laurence Ferrari et Renaud Capuçon ont appris à naviguer ensemble dans les zones de turbulence.

Lorsque la journaliste a traversé des périodes délicates à la tête du JT de TF1, le violoniste s’est imposé comme un soutien indéfectible. Plus récemment, c’est lui qui a été exposé aux critiques, dans le sillage de la présence très commentée de son épouse sur CNews.

Une situation qu’il assume sans détour selon Paris Match : "C’est mon côté d’Artagnan, mais j’ai envie de me battre pour elle. Parce que les critiques et les insultes sont injustes. Nous serions de droite, nous aurions tous les défauts du monde… C’est n’importe quoi." De son côté, Laurence Ferrari affiche une distance assumée face aux polémiques. "Il y a bien longtemps que j’ai appris à ne pas donner prise à toutes ces choses-là. Je sais que Renaud a pu souffrir des critiques, mais je sais aussi qu’il est en train d’évoluer et de se construire lui aussi une carapace."

Une analyse que le père d'Eliott partage pleinement : "Elle est plus forte que moi. Mais elle a raison. À 50 ans, j’ai décidé de ne plus me pourrir la vie. Mon objectif dans tout ce que je fais, c’est de rassembler par la musique. Tant pis si certains trouvent mon discours au ras des pâquerettes."

Longtemps en quête de consensus, Renaud Capuçon revendique aujourd’hui une posture plus affirmée. "Je l’ai été. De par ma bonne éducation chrétienne, je déteste les conflits, je ne veux pas blesser qui que ce soit. Mais je me rends compte que je deviens beaucoup plus cash. Les gens qui m'ont fait du mal, je ne les vois plus, je ne sais même plus qu’ils existent." Une évolution que Laurence Ferrari observe avec bienveillance : "L’avantage de notre différence d’âge, c’est que j’ai vécu tout ça avant lui. Je peux lui faire part de mon expérience, de la meilleure manière à adopter face à ces péripéties liées à nos métiers."

Lui enchaîne près de 150 concerts par an, elle cumule les responsabilités entre ses émissions sur CNews et Europe 1 et la direction du JDD et de JDNews. Un rythme effréné qui les tient souvent éloignés, sans jamais fragiliser leur lien : "Mais ça a été la norme dès le début de notre histoire, rappelle la journaliste. Le ciment de notre relation, c’est l’engagement que nous mettons l’un et l’autre dans nos vies professionnelles." Et malgré l’absence,  l’équilibre demeure : "Je suis son repère émotionnel, même s’il est absent 260 jours par an. Cela n’empêche pas qu’il me manque beaucoup, mais on gère très bien la situation."

Chantal Goya : elle quitte la France pour son pays d’origine

Chantal Goya, figure emblématique de la chanson française pour enfants, a su traverser les générations avec un succès inégalé. Avec des tubes intemporels comme Bécassine, Pandi Panda ou Jeannot Lapin, elle a bercé l’enfance de millions de Français et marqué l’histoire de la musique populaire.

Entre spectacles à guichets fermés, tournées mémorables et albums cultes, sa carrière de plus de cinquante ans fait d’elle une véritable icône, capable de rassembler petits et grands autour de ses chansons pleines de magie et de tendresse.

Le 10 juin prochain, Chantal Goya soufflera ses 84 bougies, mais loin de lever le pied, la chanteuse emblématique continue de partager sa passion pour la scène et son amour pour le public. Tant que l’énergie est là, la star des enfants et de ceux qui sont devenus grands se lance dans une nouvelle tournée intitulée 50 ans d'amour.

Invitée ce jeudi 29 janvier par Christine Kelly sur Europe 1, elle a été accueillie par ces mots : "Une femme qui traverse les générations sans jamais vieillir dans le cœur des Français. Chantal Goya, c'est une mémoire collective, une voix qui a bercé l'enfance, rassemblé les familles, fait vibrer la France bien au-delà des modes." Des éloges à la hauteur d’une carrière marquée par 40 millions de disques vendus et 537 représentations à guichets fermés.

Chantal Goya garde un lien intime avec la France, une relation née dès son arrivée sur le sol français alors qu’elle n’avait que cinq ans : "Quand j'arrive d'un pays qui est l'Indochine où il y avait la guerre, où ma nounou que je croyais sur le bateau n'était plus là,... Quand j'ai mis les pieds sur le sol français, je me suis dit : 'Ma vie va changer, ce ne sera plus la même vie'." Une intuition qui ne l’a pas trompée puisque 50 ans plus tard, elle continue d’enchanter le public.

"J'aime la France. La France est merveilleuse. La France est un très bel exemple pour le monde entier", confie l’octogénaire. Elle s’apprête prochainement à prendre la direction du Vietnam, le pays où elle est née pendant la guerre. Là-bas, elle donnera une série de concerts du 1er au 8 mars. Ensuite, elle se produira au Palais des Congrès de Paris le 29 mars. Cette tournée sera aussi l’occasion de célébrer ses 60 ans d’amour avec Jean-Jacques Debout. Elle en profitera enfin pour rendre hommage à son parcours exceptionnel.

Garou règle ses comptes avec Amir : cette décision prise il y a 12 ans ne passe toujours pas !

Invité sur le plateau de C à vous ce 28 janvier, Amir était venu assurer la promotion de la série La belle et le boulanger, prochainement diffusée sur TF1. Mais au fil de l’émission, la discussion a rapidement dévié vers un souvenir marquant de sa carrière : son passage dans The Voice, il y a désormais douze ans.

Face à Lorrain Sénéchal, le chanteur est revenu sur cette saison mythique, la quinzième du télé-crochet, au cours de laquelle il s’était retrouvé en compétition avec Kendji Girac. Une saison restée dans les mémoires, notamment pour une décision qui, plus d’une décennie plus tard, n’est toujours pas totalement digérée par l’un des coachs de l’époque. En effet, lors de son passage dans The Voice, Amir avait finalement préféré rejoindre l’équipe de Jenifer, laissant Garou sur le carreau.

« Et il se trouve qu’hier, on a reçu un ancien coach pendant votre saison. C’est Garou. Vous lui aviez préféré Jenifer. Mais il n’est pas rancunier, regardez », lance l’animateur juste avant de diffuser une vidéo enregistrée par Garou. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’artiste québécois n’a rien perdu de son humour…

« Mon cher Amir, je t’aime quand même. Quand même. Malgré le fait que tu ne m’as pas choisi comme coach. Peut-être qu’un jour, tu me choisiras comme exemple et coach de vie. Tu sais que j’ai une vie très saine. J’imagine que tu rêves d’avoir le même rythme de vie que moi », plaisante-t-il.

« Ce moment où tout le monde s’est retourné, y compris d’ailleurs Garou, ça reste un de vos moments les plus forts dans votre carrière ? », lui demande ensuite Lorrain Sénéchal. Ce à quoi Amir répond, sans hésiter : « Dans ma carrière ? De ma vie même, je dirais ». Le jeune chanteur venait alors de quitter sa famille à Tel Aviv et exerçait un autre métier.

Il était là pour « s’amuser » et ne se doutait pas que sa vie allait considérablement changer. « Quand j’ai cette confirmation de quatre personnes tellement appréciées, tellement talentueuses qui se retournent et qui veulent savoir qui est-ce qui chante, je me dis “waouh”, je me repositionne dans ma tête, je gagne en confiance à cet instant-là, je commence à avoir plein de nouveaux plans sur la comète que je n’avais pas imaginés, ça permet de rêver, ça donne… une grande force. Et c’est là que je me dis que je ne vais peut-être pas tout de suite rentrer », conclut-il.